Posts Tagged ‘tony parker’

Playoffs NBA : Au revoir Spurs!

27 avril 2011

Le leader de l’Ouest peut se faire sortir de la course, dès ce soir. La faute à des Grizzlies qui pètent le feu. La faute à l’âge aussi…

Simplement moins forts. Le pire dans les trois défaites des Spurs semble vraiment être la qualité de jeu bien supérieure démontrée par les joueurs de Memphis. Il ne s’agit pas seulement de match-ups défavorables pour les Texans. Non, les soldats de Lionel Hollins développent un super basket, agressif, rapide, collectif…Les Spurs en jeune quoi ! Et Rudy Gay est toujours blessé. Chapeau-bas pour Memphis !

Usés. Ça fait un moment que tout le monde le dit et cette année – enfin ! – les Spurs ne font plus mentir personne : ils sont vieux. Pas expérimentés, ni ultra-rodés. Non, juste vieux et usés par de trop nombreuses joutes. Tim Duncan n’arrive pas à contrôler Zach Randolph, TP a bien du mal à tenir sur la longueur face à l’énergie de Mike Conley et si Ginobili s’en sort mieux, l’Argentin ne fait plus les mêmes différences qu’avant. Un Big Three qui boîte, la fin d’une très belle histoire dans le Texas ?

Surprise ! Il faut rendre à Charles ce qui lui appartient. Barkley – entre de multiples conneries – avait vu juste, annonçant la sortie de route des éperons dès le 1er tour. Le manque de taille venait appuyer sa démonstration. N’empêche, très peu le suivaient sur cette grosse cote. Forcément, les Spurs ont proposé un jeu plaisant toute la saison. Surtout, ils ont trusté la 1ère place du début à la fin de la saison avec une seule (très) mauvaise série en fin d’exercice. Beaucoup – moi le 1er – n’y voyaient qu’une mise au repos pour bien préparer la post-season. Beaucoup se sont trompés.

Mauvaise gestion. Alors que Poppovich devrait être cité dans toutes les écoles de management pour sa gestion au doigté, il s’est fait avoir sur le coup ! Memphis a délibérément sabré ses deux derniers matchs de saison pour « éviter les Lakers » selon le coach. Ou pour jouer les Spurs, c’est selon. La preuve que sur la terre d’Elvis, un mauvais coup se préparait. Les Texans sont tombés en plein dedans, incapables de faire valoir leur statut, leur expérience ou encore l’avantage du terrain. Même Pop’ peut recevoir une leçon !

C’est pour ce soir ? San Antonio est dominé, personne ne peut le contester. Mais les Texans peuvent-ils sombrer à domicile ? Eux, si forts cette saison dans leur antre (36-5, meilleur bilan ex-æquo avec les Bulls) pourraient subir la pire humiliation qui soit devant leur public. Pour cela, il faut croire en l’orgueil de ces champions. Il faut espérer un regain de forme inespéré, une adresse encore jamais vue dans la série, une intensité de 48 minutes et un Tim Duncan plus incisif. Il faudra au moins tous ces ingrédients et un public de folie. Une grande équipe est en passe de mourir mais gare à la bête blessée ! Les Spurs doivent retourner à Memphis et faire ce qu’ils font depuis toujours : vendre chèrement leur peau.

 


Le grand ménage ? En symétrie à l’avènement des Grizzlies, le démantèlement de la machine Spurs devrait être tout aussi impressionnant. Pas le genre de la maison de se faire sortir comme un mal-propre malgré un statut de favori. Surtout que cette saison, le staff ne peut plus se cacher et va devoir passer un bon coup de jeune sur son effectif !  Richard Jefferson rejoue comme l’an dernier, MCDyess et Duncan n’ont plus le niveau de titulaires et El Manu a besoin d’un bon back-up toute la saison. Tout ça, sur fond de lock-out. Le ménage est nécessaire mais quelle forme prendra-t-il ?

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Gazette NBA: Appelez-le, Rajon « Everywhere » Rondo!

6 janvier 2011

Hier soir, le choc de la soirée mettait aux prises le leader de la Conférence Ouest chez le leader de l’Est. Rien que ça. Au final, un match superbe, une fin d’exception et un génie qui sort du lot: Rajon Rondo. Pour le reste, les deux équipes de L.A l’emportent, Kevin Martin cartonne mais lose et les Nets arrachent le succès face à Chicago.

Tontons sniper. A match de gala, les joueurs avaient, hier soir, revêtu leur plus belle parure et ont simplement décidé de ne rien manquer. Et à ce jeu-là, les Celtics s’en sortent à merveille puisque l’ensemble de l’effectif tire à un impressionnant 61% aux tirs, dont 55% pour les shoots primés. Forcément, ça facilite le match et ça permet presque d’oublier le vide laissé par KG au rebond. Et quand il s’agit de parler adresse, impossible de ne pas mentionner « Mister perfect » Ray Allen, simplement phénoménal. Le shooter fou s’est régalé toute la soirée et le pauvre Ginobili doit avoir une belle migraine tellement il en a pris sur le râble. L’ancien « Jesus » de Spike Lee termine la rencontre à 31 points, à 13/16 aux tirs. Pierce fait presque aussi bien avec 18 pions, à 7/10. Nothing but net.

« Big Baby » ne suce plus son pouce. Faut bien l’avouer. Glen Davis paraissait le maillon faible du match d’hier. Face au grand arbre Duncan ou McDyess, d’aucuns pensaient que l’absence du Big Ticket serait de trop préjudiciable. C’était oublier la gouaille de ce gros bébé qui sévit à Boston. Incisif dès le début de rencontre, Davis a littéralement dominé Tim Duncan – du moins, offensivement – et se fend d’une belle feuille de stats: 23 points à 10/18 et une belle action dans le money time.

Back dans les bacs. Les Spurs viennent d’enchaîner un second revers consécutif. Une première malheureuse cette saison qui gâche un brin l’excellent départ des hommes de Poppovich. Dommage, mais celle d’hier était quasiment attendue tant les Texans perdent à chaque fois le deuxième match d’un « back-to-back. » A savoir, deux matchs en deux jours, un trajet d’avion entre les deux et pas le temps pour les vieilles articulations de se remettre. La dernière fois, ça se passait à Orlando où les joueurs de Fort Alamo ont explosé. La faute à un calendrier intransigeant. Une bonne nouvelle toute fois, il n’y a pas de « back-to-back » lors des playoffs.

Rondo stratosphérique. Comment ne planter que 12 petits points et pourtant être l’homme le plus dominant d’une rencontre? Demandez à Rajon Rondo! Le meneur des C’s a joué les Bugs Bunny, façon Space Jam, se démultipliant aux quatre coins du parquet. Surtout, une maestria technique, une vista phénoménale et un zeste d’insouciance rarement vu à ce niveau ont fait du numéro 9 la grande star de la nuit. A la mi-temps, Rondo n’a rentré que deux points mais pointe déjà à 12 caviars. Ray Allen se gave, Davis en profite et c’est tout Boston qui roule. Mais plus fort encore que son habituelle partition de passeur fou, le génial meneur a tenté de remplacer Garnett, à lui-seul. Et même ça, il sait faire le bonhomme. Au final, il frôle le quadruple-double, cumulant 12 points, 10 rebonds, 22 passes et 6 interceptions! En face, Parker n’a pas démérité mais a quand même dû s’incliner.

Hold-up raté. 94-92 pour les Spurs à 4 minutes du terme. Puis, temps-fort des C’s avec notamment un tir de Davis et un triple de Ray. A une minute de la fin, c’est encore Allen qui vole la gonfle à George Hill pour finir en lay-up tout seul: 105-96 pour les Verts. Match plié? Loin de là! Les Spurs ne meurent jamais et « El Manu » le rappelle vite en décochant un tir primé, TP vole une balle et file au panier, en pique une autre et l’offre à Jefferson. Les Texans ne pointent plus qu’à deux points et Ray Allen va réussir l’impossible: manquer ses deux lancer-francs! Le tir de la gagne est pour l’Argentin des Spurs mais Paul Pierce guette et vient bâcher le cuir avant même qu’il quitte les mains de Ginobili. Boston l’emporte après une dernière minute de folie.

Des blocs, des briques et des brèves!

Kevin Martin a perdu mais n’a rien à se reprocher puisqu’il termine la partie avec le carton de la soirée: 45pts à 13/18…La surprise du soir vient de New Jersey qui l’emporte contre les Bulls, derrière un gros Kris Humphries (20pts, 11rbds)…Antawn Jamison sort de l’ombre et tente d’exister à Cleveland malgré les défaites, il finit avec 32pts et ne s’arrête plus de scorer…Eclipsé par Rondo, Jose Calderon a, lui aussi, réalisé des merveilles avec 17 passes et 20 pions…Les Cavs ont embauché un SDF, ancien animateur radio…Le choc des très nuls va à Charlotte qui l’emporte sur les Wolves en l’absence de Stephen Jackson et Gerald WallaceIme Udoka n’a plus de club, les Spurs l’ont coupé après la défaite contre les Knicks…Marc Cuban n’a pas changé en 2011 et balance sec sur les Lakers, forcément, comparant Phil Jackson à un « Toy-boy », tout ça parce que la copine du Zen Master a 15 piges de moins que lui, c’est petit…Blake Griffin a déjà son nom sur le trophée, mais le Slam Dunk Contest mettra aux prises Javale McGee, Serge Ibaka et l’inattendu Brandon Jennings, pas de Lebron James

Et pour demain?

Seulement deux rencontres mais tout de même un choc. Celui entre le Thunder et les Mavs. Dirk Nowitzki reste très incertain, Caron Butler, lui, est out pour le reste de la saison mais Dallas, à domicile, aura à coeur de taper les jeunes loups d’Oklahoma. Un petit duel de générations entre Kidd et Westbrook ou Durant et Shawn Marion, ça fait toujours plaisir! Surtout, les joueurs de Scott Brooks viennent de lâcher deux rencontres de rang, et doivent absolument se remettre en mode.

La spéciale Pop !

22 avril 2010

Franchement, personne ne peut vraiment faire l’étonné. Pas pour l nomination de Scott Brooks au poste de coach de l’année, mais de la réaction immédiate des Spurs face à Dallas. Ca n’a même plus un air de déjà vu, c’était clairement attendu. Une première manche qui sent la poudre avec un trio Dirk-Kidd-Butler au taquet, ne permettant cependant aux Mavs de s’imposer de seulement quatre longueurs. Bref, la suite s’annonçait encore plus indécise. Surtout que Pop’ nous a fait une spéciale. Ou comment savoir gérer son effectif à la perfection. Déjà, l’ancien du KGB a pris le risque de mettre Tony Parker sur le banc. Comme Ginobili avant, le frenchy joue plus que le meneur titulaire et offre surtout une rotation de grand luxe à la franchise à l’éperon. Aussi, George Hill, moins scoreur, semble laisser plus d’espace à celui qu’on n’attendait plus à ce niveau : Richard Jefferson. L’ancien Buck est l’un des grands artisans de la victoire, notamment en première mi-temps. Et ça, il n’y avait que Gregg Popovich pouvant encore y croire. Mais le technicien bourru n’a pas seulement fait montre de sa science tactique. Non, il a aussi su piquer l’orgueil de ses ouailles, ne se gênant pas pour les comparer à de braves « toutous » après le Game 1. Message reçu 5/5 par Duncan et ses potes, laissant les Mavs à seulement 88 points à 36,5% et un Nowitzki à un piteux 9/24. Une défense retrouvée au tout meilleur moment de la saison qui annonce une série encore plus serrée que prévu. Malgré un effectif bien moins consistant – Bonner, Blair, Mason ne valent que 8 points cumulés à trois en sortie de banc – les Spurs tiennent largement la comparaison avec leurs voisins texans. Sur ce point, encore une fois, il faut féliciter le cerveau du banc de touche. Le râleur devant l’Eternel a réussi son pari : amener son équipe en playoffs et, surtout, avec un trio Ginobili-Parker-Duncan (presque) au top physiquement. Une spécialité locale qui ne surprend plus grand-monde. Sauf les Mavericks, peut-être…

Play-Offs: Les cotes sont dures…

17 avril 2010

Flash vs Boston

Effets spéciaux garantis ! Blockbuster de ce mois d’avril, les play-offs débarquent avec un tas d’affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres. Si le premier tour de l’Est semble plutôt clair, un doute est tout de même permis en ce qui concerne le duel entre le Heat et les Celtic’s. Et ce doute peut se résumer en deux mots : Dwyane Wade. Forcément, Eric Spoelstra est doué mais pas au point de transformer Jermaine O’neal, Quentin Richardson ou autre Michael Beasley en winners. Pour la gagne, le stratège floridien sait qu’il n’a d’autre choix que d’espérer un D-Wade de feu. Flash en est capable. Habitué des phases finales de haut-calibre, il aimerait bien se payer le scalp des vétérans de Boston. Entre le souhait et sa réalisation, il y a quand même du chemin et quatre manches à remporter, dont au moins une chez les Verts. Mais voilà, la dynamique joue souvent un rôle prépondérant lors du premier tour. Boston est d’ailleurs bien placé pour le savoir tant ils ont lutté l’an passé face à des Bulls revigorés, qui jouèrent leur meilleur basket de la saison lors d’une série tout simplement historique. Cette année encore, le piège est bien tendu. Miami a terminé son exercice sur la meilleure série de toute la ligue (dix victoires sur les onze dernières sorties) lorsque les Celtic’s et leur arthrite n’ont empoché que trois maigres succès pour sept défaites. Le « momentum » est clairement du côté de la ville de Dexter. Maintenant, Miami n’a jamais réalisé de grosses surprises en play-offs et les gys du Massachussets ont eux, l’habitude des séries à grosses gouttes de sueur et de stress.

Mavs vs Spurs

Marc Cuban a-t-il bien fait de se calmer et d’écouter son GM Donnie Nelson ? La réponse dans quelques semaines. Le bouillant proprio des Texans voulait tout reconstruire, au milieu de la saison. Conscient que son équipe n’irait pas au bout, il voulait faire le vide avec le seul Nowitzki comme indéboulonnable. Le reste – Kidd, Marion, Josh Howard, Jason Terry – était bien parti pour voir du pays. Mais c’est le fils Nelson qui a fini par avoir le dernier mot en montant le trade de l’année, récupérant Brendan Haywood et Caron Butler pour consolider largement l’effectif des Mavs. Du coup, Dallas termine en deuxième strapontin de l’Ouest. Une prouesse tant la concurrence est rude à gauche du Mississipi. Si le trade a fait des Mavericks une équipe robuste et solide, rien ne prouve que les cow-boys soient devenus des winners. Ben quand même… Dallas, c’est trente ans en NBA et… rien. Une seule finale perdue en 2006. Rien d’autre à se mettre sous la dent. Une tradition de la loose qui colle aux basques de la franchise – élue la pire de la décennie 90 de tous les sports US confondus – bien difficile à effacer. Les Texans ont, bien malgré eux, beaucoup plus marqué les esprits par leurs défaites – Miami en finale ou les Warriors au 1er tour – que par leurs succès. D’où le sentiment qu’une nouvelle déconvenue n’est pas à exclure pour la bande de Rick Carlisle. Face à eux ? Des spécialistes du coup fourré : les Spurs de Pop’. La même affiche que l’an dernier. Dallas s’en était sorti avec aisance. Sans trembler, Dirk avait eu la peau de ses rivaux de toujours. Un détail – qui n’en est pas un – à soulever : l’absence de Manu Ginobili. L’Argentin aux pieds d’argile n’avait pas pris part à la série, l’an passé. Cette année, il sera là et bien là le dévertébré. Terminant la saison comme l’un des meilleurs arrières de toute la ligue, El Manu pourrait bien faire vaciller la défense des Mavs. L’autre clé s’appelle bien évidemment Tony Parker. Annoncé comme sixième homme de luxe, le Parisien adore jouer face à Kidd. Comme d’hab à San Antonio, si le back-court Parker-Ginobili est au taquet, les Spurs seront difficiles à prendre. Surtout pour Dallas qui n’a pas forcément envie que ça cavale de trop. Sur le papier, Dirk est mieux entouré que Tim Duncan. Sur le parquet, ça reste à prouver…