Posts Tagged ‘Lebron’

The answer ?

9 juin 2011

allen iverson, slam

Pour son 150e numéro, l’excellent magazine SLAM a rendu hommage à Allen Iverson. Une dédicace dont Lebron James devrait s’inspirer. Car tout le monde attend une réponse…

Nul. Autant, James a frôlé la perfection face aux Bulls. Autant là, c’est carrément la gabegie. Le Game 3 avait déjà annoncé une vraie baisse de régime du roi mais la victoire des siens avait permis d’étouffer l’affaire. Pas le Game 4. 8 points, 7pds mais surtout une inactivité anormale et jamais vue chez « Mr everywhere. »
Pour la première fois de toute sa vie, Lebron a donc été nul sur un terrain de basket. 2 fois sur 4, ça fait beaucoup.

Un problème Marion ? Shawn Marion plus fort que Lebron  James. Il faut l’écrire, le lire et se le répéter pour y croire. Mais c’est bel et bien le constat à tirer des quatre rencontres disputées lors de ces finales. James prend des vents – d’ailleurs, il a mangé sévère aussi face à Jet Terry en 4e quart – comme jamais, ne parvient pas à contrôler le style particulier – un minimum de dribbles – de l’ex-Sun et…souffre en attaque. C’est sûrement la chose la plus surprenante tant Lebron a tout ce qu’il faut pour détruire une zone.
Mais l’activité, les longs bras et les qualités athlétiques de The Matrix le gênent énormément. Et celle-là, personne ne s’y attendait. Et personne ne pardonnera à James si cette domination venait à perdurer.

Mentalement affecté ? Deux thèses peuvent expliquer ces finales catastrophiques du Roi. Soit, il galère véritablement face à Marion et la zone. C’est sûrement une théorie valable mais incomplète. Le souci de Lebron se situe au niveau du cortex cérébral. Ben vi, comme tout le monde, le monstar doute. Sauf que lui, il n’a pas le droit !

Remember Game 2 ! La première défaite du Heat en finale fut terrible avec une remontée folle des Mavs en 4 minutes. Pour Miami, D-Wade en feu ne touchait plus la gonfle et James squattait les attaques. Sans aucune réussite et la défaite à la clé.
Du coup, Lebron a tenté de moins monopoliser le jeu et de laisser Flash fracasser les Texans. Pas bête et très humble de la part du numéro 6 mais attention au dosage ! 17pts en 14 shoots au match suivant, puis 8 pauvres unités (pour 46 minutes de jeu) en 11 tentatives. Après son 17/31 en cumulé sur les deux premières manches, le changement est total. Et fatal.

Débranche…et joue ! « La réflexion annihile l’action. » Rengaine célèbre mais véridique. Depuis ses débuts en Floride, Lebron James réfléchit, pense, analyse. Ses moindres paroles, les gestes les plus simples, ses réactions sur le court, ses regards, etc…Passé au crible sous toutes les coutures, le King a su faire face et mener son équipe jusqu’en finale.
Pourtant à toujours vouloir contrôler son image – autant en dehors que sur le parquet – l’ancien-MVP s’est perdu et en a oublié de jouer son jeu. Doté d’un talent brut sans équivalent, James doit arrêter de réfléchir, se détacher des regards extérieurs et enfin, jouer libéré.

Quelle réponse ? Beaucoup – tout le monde ? – attendent 45 pions enfilés à la défense des Mavs ce soir. Pas sûr pourtant que ce soit la meilleure réponse à apporter pour le King. Bien sûr, il va devoir élever ses standards au scoring mais surtout, c’est son impact sur le match qui sera étudiée. Au rebond, en défense et vocalement, James doit peser, doit se montrer.
D-Wade semble le seul vrai leader en ce moment à Miami mais Flash a besoin de soutien. De se sentir pousser par son meilleur pote, de se sentir plus fort. Car Lebron a ça pour lui. Une confiance qui transpire sur le groupe, transcende le collectif. La meilleure des réponses sera de toute façon une bague. Et ça ne se gagne pas sans son leader.

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Finales NBA : Défense, adresse et Nowitzki

31 mai 2011

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks

La finale débute ce soir avec un sévère goût d’incertitude. Les Mavs ont trop surpris pour ne pas faire peur à la bande floridienne, programmée pour le titre…

Miami favori, à moins que…Dallas rentre ses shoots avec autant de régularité que depuis le début de ces playoffs. Chicago aurait déjà pu faire vaciller la défense du Heat avec un brin de réussite supplémentaire. A Dallas, les shooters sont plus nombreux et présentent de bien meilleures références que ceux des Bulls. Terry est simplement phénoménal, Barrea a passé un cap, J-Kidd n’a jamais été aussi précis et Dirk a battu Larry Bird sur le pourcentage aux lancers-francs sur une série entière (59/61 pour le Mav contre OKC, 47/50 pour le Celtic contre Detroit en 1987).
Aucune défense n’a trouvé le remède contre l’Allemand et l’option prise à 2 offre tellement de positions aux pistoleros texans qu’il convient d’espérer une certaine maladresse pour les fans du Heat. Les Mavs peuvent faire exploser n’importe quelle défense.

 

Et Chris Bosh devient agressif…Dur dur, la saison de CB1. Après s’être fait briser par KG, l’ex-raptor a montré un brin de son talent contre les Bulls, tournant à 23.2pts de moyenne sur la série. A savoir s’il s’agit effectivement d’un retour en grâce de l’intérieur ou si la défense de Carlos Boozer l’a simplement laissé libre comme l’air. Les Bulls se concentraient spécifiquement sur le tandem Wade-James, mais Bosh a eu, au moins, le mérite de ne plus se planquer et de demander la gonfle pour en faire quelque chose. Ce sera le minimum en finale.

Duel. Par sa position, l’ex-raptor pourrait bien tenir un rôle-clé dans cette finale. Il se retrouvera souvent face à Dirk et la meilleure solution pour stopper l’Allemand reste quand même de l’envoyer sur le banc. Du coup, à Bosh d’attaquer et de provoquer le grand blond, de le pousser à défendre et à commettre des fautes. Le système de Rick Carlisle protège un peu son leader mais pour l’heure, ni Ibaka, ni Gasol n’ont vraiment attaqué l’ex-MVP. CB possède les qualités offensives pour s’y atteler. Reste que miser sur l’agressivité de Chris Bosh semble très audacieux !

Face à la zone. Le gros souci de Russell Westbrook durant cette finale de Conf’ fut de trouver un moyen de pénétrer la zone très large des Mavs. Le meneur n’y est d’ailleurs jamais vraiment parvenu, terminant la série à 36% aux tirs dont un horrible 20% à 3pts et près de 5 balles perdues par match. Pour Kevin Durant, ce ne fut guère mieux avec 23.6% derrière l’arc. Pour l’emporter, Wade et James doivent, eux, relever ce défi : faire exploser la zone texane. Les slaloms géants seront donc obligatoires mais surtout, l’adresse paraît déterminante. Aucune défense de zone – aussi forte soit-elle – ne peut résister à des shooters extérieurs en forme.

Les embusqués. Et la recette, le heat l’a en lui. Des fous furieux de la fixation dotés de qualités de passeurs exceptionnels. Wade et James – en ajustant correctement leurs jeux – possèdent les armes pour regrouper la zone texane avant de balancer le caviar à un des embusqués. Ensuite, ce sera à eux de jouer ! Mike Bibby, Mario Chalmers, James Jones, Eddie House, Mike Miller… Cinq solutions extérieures sensées enfiler les tirs primés avec facilité. Ça reste de la théorie car mis à part Chalmers et Miller sur quelques courtes séquences, les autres n’ont pas encore montré grand-chose.

 

lebron james et chris bosh

 

Faire exploser la zone. Pourtant, ces « embusqués » ont un rôle prépondérant à jouer face à une défense de zone. Mike Bibby notamment, si clutch à son apogée chez les Kings. Si les shooters sont réglés, la zone ne représenterait plus une si bonne option pour les Mavs mais l’individuelle paraît les condamner. Si Dirk Nowitzki aura déjà du mal sur Bosh, que dire de Stevenson sur D-Wade et de Shawn Marion sur James ? Pour stopper ces trois-là, il faut monter une défense collective, c’est la seule solution. Les Texans ont donc tout intérêt à conserver leur système défensif. Car Miami doit encore rentrer ses shoots ouverts. Ce qui n’est pas vraiment la meilleure arme de cette équipe. A voir. De la réussite défensive des hommes de Rick Carlisle dépend le sort des Mavs dans cette finale.

Joue Rapide ! A l’Ouest, ça cavale. A l’Est, ça tabasse. En gros, la NBA peut se résumer ainsi. Miami, 2e défense des playoffs, contre Dallas, 2e attaque en post-season, représentent très bien cette différence d’approche du jeu. N’empêche, le Heat adore jouer vite ! Tout le travail de Dallas consistera ainsi à stopper au maximum les contre-attaques flamboyantes de Flash et consorts. On en revient à la défense. Le repli, plus exactement. Les vieilles cannes texanes doivent tenir le rythme. Au rebond, Tyson Chandler aura également un rôle-clé afin de ralentir les relances floridiennes. Plus vieux, plus expérimentés, les Mavs doivent imposer leur rythme aux rencontres. Sous peine de prendre très cher très vite.

Playoffs NBA: Lebron James trop fort!

4 mai 2011

Dépossédé de son titre de MVP, Lebron James avait quelque chose à prouver ce soir. Il y est parvenu.

Un show. Un match comme seul James (35pts, 7rbds) peut en réaliser. Bon en première période, le King prend feu dans le 3e quart. 12 points et une facilité déconcertante dans tout ce qu’il entreprend. Il repousse Boston à lui seul en enchaînant deux tirs primés consécutifs ou en allant claquer le dunk sur rebond offensif. Présent, James l’est aussi en défense avec encore un très gros boulot sur Pierce et un Heat dominant dans l’impact physique.

Boston ne suit pas. Vu que le show Lebron se poursuit aussi dans le dernier quart – 24 pions en 2e mi-temps – avec encore un étalage technique impressionnant de l’ancien Cav, les C’s s’en sortaient plutôt bien en restant collé au Heat. Pourtant, Ray Allen (2/7) et Paul Pierce (5/11) ne trouvaient pas d’espace et Garnett vendengeait sec (8/20). Seul le banc – le duo Green-West très bon – et un Rondo mieux dans son basket permettaient aux verts de rester en vie. Mais porté par Lebron et avec un Wade encore excellent, le Heat ne pouvait pas perdre. Une accélération fatale à six minutes du terme entamée par un tir primé de Chalmers et poursuivie par James douchaient les espoirs des hommes de Beantown.

Injouables? A ce niveau là, Lerbon et D-Wade hissent leur Heat à une altitude vertigineuse. Boston est dans les cordes, se maintien tout le match et craque inévitablement à la fin. L’impact physique et athlétique du Heat y est pour beaucoup. Le niveau des joueurs de devoir également avec un Joël Anthony précieux en défense, un Mike Bibby appliqué et un James Jones qui a donné son corps à la science. Ca sembke trop dur pour Boston qui ne peut s’en sortir qu’en jouant parfaitement. Ce qui n’est pas le cas en ce moment.

La différence s’appelle la classe

26 avril 2011

D’un côté, un meneur qui fait parler de lui sur le terrain. De l’autre, un ailier qui s’efface quand on l’attend. Paul a mangé deux matchs à L.A, Carmelo s’est fait rincer par Boston. La différence s’appelle la classe.

Un blessé partout. Certes, Melo s’est retrouvé dans la nasse quand le Stoud’ s’est rappelé de ses douleurs dorsales, que Billups déclarait forfait. Mais Chris Paul n’a jamais pu compter sur son meilleur scorer non plus : David West. La pression entourant les deux All-stars était donc similaire. L’un a répondu par deux triple-doubles, l’autre par des shoots ratés.


Même statut. Si un sweep était plus ou moins annoncé, il devait être l’œuvre des Angelinos. Trop fournis dans la raquette pour laisser espérer une franchise emmenée par une doublette valeureuse mais moins talentueuse formée de Landry et d’Emeka Okafor. Finalement, les Hornets joueront au moins six matchs.
Les Knicks, eux, se voyaient bien installer le doute chez les anciens de Boston. Il n’en fut rien. Deux roustes subies à domicile pour les New Yorkais qui courent après un premier succès en post-season depuis dix ans. Melo n’a rien changé.


Diva vs leader. Les coachs ne cessent de le rappeler. La principale force d’un leader doit être celle de rendre ses coéquipiers meilleurs. A ce petit jeu, CP n’a aucun équivalent, capable de trouver la faille aussi bien par la passe, le drive ou le tir, il distribue le jeu avec maestria. Au final, les joueurs valeureux de son équipe s’y retrouvent et s’éclatent. Carl Landry et Trevor Ariza surprennent, Jarett Jack développe son meilleur basket et la défense gêne clairement les Lakers.

Au centre de tout, Paul n’es passé qu’une fois en dessous des 50% aux shoots, a réalisé un triple-double lors de chaque succès des siens et, surtout, paraît phénoménal dans le money-time. De son côté Melo, a fait un seul et unique grand match dans la série. Le second, à 42pts et 17rbds, s’étant tout de même soldé par une défaite. Lors des deux ultimes matchs de la série – au Madison – Anthony cumule un pathétique 14/40 aux tirs. Et le collectif lui dit merci…

Kobe vs Pau. La hiérarchie existe partout aux Etats-Unis. La NBA ne fait pas autrement, même quand il s’agit de trier la crème de la crème. Tous les VRP de la Ligue en représentation lors du All-star Game ne sont donc pas à classer dans la même catégorie. Il y a les vrais leaders, ceux pour qui le terme « franchise player » paraît totalement adapté. Puis, les autres.
D’excellents basketteurs – parmi les meilleurs du globe – qui malheureusement, ne gagneront jamais le titre avec leur équipe s’ils en restent le leader. La différence entre Pau Gasol et Kobe Bryant, en somme.  


Espoir vs coup de balai. Voilà où on en est. Les Hornets ne verront sûrement pas le 2nd tour. Tout comme New York. N’empêche, les deux franchises ont montré deux visages totalement opposés lors de ces playoffs. New York, gonflé à bloc au moment d’entamer les joutes, s’est brisé comme une baudruche. Le public du Madison n’attendait pourtant que de s’enflammer comme celui de la Nouvelle-Orléans. Les fans de Gotham n’en ont pas eu l’occasion face à de froids C’s, trop complets pour se faire dominer par un seul homme.
Côté Hornets, le stade s’est embrasé plus d’une fois et est déjà certain de revoir au moins une fois son équipe face au double-champion. Et ce, grâce à Chris Paul. L’étendard de toute une ville, l’emblème d’une équipe ne lâchant jamais rien. Le petit devenu géant. Les images ne manquent pas, les Américains en raffolent. L’espoir – même minime – est donc entré dans l’esprit collectif de toute une ville qui en avait bien besoin. Les New Yorkais aussi, sevrés de succès depuis une décennie, mais eux n’ont pas misé sur le bon cheval.

Vivement 2012 ? Pas pour la fin du monde mais bien pour l’éventuelle arrivée de Chris Paul à Big Apple. Forcément, Carmelo a prouvé – s’il fallait encore des preuves – qu’il n’était en rien un leader. Individuellement, personne ne le domine vraiment dans la Ligue mais psychologiquement, le bambin de Brooklyn n’a jamais évolué. Il n’est pas Lebron James, n’apporte pas assez en défense, ni en passes, ni en charisme, encore moins en leadership. Quand ça rentre, Melo devient vite injouable.

Problème, Anthony ne possède en rien la panoplie suffisante pour pousser tout un groupe, le transcender et en faire une équipe qui gagne. Chris Paul fait cela depuis qu’il est né. S’ils veulent un titre rapidement, les Knicks savent vers qui se tourner.

Playoffs NBA: Le Heat est en mission

22 avril 2011

Miami a largement dominé Philly. Encore une fois, le trio a brillé, laissant le collectif des Sixers loin derrière.

En mode. Avec pile 75pts sur les 100 inscrits, le Big Three a encore une fois dominé la rencontre. D-Wade, bien plus en forme, a lancé les débats en haute altitude avec un Lebron James en soutien, toujours impeccable. Ces deux-là proposent des duels bien trop dominants pour que le collectif de Philly réussisse à compenser. Quand Bosh, en plus, joue juste, ça fait beaucoup trop de trous à boucher pour Doug Collins.

Format playoffs. Si les Sixers ne possèdent pas les armes pour arrêter Miami, le Heat paraît aussi une équipe de playoffs. Pas forcément très collectifs, les Floridiens possèdent trois duels dominants contre chaque équipe de la Conf Est. Si James et Wade poursuivent sur leur lancée, les grognards des C’s vont avoir du mal à suivre. On le voit en ce moment, les talents conjugués de ces trois stars annihilent aisément un collectif pourtant éprouvé. Leur grande force se trouve en défense. Flash et le King restent parmi les meilleurs défenseurs extérieurs de la Ligue comme peut le constater Iguodala. Cela permet surtout au Heat d’évoluer dans le style lui convenant le mieux. A savoir, du jeu rapide au maximum et sur jeu posé, place aux deux mutants. Ça n’est pas très évolué mais ça peut marcher.

Un peu de soutien ? 8, 7 et 10pts pour le géant lituanien. Avec de bons pourcentages, Z apporte tout de même un peu de son shoot légendaire au Heat. Un soutien encore léger mais qui pourrait s’avérer précieux face à Boston. Si Bosh peut trouver un allié que les défenseurs ne laisseront pas tout seul à distance, l’ex-raptor pourrait ainsi voir sa vie facilitée. Avec un Joël Anthony susceptible d’apporter quelques rebonds et contres, la raquette du Heat pourrait ne plus être une faille béante de cette équipe.

Playoffs NBA : Les Bulls font la même

19 avril 2011

Malmenés pendant la majeur partie du match, les Bulls se retrouvent dans le money-time et arrachent la décision. Comme au match précédent.

 

Copié/collé. La même. Kyle Korver qui plante un trois points salvateur, Derrick Rose qui arrête de perdre des balles dans les cinq dernières minutes mais continue d’alimenter la marque et ce bon Noah, toujours là pour arracher une balle ou haranguer la foule.

Indiana, de son côté, laisse passer sa chance sur plusieurs shoots ratés, notamment de Granger, et une faute offensive très sévère à l’encontre de Roy Hibbert. Un peu court donc mais les Pacers ont, une nouvelle fois, prouvé qu’ils posaient de véritables soucis à Chicago. Mais un Derrick Rose toujours aussi exceptionnel et un collectif se réveillant qu’en dernier quart suffisent aux Bulls pour voyager invaincus.

 

Sans forcer. Wade n’était pas au mieux. Philly l’était encore moins. Terminant la partie avec un affreux 34% de réussite, les Sixers ne pouvaient rien espérer. Iguodala terminant à seulement 5 points, Brand culminant à 3 unités, la belle forme de Lebron a suffi au Heat.
Si les hommes de Doug Collins ne récupèrent pas un brin de réussite chez eux, la série risque de s’écourter rapidement. Malgré un Wade diminué, Miami semble bien être la tête de série possédant le plus de marge sur son adversaire du 1er tour.

Playoffs NBA: Des questions?

15 avril 2011

Les playoffs débutent demain avec une foule de questions en suspens. On fait le tour des principales interrogations.

Des jeunes et des dieux ?

En gros, Chicago et Oklahoma peuvent-ils remporter leur conférence respective ? Pour les Bulls, les chiffres plaident pour eux. Meilleur bilan à domicile, les coéquipiers de Rose auront l’avantage du terrain tout au long des playoffs. Chicago possède également les meilleurs stats inter-conférence (39-13), est invaincu face au Heat (3 victoires) et reste sur un probant succès contre Boston. Le chemin est donc tracé, reste un potentiel offensif limité et une expérience moindre de ce niveau. Des inconvénients largement surmontables mais laissant le doute sur le véritable niveau de ces Bulls en playoffs.

Pour le Thunder, le potentiel paraît peut-être plus grand qu’à Windy City. Durant-Westbrook forment le duo le plus explosif de la Ligue, la raquette est désormais blindée par le Perk’ et le collectif roucoule. Le désavantage d’OKC réside en fait surtout dans son parcours. Le plus difficile de tous les favoris qui les verra croiser des Nuggets survoltés puis vraisemblablement les Spurs et les Lakers. Pour sortir vivant d’un tel parcours, il faudra être costaud.  

Kobe, le rêve se réalise ?

En route pour la 6e. Le défi que Kobe s’est lancé en entamant sa carrière – faire au moins aussi bien que son idole – est en passe d’être remporté cette saison. Si Jordan n’a jamais connu de saison aussi difficile (pire exercice à 62 victoires) lors de son second three-peat, le Black Mamba peut toujours compter sur une aura inégalable au sein de la Ligue. Au complet et en forme, les Angelinos restent les favoris et Kobe le sait bien.
Comme MJ en son temps, Bryant devra donc resserrer les boulons et éviter que ses ouailles ne se dispersent comme en saison régulière. Et briller. Les Lakers restent son équipe et ce sera à lui de dominer les débats face aux jeunes stars montantes ou contre les anciens du Texas.

Que vaut Boston ?

La question la plus délicate de ce début de playoffs. Leur niveau du dernier mois de saison pourrait les laisser partir en vacances dès le premier tour. Mais peu croient pourtant en un succèdes Knicks. La faute à une équipe d’increvables que personne n’oserait plus sous-estimer. L’an dernier, leur 4e spot ne les a pas empêchés d’aller en finale. La fin de saison a été surtout marquée par un manque d’énergie, d’envie peut-être, une certaine lassitude dont Rondo a semble-t-il bien du mal à se défaire.
Mais l’ambiance, le suspens et les rivalités vont raviver l’âme de grognards d’un vestiaire qui ne possède plus des masses de cartes dans sa manche. Et les C’s affichent un bilan positif face au Heat, probable concurrent du 2nd tour. Avec ou sans le Shaq, Boston ne sera pas bon à prendre.

Le roi des losers ?

Si Kobe a la pression face à l’Histoire, Lebron sait qu’il joue une grosse partie de sa légende, cette saison. Parti de Cleveland avec des éliminations récurrentes, il n’a pas fait du Heat la machine de guerre espérée. Il n’a donc plus le choix et doit gagner immédiatement. Un nouvel échec le classerait parmi les losers. En saison, le Heat n’a pas vraiment brillé contre les gros et s’est beaucoup fait critiquer sur son style de jeu.
N’empêche, Lebron reste Lebron et donc le meilleur joueur que cette planète compte. Avec D-Wade, le duo n’a pas de limites et doit passer outre le manque de banc et d’impact intérieur. Ce sera dur, peut-être sale. Mais le règne du Roi doit enfin commencer cet été. Sous peine d’être rapidement comparé à Charles Barkley…

Les Mavericks sont-ils maudits ?

Les Mavs et leur potentiel s’effritant à chaque fois que la pression monte d’un cran. C’est connu, presque attendu. Surtout que Dirk va devoir batailler sévère face à des Blazers transfigurés depuis l’arrivée de Gerald Wallace. Au final, les Mavs paraissent clairement la tête de série la plus en danger lors de ce premier tour. Leur chance ? Portland représente l’équipe maudite par excellence et n’a pas atteint les demi-finales de conf’ depuis près d’une décennie.

N’empêche, Dallas reste bien trop dépendant du seul Dirk et se retrouvera vite en danger si Kidd (36%) et Terry (45%) continuent à construire une maison par match. Maudits pendant leurs belles années, peut-être, mais aujourd’hui, les Mavs – sans Butler – semblent surtout un peu légers et vieillissants.

Gazette NBA: Cleveland, la honte de la NBA

12 janvier 2011

Quand Carmelo Anthony prouvait qu’il restait un joueur de premier ordre en explosant les Suns à lui tout seul, quand Nick Young passait la soirée de sa vie contre les Kings, quand Turiaf réussissait enfin à mettre des points, quand TP se payait un joli double-double, on pouvait se dire que la NBA avait beaucoup de belles choses à montrer. Mais cette saison, il y a peut-être le pire du pire de toute l’Histoire. Une équipe sans âme, sans leader, sans espoir. Une équipe qui n’a mis que 57 points hier soir, Les Cavs.

 

No way. Pas une seule seconde, les joueurs de Cleveland n’ont réussi à entretenir le moindre suspense. Horrible. Au bout de quatre minutes, les Angelinos mènent déjà 11-2. La soirée s’annonce longue mais ça ne fait que commencer. Seulement 12 unités rentrées en 1er quart, puis 27 à la mi-temps. Pas un match, une purge. Une gabegie de basket, indigne de la NBA. A 30% de réussite aux tirs, sur l’ensemble de la rencontre, les Cavs n’auraient jamais battu une formation de D-League, hier soir. Alors, le champion en titre…

 

A base de « pépérades. » Pour Phil Jackson, la soirée n’a pas du apporter beaucoup d’enseignements tant l’opposition fut inexistante, mais au moins, il a pu apprécier la fluidité collective de son roster. Sept joueurs dépassent ainsi les 10 points, même Kobe n’en rajoute pas avec 13 unités à 5/10. Pau Gasol signe le seul double-double de la soirée avec 13 pions et 14 rebonds et Shannon Brown, lui, s’offre le shoot de la rencontre. Du milieu de terrain, pour terminer le troisième quart. Côté Cleveland? Aucune trace d’un joueur professionnel.

 

Honteux. S’il ne faut pas tirer sur l’ambulance, il reste impossible de passer sous silence cette formation calamiteuse, peut-être pire que les Nets de l’an dernier qui, au moins, avaient vu éclore Brook Lopez. A Cleveland, il n’y a rien à sauver. Onze défaites de suite – 20 sur les 21 derniers matchs – et personne ne peut y trouver à redire tant les joueurs de Byron Scott – qui ne mérite vraiment pas ça! – errent sur le parquet comme des âmes en peine. Varejao ne jouera plus de la saison, JJ Hickson n’explose pas du tout, Mo Williams confirme qu’il ne pouvait briller qu’avec Lebron à ses côtés et Antawn Jamison fait des stats – sauf hier – mais ne parvient pas à s’affirmer en tant que leader.

 

Boule de cristal. Dan Gilbert, le proprio, devrait changer de voyante. Avant que la saison ne débute, il avait affirmé que sa franchise remporterait une bague avant « Lebron James, le traite! » Bon, Miami n’a encore rien gagné mais pointe en tête de la conférence pour une symétrie toute trouvée puisque Cleveland s’accroche à l’ultime place. Les Cavs n’ont jamais digéré ce départ, ne le digéreront jamais. La faute à un système unique, autour du King, pendant trop d’années. A tel point, que le staff de Cleveland a refusé de partager le même hôtel que le Heat, aussi présent à L.A pour affronter les Clippers. Depuis le temps qu’il réclamait du soutien, Lebron doit quand même se dire qu’il a fait le bon choix.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Ronny Turiaf se fait plaisir contre Portland avec 19pts et 10rbds…Nico Batum ne plante que 13 unités…Nick Young signe son carton de la saison avec 43 pions, facile c’était face aux Kings…Tony Parker s’amuse des Wolves avec 13 caviars…Carmelo a toujours la tête au basket et enfonce un peu plus les Suns avec 28pts et 10rbds…Milwaukee n’a pu jouer à Atlanta, pour cause de mauvais temps…Brandon Jennings – selon George Eddy – pourrait déclarer forfait pour le Slam Dunk Contest…Allen Iverson, après son meilleur match de l’année, s’est blessé au mollet droit et sera arrêté de 6 à 8 semaines…Andre Iguodala, lui, rejoue mais n’a toujours pas de shoot, 0/7 pour 1pt et la défaite, Welcome back A.I…

 

Et pour demain?

Pas de gros match, cette nuit, mais tout de même des Mavs qui se déplacent à Indiana. Toujours privés de leur leader allemand, les Texans restent sur deux revers de rang et avancent donc à vue. Reste un Jason Kidd toujours en forme qui aura fort à faire pour contrer la vitesse de Darren Collison. A suivre aussi, le duel de pistoleros entre Jason Terry et Danny Granger ou celui des contreurs mettant aux prises Tyson Chandler et Roy Hibbert.

Le cinq du mois de décembre!

7 janvier 2011

Les fêtes, le match de noël, les bonnes résolutions, la neige, les vacances, les marmots… Tout se mélange un peu lors du mois de décembre. C’est pareil sur les parquets, il y a ceux qui calent clairement et ceux qui commencent à faire peur à tout le monde. Voici, les cinq gaillards les plus chauds de la Ligue au moment d’attaquer la nouvelle année.

Derrick Rose (Chicago Bulls)

Récupérer Boozer et perdre immédiatement Noah. Les Bulls ne sont pas vernis jusqu’ici mais s’en sortent avec les honneurs. Ca donne 12 victoires pour 4 revers, au mois de décembre et forcément, Derrick Rose y est bien pour quelque chose. Le boss de Windy City, c’est lui. Remplissant chaque catégorie statistique, le champion du monde joue le meilleur basket de sa jeune carrière. Scorer impressionnant, il prend de l’épaisseur au niveau de la passe et de la gestion de son équipe. S’il a dû baissé pavillon face à Boston et Orlando, Rose a filé le tournis aux Lakers avec 29pts, 9pds et 5rbds. Pas le meilleur meneur NBA, mais définitivement le joueur qu’il faut pour driver une franchise de Chicago de plus en plus ambitieuse.

Dwyane Wade (Miami Heat)

Wade a pris feu! Attention les yeux, ça brille de toute part. Silmplement « unstoppable » pour le dernier mois de l’année, Flash a repris du service et a prouvé à tout le monde que jouer avec Lebron ne pouvait être qu’un énorme bénéfice pour lui et son talent. Au final, il ne passe que deux fois sous la barre des 20 points, en colle 40 à New York, puis 45 le lendemain face aux Rockets. Surtout, c’est son adresse retrouvée qui impressionne puisque Wade ne gâche plus rien, file des caviars à foison et reste le défenseur d’impact qu’il a toujours été. Ca fait de Miami une équipe enfin hors-normes, souvent injouable avec un D-Wade qui a retrouvé sa place: celle de patron offensif. L’entente et la cohésion avec ses deux nouveaux coéquipiers est effective et c’est bien Flash qui semble en profiter le plus. Parti pour se frotter à Durant dans la lutte pour le meilleur scorer, Wade pourrait bien voir plus haut. Le titre de MVP lui tend les bras.

Lebron James (Miami Heat)

La NBA a désigné Lebron et Wade comme « joueurs du mois de décembre, à l’Est. » Un hasard? Sûrement pas, plutôt une habitude à prendre. Scottie Pippen fut, toute sa vie, un lieutenant. James et Wade évoluent différemment, personne n’ayant l’ascendant sur l’autre. Deux joueurs trop explosifs, trop athlétiques, trop puissants, trop forts. Ca donne effectivement la plus belle des associations jamais vue dans cette Ligue et si ça continue ainsi, il sera à l’avenir très difficile de départager ces deux loustics. Le King a laissé parler tout le monde, a fait le dos rond, s’en est pris plein la poire puis…s’est remis en route. Tel le train lancé qu’il a toujours été, Lebron est revenu à ses amours. Des stats hallucinantes, une aura en pleine expansion, un leadership parfaitement partagé, une attitude défensive irréprochable et évidemment des dunks et alley-hoop à foison. Bref, ça roule à Miami qui n’a perdu qu’une seule rencontre sur le mois de décembre pour quinze succès. Les Floridiens s’offrent même un record NBA avec dix succès à l’extérieur et notamment une humiliation infligée à Kobe sur son parquet.

Kevin Durant (Oklahoma Thunder)

D’accord, ça fait un cinq déséquilibré et Kevin Love- avec 16 double-doubles consécutifs – auraient mérité une place. Mais Durant est simplement trop fort pour bouder son plaisir. Un brin décevant en début de saison, le meilleur scorer de la Ligue a recouvré toutes ses sensations et repris sa place de « Lider Maximo » devant Russel Westbrook. Trop grand ou trop rapide, trop athlétique ou trop adroit, l’ancien de Texas propose toujours une équation insoluble pour son vis-à-vis. A plus de 29 points de moyenne, il va finir la saison très fort. Avec son capitaine à un tel niveau, le Thunder finit le mois avec un bilan de 10-4 et une attaque complètement retrouvée. Seul hic, Oklahoma peine encore face aux cadors, s’inclinant contre Chicago, New-York ou encore Dallas. Durant a donc encore quelque chose à améliorer, c’est presque rassurant.

Dwight Howard (Orlando Magic)

S’il y a bien un poste où la contestation n’existe pas, c’est ici. D12 est monstrueux. Toujours aussi impressionnant comme rempart défensif ou en tant que gobeur de rebonds, le pivot progresse en attaque. Surtout, les trades l’ont laissé un peu seul au poste de pivot, lui assurant un temps de jeu encore plus conséquent et donc des stats complètement pharaoniques. Superman reste l’arme la plus dissuasive et la plus difficile à stopper de toute la NBA. En décembre, il aligne trois matchs à plus de 20 rebonds, un carton à 39 points et, depuis la gifle infligée aux Spurs, Orlando ne perd plus. Même s’il reste le pire shooter de lancer-francs de la Ligue, D12 est clairement un candidat pour le titre de MVP, cette saison.

Focus sur les p’tis nouveaux!

6 décembre 2010

L’été 2010 était l’événement le plus attendu de ces dernières saisons. Une période estivale qui, effectivement, à redessiner la cartographie NBA. Entre tous ces gros trades, difficile de s’y retrouver. Après une vingtaine de rencontres, on fait donc le point sur ces changements d’adresse.


Catégorie: Celui qui est doué mais un peu couillon


Carlos Boozer (Chicago)

Ben la Booz a voulu enjambé un sac, s’est emmêlé les pinceaux, s’est viandé pis a raté tout le début de saison. Un brin benêt l’intérieur surtout que pendant ce temps-là Chicago jouait bien et son remplaçant dans l’Utah, Paul Millsap, se révélait comme la grosse surprise du début d’année. Revenu depuix trois rencontres, Boozer a souffert le martyre contre le Magic puis les C’s avant d’enfin retrouver quelques sensations face aux Rockets. On attend confirmation…

Catégorie: Celui qui était attendu nul et qui répond présent!

Hedo Turkoglu (Phoenix Suns)

Etrange parcours que celui de Turkoglu. A l’instar de toute sa carrière, il a, cette saison, montré le meilleur et le pire de son basket. Le meilleur, c’était cet été avec sa sélection nationale et une belle médaille d’argent pour les hommes du Bosphore. Le pire, c’est depuis le début de la saison avec les Suns où le Turc n’arrive à rien, a déjà perdu sa place dans le cinq et voit son temps de jeu diminuer comme peau de chagrin. Un bide, mais un vrai.

Catégorie: Celui qui veut saisir sa dernière chance

Shaq O’neal (Boston Celtics)

Le Shaq, à Boston. L’idée avait de quoi faire frémir, un Laker historique dans la maison verte. Mais l’adaptation du Big Aristote s’est faite aussi rapidement qu’efficacement. Voir le Shaq jouer le parfait role-player défensif, éclater des gros dunks sur les caviars de Rondo, filer l’accolade à Garnett et vêtir la casquette de l’intimidateur fait plaisir. Surtout qu’il fait tout cela avec joie et la conscience de posséder là, une chance réelle d’aller arracher une dernière bague, histoire de partir à la retraite tranquille. Et pas devancé par Kobe…

Catégorie: Celui qui se refait une réputation

Michael Beasley (Minnesota Timberwolves)

Il faut bien l’avouer, Michael Beasley épate son monde. Deuxième choix de draft, il était en train de se perdre en Floride, n’arrivant pas à sortir de l’ombre de D-Wade. Incapable d’élever son niveau de jeu, on le voyait s’enterrer encore un peu plus chez les Wolves. Mais non. Comme d’hab, c’est là où on l’attend le moins que Big Easy se refait la cerise. Au fin fond du Midwest, les loups ont donc trouvé un leader offensif inespéré. Beasley se fait plaisir, joue libéré et se lâche. Bien plus régulier qu’à Miami, il a même planté un buzzer beater contre les Clippers. La grande raison – avec évidemment Kevin Love – de l’exercice pas si catastrophique de Minnesota, c’est lui. Personnellement, sa carrière semble enfin lancée.

Catégorie: Celui sans surprise et tant mieux!

Al Jefferson (Utah Jazz)

Le club de Jerry Sloan avait clairement limité les risques. Jefferson est une machine à double-double. Réputé pour son étique de travail, sa régularité et son efficacité au rebond, Jefferson a vécu le début de saison dans l’ombre de Paul Millsap. Depuis le replis de Millsap, c’est bel et bien Jeff’ la première option intérieure et il ne déçoit pas. Utah  joue sûrement un meilleur basket que l’an passé et le doit en grande partie à son duo intérieur.

Catégorie: Celui qui doit prendre soin de lui

David Lee (Golden State Warriors)

Du 27 octobre au 10 novembre, David Lee squattait la raquette de Golden State pour six victoires en huit rencontres. Une blessure plus tard et les Warriors affichent un bilan négatif. L’équation n’est donc pas très difficile à déchiffrer. Avec un intérieur intelligent et travailleur comme l’ancien Knick, les joueurs d’Oakland proposent un jeu beaucoup plus complet et moins stéréotypé que seulement des shoots longue-distance. En défense et au rebond, Lee apporte énormément tout comme du point de vue de la fixation intérieure libérant des espaces pour Curry et Ellis. Bref, s’ils veulent conserver une chance de jouer la post-season, les Warriors ont besoin de leur power.

Catégorie: Celui qui a bien fait de se tirer

Trevor Ariza (New-Orleans Hornets)

Depuis toujours, Ariza a la bougeotte et ne s’attache jamais à une adresse particulière. Il avait déjà flairé le bon coup en quittant le Magic pour les Lakers pour aller chiper un titre. Cet été, il a préféré les Hornets aux Rockets. Pas forcément le meilleur choix de prime abord. Pourtant, entre les blessures de Brooks et de Yao, Houston a déjà dit adieu aux playoffs. Côté Hornets, c’est l’inverse puisque la bande à Chris Paul a débuté tambour battant. S’ils calent un brin en ce moment, les frelons devraient se battre jusqu’au bout pour la post-season. De son côté, Ariza force bien moins que dans le Texas, défend toujours autant et se constitue une solide réputation de shooter derrière l’arc. Tout bénef.

Catégorie: Celui qui s’est fait volé la vedette

Chris Bosh (Miami Heat)

Arrivé à Miami pour constituer le duo majeur du Heat avec Wade, Bosh se retrouve le 3e larron de l’entente cordiale des stars. Derrière James, forcément et, surtout, seul point d’impact dans la raquette floridienne. Problème, le secteur intérieur représente l’énorme faiblesse de l’équipe d’Erick Spoelstra. Ca ne peut être que la faute d’un seul homme mais bon, il s’appelle Chris Bosh, concourait pour le titre de MVP l’an dernier et montre des limites inquiétantes pour un ancien franchise player. En gros, il enchaîne et fait ses stats contre les mauvais, puis se fait marcher dessus par Kevin Garnett, Dwight Howard ou Dirk Nowitzki. Sans l’arrivée de Lebron, le Heat lui aurait sûrement offert un coéquipier un peu plus doué que « Z » ou Eric Dampier mais l’ancien Raptor va devoir se débrouiller seul dans la peinture et aller au charbon. Ce qui n’est définitivement pas sa plus grande force.

Catégorie: Ceux qui font gagner

Raymond Felton et Amare Stoudemire (New-York Knicks)

Deuxième de leur division, cinquième de leur conférence, devant Chicago, à un rien du Heat ou des Hawks…Cela suffit pour dire combien le recrutement des Knicks paye en ce début de saison. Ca fait presque une décennie que le Madison n’a plus vibré pour les playoffs. Ce pourrait bien être pour cette année tant l’équipe de D’Antoni semble avoir pris goût au succès. Une équipe qui joue toujours autant l’attaque mais avec un vrai meneur ravi d’avoir quitter le jeu stéréotypé de Larry Brown. L’ancien de UNC se fait plaisir et cumule les double-double et les alley-hoop pour « Stoud. » Ce dernier – le transfert le plus onéreux de l’été – a mis un peu de temps à prendre la température de l’équipe comme de la ville. Mais depuis trois semaines, on l’appelle « Patron » dans les travées de Gotham. Un gros coup de gueule, une poubelle encastrée dans le mur d’un vestiaire et Amare a mis tout le monde au diapason. Réapprendre à cette franchise délabrée que la victoire, ce n’est pas que pour les autres, voilà ce que réussit ce joueur d’exception. Plus personne ne parle d’un intérieur orphelin de Steve Nash ou d’un éventuel manque de leadership. Le transfert de l’été le plus probant, c’est Stoudemire chez les Knicks. Lui, la pression, il adore ça et il est en train de transformer littéralement la franchise de Pat Ewing. Et tous les fans de NBA l’en remercient.


Catégorie: Celui qui n’est pas parfait

Lebron James (Miami Heat)

On lui demandait quoi à James, finalement? D’être le premier joueur depuis Oscar Robertson à cumuler un triple-double de moyenne, de squatter les trois premières places du Top10 tous les soirs, de titiller les 72 succès des Bulls 96 avec le Heat et de s’entendre immédiatement avec D-Wade et Chris Bosh. Pou l’instant, Lebron est donc bien en retard sur les temps de passage prévus cet été. Comme un être humain en fait, il a dû digérer la haine dont il fait désormais l’objet aux States, appréhender son changement de statut, comprendre son nouveau rôle sur le parquet, répondre aux sollicitations médiatiques toujours avec le sourire et se rendre à l’évidence qu’il avait encore pas mal de boulot avant de réussir son pari. La route sera difficile pour le King. Boston, Orlando, Chicago, San Antonio ou L.A sont autant d’équipes plus fortes, plus rodées, plus complètes, plus homogènes que son Heat. les soucis dans la raquette ne sont pas de son fait, le manque d’impact à la mène non plus, les blessures de Haslem et de Miller encore moins. N’empêche, si le Heat se foire avant les finales, l’échec sera retentissant et il sera celui d’un Roi autoproclamé et toujours sans couronne. Qu’il claque 38 points aux Cavs ne change absolument rien. C’est en playoffs qu’il sera jugé. Ca lui laisse du temps pour faire prendre la sauce à Miami ou pour sombrer sous la pression. Si James n’est en rien le seul responsable des mauvais résultats de Miami, sa carrière – grand joueur ou loser surcoté? – se joue pourtant bien cette année.