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Gazette NBA: 3 de suite pour les Lakers!

1 décembre 2010

Boston écrase Cleveland, Orlando se paie les Pistons et New-York remporte le derby. Rien d’anormal jusqu’ici sauf côté Lakers où les champions encaissent un troisième revers consécutif, à Memphis. Une bévue qui ressemble à un mini-séisme du côté d’Hollywood.

Triplé. Depuis l’arrivée de Pau Gasol en ville, les hommes de Jackson n’avaient lâché qu’une seule fois trois matchs de suite. C’est donc une série très difficile que sont en train de vivre les champions en titre. Surtout, Indiana et Memphis n’appartiennent pas vraiment à la même catégorie et le Jazz comptait jusqu’à 18 points de débours. Bref, l’impressionnante maîtrise de L.A a pris un brin de plomb dans l’aile ces derniers jours, rendant du coup cette franchise un peu moins écrasante de supériorité.

Défendre comme un ours. Facile pour des grizzlies mais c’est bien cela que doivent faire tous les adversaires des Lakers. Tenter par n’importe quel moyen de faire baisser le pourcentage de Kobe, gêner au maximum Gasol et prier pour que personne d’autre ne réalise le match de sa vie. Memphis y est quasiment parvenu, hier soir, laissant un Bryant à 9/25 aux tirs (29pts tout de même) et l’Espagnol à seulement 15 unités. La figure emblématique de cette implication défensive est évidemment Rudy Gay, terminant la partie avec six contres au compteur dont celui de la gagne sur le dernier tir d’Artest.

Le Fish prend l’eau. Il faut défendre comme un mort de faim mais faut pas lésiner sur l’attaque non plus pour abattre le mammouth, glouton de victoires. Du coup, Mike Conley s’est senti obligé d’enfiler le pyjama de Superman. Une fois n’est pas coutume, il termine meilleur marqueur avec 28 points et un presque parfait 10/13 aux shoots dont 4/5 derrière la ligne. Il plante un tir primé primordial dans les ultimes secondes. Juste lâchera-t-il la gonfle, offrant une dernière occasion aux Lakers. Mais comme il s’agissait d’une soirée où tout souriait au meneur, ce fut sans conséquences…

Artest, pas clutch, pas cool. Tout ceci n’aurait pu être qu’un mauvais passage pour L.A qui – comme d’hab – allait s’en sortir grâce à un buzzer beater aussi injuste pour l’adversaire que surhumain. Mais voilà, Artest va encore entendre parler du pays et se faire souffler dans les bronches. Il a manqué. Surtout, Kobe devait prendre ce tir. Serré de près, il file la balle à son coéquipier fêlé – juste avant de retomber au sol avec la balle en main – mais a encore un tout petit peu de temps pour la récupérer et faire taire la salle. Mais « Ron Ron » balle en mains, n’entend plus rien, il feinte, il tir, se fait bâcher et perd le game. Furieux, Kobe le regarde avec un peu de désespoir. Mais le mérite en revient largement aux Grizzlies qui ont parfaitement joué le coup sur cette dernière défense.

Moins serein. L’an dernier, les Lakers avaient passé toute la saison en tête de l’Ouest sans que jamais leur hégémonie ne soit remise en question. C’est pourtant déjà le cas, cette saison. Avec cinq revers, la franchise de Phil Jackson ne pointe qu’à une pâle quatrième place. Rien d’alarmant tant le classement reste très serré mais les Angelinos vont peut-être devoir apprendre le quotidien d’une équipe vivant au sein du peloton et non une tête au dessus de la mêlée des prétendants. Ils comptent déjà trois défaites de plus que les Spurs.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

« Mr double-double » voit triple, Tim Duncan réalise le 3e triple-double de sa carrière avec 15pts, 18rbds, 11pds…Avec 37pts, Danny Granger cartonne de bien pauvres Kings de Sacramento…Amare Stoudemire est sur la même lignée avec 35 unités et des Knicks au bilan positif…David Lee n’a pas trop apprécié de se faire dunker dessus par Jefferson…Dennis Rodman est nominé pour entrer au Panthéon NBA…Batum sort du banc et se troue complètement avec 2 points et une 4e défaite de suite pour les Blazers…Brook Lopez sort du bois et plante 36 pions…Rodrigue Beaubois est sur le chemin du retour… en D-League…

Et pour demain?

Miami reçoit Detroit. Pas vraiment un choc vu le classement des deux équipes mais le Heat reste à surveiller de très près tant on en parle après chacune de leur sortie. Côté Detroit, les playoffs semblent déjà bien loin même s’ils ont montré plutôt de belles choses défensivement, hier face à Howard. N’empêche, on matera avec attention le dunk de Lebron sur la tête de T-Mac. Ce dernier ayant déjà lancé les festivités, jugeant « catastrophique » le duo Wade-James. Les intéressés ont du apprécier.

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Gazette NBA: Les Hawks reprennent leur envol

26 novembre 2010

Pas de gros match, hier soir, mais un mini-choc de la Southeast entre Atlanta et Washington où les hawks ont filé la leçon aux sorciers pour la onzième fois consécutive. On appelle ça une bête noire. Sinon, Blake Griffin a encore tout fracassé. Facile, c’était Sacramento en face.

Toujours ça. Battre les Wizards n’est sûrement pas un motif de liesse générale pour Atlanta mais regoûter au succès ne peut faire que du bien au groupe de Larry Drew. Après avoir été giflé par les C’s puis avoir lâché contre les Nets, les Hawks restaient sur sept défaites lors de leurs dix dernières sorties. Crawford commençait à bouder, Johnson ne marquait plus rien et la crise couvait. C’est toujours quelques jours de gagné.

Des leaders présents. Les chiffres ne filent pas le vertige car la rencontre fut pliée rapidement mais c’est le vrai visage des Hawks qu’on a vu, hier soir. A savoir, une équipe menée par Joe Johnson au scoring, et par un duo intérieur Horford-Smith au point. 35pts, 27rbds et 4ct pour les deux compères qui n’ont rien vu devant eux, de toute la soirée. Quand ils dominent dans la peinture, les Hawks sont tout de suite une autre équipe.

Pas parfait. Loin de là même puisque Mike Bibby a vraiment des difficultés cette saison, niveau scoring. L’ancien d’Arizona termine à seulement 2 unités, Monty Williams fait guère mieux avec six points. Ces deux-là affichent des limites inquiétantes pour des titulaires d’une équipe se voulant jouer les premiers rôles. Jeff Teague et Jamaal Crawford parviennent à former un bon second unit mais le cinq majeur n’est pas au niveau des meilleurs prétendants.

Dans le mur. Une chose est sûre pour Washington, les victoires seront très rares quand John Wall se plantera. Ce fut le cas, hier soir. Le rookie, jamais dans le rythme, passe le match à forcer et s’enferrer dans la défense d’Atlanta. Il apprend, c’est normal, mais un meneur doit réussir à peser sur une rencontre même quand son shoot ne rentre pas. Wall n’a pas réussi à le faire et finit la rencontre avec seulement 10 points, 7 passes et 3 balles perdues.

Serarien? Dans ce match très triste côté Wizards, il n’y a pas grand-chose à retirer. Mis à part, les records en carrière de Kevin Séraphin. Avec 17 minutes de temps de jeu – ça fait plus que tout son début de saison – le Guyanais termine avec 6 points, 5 rebonds et 1 contre! De loin, son meilleur match en NBA. Le futur roi du garbage time?

Des blocs, des briques et des brèves!

Blake Griffin est le nouveau monstar de la Ligue, le rookie cumule 25pts, 15rdbs et 5pds et encore quelques dunks ahurissants, avec une 2e victoire consécutive pour ses Clippers…Eric Gordon n’est pas en reste avec 28 points et 6 passes…David Lee devrait faire son retour la semaine prochaine, pour le plus grand bonheur des Warriors qui galèrent sec en ce moment…Le dunk est peut-être bien génétiqueEric Dampier a commencé à s’entraîner avec le Heat…

Et pour demain?

Bien sûr, il faudra surveiller le Heat, en passe d’en perdre une quatrième de suite. Mais face aux Sixers, normalement, ça devrait passer. De fait, l’affiche du soir sera le derby texan. Dallas/San Antonio, un classique. Deux équipes rivales qui ne s’aiment pas, se disputant depuis une décennie la suprématie de l’Etat. Bon, c’est (presque) toujours les Spurs qui gagnent à la fin mais les Mavs, avec un Dirk bouillant en ce moment, jouent bien et restent sur trois victoires de rang dont la dernière face au Thunder.

Gazette NBA: Les Knicks enchaînent

24 novembre 2010

Ca fait plaisir! Quatre succès de rang pour les Knicks qui ont peut-être enfin compris les principes de Mike D’Antoni. En tout cas, ça artille sec du côté de la Grosse Pomme. Alors pendant que L.A filait la leçon à Chicago, que Dirk mettait Detroit à l’amende à lui tout seul et que John Wall signait un retour en fanfare, le « Stoud » et ses potes se tapaient les Bobcats.

Run&Gun. Mike D’Antoni est-il l’homme de la situation? Voilà en gros la question qui taraudait tout fan de New-York la semaine dernière. Une autre époque où les Knicks n’arrivaient à rien et enchaînaient six revers consécutifs. Depuis, quatre victoires d’affilée avec au minimum 107 points inscrits, dont une partition à 125 et 63% de réussite face aux Warriors. Plus personne ne se demande si le style offensif prôné par le moustachu peut convenir à ses ouailles.

Ray. Le maestro en chef, Raymond Felton, représente la grande nouveauté depuis ces nouveaux succès. Pion essentiel du dispositif D’Antoni, le meneur est passé en mode Steve Nash. Du coup, ça roule bien mieux à Gotham. Avec 16 points et 9 passes, l’ancien Tar Heel a fait des misères à ses anciens coéquipiers, hier, et ce n’est pas grand-chose à côté de ses 35 poits, 11 passes à Golden State ou encore ses 20 points, 7 passes et 7 interceptions contre les Clippers. Felton a pris une toute autre ampleur depuis quatre matchs et c’est tout New-York qui s’est transformé.

Y’en (A)mare. C’est clair, Stoudy ne fracasse pas le vestiaire sans raison et les Knicks n’avaient plus du tout envie de voir leur milliardaire de capitaine s’emporter à nouveau. Un énorme coup de grisou après la défaite face aux Rockets, un nouveau revers de justesse contre les Nuggets et depuis, une série de victoires qui fait vraiment du bien. Plus que ses stats, Stoudemire vient de prouver qu’il pouvait être un guide pour cette escouade, un leader écouté et un chef spirituel important pour remettre les choses en ordre. Hier, il ne plante que 17 unités mais est bien secondé et son match moyen passe inaperçu.

Retrouvailles. Felton retrouvait son ancien club et donc son ancien back-up en la personne de DJ Augustin. Ce dernier livre une très belle copie avec 24 points, 7 passes et 5 rebonds mais la défaite vient pourrir son affrontement. Côté frenchy, Bobo fait comme d’hab, 12 points, 5 rebonds et 3 passes mais ne peut finir que surpris de l’étonnant 6/6 aux tirs de son pote Ronny qui vient de le rejoindre comme actionnaire à la JSA Bordeaux.

Ensemble. Ce qui fait plaisir, car ça ne sera sûrement pas le cas lors de toutes les rencontres, c’est le scoring très bien partagé face aux Bobcats. Six joueurs à plus de 10 points et le meilleur marqueur, Toney Douglas, qui sort du banc. Le rêve d’un coach, la partition idéale pour une attaque se voulant terrible.

A suivre. Il faut quand même remettre cette série victorieuse en perspective. Kings, Warriors, Clippers et Bobcats sont loin d’être les formations les plus compétitives de la Ligue. N’empêche, il fallait les gagner, surtout à l’extérieur. Du positif donc pour les Knicks qu’il serait excellent de confirmer face aux équipes du haut. A presque 50%, New-York peut enchaîner avec immédiatement la revanche contre Charlotte puis la réception d’Atlanta.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Dirk est monstueux en ce moment, il tue Detroit à lui-seul avec 42 points sur les 88 de son équipe…Atlanta ne s’est pas encore remis de la rouste reçue par les C’s et sombre à nouveau contre les Nets, d’un très bon Brook Lopez à 32 points, 9 rebonds…25 points, 6 passes et la victoire pour le retour de John Wall…Avec 11 points, le 2e choix, Evan Turner, paraît bien pâle…Ca y est, Jerry Stachouse n’est plus un Heat… C’est Eric Dampier qui prend sa place…Malgré un Pau Gasol à seulement 12 points, les Lakers l’emportent tout de même contre les Bulls où Derrick Rose en plante 30 et Kobe, 20…Phil Jackson, lui, compte déjà les jours d’Eric Spoelstra sur le banc de Miami…On a retrouvé Steve Francis, le triple All-star vient de signer en Chine…La saison de Udonis Haslem est peut-être déjà terminée…

Et pour demain?

Aucune hésitation possible, l’affiche du soir mettra aux prises le Heat de Miami et le Magic d’Orlando. Sans vraiment convaincre, Dwight Howard et ses potes sont tout de même en 2e position à l’Est mais restent sur une défaite, contre les Spurs. Surtout, les hommes de Stan Van Gundy auront sûrement à coeur de se venger de la misère prise lors du premier derby où Miami avait – pour la seule fois de la saison – impressionné face à un cador.

Matt, le bonheur!

15 novembre 2010

Plus fou que les Suns, plus fort que Kobe, le sniper, c’est Matt Bonner! Pour être fairplay, il sort du bois une fois par an alors mieux vaut ne pas rater ça. Le Thunder a mangé sévère et Tim Duncan n’y est (presque) pour rien.

Anne Sinclair. Les nostalgiques des dimanches soirs politiques de la Une, ont rapidement fait le rapprochement. 7/7 ou la dédicace du rouquin à l’ex-star de la pré-soirée, icône quasi-nationale devenue femme cocufiée médiatiquement. Bref, le grand arbre de Matt Bonner a fait les choses bien puisqu’on était dimanche. Si ça n’est pas un message subliminal contre Harry Roselmack…

Recule-toi. Il est des soirées comme ça. Tous les joueurs adorent raconter qu’ils voyaient le cercle « s’élargir comme les fesses de Charles Barkley au fil de sa carrière! » C’était un peu ça, hier soir, pour le texan le moins sexy du groupe – et il faut le faire – qui balançait le cuir dans l’arceau comme un caillou dans l’océan. Seul hic, Bonner termine la rencontre à 0/3 à deux points.

Tim Duncan, le bien heureux. Tim Duncan sait combien ses cannes sont primordiales pour son équipe et Pop’ ne rate jamais une occasion de reposer son hall-of-famer quand il le peut. Hier, dans l’antre du Thunder, l’ancien espion ne s’attendait sûrement pas à envoyer Duncan se faire masser si tôt dans la rencontre. Mais Matt tenait la baraque et Duncan finit comme un bien heureux ayant passé son dimanche à mater un bon match. 23 minutes, 6 points et 4 rebonds pour le double-MVP. La victoire des Spurs paraît encore plus significative.

Un Thunder constructeur. Quand Matt le robot enfile sept tris primés sur sept tentatives, on peut se dire que tout le monde en est capable. Ben pas franchement vu le Thunder qui, hier soir, a construit un nouveau quartier immobilier à Oklahoma, à coups de briques. L’ensemble du roster n’en rentre que quatre sur treize essais.

Ca se confirme. Avec neuf matchs joués chacun, les premières tendances se dessinent déjà. Il n’y a pas vraiment de doutes sur ce point. Les Spurs font un début quasi-parfait (8-1) et se placent déjà, avec Denver, comme les principaux soucis de Phil Jackson. Le Thunder, à 5-4, en mène moins large. Meilleur scorer NBA, Kevin Durant shoote trop et les intérieurs restent un point faible inquiétant pour la suite.

Des blocs, des briques et des brèves!

Phoenix plante 22 tirs primés, 7 pour le seul Richardson et les Lakers lâchent leur première rencontre à domicile…Kobe rate le triple-double d’un rebond…Seulement 15 passes pour les Knicks qui peinent vraiment à jouer juste… En face, Martin postule pour le titre de meilleur marqueur avec encore 28 pions…C’est officiel, Minnesota propose le jeu le plus laid de la Ligue, laissant Kevin Love cumuler les chiffres avec encore 17 rebonds d’attrapés…Du mieux à Detroit? Possible, une marque répartie, une défense correcte et une 4e victoire en 5 matchs…

Et pour demain?

Il y a du lourd de prévu sur la cote Ouest. Denver et Phoenix se disputeront un gros test entre les deux derniers finalistes de conférence tandis que le Thunder voudra se reprendre face à l’équipe en forme du moment: Utah. Mais l’affiche de la soirée opposera la seule formation encore invaincue, New-Orleans, qui se déplace chez les Mavs. Un duel de générations entre Paul et Kidd, un autre de style entre West et Nowitzki, et un concours de gâchettes mettant aux prises Jason Terry et Marco Bellinelli. Invaincu depuis trois matchs, Dallas se verrait bien faire craquer la meilleure défense du championnat.

Gazette NBA: Le Jazz mal accordé

29 octobre 2010

Deux matchs, deux roustes. Voilà le bilan du Jazz, pour ce début de saison. Avec une étrange symétrie, les hommes de Jerry Sloan ont réussi la performance d’encaisser à chaque fois le même total: 110 pions. Ca fait beaucoup trop bien sûr pour espérer quoique ce soit et surtout, ça ne correspond pas du tout aux standards des Mormons. Si Paul Millsap répond aux attentes en tant que titulaire, il n’en va pas de même pour les autres.

En tête, c’est D-Will qui semble un brin enrayé. 6/22 aux tirs sur les deux premiers matchs, 7 balles perdues pour seulement 12 passes. D-Will est à côté de ses pompes en ce début de saison et c’est tout le jeu du Jazz qui s’en ressent. Le tatoué est le cerveau et le maître à jouer de l’équipe, tout part de lui et de sa capacité à dérouler les systèmes. S’il n’est pas dans le bon mode et que la complémentarité avec Jefferson tarde trop à venir, Utah pourrait compter un retard impossible à combler au sein d’une conférence Ouest très disputée.

Andreï Kirilenko
se montre lui-aussi bien loin du niveau attendu. Alors qu’il émarge l’un des plus gros contrats de toute la Ligue, le Russe n’est plus du tout le joueur qu’il fut. Après une partition catastrophique en ouverture (2pts, 3rbds, 3pds), « AK » a tout de même rectifié un peu le tir, hier avec 19 unités. Mais un pourcentage faiblard (5/13) et un anonymat dans les autres secteurs (4pds, 2rbds) ternissent en grande partie cette performance. Lui qui tirait sa plus grande force d’une panoplie complète et de feuilles de stats toujours bien noircies, doit vite recouvrer ses sensations de leader et se remettre dans la peau d’un all-around player. Mais en a-t-il encore les capacités?

Une défense catastrophique… Sans être particulièrement adroits (46% aux tirs) et sans aucun joueur dépassant les 18 points, les Suns ont quand même réussi à en planter 110 dans les gencives du Jazz. Dur pour Jerry Sloan, surtout à domicile. Incapables de stopper le jeu rapide, hors du coup sur les pénétrations de Nash ou les coups de folie de Dragic, surpris par un Hakim Warrick bien en jambes, les joueurs de Salt Lake City n’ont fait que courir après le ballon, sans jamais imposer quoique ce soit aux Suns.

Conclusion, deux larges défaites face à deux concurrents directs – Denver et Phoenix –  pour les playoffs, ça fait tâche. Ca met surtout une grosse pression sur les hommes forts de la franchise, Deron Williams et Andreï Kirilenko en tête. Al Jefferson, le petit nouveau, a montré de meilleures choses, hier soir, mais son adaptation et son entente avec le maestro Williams doivent se faire en urgence. La Conférence Ouest, plus concurrentielle que jamais, ne pardonnera aucun retard à l’allumage. Le prochain contre Oklahoma, une autre attaque de feu, dira si l’état d’alerte doit d’ores et déjà être déclenché à Utah.

Des briques, des blocs et des brèves!

Le Magic déjà en ordre! Pas photo. Voilà, c’est tout. Le choc des magiciens a tourné court, John Wall n’a pas pesé bien lourd face à la force collective des Floridiens. D12 a fait du Howard, Carter et Nelson étaient déjà en jambes…Dommage, Mike Pietrus n’a eu droit qu’à 12 minutes – il a réussi à tirer neuf fois! – JJ Redick et « Q » Richardson semblent devant lui dans l’esprit de Stan Van Gundy…La stat du match? Un différentiel aux rebonds du simple au double! Orlando en a capté 53, Wasington, 25…Turkoglu futur flop? Attendu comme un bide, le Turc est en train de confirmer les prévisions! Si personne n’attendait qu’il fasse du Stoudemire, l’ancien Raptor en est vraiment loin. Seulement 6 points contre portland, 1 seule passe hier et un temps de jeu plus que limité…Hakim Warrick (18pts, 11rbds) a tout ce qu’il faut pour lui chiper la place de starter!

Et pour demain?

New York passe un gros test sur le parquet de Boston tandis que Lakers et Suns offrent un remake de la dernière finale de Conférence à l’Ouest. Mais évidemment, le choc tant attendu mettra une nouvelle fois aux prises le trio de Miami. Chris Bosh, Lebron James et D-Wade reçoivent le Magic de Dwight Howard! Le trio de l’année face au collectif d’Orlando, la rivalité Riley/Van Gundy, la suprématie de l’Etat et l’envie du Magic, comme de tous, de faire chuter le Heat font de ce derby floridien, le plus chaud de tous en NBA! A ne surtout pas rater!