Archive for the ‘Gazette!’ Category

Des Bulls en or ?

22 décembre 2011

derrick rose, chicago bulls

Boston vieillit, New York n’est pas encore prêt, quoiqu’on dise durant la saison, l’Est se jouera entre Chicago et Miami. Ou un affrontement entre MVPs. Ou un affrontement plus intéressant entre deux philosophies.

Bull de neige. On les a laissés vaincus mais nombreux sont ceux qui restent persuadés que la bande à Thibodeau aurait pu scalper les Mavs. La force de ces Bulls est telle qu’elle ne fait aucun doute parmi les observateurs. Avec un style sûr, collectif et basé sur la défense, cette escouade, rien qu’avec un an de plus, n’a qu’à se laisser glisser sur la vague de succès de l’an dernier.

RedBull donne des ailes. Les joueurs ont envie d’aller jouer chez les nouveaux chouchous de la NBA. Rip Hamilton vient ainsi poser ses sneakers et son masque au United Center pour boucher le seul mini-trou repéré dans la cuirasse chicagoan. Un arrière-shooter ou le profil exact pour compléter les arabesques de D-Rose. Surtout, il sait défendre et Hamilton devrait rapidement assimiler les principes de coach Thib’, très proches de ceux des Pistons des années 2000.

Bull pleine. Le roster est donc barricadé. Deux cinq hyper-compétitifs se dégagent et le second unit – Watson, Korver, Brewer, Gibson, Asik – devrait faire très mal aux adversaires. Les titulaires, eux, doivent intégrer Rip mais les bases restent des plus solides. Le meilleur joueur de la planète est toujours aux commandes.

The axe effect. Si les Bulls plaisent autant aux observateurs, c’est qu’ils respectent une certaine idée du basket avec notamment l’axe fort, si cher aux puristes, meneur-pivot. Rose, le surdoué, et Noah le feu-follet. Autour de cette solide ossature, Thibodeau a su former le collectif le plus abouti de la Ligue avec celui des Celtics. Un basket à l’ancienne, ça plaît aux puristes, Rose s’occupant de séduire le reste la planète orange.

Bull de cristal ? La seule énigme du roster se nomme Carlos Boozer. Nul en saison. Encore pire en playoffs. Voilà pour le bilan de la saison dernière. L’ancien Cav peut-il se découvrir une âme de guerrier ? Pas sûr du tout mais s’il retrouve son niveau, les Bulls vont vite devenir injouables. Au pire, on reverra plus souvent le shoot de Brian Scalabrine.

Bullshit. Une équipe bâtie sur une montagne de talents, un coach intransigeant, un an d’expérience supplémentaire, des stars dans la force de l’âge…tout est réuni pour faire des Bulls la meilleure équipe…de saison. En playoffs, l’ogre Heat s’est révélé moins fun, moins huilé, moins sûr de lui mais a giflé 4-1 la bande à Rose. Le 18-3 passé dans les dernières minutes du Game 5 a vu une équipe bien incapable de stopper la traction Wade-James. Les Bulls sont meilleurs que l’an dernier, c’est certain mais ce n’est toujours pas Hamilton qui tiendra Flash. Et Lebron, lui, peut défendre sur Rose. Les puristes et théoriciens ont choisi leur camp mais. Le Heat s’en moque. Plus que 70 matchs et on saura !

 

 

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Le vent a-t-il tourné ?

20 décembre 2011

Plus de 60 piges que ça dure, les Clippers se sont toujours fait botter les fesses par leurs plus proches rivaux. Mais Griffin est arrivé, puis Chris Paul. Et Kobe vieillit…

Let’s play high !! En haut !!! Voilà pour le plan de jeu. CP3 est le meilleur passeur de la NBA depuis qu’il est arrivé. Surtout, personne ne tient son premier pas et l’ex de Wake-Forest lit le pick’n’roll comme personne. A ses côtés, Butler et surtout le tandem Griffin-Jordan. Les arceaux vont prendre très cher.

Tonton flingueur. Arrivée bien moins suivie et pourtant prépondérante chez les Clipp’s : Chauncey Billups. Ou le mec capable de scorer beaucoup en peu de temps, de défendre sévèrement et incapable de craquer dans les moments chauds. Bref, tonton Billups, c’est le joueur qui a toujours manqué à cette franchise. En plus, il ne va pas se fatiguer à mener le jeu.

Showtime. La philosophie ancestrale des Lakers est clairement à aller chercher du côté des Clippers cette année ! Griffin et Jordan pour la finition, CP3 à la baguette. Ajoutez Caron Butler, Ryan Gomes et Randy Foye et les Top10 devraient être largement alimentés par les hommes de Viny Del Negro.

Meta cagoule. Ron Artest a disparu pour Meta World Peace. En même temps, il a perdu son statut de titulaire. Le boulet de l’an dernier a commencé la pré-saison comme il avait terminé les playoffs : avec des briques. Joueur surcoté par excellence, Meta représente pourtant l’atout principal du banc des Lakers. Dur.

Lamar largué. Bon d’accord, c’était bien vu le trade pour choper Chris Paul. Mais se retrouver sans meneur et perdre l’un de ses piliers sans contrepartie, c’est juste le pire scénario possible pour les Lakers. Si le banc est aujourd’hui famélique, c’est à cause du départ d’Odom. Un 3-4-5 irremplaçable qui laisse un trou béant dans la rotation Laker.

 Kobe or not Kobe ? Qu’on le veuille ou non, c’est Kobe qui tient les clés de la réussite de la prochaine saison. Bien échaudé par l’absence de soutien lors des derniers playoffs, le Mamba a vu son pote Odom se barrer à Dallas, Chris Paul filer à l’ennemi. Quel sera l’état d’esprit de la star ? En mode leader conquérant ou en artiste solitaire ? Si Bryant parvient à stimuler ses troupes, à recréer l’alchimie passée dans les vestiaires et à retrouver cette certitude que les Lakers l’emportent toujours à la fin, l’histoire ne s’arrêtera pas là. Mais s’il y a des turbulences rapides, Kobe va scorer, remporter quelques matchs à lui-seul et les Lakers n’iront pas loin en mai.

Un Pau en fleurs. Gasol s’est construit une belle réputation. C’est vrai, il joue propre, score avec adresse et possède une vision du jeu au-dessus de la moyenne pour un pivot. Mais s’est-il défendre ? A savoir, défendre dur ? Invisible face à Dallas l’an passé, il s’est déjà fait marcher dessus par DeAndre Jordan, en pré-saison. A l’Ouest, les power-forward sont légion : Randolph, Aldridge, Nowitzki, Griffin, Love, Duncan…et Odom n’est plus là pour le couvrir.

Vents contraires. A lui-seul, Chris Paul amènera les Clippers en playoffs pour peu qu’il perde un peu de poids et qu’il reste sur ses deux genoux. L’avenir appartient à la 2nde escouade de L.A qui s’est bâti un effectif aussi jeune que talentueux. A l’inverse, les Lakers vieillissent, même Kobe, et aucun renfort n’est arrivé. Pire, ils ont perdu gros avec Odom et ont même renforcé un concurrent direct. Pour couronner le tout, c’est Mike Brown qui remplace Phil Jackson. Non vraiment, ça sent meilleur chez les rouges que chez les jaunes.

Les plaies de la saison #2

8 juillet 2011

mike bibby miami heat

Comme le prochain exercice est encore bien loin d’être lancé, attachons nous au précédent. Et comme c’est facile, bête et méchant, moquons-nous ! Deuxième partie.

Le déshonneur du Rip’. Quand on parle de Richard Hamilton, on parle tout simplement de l’un des tous meilleurs arrière-shooter de la Ligue. Et ce, depuis maintenant plus de 10 ans. A Detroit, Rip’ représente encore plus. Un taulier, membre actif de l’escouade aux 6 finales de conf’ consécutives, vainqueur du titre en 2004 et ardent acteur de la finale perdue en sept matchs face aux Spurs. Bref, c’est une star, une vraie. Ça n’a pas empêché son coach – John Kuester – de le coller au mitard pendant deux mois avec un seul match disputé entre le 10 janvier et le 1er mars. Une honte, surtout aux vues de la pathétique saison des Motors Boys.

Mike le philanthrope. Ils sont bien rares les gestes de générosité en NBA. Et en plus, ils ne sont en rien récompensés ! Mike Bibby a fait une croix sur 6 millions de dollars pour rejoindre le Heat. Une coquette somme que le meneur ne verra donc jamais. Je pourrais donc saluer le choix sportif. Problème, Mike Bibby a été nul durant la saison, encore pire pendant les playoffs. A tel point qu’il s’est même retrouver hors de la rotation pour la dernière rencontre de la finale. Son niveau de jeu, son argent, Mike a tout perdu. Et court toujours après une bague…Bad move.


CP3 et D12, seuls contre tous.
Un tour et puis s’en va. Un tour monstrueux pour Chris Paul qui a bien failli renverser les Lakers à lui-seul. Un tour plutôt pathétique pour Superman, plus esseulé que jamais contre les Hawks. Ou deux des meilleurs joueurs du monde coincés dans des franchises trop faibles pour eux. Pas de leur faute certes, mais frustrant. Allez, plus qu’un an à tirer !


Fausse note !
23 saisons de bons et loyaux services et…rien ! Bim ! La décision la plus surprenante de l’année fut bien l’éviction de Jerry Sloan du banc du Jazz. Après une brouille avec D-Will, le coach s’est vu indiquer la porte. Une sortie en mode crash-test pour l’un des plus brillants tacticiens de l’histoire du cuir NBA. Pire encore, Deron Williams s’est aussi barré. 7e à l’Ouest au moment du départ de Sloan, Utah a finalement manqué les playoffs. CQFD.


Orphelins perdus dans l’Ohio.
Il s’en est allé, le roi. Parti pour toujours. Pas un départ, un cataclysme. Les Cavs ont pleuré toute la saison, sans envie, sans punch, sans mental, sans rien…Premier à l’Est l’an dernier, Cleveland a fini dernier cette saison. Ca s’appelle un gadin ! Avec une historique série de 26 défaites consécutives en prime. Kyrie Irving a du boulot…

Les touristes de Washington. John Wall possède bel et bien un potentiel de futur grand meneur NBA, McGee d’excellent défenseur, tout n’est pas pourri à D.C. Certes, mais la saison des Wizards reste entachée – entre autres – d’une série calamiteuse de 25 défaites de rang à l’extérieur. Une gabegie, une honte finalement terminée…à Cleveland. Les joueurs de la capitale terminent avec le famélique bilan de 3 succès à l’extérieur contre un score – 20-21 – quasi-équilibré à la maison.

Les plaies de la saison #1

8 juillet 2011

carlos boozer chicago bulls

Comme le prochain exercice est encore bien loin d’être lancé, attachons nous au précédent. Et comme c’est facile, bête et méchant, moquons-nous !


Lebron « me, myself » and James.
La saison n’avait même pas débuté. Non, il s’agissait-là d’une tiède soirée d’été. Une de plus à patienter frénétiquement pour savoir. Savoir ce qu’allait devenir Cleveland, connaître le nouveau visage de la Ligue. Problème, le double-MVP a le melon. Mais sévère. Alors, le King s’est dit que se payer un tweet, ça faisait cheap. Une conf’ de presse ? Trop classique. Non, Lebron a voulu son show tv. Du jamais-vu et – tout le monde l’espère – du jamais refait ! Ignoble spectacle d’un mec boursouflé par son égo, à se demander comment il fait pour résister à son reflet dans le miroir… Mais le pire de tout étant la décision en question.

Installer un décorum de star de cinoche, faire languir des millions de fans, mettre une ambiance d’apothéose…tout ça, serait passé si la star-télé avait l’esprit d’une star NBA. En d’autres termes, il aurait pu se la péter façon Oprah si le tout s’était fini par « Je reste à Cleveland et je vous promets que les Cavs remporteront de nombreux titres. » Là, tout un peuple aurait bondit de joie, fier d’être représenté par un leader charismatique et ambitieux.

La réalité fut bien plus triste, le MVP préférant la compagnie de D-Wade et CB1, les plages de South Beach et un destin de « suiveur » et non de leader. Pas le genre de tempérament que les Américains apprécient. Pas du tout même. Un gros raté donc. Au niveau de l’image du joueur bien sûr, mais aussi de son véritable tempérament. Il s’aime trop – ça, on le savait déjà – mais en plus, il milite pour être la star médiatique de la Ligue plutôt que celle des parquets. La plaie de l’année est arrivée avant le début de la saison, balaise !

La blessure de Carlos Boolet. « J’étais chez moi, et on a sonné à la porte. J’ai couru, et je me suis pris le pied dans un sac. J’ai voulu me récupérer mais comme je fais 120 kilos, ma main n’a pas supporté tout mon poids. »  2 mois d’absence pour Boozer et ce, en tout début de saison. Les Bulls se demandent déjà s’ils ont fait le bon choix.

La saison de Carlos Boozer…Il faut quand même se rappeler que mis à part les Three Amigos, la signature de Boozer à Windy City représentait l’autre gros trade de l’intersaison. Pire que sa blessure débile, ce sont ses perf’ sur le parquet qui ont interrogé, durant toute la saison. Puis les questions ont rapidement laissé place à quelques certitudes : la Booz’ fut surcoté (la chance de jouer avec D-Will certainement).
Au final, l’ex-Jazz a simplement baissé dans chacune des catégories statistiques par rapport à l’an dernier. Ou un énième all-star endormi sur son gros tas de billets. Si ses qualités de leader ont toujours fait rigoler, sa régularité représentait son principal atout pour ses coachs respectifs. A Chicago, on espère au contraire qu’il ne stagnera pas longtemps à ce niveau faiblard.

Les playoffs de Carlos Boozer. Comme un bon vieux soap à l’ancienne, la saison de Carlos Boozer fut suivie avec attention par beaucoup de monde. Attendant le fameux « déclic » que l’on aime tant décrire dans les milieux sportifs. Et à l’instar des vieilles séries pourries, l’intérieur a déçu, la sauce ne prenant jamais, le suspense – va-t-il dépasser les 10pts ? – restait quand même très light. Une illustration ? Sa dernière sortie de l’année et l’élimination contre le Heat. Lors du match le plus important de l’année, Boozer signe un probant 1/6 aux tirs, pour 5 pions et 6 rebonds. Sur l’ensemble de la postseason, l’intérieur termine à 12pts et 43% de réussite. Si si, il émarge bien à 16 millions $ la saison…

« Baby, baby » MVP… Où va le monde ? Enfin, la NBA surtout ? Un match des célébrités lors du All-star week-end, je l’accorde, ne prête pas non plus aux plus fortes polémiques. Mais tout de même, Justin Bieber élu MVP lors d’une rencontre à laquelle participait Scottie Pippen. L’ex-Bull l’a d’ailleurs bâché avec le coude ! Pfff…La hype l’emporte toujours chez l’Oncle Sam.

A.I, la tête de turc. Prenez un joueur capable de mettre à genou 80% des meilleurs joueurs actuels de la Ligue, filez-lui un égo monstre, saupoudrez d’un bon vrai caractère de gangster mafieux et attendez qu’il se fâche avec tout le monde. Allen Iverson est triquard en NBA, à tel point qu’il a voulu tenter l’aventure au Besiktas Istanbul. Une blague pour le plus « ghetto » des NBAers. Forcément, ça a clashé rapidement. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’il pourrait bien s’agir d’un arrêt définitif de The Answer. Triste fin pour la tête brûlée la plus attachante de l’histoire récente de la Ligue.

Still love this game?

30 juin 2011

Une grève au mépris du public est en marche…We still love this game?

Rester fan ? Au foot, un Qatari rend n’importe quel club sexy et attractif, quand le vélo ferme les yeux sur un contrôle antidopage positif puisqu’il s’agit d’Alberto Contador…Le sport moderne a cela de pourri : l’argent dépasse tout. Autant l’intérêt sportif que la santé des athlètes. Et on ne parle même pas de l’intérêt que portent les pros au public… La NBA en est la parfaite illustration.

En réponse à des salles se vidant, les dirigeants choisissent de fermer boutique. Etrange politique pour la cote de popularité de la Ligue. Mais ils s’en foutent, les moutons remplissant les salles reviendront bouffer des seaux de pop-corn, ils en restent persuadés. Pareil pour les joueurs et leur habituel « Je ne remercierai jamais assez mes fans. » A gerber. Ils défendent leurs millions, ils défendent leurs acquis au détriment de tout le reste. Etre fan, c’est fermer les yeux et accepter de supporter ce type de personnages, tolérer un système de milliardaires pathétiques, de caprices de starlettes et de « têtes pensantes » nous prenant vraiment pour des bovins.

Faut se le dire, le sport n’est plus qu’un spectacle, les sportifs des intermittents courants après leur cachet, les proprios des producteurs véreux prêts à tout briser pour quelques dollars de plus. Si tout le monde le sait pertinemment, le lock-out met tout cela en lumière : les escrocs avides ne peuvent plus se planquer derrière leur « amour du sport. » Du chiqué.

Alors, faut-il rester fan ? Ce qui a attrait à l’émotif ne se commande pas de toute façon. Mais ne pas sentir un relan de gerbe monter au moment où tout reprendra, ça ne sera pas évident pour tout le monde. Surtout, celui qui se fend d’une centaine de dollars pour mater le LeaguePass. Surtout pour celui qui bouffe des pates pendant trois semaines pour emmener ses mômes au Staples Center. Surtout aussi, pour tous ceux – employés de ménages, sécurité, journalistes, soigneurs, etc… – qui vont se retrouver sur la paille, sans boulot pendant que les friqués s’étriperont par avocats interposés.

L’élite bouffée par l’argent contre la populace, bien plus nombreuse mais bien plus faible aussi. Et méprisée. Le combat se retrouve un peu partout, dans tous les secteurs économiques. Le sport en est un aujourd’hui. Comme les autres. Le but reste donc de faire du fric. Toujours plus de thunes. Ça dégoutte un peu d’être confronté partout à ce même principe vénal et immoral.

We (still) love this game. Le problème étant qu’aussi pauvre ou dans la merde que l’on soit, la passion ne se commande pas. Être fan, c’est en soi et même une grève injuste, bête et méchante ne saurait éteindre cette flamme ravivée à chaque fin de mois d’octobre. Alors, beaucoup y retourneront. Mais gardons à l’esprit la réalité des choses : le public est clairement ignoré par la Ligue, dirigeants et joueurs. En période de grève comme en pleine activité, nous ne représentons que de simples tiroirs-caisses.

Perturbations à prévoir dues à un mouvement social

30 juin 2011

En France, on connaît bien la situation, la grève faisant partie intégrante de notre patrimoine national. Même les Britanniques s’y mettent aujourd’hui. La NBA aussi, connaîtra une cessation d’activité. A partir de ce soir, c’est terminé. Bernard Thibault est sur le coup.

Trafic très perturbé. Un lock-out, c’est un peu comme une bonne grève SNCF. Le public ne sait pas trop qui a vraiment raison. Est-ce l’employeur ou l’employé ? Chacun a sa version et, surtout, en tire la même conclusion : c’est l’usager/fan qui trinque. A partir de demain, la NBA ferme donc ses portes. Les piquets, banderoles et fumigènes vont ressortir. Paraîtrait que Lebron apprend l’Internationale, en ce moment.

Grève intégrale et reconductible. Le problème réside ici : personne ne peut indiquer une date butoir à ce conflit. Alors, ça fait flipper. Surtout qu’une théorie – entendue de plus en plus souvent en ce moment – plaide pour une annulation pure et dure de la saison prochaine. Selon quelques dirigeants – ceux-là même qui ne cessent de clamer leur amour pour leur franchise, leur sport, leurs fans – zapper un exercice complet permettrait ainsi de renflouer les caisses de la Ligue. Inquiétante perspective.

Grève dure. Les mouvements sociaux ne comptent pas tous la même tension. Il y a bien eu la grande victoire contre le CPE, mais pour les retraites, ça a quand même bien capoté. Là, le lock-out c’est du conflit baroque, au couteau, les deux camps étant tous deux incapables de dialoguer ou d’entendre la moindre concession. Ça pue mais faire durer le conflit jouera toujours en faveur des patrons.

Mauvaise foie et hypocrisie. Les franchises NBA ne gagnent plus assez d’argent (selon leurs propriétaires). La NBA restant la Ligue sportive la mieux rémunérée de la planète, ça paraît falacieux comme raison tout de même. Le fait que ces difficultés financières soient la cause d’une mauvaise gestion de ces mêmes patrons, n’a jamais été mentionnée. Bref, les torts sont lourds et partagés entre des patrons cyniques et suffisamment assoiffés de dollars pour « tuer » leur sport – dur de se remettre d’une saison annulée quand même ! – et des joueurs pourris gâtés depuis trop d’années. Mais ça, les acteurs s’en moquent, l’important ce sont les billets amassés.

Hard-cap. La principale raison qui fait craindre une annulation pure de la saison prochaine. Les dirigeants jouent les durs et veulent remplacer le flex-cap de 62 millions par un hard-cap de…45 millions. Ou 33% de baisse salariale. Ou la suppression des contrats garantis. Ou la fin de la récré pour les joueurs (surtout, la middle-class). Ou une proposition qui va véritablement cristalliser les positions de chacun. Les joueurs n’accepteront jamais cela, les proprios tenteront de jouer la montre. Ça va durer et ça sera moche.

Ce que ça va changer. Tout. Enfin, pour nous. A savoir que l’été n’est déjà pas très stimulant en NBA – hormis les concours de planking ! – mais là, il n’y aura carrément plus aucune image, photo, parole à se mettre sous la dent. Juste une déclaration de temps à autre pour rallumer le brasier des négociations. C’est tout, même le sanctuaire NBA.com fermera ses fenêtres, les joueurs ne seront plus payés, les entraînements stoppés, les transferts bloqués…Un blackout total sur le microcosme NBA.

Ce qu’on peut faire. Partir en vacances ? (Parce que suivre le mercato Pro A, faut quand même pas pousser…) A la limite, la NCAA peut gagner un peu d’intérêt. Ou alors, guetter chaque brin de rumeur envoyant une star NBA en Europe ? Mater le dessin animé de TP ?  Suivre les vacances de Ron Artest? Bon d’accord, il suffit de pleurer un bon coup. Chialer et prier pour que ça reparte un jour. Et omettre que les espoirs restent faméliques…

Ian Mahinmi au Grand Journal…

29 juin 2011

Il est cool, souriant et plutôt beau gosse. En plus, c’est un champion ! Et en France, ça ne court pas vraiment les rues. Normal donc de le retrouver sur le plateau télé de canal pour lâcher un max de deux phrases entrecoupées de la météo, d’Ariane Massenet et des nouvelles blagues de Mouloud (si si, ce sont des blagues !). Paraîtrait que certains ne regardent pas la téloche, préférant sortir. Pour eux, voici l’interview en exclu.

Ariane: Oh mais vous êtes grand ! Vous faites plus de 3 mètres ? Il est beau Tony Parker ? Vous sortez avec quelle Desperate, vous ? Et les Mavericks, c’est quoi, un plat en sauce ?

Ian : …

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Michel : Sinon, l’équipe de France pour cet été…

Ian : Moi cet été, je pars au Bahamas, pourquoi, ya une compétition ?

Michel : Il paraît. Attends, j’ai dû me gourer et prendre les fiches de Yann Barthès…

Ian : Mais sinon, je suis très fier, heureux, content, honoré (cochez le bon terme, ya des lots à gagner !) d’avoir remporté le titre NBA…

Michel : …mais nous aussi ! Par contre, là ya PUB

Tania : Et Monica Bellucci, ça fait quoi de vivre avec la plus belle femme du monde ?

Ian : ???

Michel (à Tania) : Non, Vincent Cassel, c’est l’autre invité. Juste à côté mais bien vu, Mouloud va pouvoir balancer la purée. Mouloud ?

Mouloud, sortant sa fiche : Tania, Monica, elle aime pas les basses quêtes !!! (MDR, LOLxd, le public est ivre mort). D’ailleurs, ça me fait penser… Lors de mon dernier voyage en Guadeloupe, je vais à la plage, je demande un Mahinmi et là, on me refile un petit bateau !

Ariane : comme mes culottes !

Mouloud : Ben, un « Mât et demi »

Michel : Merci Mouloud…Sinon, quel souvenir gardez-vous de la finale NBA ? C’est beau non ?

Ian : Ben j’ai pris des belles photos en tout cas, j’étais juste à côté !

Michel : Vous y étiez même…Non ? Putain, j’ai vraiment pommé mes fiches, moi.

Ian : Oui, oui. Enfin…ma mère m’a quand même appelé pour m’engueuler quoi ! Elle a cru que je lui mentais depuis des années…

Ariane : Vous aussi, vous êtes fait attraper à cause de sextos ? Comme TP !

Ian : Non, non…rien à voir. C’est juste qu’elle regardait les matchs sans voir son fils sur le parquet. Elle a eu un doute.

Tania : Ah les mamans ! Et pendant que vous ne jouiez pas, vous écoutiez de la musique, non ? Plutôt hip-hop je suis sûre…

Ian : Non mais, j’ai joué un peu quand même…

Michel : Et la saison du PSG, vous avez suivi ?

Ian : …

Mouloud : J’en ai une, j’en ai une !!!

Michel : oui, Mouloud ?

Mouloud : Pour Vince mon poto (Vincent Cassell, esprit Canal !) t’as kiffé jouer dans la Haine, ça te dit pas le remake cainri avec MamyNi : la Haine Be Yeaaah !!!

Michel : Merci Mouloud. Un dernier mot, Ian ?

Ian : Oui, je voulais remercier…PUB

 

 

Rudy le bon tuyau?

29 juin 2011

Ni vu ni connu, les Mavs ont récupéré Rudy Fernandez. Talentueux et totalement sous-coté, l’espagnol qa tout pour s’eclater dans le Texas.

Il en avait clairement marre de Portland. il fallait partir. Déjà, l’été dernier, Rudy pensait repartir goutter au championat ibère. Finalement, il est resté sous la pluie et a passé sa saison à chercher sa place. Même la blessure de B.Roy ne lui a pas permis de gratter plus de temps de jeu. Bref, il était grand temps d’aller voir ailleurs pour relancer une carrière bien molle vu le talent du bonhomme. Dallas ne s’est pas fait prier. Et ça se comprend.
Un arrière offensif. Rudy est avant tout un superbe attaquant. Adroit et fort en pénétration, I’m est surtout très à l’aise sur jeu de transition. Le profil idéal pour le jeu très offensif des Mavs.
Une place à prendre. stevenson a beaucoup fait parler de lui mais il est clairement en danger avec cette arrivée. Et ça ne peut être qu’une bonne nouvelle pour Dallas. Le poste 2 restait la faiblesse du champion.

Un européen. Dallas représente bien l’equipe la plus internationale de la NBA. rudy devrait s’adapter rapidement surtout en défense où l’espagnol est habitué à la zone. En attaque, il devrait recevoir les munitions qui lui manquaient chez les Blazers.

Embouteillage?
Il faut quand même se ke dire, ce trade n’est pas vraiment une bonne nouvelle pour Rodrigue Beaubois. Si Barrea n’est pas sur de rester, Jet Terry, Deshawn Stevenson et Caron Butler auront du temps de jeu. A Carlisle de bien gérer le tout sous peine de vexer certains égos. Fernandez en titulaire, Beaubois en 2e meneur à coté de Terry… Ça peut le faire mais les places vont être chères!

Les soldes NBA

28 juin 2011

Paraît que la draft est pourrie cette année. Reste encore les free agents pour se renforcer. Si les transferts n’auront rien à voir avec ceux de l’an passé, il reste quelques bonnes affaires.

Les stars

Nene. Un pivot à 15pts et surtout 61% de réussite, ça attire l’attention ! Alors quand, en plus, il prend ses 8 rebonds et file une énergie folle à votre raquette, ça devient clairement la frénésie. En gros, les Nuggets ont tout intérêt à allonger les billets sinon, le Brésilien s’en ira de son club de toujours. Un pivot de ce calibre fera, de toute façon, le bonheur de n’importe quelle franchise. Le Heat s’est positionné depuis bien longtemps.

Marc Gasol. Comme pour Nene, les Grizzlies vont devoir passer à la caisse. Leur doublette Randolph-Gasol le vaut bien. Certes, mais les gros contrats déjà filés à Zachari, Rudy Gay et Mike Conley, réduisent la marge de manœuvre et l’Espagnol – après des playoffs monstrueux – devraient crouler sous les propositions. Affaire à suivre.

David West. Le seul All-star de la liste est blessé. Et salement blessé. Alors, West ne sera sûrement pas remis avant la reprise de la saison et n’a donc pas intérêt à lever sa clause libératoire. Mais s’il en décide autrement, les Hornets vont devoir se battre sévère pour conserver ce joueur adroit et très régulier. C’est l’avenir de la franchise de la Nouvelle-Orléans qui est en jeu.

J.R Smith. Il est complètement timbré, certes mais quel talent ! Un scorer fou, dunker féroce et pyromane avéré de la Ligue. En plus, Smith ne se voit pas rester dans le Colorado où la concurrence extérieure est devenue trop importante.

L’énigme

Yao Ming. Que dire sur Yao, hormis qu’il n’a disputé que 5 matchs depuis 2008-09 ? Le talent est là, reste à trouver une franchise susceptible de tenter le coup. Les Rockets sont prêts à l’accueillir mais plus à n’importe quel prix.

Les bonnes pioches

Jamal Crawford. Le pistolero en a un peu marre d’Atlanta et ça se comprend. La fenêtre pour gagner une bague est bien étroite en Géorgie. Crawford possède, lui, une très belle cote sur le marché. Sa capacité à faire sauter une défense en sortie de banc, à jouer meneur ou arrière, son adresse et son sang-froid lui confèrent le profil idéal pour à peu près toutes les grosses cylindrées NBA. Les Hawks ont intérêt à mettre les petits plats dans les grands.

Deandre Jordan. Le pote de Blake Griffin devrait rester à L.A. En tout cas, les dirigeants ont affirmé qu’ils s’aligneraient sur toutes les offres. Le duo d’intérieurs semble une bonne base pour construire quelque chose chez les Clippers. En espérant qu’ils ne foirent pas tout, comme d’habitude…

JJ Barea. Forcément, le lutin a laissé des traces dans toutes les mémoires après les derniers playoffs. Le Porto-Ricain s’est fait un nom en terrassant, rien de moins que les Lakers, le Thunder puis le Heat. une vitesse d’exécution surréaliste, une vista impressionnante, un sang-froid hallucinant, les Mavs voudront le garder – en faisant miroiter la place de meneur titulaire à la place de Kidd ? – mais L.A a inscrit son nom dans ses petits papiers pour succéder à Fisher. Barea a gagné le luxe de pouvoir choisir sa nouvelle adresse.

Kris Humphries. Mr « Kim Kardashian » a la cote! Après une très jolie fin de saison, Humphries a prouvé qu’il avait l’étoffe d’un vrai 4, au sein de cette Ligue. Il se dit content de son sort dans le New-Jersey et devrait recevoir une proposition très correcte de la part de Prokhorov. Avec l’arrivée de D-Will en ville, Humphries n’a aucun intérêt à bouger.

Samuel Dalembert. Lui ne réclamera pas un énorme paquet de biftons mais plutôt une chance de gagner un titre. Le pivot défensif par excellence. Courageux, combattif, il n’a jamais perdu sa motivation. Et ce, même à Sacramento. Un homme bien et un joueur capital dans la quête d’une bague. Les gros bras – Miami et New York en tête – sont sur les rangs.

Michael Redd.  S’il accepte le minimum vétéran, Michael Redd pourrait être une superbe recrue. Shooter soyeux et ancien gros scorer, il pourrait s’offrir un rôle à la Peja Stojakovic avec Dallas, cette saison. Les shooters restent une denrée rare.

Aaron Brooks. Il a trop de talent pour croupir derrière Steve Nash. Brooks doit partir pour confirmer sa belle saison chez les Rockets. Un meneur-scorer très rapide qui peut rendre de précieux services à toute franchise.

Tayshaun Prince. En dépression totale cette saison à Detroit, Prince a encore 3 bonnes saisons à offrir. Bon défenseur, joueur dévoué et polyvalent, ses longs bras et son expérience devraient séduire plusieurs franchises.

L’autre énigme

Andreï Kirilenko. L’an dernier, Andreï Kirilenko touchait 18 millions de dollars. Une escroquerie donc vu les performances du Russe. Paraît qu’il va mieux, il devrait participer au prochain Euro. Autant dire qu’il a intérêt à tout casser car, en ce moment, sa cote a nettement baissé. Reste un joueur polyvalent et très bon défenseur. A lui de ne pas se montrer trop gourmand s’il veut jouer les playoffs, l’an prochain.

Les arnaques à éviter

Glen Davis. Ce bon gros « Big Baby » va enfin pouvoir négocier comme il l’entend. Lui, le nounours de Boston, est persuadé de mériter une place de starter dans la Ligue. Après les playoffs médiocres qu’il vient d’effectuer, il va devoir se montrer des plus convaincants auprès des proprios. Scorer, il sait faire. Tchatcher, aussi. Le reste ? Pas sûr…

Rodney Stuckey. Il joue vite, score beaucoup et…perd encore plus. Sans vouloir tout lui mettre sur le dos, son arrivée a coïncidé à la chute des Pistons. Un joueur trop petit pour jouer arrière, trop perso pour jouer meneur. Un bouffeur de balles. Au mieux, un 6e homme – pour peu qu’il accepte ce rôle – dans une grosse escouade. En tant que titulaire, il ne fera jamais gagner personne.

Alexis Ajinça. Renvoyez-le en Béarn ! Il n’a rien à faire en NBA…

Greg Oden. Faut lui souhaiter le meilleur mais s’il s’agissait de mon argent, je ne mettrais pas un centime…

NBA : Le lock-out, c’est pour jeudi…

28 juin 2011

Jeudi 30 juin au soir, l’accord salarial entre la NBA et ses joueurs prendra fin sans qu’aucun autre n’ait vu le jour. C’est la grève, c’est la lose…

C’est quoi ? Un lock-out est une grève. Pas tout à fait comme on l’entend ici, en France, puisque ce sont les proprios qui ferment boutique. Les dirigeants cessent l’activité car ils n’ont su s’entendre avec leurs employés (les joueurs).

Pourquoi c’est sûr et certain ? Cela fait maintenant plusieurs mois que ça couve, personne ne feindra la surprise. Mais vendredi dernier, la réunion – où les joueurs devaient annoncer leur contre-proposition – n’a rien conclu du tout. Les joueurs sont venus et n’ont absolument rien proposé. Ou comment lancer le bras de fer.

Pas de contre-proposition ? C’était quand même la seule chose qui pouvait encore donner une chance d’éviter le clash. Mais Billy Hunter – ancien joueur NFL et représentant du syndicat des joueurs – a eu ces mots limpides : « Pourquoi nous n’avons pas fait de contre-proposition ? Parce que nous avons le sentiment que la précédente était suffisante.»

Et la précédente disait… L’offre déjà donnée par les joueurs entendait une baisse des salaires, à hauteur de 500 millions de dollars sur cinq ans. Une somme jugée « modeste » par David Stern. Les deux partis concluant sur le même refrain « Il y a des avancées mais l’accord est encore loin. »

Hard-cap. Une idée tirée du règlement NFL. Le salary cap – limite salariale à ne pas dépasser par les franchises – représente le nerf de la guerre. Un hard-cap de 62 millions $ a donc été proposé par les dirigeants. Les joueurs n’ont même pas voulu en entendre parler.

Flex-cap. D’où l’idée du flex-cap. Comme le hard-cap mais avec des exceptions. La masse salariale serait plafonnée à 62 millions de dollars – contre 58 aujourd’hui – qui ne pourrait être dépassé sauf dans certains cas (mais cela resterait très exceptionnel, bien moins fréquent qu’actuellement). Pour David Stern, c’est la meilleure chose à faire. Les joueurs sont loin de partager cet avis.

Les joueurs unis. Lors de cette fameuse (et inutile) dernière réunion, quelques grands noms de la Ligue ont pointé leur nez, flanqués d’un t-shirt « Stand. » Parmi eux, Kevin Garnett ou Chris Paul, pour ne citer que les têtes d’affiche. Bref, les stars NBA savent de quoi il en retourne – KG a déjà vécu un lock-out – et affichent leur unité. Les patrons sont prévenus.

Les proprios en font-ils trop ? La question trottant dans les têtes de tous les patrons NBA, n’est bien sûr pas de savoir s’ils réussiront à boucler le budget pour la fin du mois. Non, les franchises NBA restent des machines à billets verts, des usines à fric. Mais en affaires, la question tourne toujours autour du « comment pourrais-je en avoir encore plus ? » Et c’est bien là, que réside toute la question du lock-out. En jouant les malheureux – ambiance crise économique oblige – les patrons tentent de faire oublier qu’eux se gavent encore plus que les joueurs. Surtout que la NBA n’annonce pas un bilan financier désastreux, selon plusieurs économistes.

Le point de vue des joueurs. Les joueurs défendent leur steak. Dur de les en blâmer puisque tous les employés feraient la même. Une baisse de salaires de 30 à 40%, ça pique et ça donne surtout l’impression de se faire enfler sévèrement par rapport aux anciens. Surtout, des changements profonds – hard cap, contrats non garantis – sont aussi réclamés par les dirigeants. Des requêtes qui changeraient la donne en matière de négociations pour les joueurs. Comme souvent, les stars ne seraient que peu affectées, les joueurs de seconde zone, eux, pourraient voir leur situation devenir bien plus précaire.

Des négociations à long-terme. Dans le monde du travail classique, les accords salariaux sont négociés à l’année. Pas en NBA. Les patrons aimeraient d’ailleurs que le contrat signé cet été – ou bien plus tard – court sur près d’une décennie. Comme le climat actuel est des plus difficiles économiquement, les dirigeants comptent bien en profiter. La crise a filé des dettes à toute l’Amérique, donc à la NBA aussi. Et personne ne peut nier que les joueurs soient surpayés.

Image. Désastreuse, forcément. Ce n’est pas comme la NFL qui n’en a que faire – le foot US reste une religion là-bas – la NBA a souffert pour retrouver son identité après la grève de 99. Des millionnaires se plaignant pour leur salaire, ça le fait pas. Surtout en ce moment. Les joueurs en ont conscience mais…c’est tout. Ça ne changera rien à la donne.

Les fans, grands oubliés. C’est clair ! Les fans n’ont qu’à se repasser les cassettes des saisons précédentes car, pour l’heure, personne n’a vraiment envie que les choses bougent. « A celui qui cèdera le premier« , semblent jouer les deux camps. Un brin ridicule mais vu les sommes en jeu – quelques milliards de dollars – il y a fort à parier que le jeu dure encore longtemps. Les déclarations envers les fans ne cesseront de se multiplier. Peut-être mais le tout se fera dans la plus pure mauvaise foi qui soit. Propriétaires et joueurs NBA n’ont que leur propre intérêt en tête. Le fait que la Ligue vive sur le merchandising, le prix des places et les droits tv – le public, quoi – n’entrera jamais en compte dans l’esprit des deux camps. Cynique certes, mais les fans reviendront. Pas les billets.

La NFL. Le foot US offre un bien triste exemple de ce qui attend tous les fans de la balle orange. Cela fait plus de 100 jours que les « footeux » ont lancé leur lock-out. Une aberration tant les proprios NFL possèdent bien plus d’avantages – hard-cap, contrats non garantis, le franchise tag -que leurs homologues NBA. Aucun accord n’a encore été trouvé.

Quel camp choisir ? D’un côté les starlettes surpayées qui plantent le piquet de grève. De l’autre, les proprios qui jouent sur des chiffres obscurs, incalculables et improuvables. Des millionnaires face à des milliardaires. Bref, difficile de choisir. Une chose est sûre tout de même : la NBA repose avant tout sur…les joueurs. Ils sont le « produit d’appel » de la NBA, ils ramènent les fans et poussent cette ligue toujours plus haut. Les propriétaires se doivent de ne jamais oublier cela. La NBA ne tient que sur cela : proposer des affrontements entre les meilleurs joueurs de la planète. Pour les dirigeants, il est donc impensable de gérer une franchise telle une société lambda. Les employés sont égocentriques, imbus de leur personne et bien trop gourmands financièrement mais…uniques de par leur talent. A l’inverse des patrons, les NBAers ne sont pas tous multimillionnaires et la carrière d’un athlète restera toujours plus courte que celle d’un magnat de la finance.

Que faire ? Balancer son smartphone à terre, éteindre son PC et enfiler ses sneakers. C’est l’été, les playgrounds fleurissent à nouveau, un peu partout sur la planète, il est grand temps de goutter au « vrai » basket. Comme tout désaccord américain, le lock-out se terminera devant un juge. Les avocats auront donc forcément le dernier mot. Les fans, eux, seront lésés de toute façon alors autant profiter des vacances et se râper les pieds sur le bitume.