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La différence s’appelle la classe

26 avril 2011

D’un côté, un meneur qui fait parler de lui sur le terrain. De l’autre, un ailier qui s’efface quand on l’attend. Paul a mangé deux matchs à L.A, Carmelo s’est fait rincer par Boston. La différence s’appelle la classe.

Un blessé partout. Certes, Melo s’est retrouvé dans la nasse quand le Stoud’ s’est rappelé de ses douleurs dorsales, que Billups déclarait forfait. Mais Chris Paul n’a jamais pu compter sur son meilleur scorer non plus : David West. La pression entourant les deux All-stars était donc similaire. L’un a répondu par deux triple-doubles, l’autre par des shoots ratés.


Même statut. Si un sweep était plus ou moins annoncé, il devait être l’œuvre des Angelinos. Trop fournis dans la raquette pour laisser espérer une franchise emmenée par une doublette valeureuse mais moins talentueuse formée de Landry et d’Emeka Okafor. Finalement, les Hornets joueront au moins six matchs.
Les Knicks, eux, se voyaient bien installer le doute chez les anciens de Boston. Il n’en fut rien. Deux roustes subies à domicile pour les New Yorkais qui courent après un premier succès en post-season depuis dix ans. Melo n’a rien changé.


Diva vs leader. Les coachs ne cessent de le rappeler. La principale force d’un leader doit être celle de rendre ses coéquipiers meilleurs. A ce petit jeu, CP n’a aucun équivalent, capable de trouver la faille aussi bien par la passe, le drive ou le tir, il distribue le jeu avec maestria. Au final, les joueurs valeureux de son équipe s’y retrouvent et s’éclatent. Carl Landry et Trevor Ariza surprennent, Jarett Jack développe son meilleur basket et la défense gêne clairement les Lakers.

Au centre de tout, Paul n’es passé qu’une fois en dessous des 50% aux shoots, a réalisé un triple-double lors de chaque succès des siens et, surtout, paraît phénoménal dans le money-time. De son côté Melo, a fait un seul et unique grand match dans la série. Le second, à 42pts et 17rbds, s’étant tout de même soldé par une défaite. Lors des deux ultimes matchs de la série – au Madison – Anthony cumule un pathétique 14/40 aux tirs. Et le collectif lui dit merci…

Kobe vs Pau. La hiérarchie existe partout aux Etats-Unis. La NBA ne fait pas autrement, même quand il s’agit de trier la crème de la crème. Tous les VRP de la Ligue en représentation lors du All-star Game ne sont donc pas à classer dans la même catégorie. Il y a les vrais leaders, ceux pour qui le terme « franchise player » paraît totalement adapté. Puis, les autres.
D’excellents basketteurs – parmi les meilleurs du globe – qui malheureusement, ne gagneront jamais le titre avec leur équipe s’ils en restent le leader. La différence entre Pau Gasol et Kobe Bryant, en somme.  


Espoir vs coup de balai. Voilà où on en est. Les Hornets ne verront sûrement pas le 2nd tour. Tout comme New York. N’empêche, les deux franchises ont montré deux visages totalement opposés lors de ces playoffs. New York, gonflé à bloc au moment d’entamer les joutes, s’est brisé comme une baudruche. Le public du Madison n’attendait pourtant que de s’enflammer comme celui de la Nouvelle-Orléans. Les fans de Gotham n’en ont pas eu l’occasion face à de froids C’s, trop complets pour se faire dominer par un seul homme.
Côté Hornets, le stade s’est embrasé plus d’une fois et est déjà certain de revoir au moins une fois son équipe face au double-champion. Et ce, grâce à Chris Paul. L’étendard de toute une ville, l’emblème d’une équipe ne lâchant jamais rien. Le petit devenu géant. Les images ne manquent pas, les Américains en raffolent. L’espoir – même minime – est donc entré dans l’esprit collectif de toute une ville qui en avait bien besoin. Les New Yorkais aussi, sevrés de succès depuis une décennie, mais eux n’ont pas misé sur le bon cheval.

Vivement 2012 ? Pas pour la fin du monde mais bien pour l’éventuelle arrivée de Chris Paul à Big Apple. Forcément, Carmelo a prouvé – s’il fallait encore des preuves – qu’il n’était en rien un leader. Individuellement, personne ne le domine vraiment dans la Ligue mais psychologiquement, le bambin de Brooklyn n’a jamais évolué. Il n’est pas Lebron James, n’apporte pas assez en défense, ni en passes, ni en charisme, encore moins en leadership. Quand ça rentre, Melo devient vite injouable.

Problème, Anthony ne possède en rien la panoplie suffisante pour pousser tout un groupe, le transcender et en faire une équipe qui gagne. Chris Paul fait cela depuis qu’il est né. S’ils veulent un titre rapidement, les Knicks savent vers qui se tourner.

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Playoffs NBA: Occasion manquée

20 avril 2011


Un grand Melo, une petite équipe de Boston. Ça fait quand même 2-0 pour les Verts qui viendront au Madison avec la possibilité de finir la série.

Boston/New York : Largement dominateurs au rebond et portés par un Melo grand-cru, les Knicks n’étaient pas loin de chiper cette seconde manche. Comme la première d’ailleurs mais KG a scellé le sort du match grâce à  un jump-shot ouvert suivi d’une interception pleine de rage. Dommage pour la star du dernier mercato qui aurait pu justifier, sur un seul match, tout le tapage qui entoura son arrivée à Gotham. Il n’en est rien et ses 42pts restent un joli exploit…individuel. Les C’s, eux, pas vraiment au top, manquent d’ardeur intérieure et doit composer avec un banc très léger. Mais un bon Rondo (30pts et un bon gros rhume pour Toney Douglas) et le réveil de la doublette Allen-Pierce en seconde période ont suffi aux Verts. -0, la pression est sur les Knicks. Le Madison est prêt à rugir pour inverser la tendance.

Dallas/Portland : La clé de la série côté Blazers était de ralentir Dirk Nowitzki grâce à la défense de Gerald Wallace. Il n’en est rien et l’Allemand s’est une nouvelle fois fait plaisir avec 33pts, dont 14 dans le 4e quart. Battre dallas paraît alors bien plus compliqué. Surtout que Jason Kidd s’est mis au diapason et ce diable de Peja Stojakovic a retrouvé ses jambes et sa pate, et les vieux font la nique aux jeunes de l’Oregon. L’ambiance du Rose Garden devra redonner des ailes à l’équipe de Nate McMilan qui faiblit clairement dans le money-time depuis deux matchs.

Orlando/Atlanta : L’élimination pend toujours au nez de cette formation du Magic qu’on ne reconnaît plus vraiment. Ils l’ont emporté et c’est bien là, l’essentiel. N’empêche, le jeu tourne toujours autour d’une seule et unique force : Dwight Howard. Le défenseur de l’année réalise bien des prouesses mais ce style semble si simpliste qu’il paraît difficile d’imaginer Orlando pouvoir remporter la série face à une équipe des Hawks bien plus homogène. Reste des aiglons toujours fébriles quand il s’agit de terminer une rencontre. Contre un Magic peu inspiré, avec l’avantage du terrain récupéré, les Hawks possèdent les clés pour passer. Faut-il encore ne pas se louper à la maison…

Melo, moche et méchant

29 mars 2011

Des défaites qui s’enchainent et New-York vacille. Forcément, Anthony, le nouveau-venu, en prend pour son grade. Ca ne fera de la peine à personne tant l’homme est en dessous du joueur mais toutes les critiques ne sont pas justes non plus.

 


 

6/6. Six revers de rang, ça pique un brin. C’est pourtant ce que viennent de subir les Knicks, version Melo. Mais à regarder de plus près, c’est en fait la 3e série de la saison lors de laquelle les hommes de D’Antoni perdent six rencontres de suite. Ou l’équipe de séries par excellence. Le début de saison en fut la parfaite illustration.

Sans Melo mais avec le Stoud’ déjà, New York débute par un correct 3-2 avant d’en manger six de suite. Puis d’enchaîner à nouveau par 13 succès en 14 rencontres. Pour la régularité, on repassera. Mais les revers qui s’accumulent ne sont pas le fait que de Carmelo, loin de là. Le pauvre représente juste la cible désignée des critiques acerbes.

Passe le Mike ! Si les Knicks ont perdu une ribambelle de matchs, c’est à cause de Melo, ce courant d’air défensif ! Tout le monde a entendu cette théorie un brin fumeuse, un poil orientée. Car hormis Chauncey Billups, passé par les Pistons, il n’y a aucun véritable défenseur dans le roster new-yorkais. Notre Turiaf national tente bien de faire illusion en collant quelques beaux parpaings aux arracheurs de cercle trop naïfs mais ça ne va pas plus loin. Stoudy n’a jamais été un mordu de la seconde partie de terrain et n’est vraiment pas à l’aise sur les pivots de métier. Trop petit, pas assez costaud et, surtout, bien trop occupé à planter des points pour être efficace. On en demande énormément à Stoudemire qui, fin de saison oblige, commence à ressentir une certaine fatigue.

De même, Jared Jeffries ne sert à rien dans la peinture et Toney Douglas explose avec son adresse. Pas vraiment grâce à ses qualités défensives. Bref, Melo’ n’est pas aidé quand même et, il ne faut tout de même pas l’oublier, cette escouade reste coachée par Mike D’Antoni. L’homme qui inventa « l’attaque en 7 secondes », l’homme qui ne savait jouer que d’une seule façon : en scorant. Le technicien moustachu est une perle pour ce jeu, il a fait des Suns une équipe qui gagne (en saison) tout en développant l’un des styles les plus fous-fous de l’Histoire NBA. Une version des Warriors en bien mieux gérée et pensée.

Mais jamais, D’Antoni ne fut considéré comme un génie du cadenas défensif. On ne peut pas tout savoir non plus. Bref, les soucis des Knicks en défense semblent surtout un marronnier. A savoir, le sujet facile du journaliste sans inspiration qu’il pourra resservir n’importe quand puisque la défense (des équipes de D’Antoni) sera toujours soumise à caution. Avec ou sans Melo…

 

 

Un banc ne sert pas qu’à s’asseoir. C’est ce que doit dire chaque jour Mike D’Antoni à ses dirigeants. Posséder un duo star est un bon début mais l’effectif des Knicks ne fait toujours pas rêver. Pas de pivot, on l’a vu, un ailier décalé en arrière – Fields – et, surtout, un second unit se résumant à Toney Douglas. Ca fait cheap. Un manque de solutions criant qui obligent les titulaires à squatter le parquet.

A 28 ans, Amar’e Stoudemire n’a, par exemple, jamais joué autant que cette saison.  Ca pose bien sûr des soucis de fatigue mais aussi de fautes, des problèmes de concentration et un coach n’ayant pas beaucoup de choix même quand il assiste à une déroute de son équipe. Un pivot ne serait vraiment pas du luxe, quelques remplaçants corrects aussi.

Billups nostalgique. Ca lui cassait la caboche de quitter le Colorado. Tout le monde le savait mais l’ex-MVP des finales fut sacrifié sur l’autel de la starlette Anthony. Pour faire plaisir à la diva, Billups devait être de la partie. D’ailleurs, il est clair que l’ancien-Piston a un rôle clé à jouer dans sa nouvelle équipe. Celui de patron, de meneur, de régulateur. C’est à lui de mettre le rythme, d’alterner jeu rapide et actions posées. Mais une blessure est venue gêner sa mise en route et son retour n’est vraiment pas couronné de succès jusqu’ici.

Depuis le 13 mars, il n’a ainsi dépassé les 50% de réussite qu’une seule fois (pour la seule victoire avant celle d’hier, face à Memphis) et a malheureusement réalisé ses plus belles « perf » dans la colonne turnover. 5 contre Boston, 4 face aux Pacers ou encore 8 à Detroit. Un four pour un meneur de ce calibre et la preuve que l’adaptation est loin d’être consommée. Mais Billups souhaite-t-il vraiment rester à Big Apple ? Pas sûr. De plus en plus de rumeurs l’envoient déménager dès cet été. Son investissement et son niveau de jeu restent pourtant des éléments prépondérants de la fin de saison des Knicks.

Next year. Si l’été dernier était le plus attendu de l’histoire pour cause de free agents alléchants, le prochain doit être celui du coup rusé pour les Knicks. Il va falloir réussir à se faire une équipe. Un effectif complet, ne résidant pas seulement sur deux paires d’épaules mais bien un eddiffice capable de proposer différentes armes. En attaque comme en défense. Du coup, un pivot semble obligatoire. Dans le contexte de pénurie actuelle, ce ne sera pas facile. Marc Gasol est sur les tablettes mais les Grizzlies pourront égaler toutes les offres. Un joueur de ce profil serait en tout cas parfait pour seconder le Stoud’ et lui éviter une blessure qui finira tôt ou tard par le toucher.

Ensuite, le staff devra se mettre en quête d’un ou deux remplaçants valeureux. Là-encore, il ne faudra pas se rater si New York veut faire mieux que de s’agripper aux derniers strapontins qualificatifs pour les playoffs.

 

 

Fallait pas l’inviter. Avec 36 points et le scalp du Magic accroché sur sa cheminée, Melo s’est donné un peu d’air. Les critiques attendront au moins la prochaine défaite pour lâcher leur bile. N’empêche, Anthony a ce qu’il mérite. Après avoir pourri la vie de son club des Nuggets en attendant son transfert, après avoir joué sa diva avec encore moins de classe que Lebron James, après avoir Sali une nouvelle fois sa propre réputation, il ne pouvait s’attendre qu’à cela.

Melo voulait attirer les flashs des photographes, trop souvent accrochés aux basques de Kobe, Lebron ou autres. Aujourd’hui, star à Gotham, il reçoit enfin la hype qu’il pense mériter. Il ne peut donc que baisser la tête, se mettre au boulot et tout faire pour que son équipe gagne. Il le fera, c’est certain. En attendant, il mange les critiques pour tout le monde. Injuste ? Pas tant que ça…