Posts Tagged ‘spurs’

Playoffs NBA: Les previews du soir

27 avril 2011

Le Heat peut finir ce soir, San Antonio voudra sauver sa peau et le Thunder a une revanche à prendre.

Miami/Philadelphie: Ca semble joué d’avance pour le Heat. Dans leur salle, les Floridiens n’ont pas vraiment de pression et semblent supérieurs à leurs adversaires. N’empêche, les Sixers sont l’équipe contre laquelle aucun relâchement n’est pardonné. Alors attention tout de même du côté des Three Amigos qui doivent rester focus. Boston, c’est la semaine prochaine!

Oklahoma/Denver: Fin de match compliquée lors du Game 4. Après la claquette de Perkins lors du 1er match, c’est une faute de Kenyon Martin qui aurait pu être sifflée sur le shoot de la gagne. Du moins, Westbrook en est intimement persuadé. Mais personne ne se plaint de pouvoir assister à une joute supplémentaire entre deux formations tournées vers l’offensive. Surtout que maintenant, ça sent le souffre! A Oklahoma de prouver. Prouver qu’ils ont bien grandi, qu’ils savent finir le job. A domicile, la route semble toute tracée, Kevin Durant ne devrait pas laisser passer sa chance.

San Antonio/Memphis: Personne ne peut croire à la fin du Big Three, surtout sur leur terre. Pourtant, ça fait un moment déjà que les Grizzlies se moquent des pronostics. Du coup, difficile d’en faire! Une chose est sûre, les Spurs ne rendront pas les armes facilement et Memphis devra jouer encore mieux s’ils veulent éviter une cinquième rencontre. Côté Spurs, le trois All-stars doivent enfin répondre présent en même temps. La survie passe par là. Une pièce sur les Spurs qui justifieront ce soir, leur statut d’increvables.

Publicités

Playoffs NBA : Au revoir Spurs!

27 avril 2011

Le leader de l’Ouest peut se faire sortir de la course, dès ce soir. La faute à des Grizzlies qui pètent le feu. La faute à l’âge aussi…

Simplement moins forts. Le pire dans les trois défaites des Spurs semble vraiment être la qualité de jeu bien supérieure démontrée par les joueurs de Memphis. Il ne s’agit pas seulement de match-ups défavorables pour les Texans. Non, les soldats de Lionel Hollins développent un super basket, agressif, rapide, collectif…Les Spurs en jeune quoi ! Et Rudy Gay est toujours blessé. Chapeau-bas pour Memphis !

Usés. Ça fait un moment que tout le monde le dit et cette année – enfin ! – les Spurs ne font plus mentir personne : ils sont vieux. Pas expérimentés, ni ultra-rodés. Non, juste vieux et usés par de trop nombreuses joutes. Tim Duncan n’arrive pas à contrôler Zach Randolph, TP a bien du mal à tenir sur la longueur face à l’énergie de Mike Conley et si Ginobili s’en sort mieux, l’Argentin ne fait plus les mêmes différences qu’avant. Un Big Three qui boîte, la fin d’une très belle histoire dans le Texas ?

Surprise ! Il faut rendre à Charles ce qui lui appartient. Barkley – entre de multiples conneries – avait vu juste, annonçant la sortie de route des éperons dès le 1er tour. Le manque de taille venait appuyer sa démonstration. N’empêche, très peu le suivaient sur cette grosse cote. Forcément, les Spurs ont proposé un jeu plaisant toute la saison. Surtout, ils ont trusté la 1ère place du début à la fin de la saison avec une seule (très) mauvaise série en fin d’exercice. Beaucoup – moi le 1er – n’y voyaient qu’une mise au repos pour bien préparer la post-season. Beaucoup se sont trompés.

Mauvaise gestion. Alors que Poppovich devrait être cité dans toutes les écoles de management pour sa gestion au doigté, il s’est fait avoir sur le coup ! Memphis a délibérément sabré ses deux derniers matchs de saison pour « éviter les Lakers » selon le coach. Ou pour jouer les Spurs, c’est selon. La preuve que sur la terre d’Elvis, un mauvais coup se préparait. Les Texans sont tombés en plein dedans, incapables de faire valoir leur statut, leur expérience ou encore l’avantage du terrain. Même Pop’ peut recevoir une leçon !

C’est pour ce soir ? San Antonio est dominé, personne ne peut le contester. Mais les Texans peuvent-ils sombrer à domicile ? Eux, si forts cette saison dans leur antre (36-5, meilleur bilan ex-æquo avec les Bulls) pourraient subir la pire humiliation qui soit devant leur public. Pour cela, il faut croire en l’orgueil de ces champions. Il faut espérer un regain de forme inespéré, une adresse encore jamais vue dans la série, une intensité de 48 minutes et un Tim Duncan plus incisif. Il faudra au moins tous ces ingrédients et un public de folie. Une grande équipe est en passe de mourir mais gare à la bête blessée ! Les Spurs doivent retourner à Memphis et faire ce qu’ils font depuis toujours : vendre chèrement leur peau.

 


Le grand ménage ? En symétrie à l’avènement des Grizzlies, le démantèlement de la machine Spurs devrait être tout aussi impressionnant. Pas le genre de la maison de se faire sortir comme un mal-propre malgré un statut de favori. Surtout que cette saison, le staff ne peut plus se cacher et va devoir passer un bon coup de jeune sur son effectif !  Richard Jefferson rejoue comme l’an dernier, MCDyess et Duncan n’ont plus le niveau de titulaires et El Manu a besoin d’un bon back-up toute la saison. Tout ça, sur fond de lock-out. Le ménage est nécessaire mais quelle forme prendra-t-il ?

Playoffs NBA : Les Spurs sont mal

26 avril 2011

Battus deux fois de suite à Memphis, San Antonio est en passe de se faire sortir prématurément. La faute à un Duncan vieillissant mais surtout à des Grizzlies en feu grâce à un roster bâti comme celui des Spurs.

Mimétisme. Un cinq homogène, un ailier-fort comme leader, un meneur tonique, un banc qui compte et un collectif bien construit. Spurs et Grizzlies affichent des profils similaires, proposent un style semblable fait d’une grosse pression défensive et de beaucoup de passes. La différence en fait se trouve dans la fraîcheur actuelle des deux équipes.
Quand San Antonio (4-8) terminait la saison en boitant, les joueurs du Tennessee s’arrachaient (9-4 pour finir) pour glaner la huitième place. Un momentum qui, visiblement, pourrait bien faire la différence sur la série.

Match-ups surprenants. Comme toujours en playoffs, le classement n’importe peu et ce sont bien les duels intrinsèques qui doivent être analysés. Si la vie de Ginobili s’annonçait compliquée face à des spécialistes défensifs tels Tony Allen et Shane Battier, ceux de TP et Tim Duncan semblaient bien à l’avantage des Texans. Il n’en est rien.
Sur la série, le frenchy ne plante que 17,8pts par match avec une réussite très faible (40% à 2pts, 20% à 3pts) prouvant l’excellente défense de Mike Conley. Plus vif et rapide que TP (4.3 balles perdues), Conley (14.3pts, 7.3pds) prouve qu’il a les épaules pour driver une équipe de playoffs.

Pour Duncan, la comparaison fait encore plus mal. Le géant des Îles Vierges a bien débuté (16pts, 13rbds puis 16pts, 11rbds) avant de ralentir clairement (seulement 6pts hier…). Surtout, c’est son impact sur une rencontre qui a nettement baissé. Incapable de contrôler Zach Randolph, il laisse la raquette des Spurs se faire manger, sans pouvoir rien n’y faire.

Déjà fini ? Peut-être bien. Mais comme les Spurs ne doivent jamais être enterrés, personne ne le jurera. N’empêche, le manque de réaction dans une 4e manche primordiale pour la suite, une 2nde mi-temps indigeste et un Big Three dans le dur font que Pop’ ne croule pas vraiment sous les solutions pour inverser la tendance. Reste l’orgueil des vieux. Mais ça ne paraît plus suffisant face à l’explosivité de cette jeune escouade qui se verrait bien faire le coup des Warriors de 2007.

Go Thunder ! Les séries ne sont pas terminées mais le Thunder sent la route vers les finales de conf’ s’ouvrirent à grand-pas. Bien placés face à Denver, les coéquipiers de KD devraient voir d’un très bon œil la qualification de Memphis pour le 2nd tour. Déjà, il s’agit du seul scénario leur assurant l’avantage du terrain. Aussi, la raquette du Thunder possède de quoi répondre aux énergiques Gasol et Randolph. La doublette de poètes Ibaka-Perkins ne se fera jamais manger comme les os cassés du vieux couple McDyes-Duncan.

Ensuite, Durant n’aura pas Rudy Gay sur le paletot et Westbrook, par ses qualités athlétiques, devrait être moins gêné par les interceptions de Conley que Parker. Rien n’est fait mais ça se dessine ainsi. Une stat quand même pour nuancer tout ça : les Grizzlies ont battu le Thunder 3 fois sur 4 en saison.

Playoffs NBA : La hiérarchie bousculée

21 avril 2011

Les Lakers et les Spurs ont encore galéré face à plus faibles qu’eux pendant que le Thunder détruisait Denver. L’outsider est en forme, les favoris beaucoup moins.

Ça passe… C’est ce qu’ont pu conclure Spurs et lakers au terme de leur rencontre d’hier. Pour les Spurs, le retour de Manu Ginobili fait le plus grand bien dans l’agressivité et la création. Un apport suffisant pour s’en sortir mais les Grizzlies ont prouvé que la série resterait serrée tout du long. Malgré une bonne adresse en attaque, Tim Duncan (16pts mais 5 balles perdues et 6 fautes) peine face à l’excellent tandem Randolph-Gasol, Mike Conley rend la vie dure à TP et le cinq des Grizz’ tourne bien.

…mais c’est moche. A L.A, le seul point positif de la soirée est de s’en être sorti en jouant aussi mal. Avec le duo Kobe-Gasol à 5/20 aux tirs pour 19pts, 8rbds et 5 balles perdues en cumulé, c’est certainement une victoire unique pour les Lakers. Les hommes de Phil Jackson ont défendu, joué des coudes et mangé le rebond. L’impact physique de Lamar Odom et Andrew Bynum a fait la différence. Pas le fond de jeu, très pauvre. Ni même les individualités puisque Pau Gasol a encore été inexistant, Bryant ne dépassant les 10 unités qu’à 4 minutes du terme. Les matchs à la Nouvelle-Orléans s’annoncent ardus pour les champions.

Mise au point. Pas de claquette litigieuse cette fois et aucune contestation possible. Le Thunder a brisé les Nuggets hier soir, tuant le match quasiment après le seul premier quart. Un Durant (23pts, 5pds) plus altruiste, un Westbrook (21pts, 7pds) toujours aussi incisif et une doublette de maçons Perkins-Ibaka hyper-dominatrice (19pts, 23rbds), OKC part invaincu dans le Colorado. Les Nuggets ont prouvé qu’ils ne pouvaient rien espérer sans une adresse exceptionnelle.  

En forme. Même si Lakers et Spurs devraient s’en sortir en balbutiant leur basket et conserveront leur statut de favoris, le Thunder, probable prochain adversaire de San Antonio, a de quoi y croire. Quand les Spurs galèrent au niveau taille et puissance physique dans la peinture – McDyess n’est plus tout jeune et Blair reste de dimension humaine – Oklahoma peut justement s’appuyer sur une force intérieure de premier ordre. Du moins au niveau puissance, rebond et défense où Perkins et Ibaka apportent une énergie folle.
La doublette Durant-Westbrook appréhende les playoffs sans pression et leurs performances sont au niveau attendu. Même le banc est en forme avec un Harden efficace et Nick Collison toujours combattif. Ça va bien à OKC.

Changement de statut ? Le Thunder a chopé le parcours le plus difficile avec un premier tour piégé. Tout le monde voyait Los Angeles et San Antonio se qualifier tranquillement face à des adversaires amplement à leurs mesures. Pour le moment, c’est tout le contraire avec le Thunder menant 2-0 et un succès aisé au dernier match. Les Spurs, eux, galèrent face à Memphis pourtant privé de Rudy Gay.
Manu Ginobili est revenu mais n’a pas parut à 100%, la raquette est âgée, le roster souffre d’un manque de taille et les match-ups probables entre TP et Westbrook et Ginobili et Durant sont loin d’être gagnés par les Texans. En pleine confiance, l’outsider OKC a des atouts à faire valoir et se verrait bien en profiter si la baisse de régime des favoris perdure.

Playoffs NBA: Les previews du jour

20 avril 2011

Les favoris ont galéré sec à l’Ouest. Oklahoma tentera de poursuivre sa marche en avant pendant que Spurs et Lakers sont déjà sous pression.

Los Angeles/New-Orleans: L’exploit de la première journée a-t-il remis les champions en ordre de marche? On le saura ce soir dans un match à gagner obligatoirement. Sur le papier, il n’y a toujours pas photo mais Kobe attend bien plus de ses hommes. En première ligne, Pau Gasol devra augmenter son impact et se montrer enfin incisif dans ses choix offensifs. A suivre également, l’ajustement défensif nécessaire sur Chris Paul et la réaction du public de L.A en cas de match compliqué pour les Lakers. La pression est donc énorme mais les Angelinos ne sont pas champions pour rien non plus…

San Antonio/Memphis: Manu Ginobili devrait être de la partie et, bien sûr, cela devrait tout changer. Avec leur feu-follet argentin, les Spurs récupèrent le créateur et le dynamiteur nécessaire pour faire exploser la très bonne défense des Grizzlies. Pis Memphis sait bien qu’ils ont déjà réussi l’exploit qu’il fallait pour espérer dans cette série. Revenir dans le Tennessee à égalité de victoires laisserait en effet de grands espoirs à la bande à Zach Randolph. Au complet et à domicile, les Spurs ne devraient pas se rater deux fois de suite.


Oklahoma/Denver: La série qui s’annonçait la plus chaude du 1er tour est encore montée en pression après le panier injustement accordé à Kendrick Perkins. Un fort sentiment de revanche devrait ainsi animer des Nuggets déjà bien survoltés. Au final, difficile de faire un pronostic. Le duo Westbrook-Durant a prouvé qu’il pouvait éclater la défense du Colorado mais le Thunder a aussi connu de très gros soucis pour contrôler les attaquants de Denver. Le pivot brésilien Nênê a particulièrement gêné le groupe de Scott Brooks. Bref, les meilleurs ajustements tactiques décideront du sort de cette rencontre.

NBA coach of the year: Pop’ star ?

20 avril 2011

Ils sont deux. Pas les plus drôles de la planète, ni les plus souriants. Mais deux grands fêlés du système rigoureux, de la défense, du rebond et du jeu léché. Ils sont surtout en lice pour le titre d’entraîneur de l’année. Eux ? Tom Thibodeau et Gregg Popovich.

 Bien vieillir.  Pop’ mérite largement le titre de technicien de l’année pour la métamorphose qu’il a su initiée de son équipe. Passé de la définition même de l’équipe défensive – et chiante – à une escouade rapide, véloce et très adroite en l’espace d’une saison, reste une prouesse pour tout technicien de ce sport. Surtout avec aussi peu de réglages et une saison quasi-parfaite, terminée en tête de la Conf Ouest.

Plus on est…La grande force des Spurs tout au long de cette saison fut celle de pouvoir s’appuyer sur un groupe large. Loin des soucis de ses homologues de New York ou Miami, Pop’ a le choix des armes quand il se retourne vers son banc. Gary Neal fut une excellente surprise mais que dire de Matt Bonner, transfiguré en véritable sniper ? Et George Hill, en progression constante, ou encore Chris Quinn capable de balancer une banderille à tout moment.

Si tous ces joueurs ont pu s’épanouir avec une seule balle sur le parquet, c’est grâce au boulot effectué en amont. Celui du coach. Pour Popovich, le basket se joue à cinq sur le parquet et à 10 sur la saison. On ne peut rester insensible à ces vertus collectives qui se perdent peu à peu en NBA.

Gestionnaire. Si les Spurs peuvent se vanter d’un roster bien fourni, c’est surtout grâce au talent de scooting de Pop’. Cette équipe est la sienne et les erreurs de gestion n’ont pas été nombreuses. Loin de là même puisque Dejuan Blair (37e), George Hill (26e), Tony Parker (28e) et Manu Ginobili (57e) sont tous des « steals » piqués en fin de 1er tour de draft ou au second. Gary Neal, lui, n’a même pas été drafté mais choisi après les Summer Leagues.

L’oncle Tom. En fait, le seul et unique reproche faisable à Pop cette saison est celui de ne pas avoir vraiment joué le leadership de la Ligue, aux Bulls. Pour son homologue de Chicago, cela représente même un énorme plus sur le CV.
L’an passé, les Chicagoans terminaient seulement huitième d’une Conférence Est bien moins relevée. En une saison, la progression a donc de quoi impressionner que la seule arrivée de Carlos Boozer ne peut expliquer. Non, Thibodeau est arrivé avec sa rigueur, son charisme, ses systèmes et son leitmotiv : la défense. Et ça fonctionne plutôt bien…

L’année Bulls ? Aussi, le retour des Bulls au premier plan, ravit tout le monde ! Loin du battage médiatique entourant le Heat ou les Knicks durant l’intersaison, les coéquipiers de D-Rose ont mis tout le monde d’accord sur le parquet.
Des victoires à la pelle et une frénésie qui n’a cessé de grimper dans une ville amoureuse de sa franchise pour se propager sur toute la planète orange. Rose sera élu MVP, les Bulls pas loin d’être champions et le coach sera sacré. Une juste récompense pour une équipe en renaissance. Et pas n’importe quel club, ce sont les Bulls. Et ça compte.

Incollable. Un goinfre. Un goinfre de vidéos, de décorticage, de tactiques, de playbooks…Personne ne sait vraiment si Thibodeau possède un logement ou si le locker-room lui suffit. Il ne mange quasiment jamais, se contentant d’un burger entre deux analyses tactiques. Dévoué, passionné, un brin allumé peut-être, coach Thib’ n’est rien d’autre qu’un ballon de basket réincarné en un homme en costume.

La passion, la culture de la gagne, l’amour de la défense, Thibodeau a cultivé son univers à bonne école, à Boston. En ramenant sa science du côté de Windy City, il s’est payé le meilleur bilan de l’Histoire pour un coach rookie. Il a surtout créé l’une des formations les plus excitantes des cinq prochaines saisons.

Verdict. Les deux le méritent, c’est clair. S’il y avait une décision purement objective à prendre, Pop’ terminerait sûrement en tête du suffrage. Il a clairement laissé filer la première place de la Ligue dans les dernières semaines. Aussi, sa mue tactique a de quoi impressionner et Pop’ représente le véritable architecte de l’équipe qu’il drive. Thibodeau, lui, profite du travail effectué ces dernières saisons par le staff. Aussi, les Spurs évoluent dans la meilleure division de la Ligue, ce qui rend le bilan de victoires encore plus probant.
Mais c’est bel et bien Thibodeau qui raflera l’award. Injuste ? Non. Il a transfiguré le club de Michael Jordan, lui a réinsufflé la vie et l’espoir de grandeur. C’est à lui qu’on doit aussi l’éclosion explosive de D-Rose, les progrès de Noah au shoot, le réveil de Luol Deng et un United Center qui rugit à nouveau.

Playoffs NBA : les affiches en bref

14 avril 2011

La conférence ouest annonce la couleur avec dès le premier tour des affiches très incertaines. Spurs et Lakers restent favoris.

San Antonio/Memphis : Sûrement une série plaisante avec deux équipes jouant un bon basket. Les Grizzlies sont prêts à remporter le premier match de playoffs de leur Histoire. De là à gagner quatre fois contre les Spurs, il reste un fossé.

Los Angeles/New-Orleans : Sans David West d’un côté, avec Bynum de l’autre. Les Hornets vont lutter dans la peinture. Reste Chris Paul, capable de mettre très cher à la Fish’ et de gagner un ou deux matchs à lui-seul. Mais pas plus…

Dallas/Portland : Les Mavs éliminés au 1er tour… Serait-ce vraiment une surprise ?

Oklahoma/Denver : La série la plus chaude et serrée. Le Thunder a un peu d’avance mais les Nuggets peuvent s’enflammer à tout moment. A Durant de montrer qu’il peut mener cette équipe très haut.

Brèves NBA : Les Bulls sont ambitieux

13 avril 2011

Les positions se jouent en ce moment pour les 16 meilleures formations NBA. Entre le classement définitif à l’Ouest et le leadership de toute la Ligue, chacun choisit ses objectifs. A Chicago, ils sont élevés.

Les Bulls en pôle ? La victoire au Madison laisse les coéquipiers du futur MVP maîtres de leur destin. A savoir qu’une victoire lors du dernier match – contre les Nets – leur offrirait le trône de toute la Ligue. A égalité avec les Spurs, c’est le pourcentage de victoires au sein de sa division qui fait la différence.

Les Spurs s’en moquent. Tim Duncan, Tony Parker, Manu Ginobili, Antonio McDyess…La liste des mis au repos montre bien que Pop’ n’avait pas vraiment envie de jouer la victoire face aux Lakers, hier soir. La première place de la Ligue non plus. Au Texas, les Bulls ne font pas peur.

West va mieux. Opéré avec succès, David West entre dans une période de convalescence de six à huit mois. L’intérieur des Hornets fut victime d’une rupture des ligaments du genou gauche face au Jazz, le 24 mars.

Portland, 6e. Memphis ayant laissé au repos Zach Randolph et Tony Allen, la victoire des Blazers n’a souffert d’aucune contestation. Un succès qui fixe définitivement la place de Batum&co : 6e. Reste à savoir l’identité du 3e : Dallas ou Oklahoma ?

Bynum encore cassé ? Malgré la victoire, les Lakers n’avaient pas le sourire, hier soir. La faute à une énième blessure de leur pivot de 23 ans : Andrew Bynum. C’est le genou droit qui a lâché après un glissement sur le pied de Dejuan Blair. L’IRM dira si Andy participera ou non aux playoffs.

Les demies sont connues. La coupe de France se rapproche de Bercy. Les demi-finales mettront aux prises deux mal-classés – Vichy face à Limoges – et un choc entre deuxièmes de Pro A : Nancy recevant Chalon/Saône.

L’alternative texane

25 mars 2011

Ca y est, les Lakers sont de retour. Bynum va mieux et la raquette impressionne de nouveau, laissant plus d’espace au Black Mamba qui se fait plaisir. D’un coup, la bande à Kobe est passée en mode Threepeat, en route pour une 4e finale NBA consécutive. A moins que Pop’ prépare un coup…

Cast away. La Conférence Ouest a beau être la plus relevée, celle où les équipes semblent le plus proches et les plus complètes. Il n’empêche, depuis trois ans, les Lakers possèdent de la marge et n’ont jamais vraiment tremblé avant de retrouver Boston en finales. Du coup, les Spurs représentent la seule et unique chance de voir le champion vaciller avant juin.

Un constat un brin arrêté mais qui frôle la vérité. Le Thunder progresse mais semble encore un peu léger sur une série, les Mavs restent des incapables de la win, les Blazers ont vu leurs ambitions déclinées avec la blessure de Brandon Roy et les Nuggets sont très sympathiques mais ne paraissent pas de taille. Bref, ne reste plus que ces vieux briscards texans. Complets, expérimentés, habitués des joutes en série…Eux seuls n’ont pas à rougir de la comparaison avec l’ogre angelino.

Putain deux ans…Le grand classique des années Shaq ne s’est pas reproduit depuis deux piges. Deux ans que les Lakers terrorisent la côte ouest sans que les Spurs ne parviennent à se mettre sur leur route. L’hasard du tirage. La dernière série remonte donc à 2008, remportée par L.A mais sans bague en fin de campagne. De là, à y voir un lien de cause à effet, il ne faut pas pousser.

Mais clairement, Spurs et Lakers sont les deux franchises dominantes de la dernière décennie. L’avènement de notre TP national face à Gary Payton, la haine viscérale du Shaq envers l’Amiral Robinson, le shoot en 4 dixièmes, les embrouilles Bowen/Kobe…Ca n’a jamais manqué de piquant entre ces deux formations même si le policé Gasol a un peu calmé la rivalité. N’est pas Shaq qui veut…

 

 

Avantage Spurs. Si la saison sert à une seule chose, c’est bien de s’assurer l’avantage du terrain le plus longtemps possible. Les Spurs devraient le posséder jusqu’au bout, leur avance semble irrattrapable. Le bilan – 33-3 – à domicile plaide donc en faveur de la TP Family même si les Angelinos sont venus s’imposer dans le Texas au début du mois.

Il n’empêche, les Spurs réalisent la meilleure saison de toute leur histoire. Et ce, en développant – une fois n’est pas coutume –un jeu tourné vers l’offensive, plaisant à regarder, dynamique et surtout, collectivement très huilé. Bref, ces 82 rencontres auront servi à une autre chose : imposer ces Spurs 2010-11 comme l’une des plus belles équipes de ces dernières années, rappelant un brin les Celtics de 2008.

Un succès, qui plus est, inattendu qui n’a jamais connu de baisse de régime. Au contraire des Lakers souvent sur courant alternatif cette saison avant de remettre plein gaz depuis mars. Si la saison doit donner un avantage minime en vue des playoffs, le point va forcément dans le Texas. L’élève appliqué a réalisé une copie sans faute.


 

Régime Duncan. Le meilleur power de l’Histoire est actuellement à l’hosto, soignant une cheville récalcitrante. Les premières nouvelles sont plutôt positives et Pop’ a, semble-t-il, pris la décision de couver son leader pour le ressortir tout frais dès le premier tour des playoffs. C’est évidemment la chose à faire tant le grand Tim reste la pièce maîtresse du dispositif imaginé par Poppovich.

Tout passe par Duncan sur attaque placée, son pick’n’roll avec Parker n’a toujours pas été stoppé et son énorme abattage défensif reste une valeur prépondérante du succès texan. Surtout, les Lakers et leur trio – Odom-Bynum-Gasol – possèderaient un avantage indépassable si Dream Tim ne pouvait participer. Bref, il doit actuellement prendre un bain de formol. Son état de santé est l’une des clés de ces playoffs.

Combat des chefs. Le premier face au second. Le champion en quête d’un triplé face à une bande d’increvables. Un fêlé – Artest – face à un inconscient – Ginobili – une mégastar égocentrique – devinez ? – face à une montagne de respect – TD – un Espagnol contre un frenchy, bébé Bynum contre papy McDyess, le beau gosse Odom face au mal-fripé Bonner, les deux formations vont proposer des duels impressionnants, serrés, quelques oppositions de styles mais surtout ne mettront aux prises que des joueurs exceptionnels. Forcément, on est impatient de voir ça. Surtout que ce ne pourra être qu’en finale de Conf’. Une série idéale pour une alternative inespérée ?

Gazette NBA: Appelez-le, Rajon « Everywhere » Rondo!

6 janvier 2011

Hier soir, le choc de la soirée mettait aux prises le leader de la Conférence Ouest chez le leader de l’Est. Rien que ça. Au final, un match superbe, une fin d’exception et un génie qui sort du lot: Rajon Rondo. Pour le reste, les deux équipes de L.A l’emportent, Kevin Martin cartonne mais lose et les Nets arrachent le succès face à Chicago.

Tontons sniper. A match de gala, les joueurs avaient, hier soir, revêtu leur plus belle parure et ont simplement décidé de ne rien manquer. Et à ce jeu-là, les Celtics s’en sortent à merveille puisque l’ensemble de l’effectif tire à un impressionnant 61% aux tirs, dont 55% pour les shoots primés. Forcément, ça facilite le match et ça permet presque d’oublier le vide laissé par KG au rebond. Et quand il s’agit de parler adresse, impossible de ne pas mentionner « Mister perfect » Ray Allen, simplement phénoménal. Le shooter fou s’est régalé toute la soirée et le pauvre Ginobili doit avoir une belle migraine tellement il en a pris sur le râble. L’ancien « Jesus » de Spike Lee termine la rencontre à 31 points, à 13/16 aux tirs. Pierce fait presque aussi bien avec 18 pions, à 7/10. Nothing but net.

« Big Baby » ne suce plus son pouce. Faut bien l’avouer. Glen Davis paraissait le maillon faible du match d’hier. Face au grand arbre Duncan ou McDyess, d’aucuns pensaient que l’absence du Big Ticket serait de trop préjudiciable. C’était oublier la gouaille de ce gros bébé qui sévit à Boston. Incisif dès le début de rencontre, Davis a littéralement dominé Tim Duncan – du moins, offensivement – et se fend d’une belle feuille de stats: 23 points à 10/18 et une belle action dans le money time.

Back dans les bacs. Les Spurs viennent d’enchaîner un second revers consécutif. Une première malheureuse cette saison qui gâche un brin l’excellent départ des hommes de Poppovich. Dommage, mais celle d’hier était quasiment attendue tant les Texans perdent à chaque fois le deuxième match d’un « back-to-back. » A savoir, deux matchs en deux jours, un trajet d’avion entre les deux et pas le temps pour les vieilles articulations de se remettre. La dernière fois, ça se passait à Orlando où les joueurs de Fort Alamo ont explosé. La faute à un calendrier intransigeant. Une bonne nouvelle toute fois, il n’y a pas de « back-to-back » lors des playoffs.

Rondo stratosphérique. Comment ne planter que 12 petits points et pourtant être l’homme le plus dominant d’une rencontre? Demandez à Rajon Rondo! Le meneur des C’s a joué les Bugs Bunny, façon Space Jam, se démultipliant aux quatre coins du parquet. Surtout, une maestria technique, une vista phénoménale et un zeste d’insouciance rarement vu à ce niveau ont fait du numéro 9 la grande star de la nuit. A la mi-temps, Rondo n’a rentré que deux points mais pointe déjà à 12 caviars. Ray Allen se gave, Davis en profite et c’est tout Boston qui roule. Mais plus fort encore que son habituelle partition de passeur fou, le génial meneur a tenté de remplacer Garnett, à lui-seul. Et même ça, il sait faire le bonhomme. Au final, il frôle le quadruple-double, cumulant 12 points, 10 rebonds, 22 passes et 6 interceptions! En face, Parker n’a pas démérité mais a quand même dû s’incliner.

Hold-up raté. 94-92 pour les Spurs à 4 minutes du terme. Puis, temps-fort des C’s avec notamment un tir de Davis et un triple de Ray. A une minute de la fin, c’est encore Allen qui vole la gonfle à George Hill pour finir en lay-up tout seul: 105-96 pour les Verts. Match plié? Loin de là! Les Spurs ne meurent jamais et « El Manu » le rappelle vite en décochant un tir primé, TP vole une balle et file au panier, en pique une autre et l’offre à Jefferson. Les Texans ne pointent plus qu’à deux points et Ray Allen va réussir l’impossible: manquer ses deux lancer-francs! Le tir de la gagne est pour l’Argentin des Spurs mais Paul Pierce guette et vient bâcher le cuir avant même qu’il quitte les mains de Ginobili. Boston l’emporte après une dernière minute de folie.

Des blocs, des briques et des brèves!

Kevin Martin a perdu mais n’a rien à se reprocher puisqu’il termine la partie avec le carton de la soirée: 45pts à 13/18…La surprise du soir vient de New Jersey qui l’emporte contre les Bulls, derrière un gros Kris Humphries (20pts, 11rbds)…Antawn Jamison sort de l’ombre et tente d’exister à Cleveland malgré les défaites, il finit avec 32pts et ne s’arrête plus de scorer…Eclipsé par Rondo, Jose Calderon a, lui aussi, réalisé des merveilles avec 17 passes et 20 pions…Les Cavs ont embauché un SDF, ancien animateur radio…Le choc des très nuls va à Charlotte qui l’emporte sur les Wolves en l’absence de Stephen Jackson et Gerald WallaceIme Udoka n’a plus de club, les Spurs l’ont coupé après la défaite contre les Knicks…Marc Cuban n’a pas changé en 2011 et balance sec sur les Lakers, forcément, comparant Phil Jackson à un « Toy-boy », tout ça parce que la copine du Zen Master a 15 piges de moins que lui, c’est petit…Blake Griffin a déjà son nom sur le trophée, mais le Slam Dunk Contest mettra aux prises Javale McGee, Serge Ibaka et l’inattendu Brandon Jennings, pas de Lebron James

Et pour demain?

Seulement deux rencontres mais tout de même un choc. Celui entre le Thunder et les Mavs. Dirk Nowitzki reste très incertain, Caron Butler, lui, est out pour le reste de la saison mais Dallas, à domicile, aura à coeur de taper les jeunes loups d’Oklahoma. Un petit duel de générations entre Kidd et Westbrook ou Durant et Shawn Marion, ça fait toujours plaisir! Surtout, les joueurs de Scott Brooks viennent de lâcher deux rencontres de rang, et doivent absolument se remettre en mode.