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Deron Williams au Besiktas, c’est possible…

8 juillet 2011

C’était annoncé, le lock-out allait entraîner une foule de rumeurs de transferts des NBAers vers l’Europe. Certaines ne valent rien, d’autres semblent un peu plus avérées. Parmi celles-ci, D-Will au Besiktas.

Une vraie star. Il ne s’agit pas d’un retraité, ni même d’un joueur de seconde zone. Non, Deron Williams se classe aisément dans le Top3 – Derrick Rose et Chris Paul un peu devant – des meilleurs meneurs du monde. Un mec qui lâche 10 caviars par rencontre depuis la naissance, capable de driver, de shooter de loin et devenu expert dans l’art du pick-n’-roll. Ce dernier point d’ailleurs, risque bien de faciliter son adaptation au jeu continental et ses systèmes demi-terrain. Bref, posséder Williams au sein d’une franchise NBA est déjà une assurance tous risques mais alors dans le championnat turc, ça peut faire d’énormes dégâts.

5 millions. C’est ESPN qui l’annonce, le Besiktas aurait formulé une offre de 5 millions de dollars pour une saison. Le joueur aurait évidemment la possibilité de rejoindre ses terres si la grève prenait fin. Deron toucherait ainsi un salaire mensuel de 200 000€. Le tatooé aurait donné son accord de principe, reste à finaliser les derniers détails contractuels mais son arrivée pourrait bien être effective d’ici peu.

Avec Zaza? D-Will pourrait bien retrouver un autre NBAer à Istanbul, le boucher géorgien: Zaza Pachulia. C’est le président du Besiktas qui a annoncé cette venue. Deux joueurs NBA dans le cinq majeur, ça fait un joli recrutement. Personne n’a rien demandé mais d’où sort tout cet argent?

Avec Kobe? LOL…Bon d’accord, c’est pour la blague! Mais quand même, le président turc s’enflamme et annonce des contacts avec le Black Mamba. Montant du transfert? Le PIB du pays…

Et les autres? Andreï Kirlienko aussi voudrait bien rejoindre l’Europe. Tellement désespéré le Russe, qu’il a lui-même été à Madrid pour rencontrer le staff du Real. L’ex-MVP de l’Euro semble donc bien décider à quitter la NBA – peut-être bien définitivement d’ailleurs – où il n’a jamais trouvé sa place. Mais AK47 s’enflamme un brin et souhaite un salaire mirobolant. Même le grand Real ne peut s’aligner sur ces prétentions. Affaire à suivre donc, le CSKA pourrait entrer dans la course…

 

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Le Jazz en fanfare!

11 novembre 2010

Plus surprenant qu’une victoire des Bobcatts, plus ahurissant que les 40 pions de Beasley, plus significatif que la mauvaise passe des Hawks, l’équipe du moment c’est le Jazz!

Le début, ça compte pas. 18 points de retard en trosième quart n’invite pas forcément à l’euphorie. Pourtant, après en avoir remonté 22 au Heat la veille, les hommes de Jerry Sloan vont refaire le coup à Orlando. Les Mormons signent une nouvelle seconde période de folie, plantant 69 points.

Du pur Jazz. Un meneur-passeur, une entente les yeux fermés avec ses intérieurs, un collectif huilé, une bonne défense. Ca vous rappelle rien? Ben si…le Jazz d’Utah. Celui de Jerry Sloan, maîtrisé, solide, sérieux et ayant poussé l’efficacité du pick-n’-roll à son paroxisme. Stockton s’est mué en jeune « loubard » tatoué et Malone a du être remplacé par deux joueurs mais le style reste intact.

Une raquette d’impact! Si face au Heat, cela pouvait paraître logique, la domination du duo Jefferson-Millsap sur la peinture du magic, elle, semble véritablement significative. L’ancien Wolve domine même D12, avec 21 points et 8 rebonds contre 14 points, 9 rebonds pour Superman. Millsap quant à lui, continue à faire preuve d’une grande rentabilité avec 23 unités à 8/15 aux tirs.

Deron au top! A l’instar des intérieurs, la domination de Williams sur le meneur du Heat n’avait surpris personne. Face à Nelson, le constat est cependant identique. Et il se pourrait bien que D-Will mette la misère à un paquet de vis-à-vis, cette saison. Joueur sous-coté par excellence, le meneur d’Utah joue juste, distribue parfaitement le jeu et shoote avec adresse. Sur huit rencontres, Williams en a déjà terminé quatre à 14 caviars ou plus.

Chez toi, c’est chez eux! Le Jazz a vécu un mauvais départ avec deux défaites pour entamer les débats. Depuis, ils affichent un bilan très positif de 5-1. Surtout, les joueurs de coach Sloan se sentent bien loin du lac salé et sont déjà venus s’imposer sur le parquet d’Oklahoma, puis chez les deux armadas floridiens.

Des blocs, des briques et des brèves!

62 points parfaitement partagés entre Westbrook et Durant et les deux compères de Team USA écrasent Philly…Michael Beasley nous rappelle qu’il est un grand attaquant avec 42 points, 9 rebonds et un succès pour les Wolves…David Lee est au madison comme à la maison, il enfile les perles (28pts, 11rbds) et repart avec une victoire…Yao quitte ses partenaires après seulement six minutes, ratant ainsi le triple-double de ce fou de John Wall (19pts, 13pds, 10rbds), la crise est proche pour les Rockets…Contre Memphis, Ian Mahinmi est apparu sur le parquet, cumulant…1 faute… Devin Harris plante 31 points et les Nets s’imposent.

Et pour demain?

« West coast » ou « East coast » ? Le débat est éternel mais il faudra trancher, cette nuit. A savoir, se payer la revanche alléchante entre le Heat et les Celtic’s ou l’affrontement des imbattables Lakers face aux Nuggets de Carmelo. Mais D-Wade est énervé. Le Heat a montré des signes de faiblesse contre le Jazz et lâcher un deuxième match contre son principal concurrent est désormais inconcevable. Miami reste le grand favori de la saison, reste maintenant à en enfiler le costume. Ca pourrait bien commencer ce soir.

Deron Williams est-il le meilleur ?

19 avril 2010

Après cinq saisons en NBA, D-Will est considéré comme l’un des meilleurs meneurs de la planète. Normal ? Complètement. Excellent passeur, Williams possède également le cross-over le plus rapide de l’Ouest et un shoot de plus en plus fiable. Tatoué comme il faut, son sens inné du show aurait d’ailleurs dû faire de lui le meilleur meneur de la Ligue depuis quelques saisons. Pourtant cette saison, il n’a connu que sa toute première sélection pour le match des étoiles. Pourquoi ? Le pauvre joue à Utah. Le Jazz ou l’anti-machine à stars. Pas le genre de la maison de truster les top ten et encore moins les récompenses individuelles. Surtout que Deron a toujours dû supporter de très prestigieuses comparaisons. Arrivé à Salt Lake City, D-Will supplée ainsi un certain John Stockton. Meilleur passeur et intercepteur de l’histoire. Rien que ça. Un monument, une référence incontestée pour tous les meneurs du monde. Forcément, passer derrière un Hall of Famer n’est aisé pour personne. Surtout quand le coach, Jerry Sloan, n’accepte de son meneur que la perfection des exécutions tactiques. Aussi, Williams a subi de plein fouet la comparaison avec son compère de la draft 2005, choisi juste derrière lui, Chris Paul. Quand le meneur du Jazz enchaînait les excellentes performances, l’homme-clé des Hornets s’imposait simplement comme la référence ultime au même poste. Plus rapide, plus fort, plus flashy, les alley-hoops lancés par l’ancien de Wake-Forest firent rapidement le tour des télévisions du monde entier. CP3 devenant ainsi le chouchou de l’Amérique et l’incontestable titulaire du poste en équipe nationale. Et D-Will ? Pas loin. Pas loin du tout même, mais toujours derrière. Derrière en termes de stats, en termes de résultats et surtout, au niveau médiatisation. Avec la Dream Team, Williams n’évoluait qu’en tant que…3e meneur, derrière Paul et Kidd. Un certain manque de respect qui s’explique aisément. Utah n’a jamais, ne fait et ne fera jamais rêvé personne. Ni les fans, ni les joueurs, ni les coachs. Une réalité bien dure à intégrer pour les supporters mormons mais qui pourrait bien pousser Carlos Boozer à changer d’air. D-Will, lui, n’en parle pas trop. Pourtant, le meneur a la possibilité de tester le marché cet été. Et sa côte devrait enfin être à la hauteur de son incroyable talent. Chris Paul longtemps blessé ne viendra pas lui voler la vedette cette année. TP est dans le même cas, Billups a été moins régulier que le mormon, Rondo et Rose sont encore un ton en dessous. Bref, avec 18,7pts, 10,5pds et 4pds, Deron représente ce qu’il se fait de mieux à son poste, cette année. Suffisant pour qu’un Jazz intègre l’All NBA First Team ? Objectivement, oui. Mais D-Will reste un Jazz et le désamour – ou le manque d’amour, c’est selon – pour le club des montagnes est tel que sa place dans le cinq de l’année n’est pas assurée.  Williams le sait et une élimination prématurée en playoffs pourrait bien le rendre à l’évidence : Quitter Utah pour connaître la gloire et le respect – et pourquoi pas un titre-  qu’il mérite.