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Playoffs NBA : Ce que l’on sait

12 mai 2011

Les finales approchent sans les Spurs, Celtics et Lakers. Les choses ont changé.

Next Gen. Depuis 1999, jamais une finale NBA ne s’était déroulée sans Duncan, Shaq ou Kobe. Un trio qui a trusté à peu près tous les titres de la dernière décennie (mis à part Boston en 2008). Cette année, ces trois lascars sont déjà en vacances alors que les petits jeunes du Heat, des Bulls et du Thunder ont encore du taff.

Tous à l’Ouest ! Si Chicago passe, le 1er et le 2nd s’affronteront à l’Est. Pas de surprise donc. Au contraire, à l’Ouest, la finale de conf’ peut encore mettre aux prises le 3e face au 8e… Une belle surprise et quelques parieurs qui se paieront de jolies vacances. La magie des playoffs est revenue, les Lakers ne tuent plus le suspense.

Les Mavs se cachent. Dallas a infligé un sweep au double-champion en titre. Même l’écrire  reste surprenant. Faut s’y faire, la bande à Dirk est maintenant favorite pour retrouver les finales. Un truc de malade quand on connaît le passif de cette bande de losers. Mais sans pression, sans attentes démesurées et avec un super collectif, les Texans viennent de rosser Blazers et Lakers. Le tout sans faire trop de bruit. Pourvu que ça dure, l’Allemand adore le calme.

Superman doit s’envoler. C’est mort ! Dwight Howard a beau clamer son amour pour Orlando et les fans du Magic, le meilleur pivot de la planète ne peut stagner entouré de branques. Le soleil ne suffit plus au bonheur de l’homme-montagne. L.A est une destination toute trouvée. N’en reste pas moins que pas mal de franchises tenteront leur chance. Qu’il fasse comme tout le monde, qu’il forme un big three ! Avec Chris Paul ?

Les Rose de Chicago. D’accord, Miami se repose sur la traction arrière James-Wade mais les Bulls, c’est carrément du solo depuis le début de la saison. Bizarre que cette équipe ne pouvant exister sans son MVP, Derrick Rose. Le problème étant qu’un homme seul n’a jamais rien gagné en NBA.

Lebron, le meilleur. Ils lui ont piqué son titre. Le MVP s’appelle Derrick Rose mais le meilleur joueur du monde se nomme bel et bien Lebron James. Si quelqu’un en doutait encore, la série contre Boston l’a prouvé. Le King aura un compte à régler contre le meneur surdoué. La suprématie ne se partage pas.

Kobe s’excuse. Quand l’homme le plus fier de la planète orange s’excuse, il faut écouter. Ecouter et retenir car cela n’arrivera plus. Bryant reviendra plus fort que jamais, plus concentré, plus intransigeant. Plus fort… En perdant, il ajoute une ligne plus humaine, moins froide à sa légende. Une péripétie mais pas une fin. Quelque soit le roster du Mamba, les Lakers seront très dangereux l’an prochain.

Gagner rend beau. Et oui, on adore les winners ! La plèbe est aisée à contenter, suffit d’enchaîner les succès ! En résumé, voilà la saison du Heat. Enfouie sous un tas de critiques, l’équipe d’Erick Spoelstra a fait le dos rond, taffé son jeu et s’est fixée l’objectif d’arriver fin prête pour les playoffs. C’est réussi et d’un coup, les fans se montrent bien plus nombreux et démonstratifs qu’en début de saison.

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Playoffs NBA: RIP Legends

12 mai 2011

Hier, Bob fêtait ses 30 ans de fin de règne. Boston a fait de même sur la côte Est. Les Celtics ne pouvaient lutter.

Redemption song. Dwyane et Wade et Lebron James s’étaient chacun, faits sortir par Boston, l’an passé. Bien sûr, ils étaient séparés à l’époque. Mais pour James, c’était carrément devenu personnel, une mission quasi obligatoire pour la rédemption de celui qui n’a encore rien gagné.
Pour le parallèle, on pourrait parler de Jordan qui passait enfin les Pistons de Detroit. On connaît la suite…Pour l’heure, Miami est en finale de Conf’, objectif minimal d’une escouade créée pour régner. La rédemption ne paraît plus très loin, le flot de critiques s’essouffle peu à peu – le Heat n’a lâché que deux matchs depuis le début des playoffs – et Lebron a fait preuve de vraies qualités de leader contre les C’s.

Get up, stand up. Miami est dans les clous donc mais Boston ne pouvait lutter. La faute aux blessures même si les joueurs ne se cacheront pas derrière cette excuse. Cela reste indéniable, Doc Rivers avait besoin de ses meilleurs à leur meilleur. Mais le Shaq n’a pas joué – ou si peu – le départ de Perkins n’a donc jamais été compensé, Garnett a besoin de beaucoup de repos et bien sûr le bras disloqué et le gros mal de dos de Rondo se sont chargés de doucher les derniers espoirs des verts.
Sans leur maestro, les shoots se font plus forcés, le jeu moins délié et même la défense n’exerce plus la même pression. Trop vieux, trop juste.

 Shot the sheriff. C’est désormais officiel, l’Est se cherche un nouveau chef de meute. Après Chicago puis Detroit, le titre revenait à Boston depuis trois saisons. Cela se passera maintenant entre jeunes chicagoans et floridiens. A Miami de pousser la belle aventure jusqu’au bout, de s’assoir sur le seul fauteuil qui convienne à ce trio magique. Chicago galère un brin face aux Hawks, les coéquipiers de Rose montrant une dépendance quasi-effrayante envers leur MVP. Ça semble faisable pour le Heat, dès cette saison donc. Quand on scalpe le chef, c’est pour prendre sa place.

Three little birds. Ils sont trois, enfin deux + un. Les « trois amis » ont encore planté 81 points sur les 97 de Miami, 67 pour Lebron et Flash. D-Wade terminant la première période à 23 pions (9/12), des moves de folie, une facilité déconcertante et un message : Boston pouvait taper, il encaisserait et rendrait au centuple. Ce fut le cas. Et ce, durant toute la rencontre.
Pis vint la fin, le money-time entamé avec des Celtics plutôt en avance. Mais le King avait des choses – beaucoup de choses – à prouver face à Boston qu’il n’avait encore jamais vaincu.

Positive vibration. L’ex-MVP a donc tout fait : tirs primés, pénétration, interception, dunk rageur…what else ? La victoire, la qualification, la petite pose un genou à terre pour les photos et un hommage à l’adversaire comme une passation de pouvoir: « Ces Celtics te poussent à tout donner, à ne jamais relâcher les gaz, tu ne peux jamais faire une pause et te déconcentrer. C’est une grande équipe, j’ai un profond respect pour elle. Les Three Amigos existent grâce à eux, ils ont montré la voie en 2008. » La légende de Boston est donc enterrée sur les terres de Dexter, celle de Miami peut commencer…

Playoffs NBA: Hasta la victoria…

10 mai 2011

Hier soir, Lebron et Wade ont dominé Boston. A eux deux. Pas du très beau basket mais un duo de stars qui a la « win » au cœur…

Survivor. Le premier élément notable de la soirée est la présence de Rajon Rondo sur le court. Malgré les images horribles de son coude se disloquant, le magicien cavale bien avec les siens, avec une certaine retenue, mais donne du cœur à toute l’équipe et à son public. Un grand bonhomme.

Duel au sommet. Un paquet de stars, de MVP, de futurs hall-of-famers se côtoient quand les C’s et le Heat. Mais de cette réunion d’étoiles, un duel ressort évidemment, celui entre Paul Pierce et Lebron James. The Truth jouant de sa technique, de ses appuis phénoménaux et de quelques coups de vice quand le King lui répond avec sa puissance exceptionnelle.
Coup pour coup, les deux stars se répondent tout le match avec cette incapacité de baisser la tête. James manquera bien la dernière possession du temps réglementaire mais se montrera tout de même décisif en overtime. Dommage pour Pierce qui termine à 27pts, 8rbds mais rate le shoot de la gagne.


83/98. Le trio du Heat a planté 83 unités sur 98. Pas besoin d’être un génie des maths pour deviner que cela correspond à plus de 80% des points de l’équipe. Pour le collectif ou la valorisation des seconds couteaux, on repassera. Surtout que trio, il n’y eut même pas vraiment, Bosh jouant essentiellement le rôle de ramasseurs de miettes.
Hier soir, Dwyane Wade (28pts, 9rbds) et Lebron James (35pts, 14rbds) ont simplement tout fait. En attaque bien sûr avec un « Lebronausorus » à 20 pions en 1ère mi-temps et Flash qui scelle la rencontre sur un step-back magnifique sur la tête de West. En défense aussi en mettant Ray Allen en difficulté et en ne donnant rien de simple à Pierce. Deux stars au sommet contre un collectif un brin emprunté. Ça a suffit, hier soir.


KG se manque. Après son récital du Game 3, Da Kid n’a pas réédité la performance. Au contraire même puisque l’ancien MVP a construit un joli 3 pièce-cuisine, en plein TD Garden. 7 points à 1/10 aux tirs et quelques briques dangereuses et des ratés dans les derniers instants qui ont coûté le match. Si Garnett ne domine pas Bosh, les C’s n’ont aucune chance.

Que manque-t-il à Boston ? Il n’a pas fallut grand-chose pour que la série se retrouve à égalité. Mais un Rondo sur la retenue et un peu moins bon sur la fin de match, un Delonte West qui omet par deux fois de décaler « Ray Ray » dans le corner, un Shaq incapable de jouer plus de 3 minutes, un KG aux mains carrées, ça fait quand même beaucoup !
Miami était clairement prenable, hier soir, les C’s ont laissé passer leur chance, bien handicapés par un chef d’orchestre moins tranchant qu’à l’accoutumée. Aussi – et surtout ! – les hommes de Doc Rivers ont coulé offensivement dans le money-time. Seul Pierce a tenu la barre mais esseulé, le capitaine vert n’a pu qu’abdiquer. Un passage de témoin bien récupéré par Wade&James. Miami a les clés de la série en mains.

Playoffs NBA: Lebron James trop fort!

4 mai 2011

Dépossédé de son titre de MVP, Lebron James avait quelque chose à prouver ce soir. Il y est parvenu.

Un show. Un match comme seul James (35pts, 7rbds) peut en réaliser. Bon en première période, le King prend feu dans le 3e quart. 12 points et une facilité déconcertante dans tout ce qu’il entreprend. Il repousse Boston à lui seul en enchaînant deux tirs primés consécutifs ou en allant claquer le dunk sur rebond offensif. Présent, James l’est aussi en défense avec encore un très gros boulot sur Pierce et un Heat dominant dans l’impact physique.

Boston ne suit pas. Vu que le show Lebron se poursuit aussi dans le dernier quart – 24 pions en 2e mi-temps – avec encore un étalage technique impressionnant de l’ancien Cav, les C’s s’en sortaient plutôt bien en restant collé au Heat. Pourtant, Ray Allen (2/7) et Paul Pierce (5/11) ne trouvaient pas d’espace et Garnett vendengeait sec (8/20). Seul le banc – le duo Green-West très bon – et un Rondo mieux dans son basket permettaient aux verts de rester en vie. Mais porté par Lebron et avec un Wade encore excellent, le Heat ne pouvait pas perdre. Une accélération fatale à six minutes du terme entamée par un tir primé de Chalmers et poursuivie par James douchaient les espoirs des hommes de Beantown.

Injouables? A ce niveau là, Lerbon et D-Wade hissent leur Heat à une altitude vertigineuse. Boston est dans les cordes, se maintien tout le match et craque inévitablement à la fin. L’impact physique et athlétique du Heat y est pour beaucoup. Le niveau des joueurs de devoir également avec un Joël Anthony précieux en défense, un Mike Bibby appliqué et un James Jones qui a donné son corps à la science. Ca sembke trop dur pour Boston qui ne peut s’en sortir qu’en jouant parfaitement. Ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Playoffs NBA : Miami trop fort !

2 mai 2011

Hier soir, le Heat a sûrement livré l’un de ses meilleurs matchs de toute la saison. Au meilleur moment, prouvant le potentiel immense de cette équipe. Boston doit réagir mais les solutions manquent.

Wadator ! Comme tous les excellents joueurs de pénétration, D-Wade devient vite injouable quand il est en phase à l’extérieur. A 23pts (10/12) à la mi-temps, Flash a porté son équipe offensivement sans discontinuer. Le numéro 3 termine à 38 pions et une facilité déconcertante. Dunks, lay-ups, shoots mi-distance, tirs primés…l’arsenal de l’arrière n’avait aucune limite, hier soir.
Surtout, Wade a aussi montré l’exemple en défense, jonglant entre Ray Allen et Rajon Rondo avec la même réussite. Au final, un match de MVP avec 38pts, 5ast, 2blks et 3stls. Trop fort, tout simplement.

Le Roi règne. Lebron James n’a pas produit autant que D-Wade mais il a largement contribué au succès des siens. En défense tout d’abord. Le King a dominé Paul Pierce physiquement, lui rendant la vie bien difficile et annihilant sa capacité à créer pour l’isoler dans un rôle unique de scorer. The Truth termine à 19pts (6/14) aux tirs – sa réussite dans les tirs en 1ère intention fut sa principale force – 4 balles perdues et une expulsion. Frustré, énervé, Pierce est rentré aux vestiaires après quelques mots doux glissés à l’oreille de Wade. Un travail énorme de James donc poursuivi de l’autre côté du parquet.
En forçant bien moins que certaines fois, Lebron a marqué qand son équipe en avait besoin, se contentant ensuite de créer pour les autres et de défendre comme un forcené. A noter, l’action du match – des playoffs ? – sur son alley-hoop à deux mains sur toute la défense celte.


JJ Bang Bang ! Si le Heat a très bien joué hier soir, il le doit aussi à son sixième homme : James Jones. C’est à son entrée que les Floridiens commencèrent à vraiment prendre leurs aises dans la rencontre. La faute à une adresse longue-distance exceptionnelle, rendant le jeu du Heat quasi-indéfendable. Profitant des décalages créés par ses coéquipiers, Jones se fait plaisir et score 25 unités (5/7 à 3pts). Largement suffisant pour faire exploser des C’s déjà en rupture en fin de second quart. De quoi aussi suppléer Chris Bosh, transparent.

Lents. Pas la peine de faire du cas par cas, concernant la triste performance de Boston. Un manque d’intensité criant, de la lenteur, des joueurs empruntés et un déficit de créativité offensive quasi-insurmontable ont plombé les espoirs de Doc Rivers. Mis à part Ray Allen, très bon, les fautifs sont multiples. Pierce ne doit pas se faire manger par James et ne peut – avec son expérience – laisser les siens avant la fin. Rajon Rondo reste le baromètre de cette équipe. Gêné par Flash, le magicien n’a joué de tour à personne. Bâché à plusieurs reprises – dont un monstrueux de James sur la planche ! – Rondo perd trop de balles et ne plante pas suffisamment (8pts à 3/10). Si le tandem Allen-Pierce galère, Rajon doit absolument faire bien plus souffrir son vis-à-vis et non s’enferrer dans des pénétrations à trop hauts risques. Surtout, les C’s n’ont jamais paru évoluer au même rythme que le Heat, le meneur est forcément responsable.

Un banc nul. Il ne faut pas se leurrer, l’éclat est survenu en 2nd quart, période durant laquelle Garnett&co ont besoin de souffler. Mais les cols bleus de Beantown ne tiennent pas la comparaison avec le pourtant très faible banc du Heat. Jeff Green a sombré en défense face à James et multiplié les mauvais choix en attaque, West a, lui aussi, semblé bien lent et Krstic n’aura jamais les qualités d’un Celtic. Si Big Baby a bien débuté avec deux shoots extérieurs, il s’est rapidement éteint. Pour l’heure, le banc des C’s est simplement trop faible. Et le Shaq est toujours en costume.


Déjà fini ? Bien sûr que non mais si le Heat continue à évoluer à ce niveau, ça s’annonce compliqué pour les Verts. Il faut tout de même relativiser, Wade ne shoote pas tous les soirs à 70%, Jones ne prend pas feu à chaque match et Rondo est rarement aussi décevant deux matchs de suite. N’empêche, les cadors – Pierce en tête – des C’s ont semblé dominés dans leurs duels respectifs comme jamais depuis la création de leur trio.

Pilonner ? Quelle solution pour Boston ? Ralentir encore et toujours le rythme, interdire les contre-attaques et pousser le match vers la rixe… la recette paraît sale mais pilonner à  l’intérieur semble une bonne solution. Si Bosh prend des fautes rapidement, le Heat ne peut plus proposer qu’une raquette démunie de talents offensifs. Dès lors, il est un peu plus simple de défendre sur les extérieurs et de dominer le rebond. En gavant KG de balles dès les premières secondes, en resserrant la défense sur les un-contre-un et en priant pour retrouver les caviars de Rondo, les C’s auront une chance. Mais pas beaucoup plus…

Playoffs NBA: Les previews du jour

22 avril 2011

Boston se rend au Madison pour l’affiche de la soirée. Orlando et les Lakers doivent, eux, rattraper leur boulette du premier match.
New York/Boston: Dans quel état seront les Knicks? Avec Stoudemire? Avec Billups? La santé du Big three reste l’élément fondamental pour scouter les Knicks. Au complet, avec un Melo en feu et un public bouillant, New York possède les armes pour faire vaciller le collectif de Boston. Mais il faudra bien une escouade de morts de faim, un Stoud’ opérationnel et le retour de Billups. Et un money-time mieux géré aussi. Ca fait beaucoup pour un seul match mais tout New York est prêt pour enfin célébrer un succès en playoffs. Reste que Boston vendra chèrement sa peau. Mais Spike Lee a déjà mis le champagne au frais…

Atlanta/Orlando: Un match déterminant. Si le Magic ne veut pas se faire sortir, il faut absolument aller l’emporter à Atlanta. Et ce ne sera pas évident, Arenas est quasiment sorti de la rotation après ses horribles performances, Quentin Richardson n’est qu’un appoint et Turkoglu reste une énigme. Les Hawks peuvent donc se mettre à l’abri ce soir pour peu que Joe Johnson sorte enfin un match digne de son rang (et de son salaire). Après, si Atlanta parvient à contrôler « les autres » d’Orlando – qu’ils le veuillent ou non, ils n’ont rien pour stopper Howard – le succès ne devrait pas être loin. Reste le paramètre « pression » puisque les deux franchises n’ont guère l’habitude de briller quand cela compte le plus. A noter, Orlando n’a encore jamais gagné de la saison à Atlanta.

Los Angeles/New Orleans: Il serait de bon ton de croire en l’étoile de la Nouvelle-Orléans. Une ville délabrée par Katerina, un club au bord de la faillite racheté par la Ligue, le meilleur meneur NBA, une escouade solide et volontaire…Seulement en face, ce sont les Lakers. Et Kobe ne fera pas de sentiment. Son équipe a besoin d’un succès pour reprendre le leadership de la série. L.A est surtout en quête de confiance, de son fond de jeu et de son pivot ibère. Tout régler en une rencontre reste impossible. Coller une rouste pour passer un message clair et compris de tous, l’est beaucoup plus. Aux Lakers de montrer qui sont les champions.

Le Shaq is back?

22 avril 2011

La carrière du Shaq n’est peut-être pas terminée. Le Big Diesel a pris l’avion pour New York avec ses coéquipiers. Il pourrait participer au Game4.

Enfin. Une bonne nouvelle ! Concernant l’état de santé de son pivot, Boston en attendait une depuis bien longtemps. Le trade de Perkins incluait obligatoirement un Big Daddy en état de marche. Du moins, dans l’esprit de Danny Ainge.
Après être revenu pour moins de dix minutes à Detroit, il faut bien sûr attendre de voir le Shaq en action avant d’être pleinement rassuré. Mais tout de même, Doc Rivers avait annoncé que son pivot ne prendrait l’avion que s’il devait jouer. Il foulera donc bien le parquet du Madison.

Rebond et contres. Si face aux Knicks, Boston n’affronte pas une raquette très fournie, les C’s peinent quand même aux rebonds. Un couac pour une équipe qui a souvent dominé dans ce secteur. Surtout, les nouveaux – Jermaine O’neal et Krstic en tête – manquent clairement de dureté pour s’imposer chez la Green Team.
Le Shaq, même si son temps de jeu devrait rester limité, sera donc là pour combler les brèches. Des rebonds et des contres pour l’essentiel et quelques dunks pour faire lever la foule. S’il parvient à tenir ce registre, les C’s ne pourront que s’en réjouir.

Un banc ? L’autre point inhabituellement faible de cette escouade de Boston se situe au niveau du banc. La présence du Shaq devrait aider un peu. S’il rentre en jeu, son aura, son physique et son envie pourraient bien l’installer comme le leader du second unit. Son association avec « Big Baby » a en plus de quoi faire réfléchir tous les arrières de la Ligue avant de s’aventurer en peinture verte.

Faut-il y croire ? Il n’y a pas de secret. L’équipe de Boston ne tourne pas très bien en ce moment et l’ajout d’une pièce comme le Shaq ne peut que faire du bien à l’édifice un brin bancal. Mais le Big Aristote a déjà tenté de revenir en fin de saison pour se péter moins d’un quart-temps après son retour.
En playoffs, l’intensité, l’agressivité et les coups bas sont plus nombreux, plus courants. Surtout quand on possède la carrure de Mr Univers et qu’on a une défaillance pathologique aux lancers-francs. Pour toute la domination exercée auparavant aussi, le Shaq sera ciblé par tous les adversaires des C’s. Normal, c’est la guerre. Ça ne devrait pas l’aider à retrouver le rythme, quel sera son temps de jeu ? Quel sera son impact sur l’équipe ? Difficile de le savoir. Au mieux, Big Daddy jouera les hommes de loi dans la raquette. Au pire, il connaîtra une triste fin de carrière. En costume.  

Playoffs NBA: Occasion manquée

20 avril 2011


Un grand Melo, une petite équipe de Boston. Ça fait quand même 2-0 pour les Verts qui viendront au Madison avec la possibilité de finir la série.

Boston/New York : Largement dominateurs au rebond et portés par un Melo grand-cru, les Knicks n’étaient pas loin de chiper cette seconde manche. Comme la première d’ailleurs mais KG a scellé le sort du match grâce à  un jump-shot ouvert suivi d’une interception pleine de rage. Dommage pour la star du dernier mercato qui aurait pu justifier, sur un seul match, tout le tapage qui entoura son arrivée à Gotham. Il n’en est rien et ses 42pts restent un joli exploit…individuel. Les C’s, eux, pas vraiment au top, manquent d’ardeur intérieure et doit composer avec un banc très léger. Mais un bon Rondo (30pts et un bon gros rhume pour Toney Douglas) et le réveil de la doublette Allen-Pierce en seconde période ont suffi aux Verts. -0, la pression est sur les Knicks. Le Madison est prêt à rugir pour inverser la tendance.

Dallas/Portland : La clé de la série côté Blazers était de ralentir Dirk Nowitzki grâce à la défense de Gerald Wallace. Il n’en est rien et l’Allemand s’est une nouvelle fois fait plaisir avec 33pts, dont 14 dans le 4e quart. Battre dallas paraît alors bien plus compliqué. Surtout que Jason Kidd s’est mis au diapason et ce diable de Peja Stojakovic a retrouvé ses jambes et sa pate, et les vieux font la nique aux jeunes de l’Oregon. L’ambiance du Rose Garden devra redonner des ailes à l’équipe de Nate McMilan qui faiblit clairement dans le money-time depuis deux matchs.

Orlando/Atlanta : L’élimination pend toujours au nez de cette formation du Magic qu’on ne reconnaît plus vraiment. Ils l’ont emporté et c’est bien là, l’essentiel. N’empêche, le jeu tourne toujours autour d’une seule et unique force : Dwight Howard. Le défenseur de l’année réalise bien des prouesses mais ce style semble si simpliste qu’il paraît difficile d’imaginer Orlando pouvoir remporter la série face à une équipe des Hawks bien plus homogène. Reste des aiglons toujours fébriles quand il s’agit de terminer une rencontre. Contre un Magic peu inspiré, avec l’avantage du terrain récupéré, les Hawks possèdent les clés pour passer. Faut-il encore ne pas se louper à la maison…

Fans de Boston, levez-vous !

18 avril 2011

L’odeur des playoffs ne transcende personne comme les Celtics. Ils l’ont encore prouvé hier soir. Courage, force collective et défense !!! Voilà comment les C’s ont construit, depuis trois ans, l’une des meilleures équipes du monde. Cette année encore pourtant, les pronostics les donnent vieillissants, fatigués, blessés, hors-de-forme. Les analystes ont sûrement raison mais oublient l’impact de l’arrivée du printemps sur les articulations usées. Les C’s renaissent au soleil ! Et surtout, gagnent.

Hier, ce fut sale. 43% aux tirs, 16 balles perdues, seulement 66% aux lancers-francs. Mais la victoire est au bout. La preuve que cette équipe a su se retrouver. Garnett livrera des duels enragés avec Stoudemire, Pierce en fera voir de toutes les couleurs à Melo et Ray Allen restera sagement en retrait des excès de testostérone pour mieux flinguer toute velléité adverse. Les C’s ont toujours joué ainsi, la recette est connue mais imparable.

Surtout que les Verts ont récupéré deux armes un brin disparu ces dernières semaines. Un meneur de génie. Rondo, encore en difficulté avec son shoot, a filé le tournis à Billups, frôlant le triple-double et ne perdant qu’une seule munition. L’autre atout revenu de nulle part est l’homme providentiel qu’on n’attendait pas. Spécialiste du genre, Donc Rivers a ressorti Nate Robinson l’an dernier de derrière les fagots avec grande réussite. Hier soir, ce fut Jermaine O’neal. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’ancien All-star réalise une superbe partie avec un parfait 6/6 aux tirs et un contre énorme sur Anthony.

Sans le Shaq et avec un Big Baby à l’ouest, Doc Rivers a donc su trouver une nouvelle carte dans sa manche. La force des Celtics est donc préservée : le collectif va bien. Le Big Three devrait monter en température peu à peu, Rondo retrouvera bientôt son niveau et le Shaq va bien finir par se soigner. C’est géré. C’est écrit. C’est ainsi. Les Celtics arriveront lancés et fin prêts pour le choc de l’année : le second tour face au Heat. Boston, une équipe de playoffs.

Playoffs NBA: Des questions?

15 avril 2011

Les playoffs débutent demain avec une foule de questions en suspens. On fait le tour des principales interrogations.

Des jeunes et des dieux ?

En gros, Chicago et Oklahoma peuvent-ils remporter leur conférence respective ? Pour les Bulls, les chiffres plaident pour eux. Meilleur bilan à domicile, les coéquipiers de Rose auront l’avantage du terrain tout au long des playoffs. Chicago possède également les meilleurs stats inter-conférence (39-13), est invaincu face au Heat (3 victoires) et reste sur un probant succès contre Boston. Le chemin est donc tracé, reste un potentiel offensif limité et une expérience moindre de ce niveau. Des inconvénients largement surmontables mais laissant le doute sur le véritable niveau de ces Bulls en playoffs.

Pour le Thunder, le potentiel paraît peut-être plus grand qu’à Windy City. Durant-Westbrook forment le duo le plus explosif de la Ligue, la raquette est désormais blindée par le Perk’ et le collectif roucoule. Le désavantage d’OKC réside en fait surtout dans son parcours. Le plus difficile de tous les favoris qui les verra croiser des Nuggets survoltés puis vraisemblablement les Spurs et les Lakers. Pour sortir vivant d’un tel parcours, il faudra être costaud.  

Kobe, le rêve se réalise ?

En route pour la 6e. Le défi que Kobe s’est lancé en entamant sa carrière – faire au moins aussi bien que son idole – est en passe d’être remporté cette saison. Si Jordan n’a jamais connu de saison aussi difficile (pire exercice à 62 victoires) lors de son second three-peat, le Black Mamba peut toujours compter sur une aura inégalable au sein de la Ligue. Au complet et en forme, les Angelinos restent les favoris et Kobe le sait bien.
Comme MJ en son temps, Bryant devra donc resserrer les boulons et éviter que ses ouailles ne se dispersent comme en saison régulière. Et briller. Les Lakers restent son équipe et ce sera à lui de dominer les débats face aux jeunes stars montantes ou contre les anciens du Texas.

Que vaut Boston ?

La question la plus délicate de ce début de playoffs. Leur niveau du dernier mois de saison pourrait les laisser partir en vacances dès le premier tour. Mais peu croient pourtant en un succèdes Knicks. La faute à une équipe d’increvables que personne n’oserait plus sous-estimer. L’an dernier, leur 4e spot ne les a pas empêchés d’aller en finale. La fin de saison a été surtout marquée par un manque d’énergie, d’envie peut-être, une certaine lassitude dont Rondo a semble-t-il bien du mal à se défaire.
Mais l’ambiance, le suspens et les rivalités vont raviver l’âme de grognards d’un vestiaire qui ne possède plus des masses de cartes dans sa manche. Et les C’s affichent un bilan positif face au Heat, probable concurrent du 2nd tour. Avec ou sans le Shaq, Boston ne sera pas bon à prendre.

Le roi des losers ?

Si Kobe a la pression face à l’Histoire, Lebron sait qu’il joue une grosse partie de sa légende, cette saison. Parti de Cleveland avec des éliminations récurrentes, il n’a pas fait du Heat la machine de guerre espérée. Il n’a donc plus le choix et doit gagner immédiatement. Un nouvel échec le classerait parmi les losers. En saison, le Heat n’a pas vraiment brillé contre les gros et s’est beaucoup fait critiquer sur son style de jeu.
N’empêche, Lebron reste Lebron et donc le meilleur joueur que cette planète compte. Avec D-Wade, le duo n’a pas de limites et doit passer outre le manque de banc et d’impact intérieur. Ce sera dur, peut-être sale. Mais le règne du Roi doit enfin commencer cet été. Sous peine d’être rapidement comparé à Charles Barkley…

Les Mavericks sont-ils maudits ?

Les Mavs et leur potentiel s’effritant à chaque fois que la pression monte d’un cran. C’est connu, presque attendu. Surtout que Dirk va devoir batailler sévère face à des Blazers transfigurés depuis l’arrivée de Gerald Wallace. Au final, les Mavs paraissent clairement la tête de série la plus en danger lors de ce premier tour. Leur chance ? Portland représente l’équipe maudite par excellence et n’a pas atteint les demi-finales de conf’ depuis près d’une décennie.

N’empêche, Dallas reste bien trop dépendant du seul Dirk et se retrouvera vite en danger si Kidd (36%) et Terry (45%) continuent à construire une maison par match. Maudits pendant leurs belles années, peut-être, mais aujourd’hui, les Mavs – sans Butler – semblent surtout un peu légers et vieillissants.