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Fans de Boston, levez-vous !

18 avril 2011

L’odeur des playoffs ne transcende personne comme les Celtics. Ils l’ont encore prouvé hier soir. Courage, force collective et défense !!! Voilà comment les C’s ont construit, depuis trois ans, l’une des meilleures équipes du monde. Cette année encore pourtant, les pronostics les donnent vieillissants, fatigués, blessés, hors-de-forme. Les analystes ont sûrement raison mais oublient l’impact de l’arrivée du printemps sur les articulations usées. Les C’s renaissent au soleil ! Et surtout, gagnent.

Hier, ce fut sale. 43% aux tirs, 16 balles perdues, seulement 66% aux lancers-francs. Mais la victoire est au bout. La preuve que cette équipe a su se retrouver. Garnett livrera des duels enragés avec Stoudemire, Pierce en fera voir de toutes les couleurs à Melo et Ray Allen restera sagement en retrait des excès de testostérone pour mieux flinguer toute velléité adverse. Les C’s ont toujours joué ainsi, la recette est connue mais imparable.

Surtout que les Verts ont récupéré deux armes un brin disparu ces dernières semaines. Un meneur de génie. Rondo, encore en difficulté avec son shoot, a filé le tournis à Billups, frôlant le triple-double et ne perdant qu’une seule munition. L’autre atout revenu de nulle part est l’homme providentiel qu’on n’attendait pas. Spécialiste du genre, Donc Rivers a ressorti Nate Robinson l’an dernier de derrière les fagots avec grande réussite. Hier soir, ce fut Jermaine O’neal. Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’ancien All-star réalise une superbe partie avec un parfait 6/6 aux tirs et un contre énorme sur Anthony.

Sans le Shaq et avec un Big Baby à l’ouest, Doc Rivers a donc su trouver une nouvelle carte dans sa manche. La force des Celtics est donc préservée : le collectif va bien. Le Big Three devrait monter en température peu à peu, Rondo retrouvera bientôt son niveau et le Shaq va bien finir par se soigner. C’est géré. C’est écrit. C’est ainsi. Les Celtics arriveront lancés et fin prêts pour le choc de l’année : le second tour face au Heat. Boston, une équipe de playoffs.

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Chicago dream ?

18 mars 2011

Les Bulls viennent de rosser les Nets pour un huitième succès de rang et trustent la pôle à l’Est. Le 7 avril prochain, Derrick Rose et sa bande reçoivent les C’s pour un choc déterminant en vue du classement final. Un duel qui en appelle un autre, sur sept manches, prévu en mai. Les jeunes ambitieux peuvent-ils croquer les vieux briscards ?

Symétrie. Les deux formations en tête de la conférence Est possèdent visiblement la même recette pour exercer leur domination. Chicago, c’est la meilleure défense (90,87pts encaissés), Boston, la seconde (91,03pts). Les Bulls possèdent la 20e attaque du pays (97,66pts marqués), les C’s la 21e (97,58pts). L’écart moyen est, lui-aussi, quasi-identique (+6.79 pour les Bulls, +6.55 pour les Verts). Bref, si combat il y a, ça se passera dans les tranchées à coups d’actions défensives, d’interceptions, de lancers-francs et de mauvais gestes. C’est certain et Chicago y est bien plus préparé que les deux saisons dernières.

Joyeuses retrouvailles. Tout le monde se souvient du premier tour acharné ayant opposé, il y a deux ans, les deux équipes. Ou la révélation à la planète entière du feu-follet Joackim Noah. Ou des prolongations interminables. Où une rivalité est née. Depuis, le Français déteste Kevin Garnett qui le lui rend bien, Rose prend très au sérieux ses duels avec Rondo et tout Boston sait qu’il ne faut rien promettre à cette bande d’affamés. Cette année, la présence de Tom Thibodeau sur le banc des Bulls offre un zeste de camaraderie en plus. L’ancien adjoint face à l’ancien boss. Le maître Rivers, l’élève Thibodeau. Les histoires ne manqueront pas et la rivalité n’en sortira que grandie.

Boston, comme d’hab. Le décor ne manque donc pas de caractère. Deux équipes très proches statistiquement, une rivalité à raviver. Au milieu, une équipe de Boston qui a mal partout, n’a jamais été au complet et paraît vieillissante. Comme d’hab en somme. Comme l’an dernier du moins où finalement la baudruche Cleveland s’est dégonflée face à l’efficacité du Big Three et l’état de grâce du magicien Rondo. Où le Magic a vu ses défauts ressortir au grand-jour et recevait une belle leçon de cœur et d’envie. Les vieux venaient de faire la nique au double-MVP, à Superman et aux pronostics. Normal, les C’s, en mode, restent la meilleure équipe de la conférence Est.

Chicago on fire. A l’inverse, les Bulls, eux, connaissent une saison étonnante. Personne ne les voyait disputer la tête de la Conférence dès cette saison, surtout avec autant de blessures importantes. Mais Derrick Rose évolue à un niveau de MVP, la défense est en place et la forme du moment – le fameux « momentum »  – est tout simplement exceptionnelle.
Huit victoires de rang, cela faisait six ans que ce n’était pas arrivé à Windy City. Si les hommes en rouge parviennent à conserver ce rythme victorieux et arrivent lancés au moment d’entamer la « vraie saison », l’expérience ne sera plus un défaut. L’ambition et l’euphorie compensant largement les manquements de la jeunesse.

Quels C’s ? Chaque saison, c’est la même chose avec Boston, les blessures filent de gros doutes aux fans. Le Shaq ne donne plus de nouvelles depuis des semaines. Un plan pour le reposer tout en facilitant l’intégration de Krstic ? Peut-être. Ou alors, le Big Diesel ressent les années et a bien du mal à se remettre en forme.

Plus inquiétant, la cheville récalcitrante de Rondo. Avec le départ de Nate Robinson, Rondo est encore plus indispensable qu’auparavant, Arroyo n’étant qu’une douzième roue de carrosse. Seulement, le numéro 9 peine en ce moment et pèse beaucoup moins sur le jeu de son équipe. Avec la première place en jeu, il ne peut pas s’arrêter mais de son état de santé au moment des playoffs dépendra grandement le niveau des Celtics. Là-encore, le staff de Boston saura certainement prendre les bonnes décisions mais le temps ne joue pas en leur faveur.

Un format pour les vieux. Les playoffs ont cela de différent avec la saison, il n’y a pas de back-to-back. Pas de série de deux matchs en deux jours. Là est un point très positif pour les C’s qui doivent la majorité de leurs défaites à ces secondes lames (8 défaites sur 10 back-to-back). Pour Chicago, la fatigue des vieilles carcasses adverses ne sera donc pas à prendre en compte.

Boozer ready ? La doublette Noah-Boozer a tellement peu passé de temps ensemble qu’elle lève encore des doutes. Surtout pour l’ancien Jazz d’ailleurs, trop souvent blessé pour rassurer. Le moustachu n’a surtout jamais montré des capacités de leader, ni de combattivité impressionnantes. Au contraire d’un Noah qui n’a jamais baissé la tête devant personne.

Face à Garnett, Big Baby Davis ou le Shaq, ce sera pourtant l’élément primordial. A Cleveland ou à Utah, il n’a pas vraiment connu d’expériences aussi chaudes et intenses. Son jeu soigné, technique et plus fin que percutant résistera-t-il à l’agressivité – la violence ? – des intérieurs de Boston ? KG a certainement une idée de la réponse.

Chute à l’arrière ? En plus de répondre au combat proposé, les Bulls devront surtout remporter les match-up. A l’intérieur, la guerre s’annonce indécise. A la mène, Rondo – en forme – défend très bien sur Rose, ce qui ne devrait pas filer un énorme avantage aux Bulls. Problème, les postes 2 et 3 sont carrément déficitaires du côté des Bulls. Luol Deng va se faire manger par Pierce et Ray Allen reste une référence bien supérieure au duo Keith Bogans-Ronnie Brewer.

La saison, c’est pour les enfants. Il ne faut pas être devin pour savoir que Boston sera prêt pour les playoffs. Au complet et en pleine forme, les hommes de Doc Rivers sont intrinsèquement meilleurs que ceux de coach Thibodeau, possèdent plus d’expérience et savent qu’il s’agit-là d’une occasion à ne pas manquer.

Bref, la saison régulière se terminera sûrement avec les Bulls comme leaders – le calendrier est plutôt pépère jusqu’au 7 avril – mais même l’avantage du terrain, la défense de fer, les arabesques de Rose ou le coaching de Thibodeau ne semblent pas suffisants pour faire vaciller le champion de la Conférence en titre. Quid du Heat ?

Gazette NBA: Appelez-le, Rajon « Everywhere » Rondo!

6 janvier 2011

Hier soir, le choc de la soirée mettait aux prises le leader de la Conférence Ouest chez le leader de l’Est. Rien que ça. Au final, un match superbe, une fin d’exception et un génie qui sort du lot: Rajon Rondo. Pour le reste, les deux équipes de L.A l’emportent, Kevin Martin cartonne mais lose et les Nets arrachent le succès face à Chicago.

Tontons sniper. A match de gala, les joueurs avaient, hier soir, revêtu leur plus belle parure et ont simplement décidé de ne rien manquer. Et à ce jeu-là, les Celtics s’en sortent à merveille puisque l’ensemble de l’effectif tire à un impressionnant 61% aux tirs, dont 55% pour les shoots primés. Forcément, ça facilite le match et ça permet presque d’oublier le vide laissé par KG au rebond. Et quand il s’agit de parler adresse, impossible de ne pas mentionner « Mister perfect » Ray Allen, simplement phénoménal. Le shooter fou s’est régalé toute la soirée et le pauvre Ginobili doit avoir une belle migraine tellement il en a pris sur le râble. L’ancien « Jesus » de Spike Lee termine la rencontre à 31 points, à 13/16 aux tirs. Pierce fait presque aussi bien avec 18 pions, à 7/10. Nothing but net.

« Big Baby » ne suce plus son pouce. Faut bien l’avouer. Glen Davis paraissait le maillon faible du match d’hier. Face au grand arbre Duncan ou McDyess, d’aucuns pensaient que l’absence du Big Ticket serait de trop préjudiciable. C’était oublier la gouaille de ce gros bébé qui sévit à Boston. Incisif dès le début de rencontre, Davis a littéralement dominé Tim Duncan – du moins, offensivement – et se fend d’une belle feuille de stats: 23 points à 10/18 et une belle action dans le money time.

Back dans les bacs. Les Spurs viennent d’enchaîner un second revers consécutif. Une première malheureuse cette saison qui gâche un brin l’excellent départ des hommes de Poppovich. Dommage, mais celle d’hier était quasiment attendue tant les Texans perdent à chaque fois le deuxième match d’un « back-to-back. » A savoir, deux matchs en deux jours, un trajet d’avion entre les deux et pas le temps pour les vieilles articulations de se remettre. La dernière fois, ça se passait à Orlando où les joueurs de Fort Alamo ont explosé. La faute à un calendrier intransigeant. Une bonne nouvelle toute fois, il n’y a pas de « back-to-back » lors des playoffs.

Rondo stratosphérique. Comment ne planter que 12 petits points et pourtant être l’homme le plus dominant d’une rencontre? Demandez à Rajon Rondo! Le meneur des C’s a joué les Bugs Bunny, façon Space Jam, se démultipliant aux quatre coins du parquet. Surtout, une maestria technique, une vista phénoménale et un zeste d’insouciance rarement vu à ce niveau ont fait du numéro 9 la grande star de la nuit. A la mi-temps, Rondo n’a rentré que deux points mais pointe déjà à 12 caviars. Ray Allen se gave, Davis en profite et c’est tout Boston qui roule. Mais plus fort encore que son habituelle partition de passeur fou, le génial meneur a tenté de remplacer Garnett, à lui-seul. Et même ça, il sait faire le bonhomme. Au final, il frôle le quadruple-double, cumulant 12 points, 10 rebonds, 22 passes et 6 interceptions! En face, Parker n’a pas démérité mais a quand même dû s’incliner.

Hold-up raté. 94-92 pour les Spurs à 4 minutes du terme. Puis, temps-fort des C’s avec notamment un tir de Davis et un triple de Ray. A une minute de la fin, c’est encore Allen qui vole la gonfle à George Hill pour finir en lay-up tout seul: 105-96 pour les Verts. Match plié? Loin de là! Les Spurs ne meurent jamais et « El Manu » le rappelle vite en décochant un tir primé, TP vole une balle et file au panier, en pique une autre et l’offre à Jefferson. Les Texans ne pointent plus qu’à deux points et Ray Allen va réussir l’impossible: manquer ses deux lancer-francs! Le tir de la gagne est pour l’Argentin des Spurs mais Paul Pierce guette et vient bâcher le cuir avant même qu’il quitte les mains de Ginobili. Boston l’emporte après une dernière minute de folie.

Des blocs, des briques et des brèves!

Kevin Martin a perdu mais n’a rien à se reprocher puisqu’il termine la partie avec le carton de la soirée: 45pts à 13/18…La surprise du soir vient de New Jersey qui l’emporte contre les Bulls, derrière un gros Kris Humphries (20pts, 11rbds)…Antawn Jamison sort de l’ombre et tente d’exister à Cleveland malgré les défaites, il finit avec 32pts et ne s’arrête plus de scorer…Eclipsé par Rondo, Jose Calderon a, lui aussi, réalisé des merveilles avec 17 passes et 20 pions…Les Cavs ont embauché un SDF, ancien animateur radio…Le choc des très nuls va à Charlotte qui l’emporte sur les Wolves en l’absence de Stephen Jackson et Gerald WallaceIme Udoka n’a plus de club, les Spurs l’ont coupé après la défaite contre les Knicks…Marc Cuban n’a pas changé en 2011 et balance sec sur les Lakers, forcément, comparant Phil Jackson à un « Toy-boy », tout ça parce que la copine du Zen Master a 15 piges de moins que lui, c’est petit…Blake Griffin a déjà son nom sur le trophée, mais le Slam Dunk Contest mettra aux prises Javale McGee, Serge Ibaka et l’inattendu Brandon Jennings, pas de Lebron James

Et pour demain?

Seulement deux rencontres mais tout de même un choc. Celui entre le Thunder et les Mavs. Dirk Nowitzki reste très incertain, Caron Butler, lui, est out pour le reste de la saison mais Dallas, à domicile, aura à coeur de taper les jeunes loups d’Oklahoma. Un petit duel de générations entre Kidd et Westbrook ou Durant et Shawn Marion, ça fait toujours plaisir! Surtout, les joueurs de Scott Brooks viennent de lâcher deux rencontres de rang, et doivent absolument se remettre en mode.