Posts Tagged ‘lock-out’

Les plaies de la saison #1

8 juillet 2011

carlos boozer chicago bulls

Comme le prochain exercice est encore bien loin d’être lancé, attachons nous au précédent. Et comme c’est facile, bête et méchant, moquons-nous !


Lebron « me, myself » and James.
La saison n’avait même pas débuté. Non, il s’agissait-là d’une tiède soirée d’été. Une de plus à patienter frénétiquement pour savoir. Savoir ce qu’allait devenir Cleveland, connaître le nouveau visage de la Ligue. Problème, le double-MVP a le melon. Mais sévère. Alors, le King s’est dit que se payer un tweet, ça faisait cheap. Une conf’ de presse ? Trop classique. Non, Lebron a voulu son show tv. Du jamais-vu et – tout le monde l’espère – du jamais refait ! Ignoble spectacle d’un mec boursouflé par son égo, à se demander comment il fait pour résister à son reflet dans le miroir… Mais le pire de tout étant la décision en question.

Installer un décorum de star de cinoche, faire languir des millions de fans, mettre une ambiance d’apothéose…tout ça, serait passé si la star-télé avait l’esprit d’une star NBA. En d’autres termes, il aurait pu se la péter façon Oprah si le tout s’était fini par « Je reste à Cleveland et je vous promets que les Cavs remporteront de nombreux titres. » Là, tout un peuple aurait bondit de joie, fier d’être représenté par un leader charismatique et ambitieux.

La réalité fut bien plus triste, le MVP préférant la compagnie de D-Wade et CB1, les plages de South Beach et un destin de « suiveur » et non de leader. Pas le genre de tempérament que les Américains apprécient. Pas du tout même. Un gros raté donc. Au niveau de l’image du joueur bien sûr, mais aussi de son véritable tempérament. Il s’aime trop – ça, on le savait déjà – mais en plus, il milite pour être la star médiatique de la Ligue plutôt que celle des parquets. La plaie de l’année est arrivée avant le début de la saison, balaise !

La blessure de Carlos Boolet. « J’étais chez moi, et on a sonné à la porte. J’ai couru, et je me suis pris le pied dans un sac. J’ai voulu me récupérer mais comme je fais 120 kilos, ma main n’a pas supporté tout mon poids. »  2 mois d’absence pour Boozer et ce, en tout début de saison. Les Bulls se demandent déjà s’ils ont fait le bon choix.

La saison de Carlos Boozer…Il faut quand même se rappeler que mis à part les Three Amigos, la signature de Boozer à Windy City représentait l’autre gros trade de l’intersaison. Pire que sa blessure débile, ce sont ses perf’ sur le parquet qui ont interrogé, durant toute la saison. Puis les questions ont rapidement laissé place à quelques certitudes : la Booz’ fut surcoté (la chance de jouer avec D-Will certainement).
Au final, l’ex-Jazz a simplement baissé dans chacune des catégories statistiques par rapport à l’an dernier. Ou un énième all-star endormi sur son gros tas de billets. Si ses qualités de leader ont toujours fait rigoler, sa régularité représentait son principal atout pour ses coachs respectifs. A Chicago, on espère au contraire qu’il ne stagnera pas longtemps à ce niveau faiblard.

Les playoffs de Carlos Boozer. Comme un bon vieux soap à l’ancienne, la saison de Carlos Boozer fut suivie avec attention par beaucoup de monde. Attendant le fameux « déclic » que l’on aime tant décrire dans les milieux sportifs. Et à l’instar des vieilles séries pourries, l’intérieur a déçu, la sauce ne prenant jamais, le suspense – va-t-il dépasser les 10pts ? – restait quand même très light. Une illustration ? Sa dernière sortie de l’année et l’élimination contre le Heat. Lors du match le plus important de l’année, Boozer signe un probant 1/6 aux tirs, pour 5 pions et 6 rebonds. Sur l’ensemble de la postseason, l’intérieur termine à 12pts et 43% de réussite. Si si, il émarge bien à 16 millions $ la saison…

« Baby, baby » MVP… Où va le monde ? Enfin, la NBA surtout ? Un match des célébrités lors du All-star week-end, je l’accorde, ne prête pas non plus aux plus fortes polémiques. Mais tout de même, Justin Bieber élu MVP lors d’une rencontre à laquelle participait Scottie Pippen. L’ex-Bull l’a d’ailleurs bâché avec le coude ! Pfff…La hype l’emporte toujours chez l’Oncle Sam.

A.I, la tête de turc. Prenez un joueur capable de mettre à genou 80% des meilleurs joueurs actuels de la Ligue, filez-lui un égo monstre, saupoudrez d’un bon vrai caractère de gangster mafieux et attendez qu’il se fâche avec tout le monde. Allen Iverson est triquard en NBA, à tel point qu’il a voulu tenter l’aventure au Besiktas Istanbul. Une blague pour le plus « ghetto » des NBAers. Forcément, ça a clashé rapidement. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’il pourrait bien s’agir d’un arrêt définitif de The Answer. Triste fin pour la tête brûlée la plus attachante de l’histoire récente de la Ligue.

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Deron Williams au Besiktas, c’est possible…

8 juillet 2011

C’était annoncé, le lock-out allait entraîner une foule de rumeurs de transferts des NBAers vers l’Europe. Certaines ne valent rien, d’autres semblent un peu plus avérées. Parmi celles-ci, D-Will au Besiktas.

Une vraie star. Il ne s’agit pas d’un retraité, ni même d’un joueur de seconde zone. Non, Deron Williams se classe aisément dans le Top3 – Derrick Rose et Chris Paul un peu devant – des meilleurs meneurs du monde. Un mec qui lâche 10 caviars par rencontre depuis la naissance, capable de driver, de shooter de loin et devenu expert dans l’art du pick-n’-roll. Ce dernier point d’ailleurs, risque bien de faciliter son adaptation au jeu continental et ses systèmes demi-terrain. Bref, posséder Williams au sein d’une franchise NBA est déjà une assurance tous risques mais alors dans le championnat turc, ça peut faire d’énormes dégâts.

5 millions. C’est ESPN qui l’annonce, le Besiktas aurait formulé une offre de 5 millions de dollars pour une saison. Le joueur aurait évidemment la possibilité de rejoindre ses terres si la grève prenait fin. Deron toucherait ainsi un salaire mensuel de 200 000€. Le tatooé aurait donné son accord de principe, reste à finaliser les derniers détails contractuels mais son arrivée pourrait bien être effective d’ici peu.

Avec Zaza? D-Will pourrait bien retrouver un autre NBAer à Istanbul, le boucher géorgien: Zaza Pachulia. C’est le président du Besiktas qui a annoncé cette venue. Deux joueurs NBA dans le cinq majeur, ça fait un joli recrutement. Personne n’a rien demandé mais d’où sort tout cet argent?

Avec Kobe? LOL…Bon d’accord, c’est pour la blague! Mais quand même, le président turc s’enflamme et annonce des contacts avec le Black Mamba. Montant du transfert? Le PIB du pays…

Et les autres? Andreï Kirlienko aussi voudrait bien rejoindre l’Europe. Tellement désespéré le Russe, qu’il a lui-même été à Madrid pour rencontrer le staff du Real. L’ex-MVP de l’Euro semble donc bien décider à quitter la NBA – peut-être bien définitivement d’ailleurs – où il n’a jamais trouvé sa place. Mais AK47 s’enflamme un brin et souhaite un salaire mirobolant. Même le grand Real ne peut s’aligner sur ces prétentions. Affaire à suivre donc, le CSKA pourrait entrer dans la course…

 

NBA: C’est fermé!

1 juillet 2011

L’annonce officielle du lock-out par la NBA…

Still love this game?

30 juin 2011

Une grève au mépris du public est en marche…We still love this game?

Rester fan ? Au foot, un Qatari rend n’importe quel club sexy et attractif, quand le vélo ferme les yeux sur un contrôle antidopage positif puisqu’il s’agit d’Alberto Contador…Le sport moderne a cela de pourri : l’argent dépasse tout. Autant l’intérêt sportif que la santé des athlètes. Et on ne parle même pas de l’intérêt que portent les pros au public… La NBA en est la parfaite illustration.

En réponse à des salles se vidant, les dirigeants choisissent de fermer boutique. Etrange politique pour la cote de popularité de la Ligue. Mais ils s’en foutent, les moutons remplissant les salles reviendront bouffer des seaux de pop-corn, ils en restent persuadés. Pareil pour les joueurs et leur habituel « Je ne remercierai jamais assez mes fans. » A gerber. Ils défendent leurs millions, ils défendent leurs acquis au détriment de tout le reste. Etre fan, c’est fermer les yeux et accepter de supporter ce type de personnages, tolérer un système de milliardaires pathétiques, de caprices de starlettes et de « têtes pensantes » nous prenant vraiment pour des bovins.

Faut se le dire, le sport n’est plus qu’un spectacle, les sportifs des intermittents courants après leur cachet, les proprios des producteurs véreux prêts à tout briser pour quelques dollars de plus. Si tout le monde le sait pertinemment, le lock-out met tout cela en lumière : les escrocs avides ne peuvent plus se planquer derrière leur « amour du sport. » Du chiqué.

Alors, faut-il rester fan ? Ce qui a attrait à l’émotif ne se commande pas de toute façon. Mais ne pas sentir un relan de gerbe monter au moment où tout reprendra, ça ne sera pas évident pour tout le monde. Surtout, celui qui se fend d’une centaine de dollars pour mater le LeaguePass. Surtout pour celui qui bouffe des pates pendant trois semaines pour emmener ses mômes au Staples Center. Surtout aussi, pour tous ceux – employés de ménages, sécurité, journalistes, soigneurs, etc… – qui vont se retrouver sur la paille, sans boulot pendant que les friqués s’étriperont par avocats interposés.

L’élite bouffée par l’argent contre la populace, bien plus nombreuse mais bien plus faible aussi. Et méprisée. Le combat se retrouve un peu partout, dans tous les secteurs économiques. Le sport en est un aujourd’hui. Comme les autres. Le but reste donc de faire du fric. Toujours plus de thunes. Ça dégoutte un peu d’être confronté partout à ce même principe vénal et immoral.

We (still) love this game. Le problème étant qu’aussi pauvre ou dans la merde que l’on soit, la passion ne se commande pas. Être fan, c’est en soi et même une grève injuste, bête et méchante ne saurait éteindre cette flamme ravivée à chaque fin de mois d’octobre. Alors, beaucoup y retourneront. Mais gardons à l’esprit la réalité des choses : le public est clairement ignoré par la Ligue, dirigeants et joueurs. En période de grève comme en pleine activité, nous ne représentons que de simples tiroirs-caisses.

Perturbations à prévoir dues à un mouvement social

30 juin 2011

En France, on connaît bien la situation, la grève faisant partie intégrante de notre patrimoine national. Même les Britanniques s’y mettent aujourd’hui. La NBA aussi, connaîtra une cessation d’activité. A partir de ce soir, c’est terminé. Bernard Thibault est sur le coup.

Trafic très perturbé. Un lock-out, c’est un peu comme une bonne grève SNCF. Le public ne sait pas trop qui a vraiment raison. Est-ce l’employeur ou l’employé ? Chacun a sa version et, surtout, en tire la même conclusion : c’est l’usager/fan qui trinque. A partir de demain, la NBA ferme donc ses portes. Les piquets, banderoles et fumigènes vont ressortir. Paraîtrait que Lebron apprend l’Internationale, en ce moment.

Grève intégrale et reconductible. Le problème réside ici : personne ne peut indiquer une date butoir à ce conflit. Alors, ça fait flipper. Surtout qu’une théorie – entendue de plus en plus souvent en ce moment – plaide pour une annulation pure et dure de la saison prochaine. Selon quelques dirigeants – ceux-là même qui ne cessent de clamer leur amour pour leur franchise, leur sport, leurs fans – zapper un exercice complet permettrait ainsi de renflouer les caisses de la Ligue. Inquiétante perspective.

Grève dure. Les mouvements sociaux ne comptent pas tous la même tension. Il y a bien eu la grande victoire contre le CPE, mais pour les retraites, ça a quand même bien capoté. Là, le lock-out c’est du conflit baroque, au couteau, les deux camps étant tous deux incapables de dialoguer ou d’entendre la moindre concession. Ça pue mais faire durer le conflit jouera toujours en faveur des patrons.

Mauvaise foie et hypocrisie. Les franchises NBA ne gagnent plus assez d’argent (selon leurs propriétaires). La NBA restant la Ligue sportive la mieux rémunérée de la planète, ça paraît falacieux comme raison tout de même. Le fait que ces difficultés financières soient la cause d’une mauvaise gestion de ces mêmes patrons, n’a jamais été mentionnée. Bref, les torts sont lourds et partagés entre des patrons cyniques et suffisamment assoiffés de dollars pour « tuer » leur sport – dur de se remettre d’une saison annulée quand même ! – et des joueurs pourris gâtés depuis trop d’années. Mais ça, les acteurs s’en moquent, l’important ce sont les billets amassés.

Hard-cap. La principale raison qui fait craindre une annulation pure de la saison prochaine. Les dirigeants jouent les durs et veulent remplacer le flex-cap de 62 millions par un hard-cap de…45 millions. Ou 33% de baisse salariale. Ou la suppression des contrats garantis. Ou la fin de la récré pour les joueurs (surtout, la middle-class). Ou une proposition qui va véritablement cristalliser les positions de chacun. Les joueurs n’accepteront jamais cela, les proprios tenteront de jouer la montre. Ça va durer et ça sera moche.

Ce que ça va changer. Tout. Enfin, pour nous. A savoir que l’été n’est déjà pas très stimulant en NBA – hormis les concours de planking ! – mais là, il n’y aura carrément plus aucune image, photo, parole à se mettre sous la dent. Juste une déclaration de temps à autre pour rallumer le brasier des négociations. C’est tout, même le sanctuaire NBA.com fermera ses fenêtres, les joueurs ne seront plus payés, les entraînements stoppés, les transferts bloqués…Un blackout total sur le microcosme NBA.

Ce qu’on peut faire. Partir en vacances ? (Parce que suivre le mercato Pro A, faut quand même pas pousser…) A la limite, la NCAA peut gagner un peu d’intérêt. Ou alors, guetter chaque brin de rumeur envoyant une star NBA en Europe ? Mater le dessin animé de TP ?  Suivre les vacances de Ron Artest? Bon d’accord, il suffit de pleurer un bon coup. Chialer et prier pour que ça reparte un jour. Et omettre que les espoirs restent faméliques…

NBA : Le lock-out, c’est pour jeudi…

28 juin 2011

Jeudi 30 juin au soir, l’accord salarial entre la NBA et ses joueurs prendra fin sans qu’aucun autre n’ait vu le jour. C’est la grève, c’est la lose…

C’est quoi ? Un lock-out est une grève. Pas tout à fait comme on l’entend ici, en France, puisque ce sont les proprios qui ferment boutique. Les dirigeants cessent l’activité car ils n’ont su s’entendre avec leurs employés (les joueurs).

Pourquoi c’est sûr et certain ? Cela fait maintenant plusieurs mois que ça couve, personne ne feindra la surprise. Mais vendredi dernier, la réunion – où les joueurs devaient annoncer leur contre-proposition – n’a rien conclu du tout. Les joueurs sont venus et n’ont absolument rien proposé. Ou comment lancer le bras de fer.

Pas de contre-proposition ? C’était quand même la seule chose qui pouvait encore donner une chance d’éviter le clash. Mais Billy Hunter – ancien joueur NFL et représentant du syndicat des joueurs – a eu ces mots limpides : « Pourquoi nous n’avons pas fait de contre-proposition ? Parce que nous avons le sentiment que la précédente était suffisante.»

Et la précédente disait… L’offre déjà donnée par les joueurs entendait une baisse des salaires, à hauteur de 500 millions de dollars sur cinq ans. Une somme jugée « modeste » par David Stern. Les deux partis concluant sur le même refrain « Il y a des avancées mais l’accord est encore loin. »

Hard-cap. Une idée tirée du règlement NFL. Le salary cap – limite salariale à ne pas dépasser par les franchises – représente le nerf de la guerre. Un hard-cap de 62 millions $ a donc été proposé par les dirigeants. Les joueurs n’ont même pas voulu en entendre parler.

Flex-cap. D’où l’idée du flex-cap. Comme le hard-cap mais avec des exceptions. La masse salariale serait plafonnée à 62 millions de dollars – contre 58 aujourd’hui – qui ne pourrait être dépassé sauf dans certains cas (mais cela resterait très exceptionnel, bien moins fréquent qu’actuellement). Pour David Stern, c’est la meilleure chose à faire. Les joueurs sont loin de partager cet avis.

Les joueurs unis. Lors de cette fameuse (et inutile) dernière réunion, quelques grands noms de la Ligue ont pointé leur nez, flanqués d’un t-shirt « Stand. » Parmi eux, Kevin Garnett ou Chris Paul, pour ne citer que les têtes d’affiche. Bref, les stars NBA savent de quoi il en retourne – KG a déjà vécu un lock-out – et affichent leur unité. Les patrons sont prévenus.

Les proprios en font-ils trop ? La question trottant dans les têtes de tous les patrons NBA, n’est bien sûr pas de savoir s’ils réussiront à boucler le budget pour la fin du mois. Non, les franchises NBA restent des machines à billets verts, des usines à fric. Mais en affaires, la question tourne toujours autour du « comment pourrais-je en avoir encore plus ? » Et c’est bien là, que réside toute la question du lock-out. En jouant les malheureux – ambiance crise économique oblige – les patrons tentent de faire oublier qu’eux se gavent encore plus que les joueurs. Surtout que la NBA n’annonce pas un bilan financier désastreux, selon plusieurs économistes.

Le point de vue des joueurs. Les joueurs défendent leur steak. Dur de les en blâmer puisque tous les employés feraient la même. Une baisse de salaires de 30 à 40%, ça pique et ça donne surtout l’impression de se faire enfler sévèrement par rapport aux anciens. Surtout, des changements profonds – hard cap, contrats non garantis – sont aussi réclamés par les dirigeants. Des requêtes qui changeraient la donne en matière de négociations pour les joueurs. Comme souvent, les stars ne seraient que peu affectées, les joueurs de seconde zone, eux, pourraient voir leur situation devenir bien plus précaire.

Des négociations à long-terme. Dans le monde du travail classique, les accords salariaux sont négociés à l’année. Pas en NBA. Les patrons aimeraient d’ailleurs que le contrat signé cet été – ou bien plus tard – court sur près d’une décennie. Comme le climat actuel est des plus difficiles économiquement, les dirigeants comptent bien en profiter. La crise a filé des dettes à toute l’Amérique, donc à la NBA aussi. Et personne ne peut nier que les joueurs soient surpayés.

Image. Désastreuse, forcément. Ce n’est pas comme la NFL qui n’en a que faire – le foot US reste une religion là-bas – la NBA a souffert pour retrouver son identité après la grève de 99. Des millionnaires se plaignant pour leur salaire, ça le fait pas. Surtout en ce moment. Les joueurs en ont conscience mais…c’est tout. Ça ne changera rien à la donne.

Les fans, grands oubliés. C’est clair ! Les fans n’ont qu’à se repasser les cassettes des saisons précédentes car, pour l’heure, personne n’a vraiment envie que les choses bougent. « A celui qui cèdera le premier« , semblent jouer les deux camps. Un brin ridicule mais vu les sommes en jeu – quelques milliards de dollars – il y a fort à parier que le jeu dure encore longtemps. Les déclarations envers les fans ne cesseront de se multiplier. Peut-être mais le tout se fera dans la plus pure mauvaise foi qui soit. Propriétaires et joueurs NBA n’ont que leur propre intérêt en tête. Le fait que la Ligue vive sur le merchandising, le prix des places et les droits tv – le public, quoi – n’entrera jamais en compte dans l’esprit des deux camps. Cynique certes, mais les fans reviendront. Pas les billets.

La NFL. Le foot US offre un bien triste exemple de ce qui attend tous les fans de la balle orange. Cela fait plus de 100 jours que les « footeux » ont lancé leur lock-out. Une aberration tant les proprios NFL possèdent bien plus d’avantages – hard-cap, contrats non garantis, le franchise tag -que leurs homologues NBA. Aucun accord n’a encore été trouvé.

Quel camp choisir ? D’un côté les starlettes surpayées qui plantent le piquet de grève. De l’autre, les proprios qui jouent sur des chiffres obscurs, incalculables et improuvables. Des millionnaires face à des milliardaires. Bref, difficile de choisir. Une chose est sûre tout de même : la NBA repose avant tout sur…les joueurs. Ils sont le « produit d’appel » de la NBA, ils ramènent les fans et poussent cette ligue toujours plus haut. Les propriétaires se doivent de ne jamais oublier cela. La NBA ne tient que sur cela : proposer des affrontements entre les meilleurs joueurs de la planète. Pour les dirigeants, il est donc impensable de gérer une franchise telle une société lambda. Les employés sont égocentriques, imbus de leur personne et bien trop gourmands financièrement mais…uniques de par leur talent. A l’inverse des patrons, les NBAers ne sont pas tous multimillionnaires et la carrière d’un athlète restera toujours plus courte que celle d’un magnat de la finance.

Que faire ? Balancer son smartphone à terre, éteindre son PC et enfiler ses sneakers. C’est l’été, les playgrounds fleurissent à nouveau, un peu partout sur la planète, il est grand temps de goutter au « vrai » basket. Comme tout désaccord américain, le lock-out se terminera devant un juge. Les avocats auront donc forcément le dernier mot. Les fans, eux, seront lésés de toute façon alors autant profiter des vacances et se râper les pieds sur le bitume.