Posts Tagged ‘chris paul’

Les plaies de la saison #2

8 juillet 2011

mike bibby miami heat

Comme le prochain exercice est encore bien loin d’être lancé, attachons nous au précédent. Et comme c’est facile, bête et méchant, moquons-nous ! Deuxième partie.

Le déshonneur du Rip’. Quand on parle de Richard Hamilton, on parle tout simplement de l’un des tous meilleurs arrière-shooter de la Ligue. Et ce, depuis maintenant plus de 10 ans. A Detroit, Rip’ représente encore plus. Un taulier, membre actif de l’escouade aux 6 finales de conf’ consécutives, vainqueur du titre en 2004 et ardent acteur de la finale perdue en sept matchs face aux Spurs. Bref, c’est une star, une vraie. Ça n’a pas empêché son coach – John Kuester – de le coller au mitard pendant deux mois avec un seul match disputé entre le 10 janvier et le 1er mars. Une honte, surtout aux vues de la pathétique saison des Motors Boys.

Mike le philanthrope. Ils sont bien rares les gestes de générosité en NBA. Et en plus, ils ne sont en rien récompensés ! Mike Bibby a fait une croix sur 6 millions de dollars pour rejoindre le Heat. Une coquette somme que le meneur ne verra donc jamais. Je pourrais donc saluer le choix sportif. Problème, Mike Bibby a été nul durant la saison, encore pire pendant les playoffs. A tel point qu’il s’est même retrouver hors de la rotation pour la dernière rencontre de la finale. Son niveau de jeu, son argent, Mike a tout perdu. Et court toujours après une bague…Bad move.


CP3 et D12, seuls contre tous.
Un tour et puis s’en va. Un tour monstrueux pour Chris Paul qui a bien failli renverser les Lakers à lui-seul. Un tour plutôt pathétique pour Superman, plus esseulé que jamais contre les Hawks. Ou deux des meilleurs joueurs du monde coincés dans des franchises trop faibles pour eux. Pas de leur faute certes, mais frustrant. Allez, plus qu’un an à tirer !


Fausse note !
23 saisons de bons et loyaux services et…rien ! Bim ! La décision la plus surprenante de l’année fut bien l’éviction de Jerry Sloan du banc du Jazz. Après une brouille avec D-Will, le coach s’est vu indiquer la porte. Une sortie en mode crash-test pour l’un des plus brillants tacticiens de l’histoire du cuir NBA. Pire encore, Deron Williams s’est aussi barré. 7e à l’Ouest au moment du départ de Sloan, Utah a finalement manqué les playoffs. CQFD.


Orphelins perdus dans l’Ohio.
Il s’en est allé, le roi. Parti pour toujours. Pas un départ, un cataclysme. Les Cavs ont pleuré toute la saison, sans envie, sans punch, sans mental, sans rien…Premier à l’Est l’an dernier, Cleveland a fini dernier cette saison. Ca s’appelle un gadin ! Avec une historique série de 26 défaites consécutives en prime. Kyrie Irving a du boulot…

Les touristes de Washington. John Wall possède bel et bien un potentiel de futur grand meneur NBA, McGee d’excellent défenseur, tout n’est pas pourri à D.C. Certes, mais la saison des Wizards reste entachée – entre autres – d’une série calamiteuse de 25 défaites de rang à l’extérieur. Une gabegie, une honte finalement terminée…à Cleveland. Les joueurs de la capitale terminent avec le famélique bilan de 3 succès à l’extérieur contre un score – 20-21 – quasi-équilibré à la maison.

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Playoffs NBA : Les previews du soir

26 avril 2011

Los Angeles n’a pas le choix et doit rabattre le caquet de ces insolant frelons. Mais Kobe n’est pas à 100%…

Indiana/Chicago : Derrick Rose sera bien présent. Le voir en béquilles, zappé le shooting du matin, n’invitait pas à l’optimisme mais le leader des Bulls devrait bien être en tenue. Chicago a tout intérêt à finir la série dès ce soir pour s’éviter un autre match. Pour cela, il va falloir arrêter de laisser les Pacers prendre une avance conséquente et se mettre à jouer avant l’ultime quart. Les Bulls en sont évidemment largement capables et coach Thib’ ne se fera pas piéger deux fois. Ça peut se finir ce soir…

Atlanta/Orlando. Un bon match. Voilà ce que doit réclamer Stan Van Gundy à ses extérieurs. Pour le moment à part Nelson, personne n’a encore répondu présent pour épauler Dwight Howard. Arenas a parlé à son coach, l’a convaincu de le laisser jouer mais faut-il lui faire confiance ? Pas vraiment. Si réveil il y a, il doit être l’œuvre de Turkoglu. Autant dire que ce n’est pas gagné. Menés 3-1 devant leur public, les Floridiens ont une énorme pression sur les épaules mais Atlanta n’est pas vraiment spécialiste des matchs chauds non plus. Allez, une pièce sur l’Agent-zéro tout de même pour voir un match supplémentaire dans cette série assez moche mais plutôt serrée.

Los Angeles/New-Orleans : Les matchs à ne pas perdre, les Lakers ne les perdent jamais. On pourrait s’arrêter là mais Kobe a une cheville en moins, Pau Gasol est pâle comme un linge, Odom est branché sur courant-alternatif, Fisher a enfin vieilli et Chris Paul sera encore là ce soir. Le piège tendu par les Hornets repose essentiellement sur le micro-meneur. Si aucun angelino ne parvient à le contrôler, le Staples pourrait bien chavirer. A moins que Kobe…

MVP Race (Novembre): Sont plus que 2!

27 novembre 2010

La course au MVP va donner à débattre pendant toute la saison. Ben ouais, le trophée n’est plus réservé à Lebron. Du coup, ils sont un paquet à prétendre au grâle. Un petit nouveau ou un ancien? Un winner ou un joueur méritant? Un meneur ou un ailier? Un scorer ou un passeur? Trop de questions, pas assez de réponses. Alors, soit on se casse la tête et on liste la douzaine de sérieux concurrents qui vont se tirer la bourre pendant encore quelques mois. Soit, on se la joue juge-arbitre, aussi subjectif que le vote final le sera et on se dit que, de toute façon, ils seront plein à être déçus. Du coup, la liste se rétrécit d’un trait et ça va se jouer entre deux bonshommes: Chris Paul et Dirk Nowitzki. Explications.

La saison, c’est si bon. Kobe s’en bat et Lebron ne sera plus jugé que sur sa production d’avril et mai. Bref, les deux meilleurs joueurs du monde ne sont quasiment plus candidats au titre de MVP car ça ne les intéresse plus vraiment. Eux, c’est la bague, le Larry O’brien Trphy, la parade en bus, les magnums de champ’ et les gros cigares. Chacun son truc. New-Orleans et Dalla possèdent autant de chances de connaître tout cela, à savoir pas beaucoup. Du coup, le MVP peut revenir à leurs leaders, méritants, combatifs, Dirk et Chris représentent les seules raisons de venir voir Mavs et Hornets durant toute la saison. Ce sont également eux qui entretiennent le mince espoir de gloire et de réussite de tout une franchise. Enfin, eux – à l’inverse du Black Mamba – n’ont que très rarement l’occasion de se reposer pendant tout le quatrième quart en laissant les seconds couteaux terminer le travail. Pas le même matos à disposition.

La classe, ça compte! Regarder le grand bond enchaîner fade-away, double-pas inversé, shoot à trois points, jeu dos au panier, etc…c’est un peu comme se mater un DVD du « Basket de A à Z. » Le géant européen sait tout faire, pratique un basket léché, possède la plus belle mécanique de tir et reste le seul à afficher une panoplie aussi remplie en toisant 2,13m. Un régal pour les yeux, une référence pour les esthètes, ça compte dans une ligue où les bons gros bourrins ont quand même un peu trop de place. La même chose pour CP3. Le mec court, dribble et voit plus vite que n’importe qui en NBA. Il arrive à voir un coéquipier démarqué avant que ce dernier en soit lui-même conscient. Paul maîtrise tous les fondamentaux du basketteur, la vitesse en prime. Le meilleur dribbleur de la planète, le passeur décisif le plus régulier depuis son arrivée dans la Ligue, un tir qui ne cesse de s’améliorer. Bref, faut chercher longtemps – et encore, pas sûr de trouver – pour le déclarer mauvais dans un secteur de jeu.

Ca gagne! Les Hornets sont la grosse surprise de ce début de saison. S’ils ont quand même lâché un match face aux Clippers, ils n’en restent pas moins 3e de la Conférence Ouest. Un exploit retentissant pour un roster composé d’aucun all-star et d’une seule super-star. Forcément, au moment de voter pour le meilleur joueur de la NBA, ça va peser dans la balance. Sans Paul, l’an passé, New-Orleans avait disparu de la carte NBA. Avec lui, ils se placent parmi l’élite et ont déjà battu un bon paquet de cadors. C’est ça quand le patron est en mode. Pour le Texan, c’est dur de lui coller l’étiquette de « winner » sur le dos mais Dallas sera en playoffs et pourra sûrement compter sur l’avantage du terrain, au moins pour le 1er tour. Si l’effectif des Mavs est hyper-complet, les attaques sans que Dirk ne touche le cuir sont très peu nombreuses. Il est l’âme, le capitaine, le leader, l’attaquant prioritaire de cette équipe. Avec huit succès lors des dix dernières sorties, difficile de le prendre en défaut l’Allemand.

Les Experts. Le MVP doit être hors-normes. On ne peut prétendre au titre de meilleur joueur du monde sans claquer des chiffres affolants. Pour le blondinet texan, c’est simple, il enquille. Du shoot, encore du shoot et toujours du shoot. Devenu une espèce de machine à la Larry Bird, le Mav ne voit même plus les défenseurs en face de lui. 26,3 points de moyenne et tout de même un exceptionnel 55% de réussite dans les tirs de champs. Phénoménal. Hier, il plante 26 unités au nez et à la barbe des Spurs, à 83%, la veille, le Thunder en prenait 34 et l’Allemand tournait à 70%. Ben ouais, ne parier jamais une bibine qu’il ne peut marquer des vestiaires. Pour Paul, le maître-mots, c’est le caviar. Le bon, le vrai, celui qui fait les 3/4 d’un panier où même un coéquipier manchot pourrait mettre le tir tellement les défenseurs sont perdus et cherchent encore la gonfle. L’ancien de Wake Forest est un pur meneur, un expert de la passe millimétré et semble avoir bosser ses gestes d’offrandes avec autant d’application que Kobe ses mouvements de tirs. 10 passes par match, c’est le tarif minimal quand on joue l’animal. Rondo fait mieux mais les coéquipiers ne sont pas comparables.

Jurisprudence. Dirk a déjà reçu le trophée, premier Européen. Il a donc ouvert la brèche. Aujourd’hui, ça ne choque plus personne de parler d’un Allemand comme favori pour le titre de MVP. A 32 ans, ça serait récompenser sa régularité, le fait qu’il sera à jamais l’un des meilleurs shooters de toute l’Histoire et la tristesse de savoir qu’il ne remportera jamais le titre. Pour l’Hornet, c’est Steve Nash qui a montré la voie. Deux fois titré le Canadien. Pourtant, il n’a jamais joué de finale et ne plantait même pas 20 points par match. Mais Nash, meneur-distributeur-scorer-shooter-passeur-créateur de génie possédait d’autres atouts importants pour le jury. Paul, une classe en dessous niveau tir, présente presque la même panoplie, la défense en prime. Le Sun n’a jamais entendu parler de ce mot alors que le meneur de New-Orleans est le meilleur voleur de ballons NBA et un défenseur sur l’homme exceptionnel. TP peut confirmer.

Moins bling-bling. Les trois derniers trophées? Kobe puis Lebron. Ou ce qui se fait de mieux en termes de pub, de sponsors et de sourires estampillés NBA. Les meilleurs joueurs de la planète sans conteste mais aussi, les meilleurs représentants de la NBA selon David Stern. Les dents « ultra-bright », les affiches géantes de Nike, les spots des muppets…Bref, on ne voit déjà qu’eux. Le MVP récompense le travail, le labeur, l’effort  et non l’esprit marketing. Du coup, dans l’optique d’une certaine alternance entre les méga-stars aussi présentes sur les parquets que sur Twitter et les joueurs plus sobres, Chris Paul et Nowitzki ont ainsi toutes leurs chances. Un message pour certains qui perdent trop de temps à contrôler leur image plutôt qu’en salle d’entraînement.

Avantage Paul. Comme, il ne peut y avoir égalité, ce sera Chris Paul. Déjà, il ne l’a jamais eu. Aussi, récompenser un joueur d’1,81m, ça fait toujours plaisir! Et ça n’est plus arrivé depuis Allen Iverson. Bon forcément, le parcours des Hornets reste prépondérant. Pour l’instant, ça roule et Paul étant la principale raison de ce succès, devrait en recevoir les lauriers. Certes, mais on est qu’en novembre, la route est encore longue, les concurrents loin d’être décrochés et plus personne ne sous-estime ses Hornets. C’est sûr. Mais CP3, pour la classe de son jeu, son sourire à la Carlton, son leadership, sa défense et le fait qu’il soit le meilleur meneur NBA depuis son arrivée dans la Ligue, mérite le titre de meilleur joueur de la Ligue. Totalement subjectif mais tous les choix le sont.

Les autres

Kevin Durant: James le méritait depuis trois ans avant de l’avoir, Kobe ne l’a eut qu’une seule fois, Durant doit bouffer son pain noir. Comme tout le monde.

Russel Westbrook: Niveau stats, il le mérite. Niveau showtime, aussi. Niveau leadrship, la même. Mais il ne l’aura pas car il ne s’appelle pas Kevin Durant. Dommage.

Pau Gasol: « Petit tu es doué, très doué ; Mais tant que je serais dans le métier tu ne seras jamais que le second ! » The Mask.

Derrick Rose: Sera sûrement pas loin du tout. Gros scorer, fournisseur officiel des top 10 mais un peu trop croqueur pour être sacré comme le meilleur.

Dwight Howard: La seule et unique raison de la bonne marche du Magic, le meilleur défenseur de la Ligue, et il ne se prend même pas au sérieux. Dommage qu’il soit toujours aussi technique que Kris Humphries.

Carmelo Anthony: S’il se barre à Gotham, il aura toutes ses chances…

Gazette NBA: Les Mavs se font une réputation

16 novembre 2010

Il fallait bien que cela arrive, les Hornets ont donc perdu leur première rencontre de la saison, la neuvième. Le succès file dans l’escarcelle des Mavericks, tout heureux de se payer le scalp le plus recherché du pays. Et le cow-boy solitaire teuton de ressortir du bois…

Wanted. Les Hornets sont en ville et repartiront les quatre fers en l’air. Ce fut sûrement l’essentiel de la causerie de coach Carlisle. Pas besoin de motiver ses troupes face à la surprise de l’année. Une fois n’est pas coutume, Dallas ne s’est donc pas manqué lors d’un grand rendez-vous. Pas qu’ils fassent désormais peur à tout le monde les Mavs, mais ce succès rappelle qu’il faut compter avec eux… pendant la saison.

A la dégaine. Contrat oblige, les pistoleros étaient de sortie. Dirk et sa chevelure de surfeur-hippie tout juste de retour de Woodstock, s’est fait plaisir. A sa façon, à savoir: ne rien gâcher. 25 points à 7/12 aux tirs, il prend dix rebonds et file trois passes. La plus grosse surprise de la nuit? L’Allemand a manqué trois lancers. L’autre fou de la gâchette est également un habitué du genre, Jason Terry termine avec 26 points. En face, le franc-tireur serbe est bel et bien sorti de sa léthargie, avec un soyeux 6/8 aux tirs et 17 points en 19 minutes, mais ce fut insuffisant.

1 balle partout. Filer rencard devant l’église, à midi pétante, ça vous réveille les instincts primaires. Du coup Kidd, des combats plein les jambes, a tenu à rappeler au nouveau gangster Paul que la vieille garde avait encore son mot à dire. Au final, une balle dans le genou pour le Hornet qui est tout de même parvenu à faire souffrir les articulations de l’ancien. Bref, match nul quoi.

De la ressource. Un Shawn Marion qui se troue, un Caron Butler absent, et malgré tout un très bon ultime quart, permettant de l’emporter. Dallas a de la ressource et suffisamment de matériel à disposition pour s’en sortir sans que tout le monde soit au diapason. Enfin, tant que Nowitzki enquille les shoots comme les demis.

Bleu, blanc, rouge. LOL. Le far-west, c’est pas pour nos petits frenchys, sont trop propres sur eux. La plus grande colonie hexagonale – Beaubois, Ajinça, Mahinmi – au sein d’une même franchise cumule ainsi 15 secondes de jeu. C’est Ian Mahinmi qui y a eu droit. Mais les mercenaires le savent mieux que quiconque, le shérif Cuban paye mieux que Pierre Seillant.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Carmelo se paie son match de la saison avec 20 points et 22 rebonds mais perd…Hakim Warrick confirme qu’il est toujours plus performant que Turkoglu, et se place pour le titre de meilleur sixième homme avec 21 points (7/9) en 25 minutes…Les Clippers déjà au fond du gouffre, la défaite contre les Nets n’annonce rien de bon et Griffin (11pts, 3rbds) peine à enchaîner les grosses performances…Petro fut, lui, plutôt efficace avec 4pts, 3pds, 3rbds en 11min…Encore 48 points pour le duo Ellis-Curry et une victoire tranquille malgré seulement 14 unités scorées en 4e quart… Face aux Bobcatts, Kevin Love capte moins de rebonds que Milicic...Memphis explose à Orlando à 36% aux tirs et aucun joueur à plus de 14 points.

 

Et pour demain?

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, cette nuit, mis à part peut-être la réaction des Knicks face à Denver, après le coup de gueule de Stoudemire. L’intérieur serait bien inspiré d’aller souffler quelques mots doux à Carmelo, histoire de lui faire comprendre que Denver ne sera jamais New-York. Sinon, les Wizards reçoivent les Raptors, une occasion de continuer à suivre l’envol de John Wall. Face à la non-défense des Canadiens, possible que Arenas&co se fassent plaisir.

Hornets: les frelons ont du piquant

5 novembre 2010

Séries en cours. Vendredi, ce n’était peut-être pas prévu par les chaînes nationales, mais il y a un vrai choc. Celui opposant le Heat de Miami aux Hornets de la Nouvelle-Orléans. Une confrontation qui mettra forcément un terme à l’une des deux séries de quatre victoires que se partagent ces franchises. Pour Miami, cela ne relève pas de la grande surprise et le Heat n’a finalement battu qu’une seule grosse cylindrée – Orlando – et a déjà laché un match. En face, les Hornets, eux, restent invaincus, comme les Lakers et les Hawks. Une prouesse au sein d’une Ligue où quasiment toutes les équipes peuvent espérer un strapontin pour les playoffs. Surtout, les joueurs de la Nouvelle-Orléans n’ont pas été particulièrement gatés par le calendrier. CP3 et ses coéquipiers ont déjà scalpé Milwaukee, Denver, San Antonio et Houston. Soit au moins deux sérieux outsiders de la conférence Ouest.

Patron Paul. Une surprise forcément tant le roster des Hornets semblait avancer dans l’inconnu pour cette nouvelle saison. Mais voilà, Chris Paul est toujours à la baguette et en bon état physique, il ne possède aucun équivalent sur la planète orange. Un leader, un vrai. Un mec qui fait la passe dans le bon timing, qui montre l’exemple en défense et ne fatigue jamais. Avec l’ancien de Wake Forest, le tempo est assuré, la cohésion de l’équipe accélérée et c’est tout le jeu des Hornets qui s’éclaire. TP n’a rien pu faire, à tel point que Pop’ l’a laissé scotché sur le banc, tout le quatrième quart. De même, Chauncey Billups a pris la foudre, terminant avec un très laid 5/14 aux tirs et seulement cinq passes pour quatre balles perdues. Doté de quatre moteurs, le bolide Paul ne laisse aucun répit à son adversaire direct.

Ca défend sec. Sous son impulsion, les Hornets exercent ainsi une très bonne pression défensive, n’encaissant que 93 points par match (6e). Surtout, posséder un leader-passeur permet au coach rookie, Monty Williams, de pouvoir compter sur tout le monde. Si David West est toujours aussi régulier, Okafor, lui, sort la tête de l’eau. A la fois meilleur rebondeur et contreur de son équipe, le pivot – toujours frustre offensivement – offre une excellente rentabilité, en à peine 26 minutes de temps de jeu.

Le coach utilise tout le monde. La marque est quasi-parfaitement équilibrée derrière le duo Paul-West. Le shooter italien, Marco Bellinelli, se fait bien plus plaisir qu’à Toronto avec un rôle accru et une certaine liberté pour artiller à tout-va qui lui convient parfaitement. Un bon état d’esprit donc qui fait des Hornets une formation très équilibrée. Pour le reste, sept joueurs tournent entre 7,5 et 11 points par match.C’est d’ailleurs le point central de la tactique de Monty Williams. Rookie et déjà candidat au trophée de coach de l’année. S’il est bien conscient que Paul est le seul maître à bord, il ne laisse personne de côté. Douze joueurs ont déjà été utilisés, DJ MBenga a même droit à dix minutes par rencontre, ça ne lui était jamais arrivé à L.A! Les rotations sont donc partie prenante de ce début de saison en fanfare. Ca fait une bonne base de travail et peut assurer un avenir intéressant à cette équipe.

Le meilleur à venir. Ce pourrait aller encore mieux. Trevor Ariza, le gros transfert de l’été pour les Hornets, ne donne pas encore la pleine mesure de son talent. Si l’ancien Rocket a le mérite de ne pas forcer (seulement trois tirs pris contre Houston), il noircit les autres colonnes statistiques (3int, 4rbds, 4pds) en se faisant à son nouveau rôle. A l’instar de ce qu’il faisait très bien avec les Lakers, Ariza joue ainsi les pompiers, comblant les trous de sa formation au lieu de se mettre en avant. N’empêche, son talent devrait vite le propulser à une moyenne de points proche des quinze unités.

On mise un peny? Grosse défense, collectivement au point et meneur de folie. Ca ressemble en résumé aux qualités des Celtic’s, les seuls à s’être payé le Heat. Alors, Chris Paul est-il capable de botter les fesses de Lebron James et D-Wade? Ca paraît difficile. Comme tout ce qu’on fait les Hornets, jusqu’ici!