Posts Tagged ‘Phoenix’

Trade: Qui a gagné?

20 décembre 2010

Le blockbuster deal attendu depuis déjà quelques jours es finalement effectif. Orlando se débarrasse de Rashard Lewis, Vince Carter, Mike Pietrus et Marcin Gortat. Washington lâche l’agent Zéro, Phoenix refile son Turc et Jason Richardson. Ou la grande pagaille des plans à trois. Décryptage.

Vu de Phoenix:


Les bonnes nouvelles: Turkoglu n’est plus. Un soulagement du côté de Phoenix. Le boulet Turkoglu s’en est allé après n’avoir absolument rien fait de positif avec les Suns. Au final, tout le monde est content de ce départ. La franchise de l’Arizona ne supportait plus l’inactivité de l’Européen et ce dernier, lui, retrouve la seule franchise où il n’a laissé que de bons souvenirs. Deux rôle-player importants. Mike Pietrus ne va pas révolutionner le jeu de Phoenix, c’est sûr. N’empêche, un mec capable de défendre sur les meilleurs arrières de la Ligue, ça n’est jamais anodin. Sûrement un bon deal pour les deux parties puisque le Guadeloupéen semblait ne plus avoir la confiance d Stan Van Gundy. Avec les Suns, MP2 se retrouve dans un club à la lutte pour les playoffs mais où son profil devrait convenir parfaitement au jeu prôné par Alvin Gentry. En plus des qualités défensives du frenchy, Phoenix récupère un vrai pivot en la personne de Marcin Gortat. Pas un esthète le Polonais n’en reste pas moins une valeur sûre en termes de rebonds, de défense et de combattivité. Barré par D12, Gortat n’a jamais vraiment eu l’occasion de montrer toutes ses qualités. En doublure de Robin Lopez, Gortat pourrait permettre à Frye d’évoluer un peu plus souvent au poste 4 où son adresse extérieure pourrait faire malheur. Les Suns, eux, devraient nettement progresser en défense et au rebond.

La question: Les Suns n’ont-ils pas 10 ans de retard?

Début 2000, posséder un trio formé par Steve Nash, Vince Carter et Grant Hill, c’était l’assurance d’être candidat au titre et d’apparaître dans tous les Top10 de la saison. Une décennie, des blessures, des désillusions et des déceptions plus tard, le trio paraît toujours sympa mais loin de garantir gloire et succès. Grant Hill rajeunit bien chaque saison mais ce n’est pas vraiment le cas pour l’ancienne star de North Carolina. Carter, à Orlando, c’est beaucoup de shoots forcés, un impact très léger sur l’équipe, une défense jamais trop pressante et une bonne fessée reçue par les Celtics. « Air Canada » n’est plus, ses envolées non plus. Reste un attaquant doué, plutôt fin et fluide dans son jeu mais un athlète qui peine à exister depuis que la gravité l’ait rattrapé. Chez un concurrent direct pour le titre, Carter n’a pas réussi à donner suffisamment. A Phoenix, les ambitions fixées sont moins relevées, la pression moindre et les trous d’airs défensifs de l’ancien vainqueur du Slam Dunk Contest devraient passer inaperçus. A première vue, le mariage pourrait aboutir à une jolie nuit de noces. De là à dire que Phoenix a récupéré mieux que Jason Richardson, ça semble un peu trop optimiste.


Vu de Washington:

Bonne nouvelle:
Le pistolero a disparu. Arenas ne pouvait rester à D.C après sa boulette de l’an passé. Jouer avec les armes, c’est mal et Gilbert s’en est aperçu un peu trop tard. Du coup, lui ne se sentait plus chez lui et les Wizards ont tout fait pour que la situation n change plus. L’équipe appartient désormais à John Wall et Arenas ne représentait qu’un frein à l’éclosion du génie. Surtout, apporter Kirk Hinrich à l’effectif et les belles performances de Nick Young faisaient de Arenas un boulet encombrant dan le roster de la capitale. N’empêche, son énorme contrat l’obligeait à montrer qu’il n’avait pas perdu tout son basket. Un début de saison correct a motivé le Magic à la recherche d’un peu de folie et d’énergie, deux mots inconnus dans le vocabulaire de Rashard Lewis. Mais Washington n’avait pas trop le choix, Arenas et son gros contrat, sa sale réputation ne pouvaient offrir une bonne monnaie d’échange. Le plus important restait de toute façon de se débarrasser de Gilbert. Pour la cohésion du groupe, l’avenir de Wall et l’ambiance générale de l’équipe.

La question: Que faut-il attendre de Lewis?

Prendre Rashard Lewis, c’est un peu comme acheter une Fiat 500. C’est bien trop cher pour ce que c’est, surtout niveau qualité/prix, tout le monde le sait mais certains fondent quand même pour sa ligne stylée et raffinée. Lewis, les GM du monde entier savent que c’est l’arnaque de la dernière décennie en NBA. Le nouveau Juwan Howard – surpayé par…les Wizards aussi dans les 90’s – ne fera pas gagner plus de rencontres, ne qualifiera pas Washington pour les playoffs et n’arrangera rien en ce qui concerne le futur proche. Certes, mais Lewis ne bouffe pas la balle, au contraire de Gilbert Arenas. Suffit de lui filer quelques munitions et il sera bien heureux Rashard. Surtout si les responsabilités sont confiées à Wall, Blatche et Hinrich. En seconde lame, le shooter peut même s’avérer une bonne surprise s’il est bien utilisé et qu’il ne se met pas en tête que sa saison est d’ores et déjà terminée.

Vu d’Orlando:

Les bonnes nouvelles: Jason Richardson débarque. Ca, c’est du tout bon. Parfait pour le style voulu par Van Gundy. A savoir, un shooter fou qui a montré de superbes choses du côté de Phoenix. Richardson possède le jeu parfait pour s’entendre avec Jameer Nelson et Dwight Howard. Gros attaquant, il a pris une stature plus importante après le départ de Stoudemire. Au Magic, il va retrouver un rôle de lieutenant qui devrait lui convenir à merveille. Moins fixé par les défenses, son adresse longue-distance bien plus régulière que celle de Carter s’annonce comme un renfort de poids pour les Floridiens.

Turkoglu, la terre promise. A Sacramento, à San Antonio, à Toronto puis à Phoenix, Hedo s’est barré la queue basse. Un constat d’échec, l’image d’un mec qui ne donne pas tout, qui joue sans passion, sans âme, sans joie et donc qui perd. Voilà ce que retiennent la plupart des franchises où est passé le Turc sauf…Orlando. L’alliage a pris, Van Gundy a su en faire son second meneur, lui lâchant totalement la bride, le laissant inventer des gestes et se régaler des pick de Dwight Howard. Sa vista, sa vision du jeu et sa capacité à créer des espaces pour Lewis ou Nelson furent les plus grandes forces du Magic quand ils parvinrent jusqu’en finale. Depuis, personne n’a jamais revu Turkoglu à ce niveau-là. Du coup, on se dit que Orlando y est forcément pour quelque chose. Et un Turkoglu ayant envie de jouer, c’est une très bonne affaire!

Arenas trouve une nouvelle famille. Après avoir explosé à Golden State, Arenas était devenu une star, l’un des trois meilleurs meneurs de la Ligue, à Washington. Une blague armée plus tard et l’Agent 0 n’avait plus rien d’une star et les Wizards ne le considéraient plus que comme un homme devant quitter la boutique au plus vite. C’est fait pour le plus grand bonheur de tout le monde. Arenas n’est pas mal loti puisqu’il quitte l’un des cancres de la Ligue, pour le Magic. Surtout, sa passion pour le jeu, son sourire et ses séries folles vont rapidement enthousiasmer le public, bien plus que la mollesse de Lewis pouvait le faire. Pour Arenas, cela représente la chance à ne pas rater. Pour Orlando, ce pourrait déboucher sur la très bonne affaire de l’année.

La question: Y-a-t-il un défenseur dans l’avion?

D’accord, Howard sera le rempart le plus dangereux de toue la NBA, durant l’essentiel de sa carrière. Mais l’ogre ne peut pas être partout et faudrait quand même penser à défendre un brin quand il s’agira de défier Heat, Bulls et autres Celtics. Mais Mike Pietrus et Marcin Gortat s’en sont allés. Pas les plus doués de la bande certes, mais des chiens de la casse prêts à se sacrifier en défense. Et ça, ce ne sont pas les nouvelles recrues qui le feront. Richardson, c’est deux concours de dunk remportés, Arenas reste le shooter le plus incontrôlable de la Ligue et Hedo a toujours cru qu’il appartenait à l’équipe offensive, comme au foot US. Bref, la défense n’a clairement pas été mise en avant lors de ce trade, du côté d’Orlando. Ce qui, en playoffs, pourrait s’avérer délicat.

 

 

Conclusion: Orlando sort vainqueur.

Il n’y a pas de grand gagnant dans ce trade mais le Magic s’en sort plutôt bien avec un gros renfort offensif. Carter-Lewis n’arrêtaient pas de baisser et ne pesaient plus rien sur le jeu du Magic. Turkoglu et sa palette complète, Arenas prêt à se refaire une image et Jason Richardson et son adresse impressionnante font du Magic une équipe très offensive et, surtout, meilleure qu’avant.

Phoenix prend un risque.
Après avoir perdu Stoudemire, les Suns se séparent de leur autre maillure marqueur pour deux rôle-player importants mais aussi pour Vince Carter. D’où un très gros risque. Carter n’a pas l’étoffe d’un go-to-guy et possède une propension à trop shooter assez phénoménale. Phoenix savait bien tout cela mais a quand même tenter le pari.

Washington fait table-rase.
Récupérer Rashard Lewis ne peut être positif. Trop cher, trop mou, trop nonchalant, trop décevant. Lewis, c’est le mec énervant. Mais bon, la présence d’Arenas dans le locker-room était devenue invivable. Les dirigeants pensent déjà à l’an prochain. John Wall prend les clés de l’équipe, Nick Young en lieutenant, Hinrich comme guide et les sorciers repartent du bon pied avec de la jeunesse et du talent. Lewis pourra toujours discuter avec Josh Howard, une autre ancienne gloire perdue à D.C.

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Les Suns sont-ils finis?

10 novembre 2010

Ou du moins, les Suns, tels qu’ils sont connus depuis leurs débuts dans la Ligue, ne représentent-ils que d’anciens souvenirs? Se poser la question ne paraît pas vraiment surprenant. En effet, même s’ils ont surpris leur monde en atteignant la finale de Conférence l’an dernier, l’époque dorée des Suns remonte déjà à plusieurs saisons. Un âge d’or – même si aucune finale n’est venue couronnée cela – où Mike D’Antoni proposait le jeu le plus sexy de la Ligue, Steve Nash était MVP, Stoude possédait ses deux yeux encore intacts, Joe Johnson arrosait déjà à plein temps, Shawn « Matrix » Marion méritait vraiment son surnom et Boris Diaw semblait posséder l’étoffe d’un futur All-Star. Bref, un autre temps que les fans de Phoenix doivent regretter. Aujourd’hui, ne reste plus que l’emblème canadienne comme dernier vestige d’un temps révolu. Ca et une certaine frénésie offensive quasi-génétique quand on vit dans l’Arizona, les Suns pointant toujours dans le top3 des meilleures attaques. Pour le reste, la grinta, le mojo, ou n’importe quel aspect non-chiffrable qui rendait les Suns si différents a disparu. Steve Nash&co pointent à une faiblarde 12e place de leur conférence, avec déjà 4 défaites pour 3 succès. Vu que 50% de succès sera loin d’être suffisant pour espérer accrocher les playoffs à l’ouest du Mississippi, les joueurs de Phoenix peuvent déjà commencer à se faire du souci. Pour l’heure, les Suns n’ont joué que des gros morceaux, certes, mais ont affiché des lacunes importantes. La défense semble avoir encore régressé – il fallait le faire! – encaissant plus de 109 points par match. Malgré une belle attaque, les Suns alignent ainsi un écart moyen négatif, après sept matchs. L’illustration parfaite d’un système ne pouvant résister à l’affaiblissement général du roster. Le fait est que Phoenix propose actuellement une formation bien plus faible que celle coachée par D’Antoni.

Trop vieux. Le trio star est aujourd’hui composé de Steve Nash, Jason Richardson et Grant Hill. Trois super joueurs, complets, collectifs et bon esprit. Mais comme tout le monde, ils vieillissent. Peut-être moins vite que les autres pour Grant Hill et Steve Nash mais tout de même, le temps ne pardonne pas. Alors forcément, continuer à prôner l’attaque en six secondes, les contre-attaques à tout bout de champs et les shoots en première intention n’est peut-être plus la meilleure solution pour les « anciens. » Avec 48% de réussite, Nash aligne ainsi son pire pourcentage depuis son retour chez les Suns, en 2004.

Stoudemire n’est plus. La raquette n’a jamais été une force avérée des Suns mais Stoudemire permettait de conserver le secteur comme respectable. Il claquait des gros dunks, scorait à foison et s’éclatait sur les pick-n’-roll de Nash. Surtout, il permettait une vraie fixation dans la peinture, indispensable pour libérer les snipers. C’est désormais terminé et Robin n’est malheureusement pas Brook (Lopez). Les Suns n’ont donc plus vraiment de quoi alimenter la marque sous les panneaux, même pas le minimum vital. C’était bien évidemment attendu – on ne remplace pas Amar’e comme cela – mais ça reste un vrai problème.

Des recrues, quelles recrues? Le fiasco annoncé de Turkoglu est en passe de devenir réalité. Ca pose un vrai souci au coach et crée un énorme trou dans la rotation des Suns. Le Turc paraît, en plus, indispensable à son équipe mais ne répond malheureusement pas présent. Lors des quatre défaites de Phoenix, le vice-champion du Monde n’a jamais dépassé les 9 points avec des pourcentages faméliques. Sur les trois succès de son équipe, Turkoglu tourne à 14 points de moyenne. Son abattage reste donc primordial pour la bonne marche de sa formation. Dommage que l’irrégularité soit devenue sa marque de fabrique. Après un séjour en Europe, Josh Childress est revenue dans un anonymat total. Avec 5 points et 3 rebonds par rencontre, il n’apporte aucune plu-value à Phoenix. Le constat est sévère: les deux recrues ne valent donc pas la moitié d’un Stoudemire.

Steve abandonnera-t-il? Une situation un brin tristounette donc pour Phoenix. A tel point que même le leader incontournable est sur la sellette. Sans Steve Nash, une page se tournerait définitivement pour les Suns. Le symbole d’un style de jeu up-tempo, d’une philosophie offensive et d’un jeu de passes léché. En talent pur, Nash représente certainement encore le meilleur meneur-scorer de NBA. Un métronome d’adresse, capable de jouer le un-contre-un, de fixer les défenses et de lire les écrans et les aides. Le Canadien sait tout faire et sa valeur sur le marché doit encore être élevée. Les Suns le savent et connaissent aussi très bien les termes de son énorme contrat. Si Phoenix part directement vers les bas-fonds, pourquoi alors conserver un gros salaire comme Nash? Le meneur lui-même ne verrait sûrement pas d’un mauvais oeil un départ pour New-York – avec Carmelo – ou une autre formation plus ambitieuse. Inimaginable il y a encore quelques semaines, le départ de l’ancien double-MVP est aujourd’hui dans les têtes. N’empêche sur le court-terme, le seul objectif sera de se placer pour le meilleur lottery pick possible.

Reconstruction! C’est bien connu, il n’y a pas de saison pourrie en sport, mais des années de « reconstruction. » Si les Suns se séparent bel et bien de Nash, le mot sera alors sur toutes les lèvres. Et là encore, ce n’est pas gagné puisque les trentenaires sont nombreux dans l’effectif. Mais comme tout ne peut pas être raté non plus, Phoenix pourra alors filer les clés de la boutique à Goran Dragic. Un espèce d’enfant prodigue, faisant du Steve Nash. Un jeune meneur plein de talent, du génie dans les mains et déjà quelques actions à couper le souffle. Un futur tout bon, du moins, il en a le potentiel. Derrière, Robin Lopez et Jared Dudley ont encore tout le temps de progresser et de gagner en importance au sein de la rotation. Des jeunes pouces qui forment déjà une ossature valable pour envisager l’avenir. Car avec ou sans Nash, les Suns vont de toute façon devoir y songer sérieusement.

Gazette NBA: Les Spurs se vengent

4 novembre 2010

Les realtions entre Suns et Spurs ont toujours été mêlées de respect mais aussi d’une rivalité transpirant à chaque coin du parquet. Quand les Texans régnaient sur l’Ouest, Steve Nash&co représentaient les valeureuses victimes expiatoires lors de séries épiques. Sauf l’an dernier où ce sont les joueurs de l’Arizona qui ont donné la leçon. Un sweep et les Spurs étaient relégués en maison de retraite. Il semblerait que le vent à déjà bien tourné, cette année.

Tim Duncan s’amuse. Le double-MVP n’est plus tout jeune, reste un habitué des débuts de saison au ralenti et…s’en bat la couette de tout ce qu’on peut dire sur lui. Usé, fatigué? Tim Duncan, c’est surtout le meilleur power ou presque. Face aux intérieurs de Phoenix, « Dream Tim » a donné la leçon comme s’il avait 20 ans. Un match de fou avec 17 rebonds, 3 contres et surtout 25 points à 11/13 aux tirs. En cumulé, les deux starter des Suns – Turkoglu et Lopez – cumulent 10 points (3/13) et 5 rebonds.

Richard Jefferson se retrouve! Le pari risqué de Poppovic de prolonger l’ancien Net alors qu’il n’avait pas du tout mérité son gros salaire est en passe de devenir l’un des coups de l’été. Jefferson se trouve enfin dans le système huilé des Spurs et son adresse y fait merveille. En plantant quatre tirs primés lors du seul dernier quart, l’ailier se montre clutch et termine avec une très jolie copie de 28 points et 4 rebonds. Sur les quatre premières rencontres de la saison, Jefferson tourne ainsi à 17,3 points à 64%.

Des leaders en ordre. C’est quand même la très bonne nouvelle de ce début de saison à San Antonio. Tout le monde va bien. Tim Duncan est éternel – mais ça, on le savait déjà! – mais il est accompagné par tous ses lieutenants. El Manu, Parker et Jefferson ont tous dépassé les 30 minutes de jeu et McDyess complètent parfaitement les sautes de concentration de Dejuan Blair. Les vieux sont là et en forme. Pourvu que ça dure…

Encore un bon choix de draft. Spécialité maison, les Spurs ne se sont pas plantés sur leur rookie. James Anderson, malgré un temps de jeu limité derrière Ginobili, se montre très rentable. Pour l’heure, l’ancien d’Oklahoma State tourne à 7,7 points en 19 minutes avec un joli 50% longue-distance. Le fils caché de Bruce Bowen?

Conclusion…San Antonio envoie un message. Comme d’hab, la lutte sera âpre pour les huit de l’Ouest tant les écarts paraissent minces. En s’imposant à Phoenix pour la première fois depuis 2009, les Spurs ont montré qu’ils seraient bien plus dans la bataille que l’an passé. Ils ont tenu lors d’un match très offensif, Tim Duncan a laminé les intérieurs adverses, Jefferson montre enfin ses qualités et Steve Nash a semblé orphelin de Stoudemire. Pas loin d’être l’exact opposé de l’an dernier.

Des briques, des blocs et des brèves!

Paul Pierce dépasse les 20 000 points sous le jersey des C’s. Il n’est que le troisième joueur à y parvenir après John Havliceck et Larry Bird et Boston s’impose face aux Bucks…Kobe nous fait son triple-double avec 12 passes, 10 rebonds et 30 points. Le Black Mamba n’a visiblement plus mal au doigt et adore jouer les Kings, une vieille habitude…Dorell Wright se place pour le MIP, Golden State démarre bien et Wright s’est encore illustré face à Memphis avec 25 unités et 6 rebonds. Ca devient une habitude…Dwight Howard a écrasé les Wolves, le monstar finit la partie avec huit contres…Atlanta reste invaincuen confirmant la série de défaites des Pistons…Boris Diaw enfin performant! Après des débuts très timides, l’ancien palois sort enfin du bois avec 24 points, 3 passes et 3 rebonds et comme par hasard, les Bobcats remportent leur premier succès de la saison.

Et pour demain?

A suivre le choc des jeunes et ambitieux! Portland reçoit le Thunder d’Oklahoma pour un duel Roy-Durant qui devrait envoyer du bois! Surtout, le MVP du dernier Mondial reste sur une partie plus que manquée face aux Clippers, avec un piteux 6/24 aux shoots et 6 balles perdues, la défaite en prime. Avec un bilan équilibré, la réaction de Durant sera déjà très regardée, Batum a intérêt à être prêt!

Gazette NBA: Le Jazz mal accordé

29 octobre 2010

Deux matchs, deux roustes. Voilà le bilan du Jazz, pour ce début de saison. Avec une étrange symétrie, les hommes de Jerry Sloan ont réussi la performance d’encaisser à chaque fois le même total: 110 pions. Ca fait beaucoup trop bien sûr pour espérer quoique ce soit et surtout, ça ne correspond pas du tout aux standards des Mormons. Si Paul Millsap répond aux attentes en tant que titulaire, il n’en va pas de même pour les autres.

En tête, c’est D-Will qui semble un brin enrayé. 6/22 aux tirs sur les deux premiers matchs, 7 balles perdues pour seulement 12 passes. D-Will est à côté de ses pompes en ce début de saison et c’est tout le jeu du Jazz qui s’en ressent. Le tatoué est le cerveau et le maître à jouer de l’équipe, tout part de lui et de sa capacité à dérouler les systèmes. S’il n’est pas dans le bon mode et que la complémentarité avec Jefferson tarde trop à venir, Utah pourrait compter un retard impossible à combler au sein d’une conférence Ouest très disputée.

Andreï Kirilenko
se montre lui-aussi bien loin du niveau attendu. Alors qu’il émarge l’un des plus gros contrats de toute la Ligue, le Russe n’est plus du tout le joueur qu’il fut. Après une partition catastrophique en ouverture (2pts, 3rbds, 3pds), « AK » a tout de même rectifié un peu le tir, hier avec 19 unités. Mais un pourcentage faiblard (5/13) et un anonymat dans les autres secteurs (4pds, 2rbds) ternissent en grande partie cette performance. Lui qui tirait sa plus grande force d’une panoplie complète et de feuilles de stats toujours bien noircies, doit vite recouvrer ses sensations de leader et se remettre dans la peau d’un all-around player. Mais en a-t-il encore les capacités?

Une défense catastrophique… Sans être particulièrement adroits (46% aux tirs) et sans aucun joueur dépassant les 18 points, les Suns ont quand même réussi à en planter 110 dans les gencives du Jazz. Dur pour Jerry Sloan, surtout à domicile. Incapables de stopper le jeu rapide, hors du coup sur les pénétrations de Nash ou les coups de folie de Dragic, surpris par un Hakim Warrick bien en jambes, les joueurs de Salt Lake City n’ont fait que courir après le ballon, sans jamais imposer quoique ce soit aux Suns.

Conclusion, deux larges défaites face à deux concurrents directs – Denver et Phoenix –  pour les playoffs, ça fait tâche. Ca met surtout une grosse pression sur les hommes forts de la franchise, Deron Williams et Andreï Kirilenko en tête. Al Jefferson, le petit nouveau, a montré de meilleures choses, hier soir, mais son adaptation et son entente avec le maestro Williams doivent se faire en urgence. La Conférence Ouest, plus concurrentielle que jamais, ne pardonnera aucun retard à l’allumage. Le prochain contre Oklahoma, une autre attaque de feu, dira si l’état d’alerte doit d’ores et déjà être déclenché à Utah.

Des briques, des blocs et des brèves!

Le Magic déjà en ordre! Pas photo. Voilà, c’est tout. Le choc des magiciens a tourné court, John Wall n’a pas pesé bien lourd face à la force collective des Floridiens. D12 a fait du Howard, Carter et Nelson étaient déjà en jambes…Dommage, Mike Pietrus n’a eu droit qu’à 12 minutes – il a réussi à tirer neuf fois! – JJ Redick et « Q » Richardson semblent devant lui dans l’esprit de Stan Van Gundy…La stat du match? Un différentiel aux rebonds du simple au double! Orlando en a capté 53, Wasington, 25…Turkoglu futur flop? Attendu comme un bide, le Turc est en train de confirmer les prévisions! Si personne n’attendait qu’il fasse du Stoudemire, l’ancien Raptor en est vraiment loin. Seulement 6 points contre portland, 1 seule passe hier et un temps de jeu plus que limité…Hakim Warrick (18pts, 11rbds) a tout ce qu’il faut pour lui chiper la place de starter!

Et pour demain?

New York passe un gros test sur le parquet de Boston tandis que Lakers et Suns offrent un remake de la dernière finale de Conférence à l’Ouest. Mais évidemment, le choc tant attendu mettra une nouvelle fois aux prises le trio de Miami. Chris Bosh, Lebron James et D-Wade reçoivent le Magic de Dwight Howard! Le trio de l’année face au collectif d’Orlando, la rivalité Riley/Van Gundy, la suprématie de l’Etat et l’envie du Magic, comme de tous, de faire chuter le Heat font de ce derby floridien, le plus chaud de tous en NBA! A ne surtout pas rater!