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Prêt pour l’ap-euro ?

29 août 2011

dirk nowitzki

Mercredi, l’Euro débute. Sous pression, les Bleus ne peuvent se manquer cette fois. Italie, Allemagne, Serbie. C’est simple, il faudra en sortir au moins un.

Des Bleus sur la défensive. Si succès il doit y avoir, il passera par la défense. TP tiendra l’attaque en multipliant les exploits et Diaw les caviars, mais le reste, les Bleus devront l’arracher. Avec un cinq majeur hyper-athlétique, la France a de quoi mettre mal toutes les escouades du continent. Mais gare au relâchement, le manque d’adresse général du groupe peut vite s’avérer fatal. Comme lors du dernier quart face aux Serbes.

Les Serbes, injouables ? Faut pas se leurrer, les avoir battus à Londres ne veut absolument rien dire. Surtout quand on voit son avance de 20 pions fondre en moins d’un quart-temps. Cette nouvelle génération serbe est fournie de talents à tous les postes avec en leader, un meneur de génie : Milos Teodosic. Immanquablement, le gros favori du groupe. Les Bleus devront jouer le match parfait. Et ce ne sera peut-être pas suffisant…

Shooting stars. Alignez Bellinelli, Gallinari et Bargnagni et regardez. Vous admirerez très vite un feu d’artifice de shoots et tirs longue-distance. Aussi incertain qu’incontrôlable, le jeu de la Squadra se fera avec l’adresse. Les Tricolores semblent armer pour stopper les tireurs embusqués transalpins avec des joueurs comme Gelabale, Batum, Pietrus et Noah. Mais Gallinari a pris ses marques et les Italiens ont su renverser les Grecs en préparation. En confiance, l’Italie peut être infernale. Une bonne nouvelle tout de même : les largesses défensives permettent habituellement d’énormes matchs de TP.

Dirk country. Il est là et il est champion ! Sans doute, le tout meilleur joueur de la planète dans le contexte FIBA, Nowitzki débarque à cet Euro avec la grosse envie d’amener la nouvelle génération allemande à Londres. Heureux pour la première fois qu’il rejoint la sélection, le Mav peut tout exploser cette année. Vu ce qu’il a montré en playoffs, il peut battre la France à lui tout seul. Batum est trop petit, Noah trop lent et le grand blond n’a plus manqué un lancer depuis la chute du mur. En plus, Dirk est accompagné cette année de la grosse brute Kaman pour le soulager défensivement. L’Allemagne a une carte à jouer, elle s’appelle Nowitzki.

Casspipe. Israël s’était brillamment qualifié pour cet Euro en battant notamment le Monténégro mais a perdu son leader NBA Omri Casspi. Dommage car le néo-Cav était sensé guider une escouade qui va cruellement manquer d’un chef.

Les Lettons sans pression. On va pas se mentir, les Lettons vont manger sec dans cette poule. Quand l’homme le plus important de la nation se nomme Andris Biedrins, on comprend mieux ce constat. Surtout que le Warrior n’est même pas là.

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Avec Andrew, sans Traoré

10 août 2011

Ils n’ont pas joué hier et savent, aujourd’hui, leur destin. Abdou M’Baye et Ali Traoré ne feront pas le voyage en Lituanie, Andrew Albicy si. Les Bleus ne sont plus que 12.

Trancher. Entre Kevin Séraphin et Ali Traoré, il n’y avait pas grand-chose. Fallait bien choisir. Vincent Collet a tranché en faveur du NBAer pour ses qualités physiques très certainement. Doté d’un potentiel énorme, l’ancien choletais peut apporter énormément sur de très courtes séquences. Cela reste cependant un choix « défensif » puisque Traoré reste l’intérieur hexagonal possédant les meilleures mains. Collet veut des guerriers.

Albicy de la partie. Il a laissé une belle trace lors de son dernier tournoi avec les Bleus. Le néo-gravelinois jouera peu mais propose le profil idéal pour ce type de job. Avec ses jambes de feu et son tempérament de tête brûlée, il peut sortir quelques minutes folles. Dommage pour M’Baye mais la concurrence à l’aile – où Batum et Gelabale (voire Diaw) ne laissent pas beaucoup de place aux autres – ne lui laissait que très peu d’espoir.

Collet au sol

10 août 2011

L’équipe de France est en construction et n’exploite pas tout son potentiel. Quant à l’Espagne, aucune faille n’a été décelée et il s’agit sûrement d’une des meilleures équipes de l’Histoire. Vincent Collet n’y pouvait rien mais le test s’est transformée en belle raclée.

Matures et dangereux. Depuis la naissance des « Ninos de Oro », l’Espagne a tout raflé. Championne du monde, d’Europe, vice-championne Olympique et pourtant…la génération semble n’être arrivée à maturité que maintenant.
L’ossature est ultra-rodée, le collectif déjà huilé et, surtout, le pressing défensif fait très peur. La trentaine tout juste passée, Pau Gasol – qui n’avait pas été en vacances si tôt, depuis bien longtemps – José Calderon, Juanca Navarro et Felipe Reyes sont au sommet de leur art, les jeunes pouces – Marc et Ricky – ont atteint l’âge adulte et le néo-ibérique Serge Ibaka offre simplement la meilleure raquette – Team USA compris – au monde, dans un contexte FIBA.

Injouables ? Il faut savoir qu’il ne s’agissait, hier, que du tout premier match de préparation de la sélection de Sergio Scariolo. C’est donc encore plus impressionnant. Et à regarder le match, il y avait certes, une résignation palpable des Bleus mais également une maîtrise, de la 1ère à la dernière minute, des Ibères qui confinaient à tuer le suspense en quatre minutes. C’est simple, les Espagnols n’ont aucune faille.

Stars vs superstars. Il n’y a qu’à regarder les match-ups sensés être positifs pour les Bleus. TP, meilleur meneur continental, n’a pas beaucoup de marge sur Calderon mais quand le back-up se nomme Ricky Rubio, ça devient invivable même pour le Spur. De même, Batum – l’un des ailiers les plus polyvalents du continent – reste en difficulté face à la vitesse et les qualités athlétiques de son ex-coéquipier Rudy.
Encore un exemple dans la peinture où les Bleus, avec des athlètes comme Noah, Pietrus, Turiaf et Seraphin devraient dominer de nombreuses nations – au moins physiquement – n’ont pu lutter contre la triplette injouable Ibaka-Gasol². Bref, les Bleus ont plein de qualités mais les Espagnols en comptent bien plus.

Boris et Tony en mode. Il reste tout de même des choses positives à retirer pour le groupe de Vincent Collet. On commence par un bon duo leader Diaw-Parker. Altruistes et adroits, les deux potes ont livré deux partitions très correctes. Boris a même fait un super boulot en défense sur Marc Gasol. Seul souci, les « anciens » n’ont su tirer tout le monde dans leur sens.

Une raquette qui a du coffre. On l’a dit, les Espagnols proposent une équation indéchiffrable à l’intérieur. Ce sera le même problème pour tout le monde. Mais les Français n’ont pas à rougir et peuvent – pour la première fois de l’Histoire du basket français – se targuer d’une vraie force intérieure. Noah apporte cette énergie et cette présence au rebond vitales au niveau mondial, Flo Pietrus reste l’un des plus grands combattants de la planète et Turiaf-Séraphin savent mettre des coups et quelques points. Surtout, la position de Boris Diaw en 4 laisse augurer de très belles connexions avec Joakim d’ici quelques semaines.

Ça ne rentre toujours pas. Sur une rouste, les choses négatives sont tout de même plus nombreuses. Et le gros problème de l’équipe de France est le même depuis toujours : l’adresse extérieure. Affligeante encore une fois dans l’exercice, la formation tricolore ne peut espérer lutter face aux meilleurs européens sans mettre dedans.
De Colo et Antoine Diot ont joué avec une timidité de benjamins sur un parquet d’adultes, tandis que Nico Batum a simplement tout manqué. Impossible de passer au travers ainsi quand on aspire à un statut de leader du groupe. Le Blazer devra montrer un tout autre visage en réalisant de meilleurs choix et…en plantant ses shoots.

De Colo titulaire ? Nando De Colo a-t-il la carrure d’un arrière international titulaire ? Pas sûr. En tout cas, sur le match d’hier, la réponse est même clairement non. Sensé apporter adresse, accélération et un peu de soutien à TP, le nordiste ne s’est montré dans aucun secteur. Quand en plus, il mange shoot sur la tête sur shoot sur la tête de la part de Navarro, ça devient gênant. Surtout quand Mike Gelabale est sur le banc. Physique, athlétique et plein de jus, l’ex-chevelu a donné de sa personne et a pesé sur les débats.
Dans un contexte de match âpre et physique – comme très souvent à l’Euro – le Villeurbannais paraît plus performant. Batum pouvant jouer arrière sans problème.