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Miami : Une finale et des histoires

30 mai 2011


Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

 

Dwyane Wade le leader

S’il en est bien un qui a dû s’adapter plus que tout autre, c’est bien Flash. Il faisait la pluie et le beau temps à Miami, depuis 2003. Pas même le Shaq n’avait tenté de contester son aura. N’empêche, en accueillant son pote Lebron et Chris Bosh, D-Wade savait bien que ce ne serait pas aisé, niveau ajustements sur le parquet. Mais Flash n’a jamais reculé, s’est entêté, a beaucoup discuté avec James et est arrivé à trouver l’amalgame le plus adéquat pour cumuler les victoires. Une ligne supplémentaire à ajouter dans la colonne « qualité » du numéro 3.

Désormais, Wade partage le leadership, le scoring, la création, la pression…un tout nouveau monde pour un go-to-guy habitué à tout faire tout seul. Mais Flash est  un capitaine, un winner. Il a su muer et faire évoluer son jeu pour le bien de son équipe. Une dernière marche reste à franchir pour le dire haut et fort : D-Wade est grand. Sportivement, mentalement et humainement.

Bosh doit s’essuyer !

Tout le monde lui a craché dessus! Le chouchou du 1er rang que personne ne blaire ! Bosh, ça a été un peu la cible facile de tous quand il s’agissait de critiquer le Heat. L’ancien raptor a, de plus, offert beaucoup d’eau aux moulins mécontents par des perf’ très légères pour un all-star.
Terminer cette saison par une victoire lui permettrait de faire la nique à toutes les langues venimeuses qui l’ont attaqué depuis le 27 octobre dernier. S’il ne mérite pas franchement tant de succès, Bosh n’a aucune raison de s’en priver pour autant.

Haslem, le Floridien

Udonis Haslem est un natif de Floride. Il y a grandi,  joué au lycée et passé son cursus universitaire chez les Gators. Quoi de plus normal que de le retrouver à Miami donc, où il a participé au seul et unique titre de la franchise. Bref, Haslem c’est un pan de l’Histoire-basket de l’Etat des retraités.

Surtout, son retour – après quelques 90 matchs manqués – a coïncidé avec de véritables progrès dans le jeu du Heat. Sa force dans le combat, son boulot défensif, ses rebonds, son envie…Haslem représente l’âme de Miami, le cœur d’une équipe un peu trop « propre. » Loin de la hype, loin de la frime, Haslem – il est passé par Chalon/Saône ! – mérite tout ce qui lui arrive et file un peu d’authenticité à cette nouvelle équipe. Sa belle aventure avec Miami est peut-être loin d’être finie.

Les braqueurs au boulot !

Zydrunas Ilgauskas, Eric Dampier, Jamal Magloire, Juwan Howard…Ils n’entreront sûrement jamais sur le parquet durant la finale. Normal, ils ne servent à rien. Mais ces quatre lascars cumulent 60 saisons NBA. 60 saisons à errer et espérer un titre. Z a lâché son club de toujours – Cleveland – pour suivre Lebron.
Dampier a débarqué en Floride après s’être fait jeter de…Dallas. Tout comme Magloire d’ailleurs (7 matchs dans le Texas). Juwan Howard, lui, tentera de glaner un autre titre que celui du mec le plus surcoté de l’Histoire qui lui colle aux basques depuis son faramineux contrat signé avec les Bullets.

 

 

Lebron est en mission

Devant les journalistes, James livre la soupe. Vanter le collectif, mettre en avant ses coéquipiers, le travail défensif de chacun. Il sait faire. Mais on n’enlèvera jamais l’orgueil du bonhomme. Il a eu beau adouber Derrick Rose, reconnaissant que le kid de Chicago méritait son trophée individuel, le King reste tout de même victime de son arrogance estivale. Les fans l’aiment moins, c’est un fait. N’empêche, sur un parquet, impossible de trouver meilleur !

Défensivement, il peut stopper n’importe qui sur n’importe quel poste. En attaque, son shoot n’a jamais été aussi fiable. Niveau gestion, il s’est fait un malin plaisir de détruire les Bulls dans les divers money-times de la série. Le taulier est à Miami. Dépossédé de sa breloque annuelle, il se verrait bien récolter celle du mois de juin. Sans émission de tv, cette fois.

Spoelstra : prouver, prouver et encore prouver

A l’instar de Chris Bosh, lui aussi n’a cessé d’essuyer les critiques. Trop jeune, pas assez charismatique, pas respecté, aucun système offensif…ses oreilles ont sifflé ! Beaucoup voyaient d’ailleurs Pat Riley lui prendre la place comme en 2006 avec Stan van Gundy. Mais le boss gominé a une foi totale en son technicien et ne l’a jamais remis en cause.
Au final, Riley a eu encore raison. Miami a certes galéré mais a trouvé sa meilleure carburation pour les playoffs. La défense représente un étau impénétrable et l’attaque…Bon d’accord, l’attaque c’est l’affaire de Lebron et Wade.
Mais n’est-ce pas la meilleure solution ?
Il semble impossible d’intégrer des talents aussi grands dans des systèmes trop stricts. Ils créent, squattent la gonfle et ce, avec beaucoup de réussite. L’intelligence de Spoelstra se trouve donc ici : solidifier la défense et laisser à ses surdoués les clés de l’attaque. De toute façon, l’équipe a été bâtie sur ce principe. Vu les résultats, difficile de lui donner tort. Lui-aussi mérite un titre.

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Dallas : Une finale et des histoires

30 mai 2011

Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

Jason Kidd, la bonne passe ?

Mis à part Rajon Rondo en 2008, il faut aller chercher bien loin avant de trouver un meneur-passeur remportant le trophée siglé Larry O’brien. Les Lakers – époque Kobe/Shaq ou Kobe/Gasol – comme les Bulls de Jordan comptaient sur – méthode Jackson – un meneur défensif, sérieux et ne sortant surtout pas des cadres : Dereck Fisher et Ron Harper.
Les autres – Tony Parker, Chauncey Billups, Gary Payton ou encore Sam Cassel – sont des scorers. Si tout le monde vante les mérites des « passeurs » tels Nash, Paul, D-Will ou J-Kidd, aucun n’a jamais amené son escouade jusqu’au bout. Le plus régulier d’entre eux – John Stockton – n’a d’ailleurs jamais réussi non plus. Kidd pourrait donc briser une malédiction et prouver qu’un leader faisant des passes – même à l’outrance – peut gagner.


Jet joue sa souffrance

En début de saison, Jason Terry a subi pas mal de moqueries. La faute à son nouveau tatouage : le trophée de champion, dessiné sur l’épaule. Forcément, afficher une telle ambition quand on joue aux Mavs, ça fait sourire. Mais l’ancien Hawk peut faire le malin, il n’a plus que 4 rencontres à remporter pour faire taire tous ses détracteurs. Je lui souhaite d’ailleurs vu qu’il a déjà annoncé qu’il effacerait le tatoo en cas de défaite. Superstitieux le sniper, il n’a pas peur de souffrir !

La rédemption Tyson

Il n’a pas bouffé d’oreille lui, mais il a une belle revanche à prendre sur…ses 10 premières saisons ! Un flop. Voilà comment tout le monde jugeait le trade – le jour de la draft  2001 – entre les Clippers – qui envoyaient Elton Brand à Chicago – et les Bulls se séparant de Chandler. Sa doublette avec Curry n’a fait que décevoir.
Si Chandler a toujours filé des gnons en défense, ses mains carrées et sa propension à cumuler des fautes trop rapidement l’ont rapidement classé parmi les pivots limités. Aussi, sa santé fut remise en question par le Thunder qui fit capoter un trade à la dernière minute en 2009. Même quand il débarque dans le Texas, sa place de starter est loin d’être assurée avec la présence de Brendan Haywood.
Après une belle expérience avec TeamUSA, Chandler a livré la meilleure saison de sa carrière, élu dans le premier cinq défensif NBA. Une belle revanche sur un destin jusqu’ici contrasté. Sûr qu’il se verrait bien poursuivre la belle histoire…

La matrice a bugué à Miami

33 piges depuis peu, Shawn Marion est comme tout le monde à Dallas : sur la fin. Et encore, son déclin aurait pu être bien plus sévère s’il était resté…à Miami. Et oui, Matrix restait sur 3 all-stars Game consécutifs en tant que Sun avant de rejoindre le Heat, contre Shaq. Là-bas, il ne parvint pas du tout à s’adapter au rôle d’ailier et aux systèmes posés des floridiens. Ses moyennes chutent rapidement, son impact également. A tel point qu’il est éjecté l’année suivante.
Direction le Canada et Toronto. Une purge, une vraie. Depuis, Marion a retrouvé la côte Ouest et il se sent bien mieux. Mais le Heat a bien failli pourrir sa carrière.

Deshawn  se la pète

Deshawn Stevenson représente un joueur correct. Tout juste correct et un brin insignifiant (3.5pts en 15min de moyenne en playoffs). Il est arrivé au sein de la pire cuvée rookie de l’histoire – an 2000 – n’a eu droit qu’à des équipes de seconde zone – Jazz et Wizards – ou à des rôles mineurs à Orlando ou Dallas actuellement. Bref, un anonyme des parquets quoi. Mais il a fallu qu’il fasse son malin pour sortir de ce vide médiatique. D’où une saillie aussi bête qu’inutile contre Lebron James – époque Cleveland – qui, selon Stevenson, serait « surcoté. »

Ca a plutôt fait marrer le King qui ne connaissait même pas l’existence de ce joueur mais ça prouve une intelligence toute limitée quand un micro se présente devant lui. Jay-Z en a profité pour « rapper » une réponse pour défendre son pote Lebron, le King préférant cumuler les trophées de MVP. Quant à Stevenson ? On à réentendu parler de lui cette saison pour  un méchant coup de coude à Marcin Gortat… dans les parties ! Cette finale pourrait l’aider à se faire enfin connaître pour son jeu ou…pour s’être fait martyriser par un joueur surcoté !

Dirk peut être le meilleur étranger de l’Histoire

Son potentiel ne fait plus débat mais dur de placer Dirk comme le meilleur « étranger » de l’Histoire de la NBA. D’abord, les anciens rappelleront un certain Drazen Petrovic. Un génie, surdoué de la balle orange, capable d’enfiler 44 points en playoffs ou de terminer une saison à plus de 20 unités de moyenne. A cette époque, c’était simplement irréel tant l’écart entre les Américains et les Européens paraissait incommensurable.
Niveau talent pur, Dirk a donc un vrai challenger même si Petrovic est mort tragiquement et avec encore beaucoup à montrer. Au niveau du palmarès, les Spurs – Ginobili et Parker – le dominent également.

Trois titres chacun et quelques éliminations de l’Allemand à leur actif. Parker a même glané un titre de MVP des finals. Nowitzki n’a donc pas le choix s’il veut clore ce débat (jusqu’à l’arrivée d’un nouveau phénomène), il doit l’emporter. Pour ne pas terminer comme de trop nombreuses stars. Surtout, pour marquer l’Histoire de ce sport. Comme l’un des tous meilleurs powers. Comme le plus grand européen que ce sport ait connu. Ça a de quoi motiver…

Playoffs NBA : Coup de Bull !!!!

25 mai 2011

Chicago s’est battu, a dominé un temps et y a cru jusqu’au bout. Rose a eu la balle de match. Mais c’est bien Miami qui l’emporte et mène 3-1. Les Floridiens sont très forts.

 

Fight ! Sur le ring, Shrek file la pâtée aux preux chevaliers, l’âne se régale et réclame : « Coup de boule ! Coup de boule ! » Chicago ne demandait rien mais le Heat lui a collé une sévère mandale. Dans le plus beau match de la série, Miami s’est donc imposé dans la prolongation. Un match marqué par deux défenses exceptionnelles et des gestes phénoménaux.
Pêle-mêle, le poster dunk – appuis deux pieds – de D-Rose sur Joël Anthony, le contre rugissant de Lebron sur ce même Rose, le caviar acrobatique de D-Wade entre 4 joueurs, le dunk fracassant de King James, le block final de Flash…ça n’a pas arrêté ! Largement plus d’un Top 10 pour le match. Les défenses hermétiques poussent les individualités à se transcender. Hier, la série a atteint un niveau stratosphérique.

Rose fané. Derrick Rose a, une nouvelle fois, tout tenté. Il n’y a rien à lui reprocher mais le MVP a failli. Certes, les attentes sont énormes mais le jeune meneur a perdu son duel face à James. Encore une fois. Déjà, en se faisant bâcher violemment par l’ancien-Cav en fin de contre-attaque. Le type d’action qui pèse dans les têtes. Rose verra d’ailleurs 4 de ses tentatives éjectées lors de la rencontre. La conséquence de certaines pénétrations forcées mais le Kid n’a pas trop le choix tant il arrose longue-distance (1/9 à 3pts, 8/27 en tout). Du coup, tout s’avère plus ardu.

Le tir à ne pas rater. Il ne lâche que 6 passes pour…7 balles perdues ! Un ratio inacceptable pour un meneur. Surtout, Rose a manqué le tir de la gagne. Lebron lui offre sur un plateau après une faute offensive. C’est James qui défend sur le MVP. Le Bull accepte le défi, se lance dans une série de dribbles sans parvenir à se décoller du King, il shoote…Airball. James peut souffler.

Ali. Il y a 46 ans, Mohamed Ali punissait Sony Liston en moins d’une minute. Un match qui tue un homme. Hier, les Bulls ont résisté bien plus longtemps mais ont finalement sombré. Le constat est sévère mais Miami paraît simplement plus fort, plus athlétique, plus talentueux surtout. Chicago n’est pas mort, les Bulls ont rendez-vous avec leur public mais rares sont ceux espérant encore un retournement de situation.

Une équipe. LE reproche adressé au Heat depuis le départ de la saison concerne la mainmise des stars sur le jeu. Et c’est vrai. N’empêche, après les bons passages d’Haslem en sortie de banc, ce sont Mario Chalmers et Mike Miller qui ont brillé, hier. Le meneur score 9 points et, surtout, vole 4 possessions en 20 minutes. Quand le Heat galère, c’est aussi lui qui relance la machine en 2e quart.
Et que dire de Mike Miller ! Inutile depuis ses débuts en Floride, l’ancien rookie de l’année s’est réveillé, jouant carrément un rôle clé dans la rencontre. 12 points, 9 rebonds en 26 minutes et un apport inespéré. Au final, 23pts pour le banc floridien (contre 18 pour celui des Bulls). Quand les snipers sont réglés, Miami n’est plus défendable. Ce trio a donc accouché d’une véritable équipe. Au meilleur moment.

 

 

 

Playoffs NBA : Les Bulls ont-ils du répondant ?

24 mai 2011

derrick rose, chicago bulls

Chahutés comme jamais cette saison, les Bulls jouent le match de leur saison en terre hostile. L’envie et le talent ne suffisent plus, maintenant, il faut se battre. S’ils ont les tripes solides, c’est le moment de le montrer…

2 de suite ! Deux défaites de rang. Le bilan des Bulls est…catastrophique ! Du moins, comparé à ce qu’ils connaissaient jusqu’ici. Une telle série n’étant plus intervenue depuis le 7 février dernier. Et n’allez pas chercher une série de 3 revers. En playoffs aussi, Chicago s’était – jusqu’ici – toujours relevé après une défaite, répondant du tac-o-tac aux Pacers comme aux Hawks. Face à Mimai, ils ont dû baisser la tête par deux fois consécutives. Inhabituel donc. Avec le prochain match à disputer encore à Miami, la pression sera palpable dans le locker-room des Bulls.

Trop propres… Il faut quand même le dire. Si Chicago a été tant vantée depuis le début de la saison, cela était largement du à leurs extraordinaires performances et…au Heat. Oui, l’anti-thèse de Miami se trouve à Windy City. Un groupe solide de 10 joueurs, un collectif et, surtout, une star humble. Oui, cette humilité frôlant le vide total de personnalité est très régulièrement cité parmi les plus grandes qualités de D-Rose. Du coup, toute la franchise a bénéficié d’un soutien populaire assez incroyable cette année. Aux antipodes de l’équipe de Jordan certes, mais bien dans les standards dessinés par David Stern.

Pis…Noah est arrivé. Fâché. Toujours dans l’exubérance, le frenchy a craqué, balançant l’insulte que l’on sait et récoltant une amende de 50 000$. Une tâche dans le duel médiatique que se livrent les deux formations représentant l’avenir de la Ligue. Et ce, pas au meilleur moment puisque les coéquipiers ont du sortir le bouclier pour protéger leur pivot. Un brin de déconcentration dont ce serait bien passé coach Thibodeau.

Le Gator dans le dur. Plus encore que ce dérapage verbal, c’est bien le niveau de jeu de Noah qui a de quoi inquiéter. Sur la série, les stats font peur, le Français alignant un piteux 6 points de moyenne (à 29.6% aux tirs) avec seulement 50% de réussite aux lancers. S’il offre son corps dans le combat et qu’il s’avère toujours aussi précieux au rebond, l’ex-Gator n’est pas au niveau attendu. Pour l’instant du moins.

Bosh en profite. Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, la baisse de tension du chevelu coïncide avec une étonnante revitalisation de Chris Bosh. Loin de son niveau de l’an dernier, l’ex-raptor a galéré sévère cette saison. Mais les Bulls semblent convenir à CB qui le leurs rend bien. 34 pions au dernier match et la raquette du Heat – avec les apports énormes de Joël Anthony et Udonis Haslem – qui fait jeu égal avec celle de Chicago. Personne ne l’aurait parié.

Un de moins. Ça ne devrait pas changer le sort de la série mais l’absence d’Omer Asik offre un motif d’inquiétude supplémentaire au staff chicagoan. Une rotation intérieure en moins surtout. Un joueur en devenir mais un combattant permettant de faire souffler les starters ou de couvrir d’éventuels problèmes de fautes. Kurt Thomas pourrait reprendre le rôle mais le vétéran aura sûrement quelques difficultés à suivre le rythme imposé par Miami.

Un de plus. Car à Miami, c’est l’inverse. Le retour d’Udonis Haslem a rééquilibré la raquette et Spoelstra dispose – et c’est quasiment la première fois de l’année – de son effectif au complet. Un ajout permettant surtout de laisser en costume les préretraités qui servaient jusqu’ici de pivots au roster floridien.

 Un MVP qui doute. Si les voyants clignotent en mode warning du côté de Chicago, c’est aussi que le maître à jouer a un peu de mal depuis deux rencontres. 15/42 en cumulé, ça construit une belle maison mais ça ne gagne pas beaucoup en NBA. Forcément, tout le jeu offensif des Bulls se met à boiter. D’où une remise en question sincère de Derrick Rose confronté à un souci – la baisse de son impact sur les rencontres – qu’il n’avait encore jamais rencontré.

Un MVP qui change ? « Ce n’est pas moi. Je pense trop. Je dois changer mon état d’esprit immédiatement. Mardi, du début à la fin, je devrais être beaucoup plus agressif. Je dois trouver un moyen. Je ne sais pas comment je vais faire mais je dois saisir cette opportunité et foncer. » Tel un vrai leader, Rose ne se cache pas et endosse toute la responsabilité mais son aveu a beau être sincère, il dévoile le doute palpable qui trotte dans le crâne de la jeune star.

Plus vite. Si changement il doit y avoir, c’est surtout dans le rythme. Chicago ne possède pas suffisamment de solutions sur attaques posées et doit donc réussir à placer beaucoup plus de contre-attaques. Le type d’actions où personne ne peut stopper Rose et une des bases du jeu offensif prôné par Tom Thibodeau. Comme au Heat d’ailleurs. Pour cela, la défense doit voler plus de balles. Le serpent se mord donc rapidement la queue…

Réponse ce soir. Plein de doutes et d’interrogations donc du côté du leader de la Ligue. Deux défaites de suite, Rose dans le dur, Noah en galère, les autres qui ne parviennent pas à peser sans leurs leaders et un Heat plutôt bien dans ses pompes. Dans la même situation, Oklahoma a subi une déflagration subite, douchant les espoirs de la bande à Durant. Jeunes et ambitieux, les Bulls proposent les mêmes vertus que le Thunder. A eux d’apporter une bien meilleure réponse.

Playoffs NBA : CB fait payer cash !

23 mai 2011

Nul ou du moins largement insuffisant jusqu’ici, Chris Bosh a brillé, hier soir. Le Heat mène la série avec un Game 4 capital en ligne de mire.

Enfin ! D’accord, Boozer ne sait pas défendre et ne possède pas l’impact psychologique de Kevin Garnett. D’accord, les Bulls se concentrent surtout sur Wade et James. D’accord, Bosh n’a pas vraiment pesé en défense (Boozer terminant à 26pts, 17rbds) ni au rebond (seulement 5 prises). Bon, CB1 ne sera jamais le go-to-guy de cette équipe de Miami, c’est certain. N’empêche, la bande à Spoelstra avait un grand besoin de points et d’adresse, hier soir. Et Chris s’est fait plaisir.

13/18 aux tirs et surtout une jolie réussite en tête de raquette, obligeant les intérieurs rouges à sortir de la peinture. Un casse-tête insoluble pour Thibodeau qui n’a su adapter ses systèmes face à la réussite soudaine de l’ex-raptor. Après les 12 petits points de moyenne contre les C’s, Bosh signe là sa seconde sortie à 30 unités en 3 rencontres, face à Chicago. Son envie, sa hargne – des mots qui ne collaient plus du tout avec le joueur, cette année ! – ont impressionné, entraînant tout le roster. Dans son duel face à Boozer, Bosh se sent dominant et ça semble le libérer. Pourvu que ça dure…


Avantage Lebron. OK, Derrick Rose reste un magicien susceptible de réaliser à tout moment, une action simplement inimaginable. Des slaloms à toute vitesse, terminés par une arabesque tout en souplesse, récoltant la faute et les cris de stupéfaction de tous. N’empêche, le taulier sur le parquet – depuis deux rencontres – c’est bien Lebron.
Après avoir porté les siens dans les dernières minutes du Game 2, le King s’est mué en passeur-défenseur. Un truc de fou que cette capacité à faire ce dont son équipe a le plus besoin. Et James évolue actuellement à un tout autre niveau que n’importe quel être humain encore dans la course au titre. Après seulement quelques minutes de jeu, le numéro 6 vient déjà bâcher sévèrement Boozer. Il se retrouve ensuite au 5e rang des gradins après une interception !

Défenseur-passeur. Surtout, James agit tel un chef de meute et Joël Anthony se nourrit de cela avec appétit (4 contres en 1er quart pour le pivot).  Mais hier soir, Lebron ce fut également 10 passes pour aucune balle perdue. Un meneur qui fixe deux à trois défenseurs, qui voit les appels, sert dans le timinq son power en forme ou ses shooters libérés, Mike Bibby en profitant pour aligner deux banderilles.
Pis, six prises dans la raquette et l’impression qu’il était simplement partout et toujours en avance sur la concurrence. Un nouveau match monstre donc – 44 minutes passées sur le parquet – et une victoire en poche. James n’est – malheureusement pour les Bulls – jamais aussi fort que lorsqu’il prend l’ascendant. A Thibodeau de trouver la parade. Pas sûr qu’elle existe…

Derrick manque de pétrole. En face, Rose pioche toujours avec son shoot (8/19) et ne parvient pas à créer des décalages suffisants pour délier le jeu de son équipe. Surtout, c’est son absence d’impact dans le dernier quart (2 points seulement) qui a laissé une sale impression. Le Heat s’est bien adapté sur la défense du pick-n’roll, Rose terminant bien souvent dans une forêt de bras. Des choix défensifs libérant Carlos Boozer, mais rendant la vie bien plus difficile au génie.
Moins physique que Wade ou Lebron, le jeune meneur a eu du mal à tenir la distance sur toute la rencontre et a donc sombré dans les dernières minutes. Là où son équipe ne sait habituellement que lui filer la gonfle. Mais Rose a fait quelques mauvais choix, a manqué de spontanéité, de créativité. Depuis deux matchs, le Heat domine la guerre tactique de la défense. Une prouesse face aux Bulls.



Peut mieux faire ? Si Bosh fut étonnamment incisif hier soir, D-Wade n’était, lui, pas très bien luné. Flash a trop forcé, perdant 4 ballons pour seulement 3 passes décisives et shootant à 6/17.
C’est donc un Heat avec encore une marge de progression qui s’est imposé hier soir. D-Wade a tout de même réussi à planter quand Miami accéléra dans le 3e quart puis s’est aussi battu comme un diable dans la peinture (9 rebonds). Aussi, il défend sec et n’est pas pour rien dans le match moyen de Rose. N’empêche, l’on se dit qu’avec un Bosh enfin retrouvé, un James phénoménal, un Wade adroit pourrait rendre cette armada simplement injouable. Heureusement pour Chicago, ça n’est pas encore le cas.


Et si on scorait…C’est un peu inéluctable. Quand les deux meilleures défenses du pays s’affrontent, l’attaque fait souvent la différence. Chicago est comme tout le monde. A savoir incapable de stopper le trio star du Heat avec certitude et régularité.
D’où un besoin de planter. Et ce, par l’intermédiaire d’autres personnes que le seul Derrick Rose. Problème, après les 34% du Game 2, les Bulls ont shooté à 41%, hier (contre 51% pour le Heat). Hormis Taj Gibson (11pts en 12min à 5/6) et, dans une moindre mesure,  Carlos Boozer (8/19), personne n’était en mode du côté de Windy City. Deng n’inscrivant que 14 pions en 13 shoots, sans provoquer le moindre lancer.

Chute à l’arrière. Le poste 2 est bien une faiblesse à Chicago où les 3 joueurs concernés – Bogans, Krover et Brewer – cumulent 11 points. D’ailleurs, le banc – tant vanté jusqu’ici – n’apporte que 9 unités – pour 4 joueurs – sans Gibson.
Parmi ce festival de briques, c’est bien notre « Jooks » national qui tire son épingle du jeu ! Un seul point pour le chevelu, 0/4, 2 balles perdues et…un shoot balancé –dans la raquette – terminant…au dessus de la planche ! Sur les trois premières rencontres, l’ancien Gator est à 6pts de moyenne à 29% aux tirs.


Une raquette en progrès. Avec le retour d’Udonis Haslem (8pts, 4rbds), Erick Spoelstra a, semble-t-il, trouvé sa rotation pour les playoffs. Exit donc les balourds Ilgauskas, Dampier, Magloire ou encore Juwan Howard. Joël Anthony squatte la place et Haslem vient le soutenir. Du muscle, un brin d’adresse et beaucoup de hargne. Voilà ce dont a besoin le Heat dans la peinture, surtout à côté de Bosh. Le secteur intérieur ne domine donc toujours pas mais ne représente plus une tare avérée du roster floridien.

Quelles solutions ? En face, Thibodeau a perdu Omer Asik. Un géant aux mains carrées mais un combattant qui ne semblait pas de trop. Surtout, le coach de l’année doit trouver l’homme susceptible de faire sauter le verrou défensif de Miami. Un tandem Rose-Watson pourrait être tenté, gaver de balles Boozer dans l’optique de faire sortir Bosh aussi… Mais les solutions du roster sont déjà largement exploitées par Thib’. Et la meilleure – l’unique ? – d’entre elles, est déjà connue de tous : elle s’appelle Derrick Rose.

Playoffs NBA: Miami met la pression

19 mai 2011


Lebron James a répondu à tout le monde. Aux médias qui ne le voient plus comme le meilleur joueur du monde. Aux Bulls qui ont perdu l’avantage du terrain. Aux fans, même en Floride, il est toujours le King.

Trop fort. Les instants de grâce, ça se savoure. Seuls les génies en sont capables, il ne faut donc pas bouder son plaisir. Lebron James a peut-être livré le meilleur match de sa carrière en playoffs. Tout simplement. Impressionnant de justesse, il a carburé à la marque (29pts), au rebond (10 prises), à la passe (5asts) et en défense (3stl). Une performance à la Lebron en somme.
Statistiquement, l’ex-Cav a effectivement déjà réalisé bien plus lourd. Mais son attitude dans le money-time n’a jamais paru aussi supérieure que hier soir. Lebron va planter 9 points dans les ultimes minutes, scellant la rencontre par 11-2. Il empoche le match, l’avantage du terrain et repart gonflé à bloc après ce premier succès de la saison face aux Bulls. Le taureau n’est plus une bête noire.

Les Vrais gars. Si Lebron a livré une merveille de partition, D-Wade n’était pas plus en reste. A eux deux, ils scorent 53 unités sur les 85 au total. Et ce, à 20/37 aux tirs. Après le non-match en ouverture, le tandem est donc passé à la vitesse supérieure et a trouvé de multiples failles dans l’étau chicagoan.
Plus fort encore, Wade comme James ont montré l’exemple dans la bataille de la peinture. Le point central de cette série, le rebond, a cette fois été dominé par le Heat (même si les Bulls s’offrent encore 17 secondes chances). Avec 19 prises, le duo star y est pour beaucoup.

Le retour du champion. Mis à part D-Wade, seul Udonis Haslem s’y connaît un peu sur le sujet de comment gagner un titre. Une sale blessure lui a fait manquer quasiment toute la saison et ses quelques minutes face à Boston n’avaient convaincu personne pour un éventuel retour.
Pourtant hier, l’ex-chalonnais a brillé et a surtout montré l’agressivité d’un joueur en pleine possession de ses moyens. En 3e quart, Haslem est même l’instigateur d’un 10-0 par son énorme abattage défensif et…ses dunks surpuissants en contre-attaque ! L’homme dur au mal qui manque tant au Heat est donc peut-être de retour. Après une telle absence, pas sûr qu’Haslem puisse rééditer le même genre de matchs sur toute la série. Il faut pourtant l’espérer, le Heat a besoin de son champion.  

Nouveau building à Chicago. Si Miami a bien joué, les Bulls ont balancé des briques toute la soirée. Un match affreux niveau adresse pour Rose (7/23) et immédiatement, l’attaque rouge n’est plus du tout la même. Luol Deng a également arrosé à 5/15.
Avec ses deux leaders dans la construction BTP, Thibodeau n’avait plus vraiment de solutions pour marquer des points. Ne lâcher qu’en toute fin de rencontre représente ainsi une belle performance quand on tire à 34%. Mais Rose ne peut se permettre de ne pas être exceptionnel chaque soir.

Egalité. Face à une telle défense, Miami est loin d’être intouchable, même à domicile. Ce succès ne vaut rien s’il ne se confirme pas donc Chicago reste favori. Surtout, les Bulls ont déjà gagné en Floride et conclu leur 2nd tour à Atlanta après s’être incliné au United. Rien d’insurmontable donc pour la bande à Rose mais la pression se fait sûrement un peu plus lourde ce matin.
Aussi l’ascendant psychologique peut tourner, James et Wade se savent désormais capables de faire sauter la meilleure défense du pays. Le droit de réponse de Derrick Rose est fixé à dimanche.

Playoffs NBA : Les Mavs sont favoris

16 mai 2011

Quand Dallas impressionnait par son collectif, le Thunder se reposait sur son tandem star. Les Mavs sont clairement favoris dans ce duel générationnel s’annonçant des plus excitants.

Ton dentier, papy ! En 1995, Jason Kidd recevait le trophée de rookie de l’année. A cette époque, Westbrook et Durant jouaient encore aux pogs. Les deux leaders d’OKC, nés tous deux en 88, affichent 15 ans de moins que l’ancien Sun. Dirk a, lui aussi, passé la trentaine. Tout comme Shawn Marion d’ailleurs. James Harden, lui, est tout juste majeur. A l’Est, les vieux Hawks et Celtics ont reçu la carte vermeille, dépassés par les jeunes Bulls et Heat. A l’Ouest, la vieille garde est encore représentée par des Mavs revigorés. Le combat générationnel continue.

OKC limité ? Le seul et unique intérêt d’un Game 7 reste la victoire. Du coup, le Thunder peut être fier du résultat mais il ne faut quand même pas sauter au plafond. Face à une escouade limitée en talents mais terriblement collective, OKC s’en est remis à l’incroyable KD. C’est un fait, le groupe de Scott Brooks est porté par un joueur hors-normes – Westbrook – et un génie : Durant.
Ça a suffi à geler les initiatives des Nuggets – trop jeunes collectivement – mais ça a galéré sec face à Memphis. Dallas propose un peu le même style que Memphis – en mieux – avec beaucoup de passes, de travail avant de shooter et un homme très très fort au poste 4. Pas sûr que le Thunder possède suffisamment d’armes pour faire face.


Quel Jason Kidd ? Face aux Lakers, Jason Kidd a été simplement phénoménal. Adroit, le meneur à tout-faire devient un élément incontournable. Un casse-tête défensif car il trouvera toujours le coéquipier démarqué. Alors s’il faut en plus sortir sur ses saillies extérieures, ça devient très compliqué.
N’empêche, le génial meneur a exercé face à Dédé Miller puis le fantôme de Fisher et ce nullosse de Steve Blake. Russell Westbrook propose un défi d’une toute autre envergure. Plus vif, plus rapide, plus athlétique que Kidd, l’ancien de UCLA devrait faire souffrir le vétéran en défense. A Kidd de répondre en passes et en shoots.

JJ à la rescousse ! La très bonne surprise de ces playoffs côté Mavs se nomme Barea. Ça n’aide pas Beaubois mais ça a foutu une belle panique dans la défense des Angelinos. Du coup, le Portoricain pourrait bien s’avérer une solution adéquate pour embêter Westbrook si Kidd commence à trembler des articulations.
Petit et hyper-rapide, Barea a surtout une capacité à terminer ses actions en lay-up avec une dextérité et une réussite dont seul TP peut se targuer. Rick Carlisle possède donc une carte dans sa manche qu’il faudra utiliser à bon escient.

Qui pour défendre sur Dirk ? C’est LA question à se poser avant d’affronter Dallas. Arrivé avec un énorme potentiel en NBA, l’Allemand à bosser, bosser et encore bosser jusqu’à devenir ce joueur magique. Capable de scorer partout, dans toutes les positions et face à n’importe qui, Nowitzki est surtout devenu un Vrai poste 4.

Le jeu dos au panier ne l’effraie plus, au contraire son fade-away est impossible à contrer ! Ses feintes, ses moves multiples et ses inspirations variées ont donné le tournis autant à Lamarcus Aldridge qu’à Gerald Wallace. Pau Gasol a,lui, passé plus de temps à chercher le ballon qu’à défendre. Encore plus surprenant, l’Allemand ne baisse plus les yeux et réclame la gonfle quand la tension monte!

Bref, OKC doit trouver ce que personne ne possède : un joueur capable de stopper Dirk. Ibaka sera envoyé au front mais le Congolais risque de prendre cher si l’Allemand l’amène au large. De même, Durant a l’envergure pour le gêner mais prendrait alors le risque de manger des fautes rapides. Reste Harden mais il sera déjà bien occupé à contrôler les snipers embusqués. A part un effort collectif bien mené, OKC ne possède pas de solution pour stopper le grand blond aux shoots soyeux.

La zone qui tue ? Une espèce d’OVNI en NBA que la défense proposée par Rick Carlisle face à L.A. Une zone match-up, comme ils disent là-bas. En gros, c’est large, ça sort sur les shooters mais les joueurs gardent globalement leurs positions comme sur une zone. Bien vu car individuellement, aucun Mav n’est un grand défenseur, cela permet donc de ne pas trop exposer Kidd et Nowitzki. Aussi, le but est souvent d’amener le possesseur du ballon vers Tyson Chandler et ses bras interminables. Celui-là fait un boulot de dingue dans la déviation des tirs adverses, l’intimidation et le rebond.

Ça a bien gêné Kobe qui s’est isolé du collectif, ne réussissant plus du tout à peser sur le jeu balbutiant des siens. Mais n’est-ce pas risqué face à un shooter du calibre de Durant ? Si, forcément. Il faudra canaliser le génie d’Oklahoma mais cette zone en a largement les moyens. S’ils restent aussi agressifs sur les lignes de passe, KD devra déjà se battre comme un chiffonnier pour attraper le cuir.

Boston-Miami ? A y repenser, cette série ressemble à celle du 2nd tour à l’Est. Une équipe toute jeune et très ambitieuse face à une escouade vieillissante mais toujours dangereuse. La différence étant que Boston était largement diminué.
A Dallas, il manque Butler mais ces Mavs ont quelque chose en plus. Un supplément d’âme, une confiance nouvelle en leurs forces et une route qui n’a jamais paru si dégagée pour rejoindre les finales. Et au contraire du Big Three des C’s, Nowitzki, lui, n’a jamais été aussi fort.

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks


Momentum ? La différence de rythme entre une équipe qui reste sur un sweep et une autre poussée dans ses retranchements peut aboutir à une surprise lors du premier match. Cela arrive régulièrement. N’empêche, les Mavs restent sur une espèce de miracle de basket dans leur antre. Un feu d’artifice exceptionnel à 3 points, une mise à mort du champion et favori. Un match unique dans l’Histoire de la franchise.
Si les shooters ont conservé leurs marques, ça va être compliqué de s’imposer à l’Amercan Airlines Center. Oklahoma vient de remporter le 1er Game 7 de son histoire, ça compte forcément. Le Thunder voudra poursuivre sur cette lancée. Egalité.

Verdict. Oklahoma a la fougue de la jeunesse mais a clairement affiché des carences dans le jeu. Un collectif pas encore totalement au point avec un meneur parfois trop boulimique en munitions gâchées.
En face, Dallas revit et paraît sûr de sa force. Plus collectifs, plus sereins, plus reposés, plus expérimentés, les Mavs partent avec les faveurs des pronostics. Mais au final, les individualités et l’adresse seront les clés de cette série. Si Nowitzki poursuit son festival, Dallas restera injouable.

Playoffs NBA : Ce que l’on sait

12 mai 2011

Les finales approchent sans les Spurs, Celtics et Lakers. Les choses ont changé.

Next Gen. Depuis 1999, jamais une finale NBA ne s’était déroulée sans Duncan, Shaq ou Kobe. Un trio qui a trusté à peu près tous les titres de la dernière décennie (mis à part Boston en 2008). Cette année, ces trois lascars sont déjà en vacances alors que les petits jeunes du Heat, des Bulls et du Thunder ont encore du taff.

Tous à l’Ouest ! Si Chicago passe, le 1er et le 2nd s’affronteront à l’Est. Pas de surprise donc. Au contraire, à l’Ouest, la finale de conf’ peut encore mettre aux prises le 3e face au 8e… Une belle surprise et quelques parieurs qui se paieront de jolies vacances. La magie des playoffs est revenue, les Lakers ne tuent plus le suspense.

Les Mavs se cachent. Dallas a infligé un sweep au double-champion en titre. Même l’écrire  reste surprenant. Faut s’y faire, la bande à Dirk est maintenant favorite pour retrouver les finales. Un truc de malade quand on connaît le passif de cette bande de losers. Mais sans pression, sans attentes démesurées et avec un super collectif, les Texans viennent de rosser Blazers et Lakers. Le tout sans faire trop de bruit. Pourvu que ça dure, l’Allemand adore le calme.

Superman doit s’envoler. C’est mort ! Dwight Howard a beau clamer son amour pour Orlando et les fans du Magic, le meilleur pivot de la planète ne peut stagner entouré de branques. Le soleil ne suffit plus au bonheur de l’homme-montagne. L.A est une destination toute trouvée. N’en reste pas moins que pas mal de franchises tenteront leur chance. Qu’il fasse comme tout le monde, qu’il forme un big three ! Avec Chris Paul ?

Les Rose de Chicago. D’accord, Miami se repose sur la traction arrière James-Wade mais les Bulls, c’est carrément du solo depuis le début de la saison. Bizarre que cette équipe ne pouvant exister sans son MVP, Derrick Rose. Le problème étant qu’un homme seul n’a jamais rien gagné en NBA.

Lebron, le meilleur. Ils lui ont piqué son titre. Le MVP s’appelle Derrick Rose mais le meilleur joueur du monde se nomme bel et bien Lebron James. Si quelqu’un en doutait encore, la série contre Boston l’a prouvé. Le King aura un compte à régler contre le meneur surdoué. La suprématie ne se partage pas.

Kobe s’excuse. Quand l’homme le plus fier de la planète orange s’excuse, il faut écouter. Ecouter et retenir car cela n’arrivera plus. Bryant reviendra plus fort que jamais, plus concentré, plus intransigeant. Plus fort… En perdant, il ajoute une ligne plus humaine, moins froide à sa légende. Une péripétie mais pas une fin. Quelque soit le roster du Mamba, les Lakers seront très dangereux l’an prochain.

Gagner rend beau. Et oui, on adore les winners ! La plèbe est aisée à contenter, suffit d’enchaîner les succès ! En résumé, voilà la saison du Heat. Enfouie sous un tas de critiques, l’équipe d’Erick Spoelstra a fait le dos rond, taffé son jeu et s’est fixée l’objectif d’arriver fin prête pour les playoffs. C’est réussi et d’un coup, les fans se montrent bien plus nombreux et démonstratifs qu’en début de saison.

Playoffs NBA: en bref

12 mai 2011

Le Thunder a repris l’avantage, Doc Rivers reste, Kobe s’explique, Diamantidis trône…

Le grizzlie en manque de sucre. Fatigués. Les Grizz’ n’ont pas lutté hier soir, préférant jouer leur vie à domicile et tenter l’exploit dans un Game 7. Ce ne fut donc pas le match de l’année mais le Thunder s’impose et n’est plus qu’à un succès de la finale de Conférence.

Le Mamba n’était pas là. A cause de ses soucis au genou, Kobe Bryant n’a pu participer aux entraînements collectifs des siens. Une faute pour un leader de sa trempe, le Mamba le sait et l’a reconnu : « Ca m’ennuie. Ils savaient qu’elle était la situation avec mon genou. Nous en avons parlé. Mais ça m’ennuie vraiment car je n’étais pas capable d’être à leur côté chaque jour. »

D12 ne lit plus le journal.  « Je dis juste qu’il faut arrêter d’écrire des articles stupides. Ce ne sont pas eux qui influenceront ma décision. Ils n’en savent rien et je ne veux pas que les fans les croient. J’aime ma ville. » Les fans des Lakers n’ont même pas pris le temps d’écouter…

Joue-la comme Butler. « Caron, juste en étant là chaque jour et en faisant ce qu’il fait, est une source d’inspiration incroyable pour nous tous(..)Il avait pris sa rotule et l’avait remise en place de 10 cm. Quand vous voyez un gars faire ça et être capable de sortir du terrain en marchant, vous voyez quelque chose que vous êtes sûrs de ne pas voir tous les soirs. Ça a insufflé une énergie dans notre équipe », Rick Carlisle.

JJ l’inconscient. Après avoir failli se faire décapiter, JJ Barea se montre compréhensif envers son bourreau Bynum : « Je crois que ça pourrait arriver à n’importe qui de faire une telle faute. » En espérant qu’Ibaka ou Randolph n’étaient pas devant leur télé…

DD est grand. Déjà MVP de la saison, Dimitris Diamantidis a planté 16 points, filé 9 passes et pris 5 rebonds en finale de l’Euroligue. MVP du match aussi donc. Champion d’Europe également avec le Pana, victorieux du Maccabi (78-70). Une semaine avant, le Grec était élu meilleur défenseur de la compétition. Le taulier.

Le tracteur à l’arrêt. En compétition avec Oliver Miller pour le plus gros popotin de la NBA, Robert Traylor – drafté en 1998 – s’est éteint. Le « tracteur » a joué plus de matchs NBA entre les Bucks – qui l’ont chopé le jour de la draft contre un certain Dirk Nowitzki – les Cavs et les Hornets – de Charlotte – Traylor fut surtout un role-player. RIP.

Playoffs NBA: RIP Legends

12 mai 2011

Hier, Bob fêtait ses 30 ans de fin de règne. Boston a fait de même sur la côte Est. Les Celtics ne pouvaient lutter.

Redemption song. Dwyane et Wade et Lebron James s’étaient chacun, faits sortir par Boston, l’an passé. Bien sûr, ils étaient séparés à l’époque. Mais pour James, c’était carrément devenu personnel, une mission quasi obligatoire pour la rédemption de celui qui n’a encore rien gagné.
Pour le parallèle, on pourrait parler de Jordan qui passait enfin les Pistons de Detroit. On connaît la suite…Pour l’heure, Miami est en finale de Conf’, objectif minimal d’une escouade créée pour régner. La rédemption ne paraît plus très loin, le flot de critiques s’essouffle peu à peu – le Heat n’a lâché que deux matchs depuis le début des playoffs – et Lebron a fait preuve de vraies qualités de leader contre les C’s.

Get up, stand up. Miami est dans les clous donc mais Boston ne pouvait lutter. La faute aux blessures même si les joueurs ne se cacheront pas derrière cette excuse. Cela reste indéniable, Doc Rivers avait besoin de ses meilleurs à leur meilleur. Mais le Shaq n’a pas joué – ou si peu – le départ de Perkins n’a donc jamais été compensé, Garnett a besoin de beaucoup de repos et bien sûr le bras disloqué et le gros mal de dos de Rondo se sont chargés de doucher les derniers espoirs des verts.
Sans leur maestro, les shoots se font plus forcés, le jeu moins délié et même la défense n’exerce plus la même pression. Trop vieux, trop juste.

 Shot the sheriff. C’est désormais officiel, l’Est se cherche un nouveau chef de meute. Après Chicago puis Detroit, le titre revenait à Boston depuis trois saisons. Cela se passera maintenant entre jeunes chicagoans et floridiens. A Miami de pousser la belle aventure jusqu’au bout, de s’assoir sur le seul fauteuil qui convienne à ce trio magique. Chicago galère un brin face aux Hawks, les coéquipiers de Rose montrant une dépendance quasi-effrayante envers leur MVP. Ça semble faisable pour le Heat, dès cette saison donc. Quand on scalpe le chef, c’est pour prendre sa place.

Three little birds. Ils sont trois, enfin deux + un. Les « trois amis » ont encore planté 81 points sur les 97 de Miami, 67 pour Lebron et Flash. D-Wade terminant la première période à 23 pions (9/12), des moves de folie, une facilité déconcertante et un message : Boston pouvait taper, il encaisserait et rendrait au centuple. Ce fut le cas. Et ce, durant toute la rencontre.
Pis vint la fin, le money-time entamé avec des Celtics plutôt en avance. Mais le King avait des choses – beaucoup de choses – à prouver face à Boston qu’il n’avait encore jamais vaincu.

Positive vibration. L’ex-MVP a donc tout fait : tirs primés, pénétration, interception, dunk rageur…what else ? La victoire, la qualification, la petite pose un genou à terre pour les photos et un hommage à l’adversaire comme une passation de pouvoir: « Ces Celtics te poussent à tout donner, à ne jamais relâcher les gaz, tu ne peux jamais faire une pause et te déconcentrer. C’est une grande équipe, j’ai un profond respect pour elle. Les Three Amigos existent grâce à eux, ils ont montré la voie en 2008. » La légende de Boston est donc enterrée sur les terres de Dexter, celle de Miami peut commencer…