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Les plaies de la saison #2

8 juillet 2011

mike bibby miami heat

Comme le prochain exercice est encore bien loin d’être lancé, attachons nous au précédent. Et comme c’est facile, bête et méchant, moquons-nous ! Deuxième partie.

Le déshonneur du Rip’. Quand on parle de Richard Hamilton, on parle tout simplement de l’un des tous meilleurs arrière-shooter de la Ligue. Et ce, depuis maintenant plus de 10 ans. A Detroit, Rip’ représente encore plus. Un taulier, membre actif de l’escouade aux 6 finales de conf’ consécutives, vainqueur du titre en 2004 et ardent acteur de la finale perdue en sept matchs face aux Spurs. Bref, c’est une star, une vraie. Ça n’a pas empêché son coach – John Kuester – de le coller au mitard pendant deux mois avec un seul match disputé entre le 10 janvier et le 1er mars. Une honte, surtout aux vues de la pathétique saison des Motors Boys.

Mike le philanthrope. Ils sont bien rares les gestes de générosité en NBA. Et en plus, ils ne sont en rien récompensés ! Mike Bibby a fait une croix sur 6 millions de dollars pour rejoindre le Heat. Une coquette somme que le meneur ne verra donc jamais. Je pourrais donc saluer le choix sportif. Problème, Mike Bibby a été nul durant la saison, encore pire pendant les playoffs. A tel point qu’il s’est même retrouver hors de la rotation pour la dernière rencontre de la finale. Son niveau de jeu, son argent, Mike a tout perdu. Et court toujours après une bague…Bad move.


CP3 et D12, seuls contre tous.
Un tour et puis s’en va. Un tour monstrueux pour Chris Paul qui a bien failli renverser les Lakers à lui-seul. Un tour plutôt pathétique pour Superman, plus esseulé que jamais contre les Hawks. Ou deux des meilleurs joueurs du monde coincés dans des franchises trop faibles pour eux. Pas de leur faute certes, mais frustrant. Allez, plus qu’un an à tirer !


Fausse note !
23 saisons de bons et loyaux services et…rien ! Bim ! La décision la plus surprenante de l’année fut bien l’éviction de Jerry Sloan du banc du Jazz. Après une brouille avec D-Will, le coach s’est vu indiquer la porte. Une sortie en mode crash-test pour l’un des plus brillants tacticiens de l’histoire du cuir NBA. Pire encore, Deron Williams s’est aussi barré. 7e à l’Ouest au moment du départ de Sloan, Utah a finalement manqué les playoffs. CQFD.


Orphelins perdus dans l’Ohio.
Il s’en est allé, le roi. Parti pour toujours. Pas un départ, un cataclysme. Les Cavs ont pleuré toute la saison, sans envie, sans punch, sans mental, sans rien…Premier à l’Est l’an dernier, Cleveland a fini dernier cette saison. Ca s’appelle un gadin ! Avec une historique série de 26 défaites consécutives en prime. Kyrie Irving a du boulot…

Les touristes de Washington. John Wall possède bel et bien un potentiel de futur grand meneur NBA, McGee d’excellent défenseur, tout n’est pas pourri à D.C. Certes, mais la saison des Wizards reste entachée – entre autres – d’une série calamiteuse de 25 défaites de rang à l’extérieur. Une gabegie, une honte finalement terminée…à Cleveland. Les joueurs de la capitale terminent avec le famélique bilan de 3 succès à l’extérieur contre un score – 20-21 – quasi-équilibré à la maison.

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Playoffs NBA : Ce que l’on sait

12 mai 2011

Les finales approchent sans les Spurs, Celtics et Lakers. Les choses ont changé.

Next Gen. Depuis 1999, jamais une finale NBA ne s’était déroulée sans Duncan, Shaq ou Kobe. Un trio qui a trusté à peu près tous les titres de la dernière décennie (mis à part Boston en 2008). Cette année, ces trois lascars sont déjà en vacances alors que les petits jeunes du Heat, des Bulls et du Thunder ont encore du taff.

Tous à l’Ouest ! Si Chicago passe, le 1er et le 2nd s’affronteront à l’Est. Pas de surprise donc. Au contraire, à l’Ouest, la finale de conf’ peut encore mettre aux prises le 3e face au 8e… Une belle surprise et quelques parieurs qui se paieront de jolies vacances. La magie des playoffs est revenue, les Lakers ne tuent plus le suspense.

Les Mavs se cachent. Dallas a infligé un sweep au double-champion en titre. Même l’écrire  reste surprenant. Faut s’y faire, la bande à Dirk est maintenant favorite pour retrouver les finales. Un truc de malade quand on connaît le passif de cette bande de losers. Mais sans pression, sans attentes démesurées et avec un super collectif, les Texans viennent de rosser Blazers et Lakers. Le tout sans faire trop de bruit. Pourvu que ça dure, l’Allemand adore le calme.

Superman doit s’envoler. C’est mort ! Dwight Howard a beau clamer son amour pour Orlando et les fans du Magic, le meilleur pivot de la planète ne peut stagner entouré de branques. Le soleil ne suffit plus au bonheur de l’homme-montagne. L.A est une destination toute trouvée. N’en reste pas moins que pas mal de franchises tenteront leur chance. Qu’il fasse comme tout le monde, qu’il forme un big three ! Avec Chris Paul ?

Les Rose de Chicago. D’accord, Miami se repose sur la traction arrière James-Wade mais les Bulls, c’est carrément du solo depuis le début de la saison. Bizarre que cette équipe ne pouvant exister sans son MVP, Derrick Rose. Le problème étant qu’un homme seul n’a jamais rien gagné en NBA.

Lebron, le meilleur. Ils lui ont piqué son titre. Le MVP s’appelle Derrick Rose mais le meilleur joueur du monde se nomme bel et bien Lebron James. Si quelqu’un en doutait encore, la série contre Boston l’a prouvé. Le King aura un compte à régler contre le meneur surdoué. La suprématie ne se partage pas.

Kobe s’excuse. Quand l’homme le plus fier de la planète orange s’excuse, il faut écouter. Ecouter et retenir car cela n’arrivera plus. Bryant reviendra plus fort que jamais, plus concentré, plus intransigeant. Plus fort… En perdant, il ajoute une ligne plus humaine, moins froide à sa légende. Une péripétie mais pas une fin. Quelque soit le roster du Mamba, les Lakers seront très dangereux l’an prochain.

Gagner rend beau. Et oui, on adore les winners ! La plèbe est aisée à contenter, suffit d’enchaîner les succès ! En résumé, voilà la saison du Heat. Enfouie sous un tas de critiques, l’équipe d’Erick Spoelstra a fait le dos rond, taffé son jeu et s’est fixée l’objectif d’arriver fin prête pour les playoffs. C’est réussi et d’un coup, les fans se montrent bien plus nombreux et démonstratifs qu’en début de saison.

Playoffs NBA: en bref

12 mai 2011

Le Thunder a repris l’avantage, Doc Rivers reste, Kobe s’explique, Diamantidis trône…

Le grizzlie en manque de sucre. Fatigués. Les Grizz’ n’ont pas lutté hier soir, préférant jouer leur vie à domicile et tenter l’exploit dans un Game 7. Ce ne fut donc pas le match de l’année mais le Thunder s’impose et n’est plus qu’à un succès de la finale de Conférence.

Le Mamba n’était pas là. A cause de ses soucis au genou, Kobe Bryant n’a pu participer aux entraînements collectifs des siens. Une faute pour un leader de sa trempe, le Mamba le sait et l’a reconnu : « Ca m’ennuie. Ils savaient qu’elle était la situation avec mon genou. Nous en avons parlé. Mais ça m’ennuie vraiment car je n’étais pas capable d’être à leur côté chaque jour. »

D12 ne lit plus le journal.  « Je dis juste qu’il faut arrêter d’écrire des articles stupides. Ce ne sont pas eux qui influenceront ma décision. Ils n’en savent rien et je ne veux pas que les fans les croient. J’aime ma ville. » Les fans des Lakers n’ont même pas pris le temps d’écouter…

Joue-la comme Butler. « Caron, juste en étant là chaque jour et en faisant ce qu’il fait, est une source d’inspiration incroyable pour nous tous(..)Il avait pris sa rotule et l’avait remise en place de 10 cm. Quand vous voyez un gars faire ça et être capable de sortir du terrain en marchant, vous voyez quelque chose que vous êtes sûrs de ne pas voir tous les soirs. Ça a insufflé une énergie dans notre équipe », Rick Carlisle.

JJ l’inconscient. Après avoir failli se faire décapiter, JJ Barea se montre compréhensif envers son bourreau Bynum : « Je crois que ça pourrait arriver à n’importe qui de faire une telle faute. » En espérant qu’Ibaka ou Randolph n’étaient pas devant leur télé…

DD est grand. Déjà MVP de la saison, Dimitris Diamantidis a planté 16 points, filé 9 passes et pris 5 rebonds en finale de l’Euroligue. MVP du match aussi donc. Champion d’Europe également avec le Pana, victorieux du Maccabi (78-70). Une semaine avant, le Grec était élu meilleur défenseur de la compétition. Le taulier.

Le tracteur à l’arrêt. En compétition avec Oliver Miller pour le plus gros popotin de la NBA, Robert Traylor – drafté en 1998 – s’est éteint. Le « tracteur » a joué plus de matchs NBA entre les Bucks – qui l’ont chopé le jour de la draft contre un certain Dirk Nowitzki – les Cavs et les Hornets – de Charlotte – Traylor fut surtout un role-player. RIP.

Lakers : Avis de décès

10 mai 2011

Pau Gasol doit dégager. En substance, le message de la plèbe de L.A a été clair. Après, l’Ibère n’est pas seul responsable. Aucun angelino ne peut nourrir la moindre certitude pour l’an prochain.

Au bout du Phil… A voir le manque d’investissement général des Lakers à Dallas, il est clair que le Zen Master avait lâché l’affaire. On ne peut tirer sur le meilleur stratège de l’Histoire mais le départ du moustachu tombe à pic pour reconstruire. Il avait invité ses mômes pour le Game 4, le signe qu’il sentait bien que ce serait sa dernière. Même le coach était résigné.

Shaw must go on. Membre du dernier threepeat, Brian Shaw est le successeur désigné. Fidèle de la maison Laker, ce grand pote du Shaq devrait arriver avec un discours plus laborieux et rigoureux que Jackson. Sûrement la mentalité adéquate pour relancer une équipe qui manque d’allant. Ça ne sera tout de même pas simple de gérer Kobe en passant après la plus grande légende de l’Histoire de la Ligue.

Gasol doit partir. Ça sentait la mouise depuis le début des playoffs. Selon la rumeur, une histoire de fesses – rupture du couple Gasol avec Mme Bryant en anguille sous roche – aurait anéantie toute envie chez l’Espagnol. Sportivement nul, Pau a montré ce que ses détracteurs pensent depuis toujours. Le pivot brille quand le collectif le lui permet mais ne sait se sortir de l’ornière si l’équipe est dans un mauvais jour.
Pas un leader, en somme, un lieutenant qui n’est plus le bienvenu dans le locker angelino. N’empêche, sa valeur marchande reste réelle mais à 31 ans – en juillet – les Lakers devront peut-être le brader. Pas sûr qu’il intéresse le Magic…

Bryant n’est pas MJ. Il va avoir 33 piges et encore le temps de rattraper son idole en nombre de bagues. Peut-être mais la faillite de SON équipe restera son échec personnel le plus retentissant. Comme en 2008 – face à Boston – Bryant quitte la scène sur une rouste monumentale. Incapable d’élever son niveau de jeu ni de mettre la pression sur les siens, Kobe a échoué dans son rôle de leader. Lui restera, c’est certain mais son désamour envers Gasol et sa propension à s’isoler du groupe doivent disparaître. Si le Mamba souhaite encore briller avant la retraite.

Quid de Bynum ? Dur de s’en prendre à un pivot qui ressemble à s’y méprendre à l’arme fatale des prochaines années. Mais son corps en sucre reste un souci majeur pour toute équipe voulant en faire son go-to-guy. Reste qu’Andy paraît la meilleure monnaie d’échange pour D12 – avec Odom ? – et le Magic pourrait donc bien se laisser tenter. Bynum à L.A, c’est peut-être fini…

Et les autres ? Ca va quand même être difficile de virer tout le monde. Fisher a trop donné pour être éjecté mais il faut aux Lakers un vrai titulaire au poste de meneur. Du coup, Steve Blake et Shannon Brown pourraient bien aller voir ailleurs, personne ne devrait s’en plaindre. Surtout, ce sont Ron Artest et Matt Barnes qui semblent sur la corde raide.
Sensés être des chiens de garde absolus, les deux cas sociaux ont surtout brillé par leurs shoots ratés et n’ont fait que manger des tirs primés sur la tête, à Dallas. Ces deux-là ne servent à rien. En les joignant à Gasol, les Lakers pourraient peut-être trouver preneurs…

So ? Le chambardement semble obligatoire. Un peu comme à Boston ou San Antonio, une génération arrive à son crépuscule. Les Lakers ont historiquement, toujours su réagir –  draft de Kobe, arrivée du Shaq, trade de Pau Gasol – mais la franchise possède la plus grosse masse salariale de la Ligue et une flopée – Artest, Bryant, Gasol, Odom, Fisher – de trentenaires. En outre, la plupart a resigné l’été dernier.
La perspective d’une baisse du salary cap imposé par la Ligue après les négociations estivales laissent une marge de manœuvre plus que minime aux pourpres et or. Jerry West – l’architecte du dernier threepeat – n’est plus en place. A Mitch Kupchack de se montrer à  la hauteur d’une franchise qui ne respecte que la victoire.

Playoffs NBA : Lakers brisés

9 mai 2011

Humiliés. Les Angelinos ont mangé une tornade de plein fouet. Sans réagir…

Une première. Pour Phil, c’est un dépucelage dont le Master Zen se serait bien passé. Le coach aux 11 bagues n’avait jamais été balayé. C’est fait.

Phil était en vacances. Aucune réaction. Dès le 2e quart, la messe est dite. Jackson n’a aucune expression sur le visage, il sait. Son équipe est morte, sa sortie sera ratée. Lui, l’invincible se barre sur un coup de balai. Mais Jackson avait lâché l’affaire au moins autant que ses joueurs. Triste.

Même Kobe…n’était plus là. Le Mamba a commencé avec de l’agressivité avant de sombrer. Comme jamais. Kobe devait planter au moins 30 pions pour prouver qu’il n’était pas dans le moule de ces Lakers-là, que lui n’avait jamais baissé le pied, qu’il était toujours le plus grand compétiteur de cette Ligue. Raté, Bryant n’a tenu qu’une mi-temps, puis…

Jet 32 ! Un assassin. Jet Terry est arrivé, a rentré cinq tirs primés en un rien de temps, a fait sauter le semblant défensif des Lakers, et fait chavirer la salle. Le pistolero n’allait pas s’arrêter de la soirée, 9/10 à 3pts. Tu peux pas test’.

La revanche des revanchards ! Il n’y a pas que Terry qui avait le feu aux fesses, hier soir ! Tout le banc de Dallas plante ainsi 82 points, contre 86 pour l’ensemble des Lakers ! L’une des victimes préférées des Angelinos, Peja Stojakovic, s’est donc vengé avec un parfait 6/6 longue-distance (21pts au total), Barea rentre 22 unités en 26 minutes. Aucun Laker n’a dépassé les 17 pions.

Gasol wanted. Si le naufrage fut total et collectif, Pau Gasol parvient quand même à ressortir du lot. L’Ibère a simplement été nul du début à la fin de ces playoffs. Méconnaissable, maladroit, sans envie, sans inspiration, sans impact. Mauvais des pieds à la tête. Qu’il aille prendre l’air ailleurs l’an prochain n’étonnerait pas grand-monde.

L’année Mavs ? Finalistes en 2006, les Texans n’étaient que 4e de l’Ouest et avaient sorti les Spurs, leur habituelle bête noire, au 2nd tour. 4-3 dans une série des plus étriquées. Cette saison, c’est le double-champion qui passe à la moulinette et les coéquipiers de Dirk possèderont l’avantage du terrain en finale de Conf’. La route est tracée et si l’adresse des briscards perdure, il sera bien difficile de contredire cette bande de furieux pirstoleros.

Explosion ? Probable que Jerry Buss, le proprio, decide de casser son joujou. Les évictions probables concernent donc Gasol évidemment, mais aussi Artest – nul offensivement et incapable de stopper Barea – la Fish’ est cramée, Odom s’est clairement endormi sur ses lauriers et les nouveaux Blake et Barnes peuvent retourner voir ailleurs. Ils ne manqueront à personne. Reconstruire sur Bynum et – c’est la rumeur – Dwight Howard, avec les dernières saisons de Kobe. Le plan est jouable.

Attaquer face aux Mavs. Ils ont tout rentré, d’accord. Mais leur espèce de fausse zone, ultra-large, coupant les lignes de passes extérieure-intérieure, représente un joli casse-tête tactique. Rick Carlisle a largement dominé Jackson sur le coup. Les Lakers n’ont jamais rien compris à la défense proposée par les Mavs. Surtout, si l’adversaire n’est pas adroit longue-distance, la zone des texans semble bien difficile à perforer.

Playoffs NBA : les têtes coupées !

3 mai 2011


A part Miami, toutes les têtes de série ont déjà perdu l’avantage du terrain. Chicago est peut-être le plus mal en point si la blessure de Derrick Rose s’annonçait sérieuse…

Les faucons planent. Si à l’Ouest, c’est un gros nounours qui fait le show, à l’Est, ce sont des aiglons ! Sur le même mode que Memphis – grosse défense, agressivité et une belle adresse  – les Hawks surprennent tout le monde. En arrachant la première manche au United, Joe Johnson&co ont prouvé qu’ils représentaient bien le poil à gratter de ces playoffs. Surtout, il est toujours aussi difficile de s’imposer en Georgie, même pour les Bulls.
Si Derrick Rose manque ne serait-ce qu’une rencontre, les leaders de la Ligue auront bien du mal à rattraper leur boulette. On l’a vu hier soir, si le futur – c’est pour aujourd’hui – MVP ne met pas dedans, Chicago devient une équipe bien plus prenable.

Hey Joe ! Après avoir livré une saison indigne de son nouveau contrat, Joe Johnson avait sagement rejoint la flopée de joueurs surpayés émaillant la Ligue. Mais à l’instar de Rashard Lewis en 2009, l’arrière d’Atlanta est en phase lors de ces playoffs. Avec son tir et avec son jeu. C’est tout le collectif des Hawks qui s’en ressent. L’All-star plante ainsi 34pts (12/18) dont un superbe 5/5 longue-distance, appuyant bien sur la faiblesse désignée des Bulls : le poste 2. D’ailleurs, l’autre artificier bien en ligne en ce moment, se nomme Jamal Crawford. Ou le duel des back-courts qui tourne largement à l’avantage des Hawks. Pas grand-monde n’aurait pu le jurer !

 La réponse de la bergère. Prenez une équipe habituée à craquer dans le money-time, une autre spécialiste des buzzer-beater et…inversez les rôles ! En substance, c’est arrivé au Staples Center, hier soir. Menés du début à la fin, les Mavs parviennent à l’emporter tout de même. Deux fautes et une perte de balle de Gasol ont bien aidé. Puis une ultime tentative de Kobe…manquée. Peut-être un signe. Peut-être rien non plus. Mais les Mavs ont en tout cas montré des valeurs susceptibles d’en faire un prétendant sérieux.
Le niveau a toujours été là mais si le groupe de Carlisle se montre plus serein, voire un brin méchant, au moment de finir les rencontres, le coup de grisou ne sera pas loin pour L.A.

D-D-D-Dirk !!! Kobe en a claqué 36 mais la star du soir est allemande ! 28pts à 11/22 et 14 rebonds face à la grosse raquette des Lakers. Un match énorme du grand blond qui a mis à mal tous les défenseurs qu’on lui a opposés. Surtout, Dirk démontre enfin une vraie force de caractère, une hargne entraînant toute son équipe.
A 20’’du terme, son équipe est menée mais le capitaine texan ne se rate pas. Il profite d’une faute un rien débile de Pau et file sur la ligne. Deux ficelles plus tard, Dallas est passé devant. Les Mavs ne perdront plus la tête. Un grand Dirk reste indispensable aux Mavericks. Hier soir, l’Allemand fut géant.

Mavs, « Oublie que t’as aucune chance… »

2 mai 2011

Dallas devrait se faire manger tout cru par les Lakers. A moins que…

Un soldat, tu trouveras. Le dossier brûlant pour Rick Carlisle reste le cas Bryant. Il a beau faire semblant d’avoir mal à la cheville, le Mamba mort sévère en ce moment et Dallas ne jouit pas vraiment d’un poste 2 ultra-compétitif. Stojakovic, Terry ou Barea n’étant pas des spécialistes défensifs, Deshawn Stevenson a du souci à se faire…

Tyson tu cloneras. Le rebond. Face aux mastodontes des Lakers, la bataille du rebond représente toujours un sacré calvaire pour l’adversaire. Si Chandler réalise une superbe saison, il va tout de même falloir l’épauler. Problème, Dirk n’est pas le meilleur dans le secteur et Haywood ne joue presque plus…

La pression tu contrôleras. C’est impossible, les Mavs ne savent pas gérer la pression. Pourtant, il va bien falloir trouver une solution. Même dans un mauvais jour, L.A revient toujours un moment dans le match. A Dallas d’éviter les hold-up et de faire payer cash le champion de ses régulières sautes de concentration.

Kidd, tu suivras. Sur la pente descendante le meneur des Mavs ? Certains le pensent, les fans des Blazers peuvent pourtant contester. Kidd a proposé un très bon niveau de jeu lors du 1er tour avec notamment, une adresse réjouissante derrière la ligne primée (39.5%).

Pau, tu isoleras. L’Ibère ne possède pas le tempérament d’un joueur NBA typique. Une autre culture. Contre les Hornets, on a ainsi vu un Gasol bouder – ou du moins, ne faire aucun effort pour recevoir la gonfle – car il n’avait pas reçu de munitions en début de match. Forcément, le jeu des Lakers s’en ressent. A Dallas de faire réfléchir l’Espagnol en l’isolant de ses coéquipiers.

Les chevaux, tu lâcheras. Physiquement, Dallas n’a aucune chance. Le jeu rapide peut donc s’avérer une solution efficace contre les « lourds » Bynum-Gasol-Artest. Juan Barea, Rodrigue Beaubois, Corey Brewer et Deshawn Stevenson sont autant de solutions éventuelles pour accélérer le jeu. A Carlisle d’être ambitieux !

Ton adresse, tu garderas. Les Lakers ont battu les Texans deux fois sur trois, cette saison. Sur ces trois matchs, les Mavs n’ont inscrit que 94pts à 44.6% aux shoots et un triste 32% à 3pts. Loin des standards de la saison (100.2pts à 47.5%).

Dirk, tu éloigneras. A première vue, Dirk sera défendu par Pau en début de match, avec Odom en soutien. Face à un vrai pivot, l’Allemand aura donc l’avantage technique et un zeste de vitesse supplémentaire. A lui de faire sortir l’Espagnol de sa zone de confort, de le faire jouer à 3pts, de le prendre en drive et lui faire commettre des fautes. Le grand blond peut faire des misères à l’autre star continentale de la série.

Clutch, tu deviendras. Face à Portland, le seul match joué à la dernière seconde se solda…par une défaite. Dallas ne réalisera jamais d’exploit en playoffs sans cet instinct de tueur. A Dirk de s’inspirer du mec juste en face, là : Kobe.

 

Tu oublieras. Oublier le palmarès de l’adversaire, oublier l’aura du Mamba, oublier qu’avec un bilan parfaitement égal, ils n’ont pas l’avantage du terrain, oublier les nombreuses désillusions passées, oublier la pression, oublier qu’ils en ont mangé 30 la dernière fois, oublier les destins si éloignés de ces deux franchises. Sinon, les Mavs risquent de s’apercevoir qu’ils n’ont aucune chance !

 

Les blessés ont la dent dure

27 avril 2011

Kobe et Derrick Rose étaient incertains avant les rencontres d’hier. Les deux stars ont pourtant brillé et l’ont emporté.

Amoindris. Derrick Rose marchait encore en béquilles la veille du match, Kobe refusait, lui, de passer les examens. Mais les deux leaders n’avaient aucun doute quant à leur participation au match. Pour Bryant, son temps de jeu fut géré au compte-goutte par Jackson, Rose a, lui, souffert des fautes. Mais autant à Los Angeles qu’à Chicago, l’ex et le futur MVP ont porté leurs équipes respectives. De deux gros poster dunks pour le Mamba, de deux tirs primés pour le meneur chicagoan. La douleur ? Suffit de ne pas l’écouter.

Au rendez-vous. Pour les Bulls, il s’agissait surtout de terminer le boulot, d’enfin remporter une série de playoffs et de pouvoir enfin se concentrer sur les prochaines échéances. C’est donc chose faite avec une large victoire sur des Pacers qui ne possédaient pas les armes suffisantes pour survivre. A L.A , la mission fixée est également remplie. Les Angelinos ont repris l’avantage et partiront à NOLA avec la ferme intention de finir le job. En outre avec un Kobe un peu en retrait, les intérieurs – Bynum en tête – se sont retrouvés.

D12 fait l’inverse. A Orlando, le résultat est semblable mais la recette fut bien différente. Le leader n’a pas porté son équipe et, étonnamment, celle-ci n’a jamais aussi bien joué dans cette série. Après une défaite avec un Dwight Howard à 46 pions, le Magic s’impose largement malgré les 8 petits points de son Superman. La différence ? Les shooters avaient réglé la mire. JJ Reddick plante 14 unités à 6/8, Ryan Anderson en colle 11 et Jason Richardson est à 17 points. Howard a même pu s’économiser, jouant moins de 30 minutes. Le géant peut y croire de nouveau.

Balle dans le pied. Les Hawks n’ont pas fait tout leur possible pour l’emporter hier soir, c’est clair. Joe Johnson se fend d’un piteux 2/12 aux tirs, Crawford et Horford scorant, eux, respectivement 8 et 9 unités. Faiblard donc mais les aiglons avaient déjà en tête le prochain match à Atlanta. Celui devant sceller la qualification. N’empêche, laisser filer un match de playoffs n’est jamais une bonne idée. Surtout contre une équipe du Magic susceptible de prendre feu si la confiance extérieure revient. Au final, Atlanta met tous ses œufs dans le même panier et jouera le match de sa saison, à la maison. Un plan qui se tient mais dangereux. Surtout si les Floridiens ont retrouvé leur adresse…

Playoffs NBA : Les previews du soir

26 avril 2011

Los Angeles n’a pas le choix et doit rabattre le caquet de ces insolant frelons. Mais Kobe n’est pas à 100%…

Indiana/Chicago : Derrick Rose sera bien présent. Le voir en béquilles, zappé le shooting du matin, n’invitait pas à l’optimisme mais le leader des Bulls devrait bien être en tenue. Chicago a tout intérêt à finir la série dès ce soir pour s’éviter un autre match. Pour cela, il va falloir arrêter de laisser les Pacers prendre une avance conséquente et se mettre à jouer avant l’ultime quart. Les Bulls en sont évidemment largement capables et coach Thib’ ne se fera pas piéger deux fois. Ça peut se finir ce soir…

Atlanta/Orlando. Un bon match. Voilà ce que doit réclamer Stan Van Gundy à ses extérieurs. Pour le moment à part Nelson, personne n’a encore répondu présent pour épauler Dwight Howard. Arenas a parlé à son coach, l’a convaincu de le laisser jouer mais faut-il lui faire confiance ? Pas vraiment. Si réveil il y a, il doit être l’œuvre de Turkoglu. Autant dire que ce n’est pas gagné. Menés 3-1 devant leur public, les Floridiens ont une énorme pression sur les épaules mais Atlanta n’est pas vraiment spécialiste des matchs chauds non plus. Allez, une pièce sur l’Agent-zéro tout de même pour voir un match supplémentaire dans cette série assez moche mais plutôt serrée.

Los Angeles/New-Orleans : Les matchs à ne pas perdre, les Lakers ne les perdent jamais. On pourrait s’arrêter là mais Kobe a une cheville en moins, Pau Gasol est pâle comme un linge, Odom est branché sur courant-alternatif, Fisher a enfin vieilli et Chris Paul sera encore là ce soir. Le piège tendu par les Hornets repose essentiellement sur le micro-meneur. Si aucun angelino ne parvient à le contrôler, le Staples pourrait bien chavirer. A moins que Kobe…

Peur sur Los Angeles

26 avril 2011

L’an dernier, Los Angeles fut champion avec un Kobe au doigt cassé. Mais l’an passé, les Lakers jouaient très bien.

Iron Man. Kobe ne s’arrête jamais. Rien ne le ralentit, aucune obligation – même physique – ne lui ferait manquer une rencontre. Il est comme ça le Black Mamba. Un compétiteur invétéré, un boulimique de ballons orange. Durant les playoffs plus que n’importe quand, Bryant ne stoppera pas. Il a même refusé de passer les examens de contrôle. Il s’en fout, sa décision est prise. Il sera sur le parquet jusqu’à la fin des playoffs. En même temps, il en profite pour envoyer un message à tous ses coéquipiers : aucune excuse ne sera tolérée en cas de défaite.

Game 5. Les matchs 5 des séries de playoffs. Des millions de lignes ont déjà été rédigées sur le sujet. En gros, le gagner donne plus de 75% de chances de plier la série. Et ça, Kobe et Phil le savent parfaitement. Retourner à la Nouvelle-Orléans le couteau sous la gorge, n’est sûrement pas le plan prévu par le staff angelino. Pour éviter pareil scénario catastrophe, Kobe doit donc jouer.


Kobe-dépendant ? Depuis trois ans, les Lakers appartiennent à Bryant. Mais la force de cette formation restait quand même un collectif fait de stars. Gasol-Odom-Bynum à l’intérieur, Artest ou Ariza à l’aile comme autant de potentiels all-stars acceptant de se mettre au service du Black Mamba. Cette saison cependant, les « autres » de L.A montrent des carences jamais vues jusqu’ici, notamment dans l’investissement et l’agressivité.
Du coup, Kobe se démène comme d’hab mais son équipe n’a jamais paru aussi dépendante de ses seules performances qu’actuellement. Le réveil attendu de Pau Gasol reste bien trop incertain pour que Jackson mise dessus pour se sortir de ce guet-apens.

Les Hornets y croient. Ils l’ont déjà fait et c’est bien le principal motif d’espoir pour les troupes de Monty Williams. En remportant la première manche au Staples Center, les Hornets ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les Champions pour peu que Chris Paul enfile sa tenue de SuperMan. Surtout depuis le Game 1, Kobe aidait sur Paul en défense, sa cheville en vrac l’empêchera sûrement de le faire ce soir.
De même en attaque, Bryant souffre face à un Trevor Ariza très athlétique. Sur le dernier match, le n°24 termine à seulement 5/18 aux tirs. Et il ne se blesse qu’en toute fin de partie…

Pour la légende ? Avec une demi-douzaine de blessures, Allen Iverson conduisait ses Sixers en finale, Michael Jordan plantait, lui, 38pts à la défense du Jazz dans un Game 5 malgré 40° de fièvre. Willis Reed – bien connu des détenteurs du League Pass – inscrivait les quatre premiers points du Game 7 de la finale 70, face aux Lakers, malgré un gros pépin physique. Les blessures font partie du jeu et des légendes.

Los Angeles, terre-mère de l’happy end, du final héroïque et de tous les mélodrames qui vont avec, paraît la Cité toute trouvée pour abriter pareille histoire. Bryant jouera ce soir, l’un des matchs les plus importants de sa carrière. Et le jouera blessé. Diminué par une cheville récalcitrante. Ça arrêterait la plupart des NBAers. Pour Kobe, ça devrait le transcender. Réponse ce soir.