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La différence s’appelle la classe

26 avril 2011

D’un côté, un meneur qui fait parler de lui sur le terrain. De l’autre, un ailier qui s’efface quand on l’attend. Paul a mangé deux matchs à L.A, Carmelo s’est fait rincer par Boston. La différence s’appelle la classe.

Un blessé partout. Certes, Melo s’est retrouvé dans la nasse quand le Stoud’ s’est rappelé de ses douleurs dorsales, que Billups déclarait forfait. Mais Chris Paul n’a jamais pu compter sur son meilleur scorer non plus : David West. La pression entourant les deux All-stars était donc similaire. L’un a répondu par deux triple-doubles, l’autre par des shoots ratés.


Même statut. Si un sweep était plus ou moins annoncé, il devait être l’œuvre des Angelinos. Trop fournis dans la raquette pour laisser espérer une franchise emmenée par une doublette valeureuse mais moins talentueuse formée de Landry et d’Emeka Okafor. Finalement, les Hornets joueront au moins six matchs.
Les Knicks, eux, se voyaient bien installer le doute chez les anciens de Boston. Il n’en fut rien. Deux roustes subies à domicile pour les New Yorkais qui courent après un premier succès en post-season depuis dix ans. Melo n’a rien changé.


Diva vs leader. Les coachs ne cessent de le rappeler. La principale force d’un leader doit être celle de rendre ses coéquipiers meilleurs. A ce petit jeu, CP n’a aucun équivalent, capable de trouver la faille aussi bien par la passe, le drive ou le tir, il distribue le jeu avec maestria. Au final, les joueurs valeureux de son équipe s’y retrouvent et s’éclatent. Carl Landry et Trevor Ariza surprennent, Jarett Jack développe son meilleur basket et la défense gêne clairement les Lakers.

Au centre de tout, Paul n’es passé qu’une fois en dessous des 50% aux shoots, a réalisé un triple-double lors de chaque succès des siens et, surtout, paraît phénoménal dans le money-time. De son côté Melo, a fait un seul et unique grand match dans la série. Le second, à 42pts et 17rbds, s’étant tout de même soldé par une défaite. Lors des deux ultimes matchs de la série – au Madison – Anthony cumule un pathétique 14/40 aux tirs. Et le collectif lui dit merci…

Kobe vs Pau. La hiérarchie existe partout aux Etats-Unis. La NBA ne fait pas autrement, même quand il s’agit de trier la crème de la crème. Tous les VRP de la Ligue en représentation lors du All-star Game ne sont donc pas à classer dans la même catégorie. Il y a les vrais leaders, ceux pour qui le terme « franchise player » paraît totalement adapté. Puis, les autres.
D’excellents basketteurs – parmi les meilleurs du globe – qui malheureusement, ne gagneront jamais le titre avec leur équipe s’ils en restent le leader. La différence entre Pau Gasol et Kobe Bryant, en somme.  


Espoir vs coup de balai. Voilà où on en est. Les Hornets ne verront sûrement pas le 2nd tour. Tout comme New York. N’empêche, les deux franchises ont montré deux visages totalement opposés lors de ces playoffs. New York, gonflé à bloc au moment d’entamer les joutes, s’est brisé comme une baudruche. Le public du Madison n’attendait pourtant que de s’enflammer comme celui de la Nouvelle-Orléans. Les fans de Gotham n’en ont pas eu l’occasion face à de froids C’s, trop complets pour se faire dominer par un seul homme.
Côté Hornets, le stade s’est embrasé plus d’une fois et est déjà certain de revoir au moins une fois son équipe face au double-champion. Et ce, grâce à Chris Paul. L’étendard de toute une ville, l’emblème d’une équipe ne lâchant jamais rien. Le petit devenu géant. Les images ne manquent pas, les Américains en raffolent. L’espoir – même minime – est donc entré dans l’esprit collectif de toute une ville qui en avait bien besoin. Les New Yorkais aussi, sevrés de succès depuis une décennie, mais eux n’ont pas misé sur le bon cheval.

Vivement 2012 ? Pas pour la fin du monde mais bien pour l’éventuelle arrivée de Chris Paul à Big Apple. Forcément, Carmelo a prouvé – s’il fallait encore des preuves – qu’il n’était en rien un leader. Individuellement, personne ne le domine vraiment dans la Ligue mais psychologiquement, le bambin de Brooklyn n’a jamais évolué. Il n’est pas Lebron James, n’apporte pas assez en défense, ni en passes, ni en charisme, encore moins en leadership. Quand ça rentre, Melo devient vite injouable.

Problème, Anthony ne possède en rien la panoplie suffisante pour pousser tout un groupe, le transcender et en faire une équipe qui gagne. Chris Paul fait cela depuis qu’il est né. S’ils veulent un titre rapidement, les Knicks savent vers qui se tourner.

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Playoffs NBA: Les previews du jour

22 avril 2011

Boston se rend au Madison pour l’affiche de la soirée. Orlando et les Lakers doivent, eux, rattraper leur boulette du premier match.
New York/Boston: Dans quel état seront les Knicks? Avec Stoudemire? Avec Billups? La santé du Big three reste l’élément fondamental pour scouter les Knicks. Au complet, avec un Melo en feu et un public bouillant, New York possède les armes pour faire vaciller le collectif de Boston. Mais il faudra bien une escouade de morts de faim, un Stoud’ opérationnel et le retour de Billups. Et un money-time mieux géré aussi. Ca fait beaucoup pour un seul match mais tout New York est prêt pour enfin célébrer un succès en playoffs. Reste que Boston vendra chèrement sa peau. Mais Spike Lee a déjà mis le champagne au frais…

Atlanta/Orlando: Un match déterminant. Si le Magic ne veut pas se faire sortir, il faut absolument aller l’emporter à Atlanta. Et ce ne sera pas évident, Arenas est quasiment sorti de la rotation après ses horribles performances, Quentin Richardson n’est qu’un appoint et Turkoglu reste une énigme. Les Hawks peuvent donc se mettre à l’abri ce soir pour peu que Joe Johnson sorte enfin un match digne de son rang (et de son salaire). Après, si Atlanta parvient à contrôler « les autres » d’Orlando – qu’ils le veuillent ou non, ils n’ont rien pour stopper Howard – le succès ne devrait pas être loin. Reste le paramètre « pression » puisque les deux franchises n’ont guère l’habitude de briller quand cela compte le plus. A noter, Orlando n’a encore jamais gagné de la saison à Atlanta.

Los Angeles/New Orleans: Il serait de bon ton de croire en l’étoile de la Nouvelle-Orléans. Une ville délabrée par Katerina, un club au bord de la faillite racheté par la Ligue, le meilleur meneur NBA, une escouade solide et volontaire…Seulement en face, ce sont les Lakers. Et Kobe ne fera pas de sentiment. Son équipe a besoin d’un succès pour reprendre le leadership de la série. L.A est surtout en quête de confiance, de son fond de jeu et de son pivot ibère. Tout régler en une rencontre reste impossible. Coller une rouste pour passer un message clair et compris de tous, l’est beaucoup plus. Aux Lakers de montrer qui sont les champions.

Playoffs NBA: Occasion manquée

20 avril 2011


Un grand Melo, une petite équipe de Boston. Ça fait quand même 2-0 pour les Verts qui viendront au Madison avec la possibilité de finir la série.

Boston/New York : Largement dominateurs au rebond et portés par un Melo grand-cru, les Knicks n’étaient pas loin de chiper cette seconde manche. Comme la première d’ailleurs mais KG a scellé le sort du match grâce à  un jump-shot ouvert suivi d’une interception pleine de rage. Dommage pour la star du dernier mercato qui aurait pu justifier, sur un seul match, tout le tapage qui entoura son arrivée à Gotham. Il n’en est rien et ses 42pts restent un joli exploit…individuel. Les C’s, eux, pas vraiment au top, manquent d’ardeur intérieure et doit composer avec un banc très léger. Mais un bon Rondo (30pts et un bon gros rhume pour Toney Douglas) et le réveil de la doublette Allen-Pierce en seconde période ont suffi aux Verts. -0, la pression est sur les Knicks. Le Madison est prêt à rugir pour inverser la tendance.

Dallas/Portland : La clé de la série côté Blazers était de ralentir Dirk Nowitzki grâce à la défense de Gerald Wallace. Il n’en est rien et l’Allemand s’est une nouvelle fois fait plaisir avec 33pts, dont 14 dans le 4e quart. Battre dallas paraît alors bien plus compliqué. Surtout que Jason Kidd s’est mis au diapason et ce diable de Peja Stojakovic a retrouvé ses jambes et sa pate, et les vieux font la nique aux jeunes de l’Oregon. L’ambiance du Rose Garden devra redonner des ailes à l’équipe de Nate McMilan qui faiblit clairement dans le money-time depuis deux matchs.

Orlando/Atlanta : L’élimination pend toujours au nez de cette formation du Magic qu’on ne reconnaît plus vraiment. Ils l’ont emporté et c’est bien là, l’essentiel. N’empêche, le jeu tourne toujours autour d’une seule et unique force : Dwight Howard. Le défenseur de l’année réalise bien des prouesses mais ce style semble si simpliste qu’il paraît difficile d’imaginer Orlando pouvoir remporter la série face à une équipe des Hawks bien plus homogène. Reste des aiglons toujours fébriles quand il s’agit de terminer une rencontre. Contre un Magic peu inspiré, avec l’avantage du terrain récupéré, les Hawks possèdent les clés pour passer. Faut-il encore ne pas se louper à la maison…

Playoffs NBA: les duels clés

15 avril 2011

Les séries de playoffs poussent à analyser les duels. Dans chaque série, certains seront primordiaux et décideront du sort final.

Danny Granger/Luol Deng: Les Bulls sont ultra-favoris de cette série. Et pour cause, les Pacers ne font vraiment peur à personne. Mais Granger reste un joueur capable de scorer. S’il ne fait quasiment rien d’autre sur un parquet, l’ex-MIP peut, sur une bonne lancée, côtoyer les 30 unités de moyenne. Son vis-à-vis british, lui, a plutôt tendance à s’effacer quand ça compte vraiment. Trop irrégulier, Deng a souvent déçu dans les matchs couperets et n’offre toujours pas les garanties suffisantes en défense. Il s’agit du seul duel problématique pour les Bulls et Thibodeau a certainement déjà un plan pour éviter que Granger ne s’enflamme. Dans le cas contraire, la série pourrait s’avérer un brin plus compliquée que prévue pour les Bulls.


Lebron James/Andre Iguodala : Individuellement, un duel face à James est forcément perdu. Mais Iguodala ne doit pas comparer ses stats avec le mufle de Miami mais bien son impact sur le rendement général des 76ers. Si James cumule des chiffres de mammouth, il ne joue aussi qu’avec son pote Wade, niant trop souvent le reste de ses coéquipiers. A Philly, c’est l’inverse, le groupe représentant la plus grande force de Doug Collins. Gros défenseur, Iguodala saura gêner le King.
S’il lui vient à l’esprit de montrer l’exemple aussi en attaque et de provoquer Lebron, ce pourrait rapidement enrayer la machine floridienne et booster le mental des Sixers. Et la série deviendrait bien plus palpitante.


Amare Stoudemire/Kevin Garnett : Malgré une superbe saison, Stoudemire a une revanche à prendre. Trop isolé dans la raquette, usé par un temps de jeu interminable, le Stoud’ a faibli en fin d’exercice, obligeant son coach à le mettre au repos sur les derniers matchs. Face à Boston, il n’aura plus du tout le loisir de roucouler. Même si le Shaq n’est pas sur pied, se coltiner l’enragé Kevin Garnett, en attaque comme en défense, est un gage de sales moments. A se faire insulter déjà, à manger des coups et à souffrir d’une pression défensive constante aussi.
Aussi, Stoudy n’a pas grand-monde sur qui s’appuyer dans la peinture, ce qui l’obligera à se démultiplier. Garnett, lui, pourra compter sur Big Baby Davis. Sans un grand Stoudy, la lutte intérieure se terminera en boucherie pour les Knicks.

Dwight Howard/Jason Collins : Cela peut paraître surprenant mais le Magic a perdu trois fois sur quatre contre Atlanta. Encore plus étonnant, Howard était absent lors de la seule victoire des siens et bien présent dans les défaites. D12 affiche d’ailleurs un piteux 15/38 (39.4%) aux tirs sur ces trois rencontres. Loin de ses stats en saison où Superman convertit plus de 59% de ses shoots. La force défensive intérieure des Hawks y est clairement pour quelque chose et notamment ce bon bourrin de Jason Collins.
Ses mains carrées ne le gênent pas pour user le mammouth du Magic et l’ancien Net s’en donne à chœur-joie. Accompagné d’Al Horford, Collins parvient (un peu) à freiner D12. Un problème pour Orlando qui pourrait bien s’avérer rédhibitoire dès ce premier tour. A Howard de prouver que personne ne peut le stopper.


Manu Ginobili/Tony Allen : Deux équipes possédant plusieurs joueurs-clés. Difficile donc de ressortir un seul match-up. Mais l’un des grands défis des Grizzlies sera tout de même de freiner un peu la back-court de San Antonio, l’Argentin volant en tête. Pour cela, Tony Allen possède le profil parfait. Défenseur dévoué, formé chez les C’s, il n’a jamais nié son amour pour la défense et son plaisir de faire déjouer son adversaire direct.
Surtout, sans la folie créatrice d’El Manu, c’est tout le collectif texan qui perd en fluidité. Ça ne devrait pas faire gagner Memphis mais peut éventuellement prolonger la série.

Andrew Bynum/Emeka Okafor : Sans David West, les Hornets sont prêts à se faire manger tout cru dans la peinture. Emeka Okafor aura donc une importance toute particulière dans cette série. S’il est limité en attaque, l’ex pensionnaire de Uconn se battra surtout pour éviter le naufrage au rebond. Sa présence doit aussi à dissuader les envolées de Kobe ou Shannon Brown.
Sans grandes solutions offensives, New-Orleans sait que son salut ne peut passer que par la défense. En première ligne, Okafor devra donc augmenter grandement son impact.


Dirk Nowitzki/Gerald Wallace : Qu’il le veuille ou non, les Mavs ne pourront se sortir du piège Blazers qu’avec un Dirk hors-normes. Seulement, Gerald Wallace semble proposer le profil adéquat pour bien gêner l’Allemand. Longiligne et doté de bras interminables, l’ex-Bobcatt est un gros défenseur. Surtout, bien plus athlétique que l’ancien MVP, il pourra jouer de sa vitesse et de son agressivité pour faire baisser le pourcentage du sniper teuton.
Si Nowitzki parvient à dominer son match-up, Dallas a de grandes chances de s’en sortir. Dans le cas contraire, les Mavs vont s’apercevoir de leur manque criant de solutions offensives.

Ty Lawson/Russel Westbrook : Sortir un seul joueur des Nuggets est bien difficile mais le poste de meneur représente l’une des clés de la série. Pas du tout dans le même style que Westbrook, Lawson a, lui-aussi, réaliser une très belle saison. Ultra-rapide, offensif, bon manieur de balles et shooter adroit, l’ex-Tar Heel est le meneur parfait pour le style souhaité par George Karl. Mais la mission qui l’attend est surtout défensive.
Si les Nuggets ne parviennent pas à contrôler un brin l’E.T du Thunder, ils n’auront rien à espérer. Westbrook étant beaucoup plus physique, grand et athlétique que Lawson et en pleine confiance, c’est loin d’être gagné pour le meneur du Colorado.  

 

Melo, moche et méchant

29 mars 2011

Des défaites qui s’enchainent et New-York vacille. Forcément, Anthony, le nouveau-venu, en prend pour son grade. Ca ne fera de la peine à personne tant l’homme est en dessous du joueur mais toutes les critiques ne sont pas justes non plus.

 


 

6/6. Six revers de rang, ça pique un brin. C’est pourtant ce que viennent de subir les Knicks, version Melo. Mais à regarder de plus près, c’est en fait la 3e série de la saison lors de laquelle les hommes de D’Antoni perdent six rencontres de suite. Ou l’équipe de séries par excellence. Le début de saison en fut la parfaite illustration.

Sans Melo mais avec le Stoud’ déjà, New York débute par un correct 3-2 avant d’en manger six de suite. Puis d’enchaîner à nouveau par 13 succès en 14 rencontres. Pour la régularité, on repassera. Mais les revers qui s’accumulent ne sont pas le fait que de Carmelo, loin de là. Le pauvre représente juste la cible désignée des critiques acerbes.

Passe le Mike ! Si les Knicks ont perdu une ribambelle de matchs, c’est à cause de Melo, ce courant d’air défensif ! Tout le monde a entendu cette théorie un brin fumeuse, un poil orientée. Car hormis Chauncey Billups, passé par les Pistons, il n’y a aucun véritable défenseur dans le roster new-yorkais. Notre Turiaf national tente bien de faire illusion en collant quelques beaux parpaings aux arracheurs de cercle trop naïfs mais ça ne va pas plus loin. Stoudy n’a jamais été un mordu de la seconde partie de terrain et n’est vraiment pas à l’aise sur les pivots de métier. Trop petit, pas assez costaud et, surtout, bien trop occupé à planter des points pour être efficace. On en demande énormément à Stoudemire qui, fin de saison oblige, commence à ressentir une certaine fatigue.

De même, Jared Jeffries ne sert à rien dans la peinture et Toney Douglas explose avec son adresse. Pas vraiment grâce à ses qualités défensives. Bref, Melo’ n’est pas aidé quand même et, il ne faut tout de même pas l’oublier, cette escouade reste coachée par Mike D’Antoni. L’homme qui inventa « l’attaque en 7 secondes », l’homme qui ne savait jouer que d’une seule façon : en scorant. Le technicien moustachu est une perle pour ce jeu, il a fait des Suns une équipe qui gagne (en saison) tout en développant l’un des styles les plus fous-fous de l’Histoire NBA. Une version des Warriors en bien mieux gérée et pensée.

Mais jamais, D’Antoni ne fut considéré comme un génie du cadenas défensif. On ne peut pas tout savoir non plus. Bref, les soucis des Knicks en défense semblent surtout un marronnier. A savoir, le sujet facile du journaliste sans inspiration qu’il pourra resservir n’importe quand puisque la défense (des équipes de D’Antoni) sera toujours soumise à caution. Avec ou sans Melo…

 

 

Un banc ne sert pas qu’à s’asseoir. C’est ce que doit dire chaque jour Mike D’Antoni à ses dirigeants. Posséder un duo star est un bon début mais l’effectif des Knicks ne fait toujours pas rêver. Pas de pivot, on l’a vu, un ailier décalé en arrière – Fields – et, surtout, un second unit se résumant à Toney Douglas. Ca fait cheap. Un manque de solutions criant qui obligent les titulaires à squatter le parquet.

A 28 ans, Amar’e Stoudemire n’a, par exemple, jamais joué autant que cette saison.  Ca pose bien sûr des soucis de fatigue mais aussi de fautes, des problèmes de concentration et un coach n’ayant pas beaucoup de choix même quand il assiste à une déroute de son équipe. Un pivot ne serait vraiment pas du luxe, quelques remplaçants corrects aussi.

Billups nostalgique. Ca lui cassait la caboche de quitter le Colorado. Tout le monde le savait mais l’ex-MVP des finales fut sacrifié sur l’autel de la starlette Anthony. Pour faire plaisir à la diva, Billups devait être de la partie. D’ailleurs, il est clair que l’ancien-Piston a un rôle clé à jouer dans sa nouvelle équipe. Celui de patron, de meneur, de régulateur. C’est à lui de mettre le rythme, d’alterner jeu rapide et actions posées. Mais une blessure est venue gêner sa mise en route et son retour n’est vraiment pas couronné de succès jusqu’ici.

Depuis le 13 mars, il n’a ainsi dépassé les 50% de réussite qu’une seule fois (pour la seule victoire avant celle d’hier, face à Memphis) et a malheureusement réalisé ses plus belles « perf » dans la colonne turnover. 5 contre Boston, 4 face aux Pacers ou encore 8 à Detroit. Un four pour un meneur de ce calibre et la preuve que l’adaptation est loin d’être consommée. Mais Billups souhaite-t-il vraiment rester à Big Apple ? Pas sûr. De plus en plus de rumeurs l’envoient déménager dès cet été. Son investissement et son niveau de jeu restent pourtant des éléments prépondérants de la fin de saison des Knicks.

Next year. Si l’été dernier était le plus attendu de l’histoire pour cause de free agents alléchants, le prochain doit être celui du coup rusé pour les Knicks. Il va falloir réussir à se faire une équipe. Un effectif complet, ne résidant pas seulement sur deux paires d’épaules mais bien un eddiffice capable de proposer différentes armes. En attaque comme en défense. Du coup, un pivot semble obligatoire. Dans le contexte de pénurie actuelle, ce ne sera pas facile. Marc Gasol est sur les tablettes mais les Grizzlies pourront égaler toutes les offres. Un joueur de ce profil serait en tout cas parfait pour seconder le Stoud’ et lui éviter une blessure qui finira tôt ou tard par le toucher.

Ensuite, le staff devra se mettre en quête d’un ou deux remplaçants valeureux. Là-encore, il ne faudra pas se rater si New York veut faire mieux que de s’agripper aux derniers strapontins qualificatifs pour les playoffs.

 

 

Fallait pas l’inviter. Avec 36 points et le scalp du Magic accroché sur sa cheminée, Melo s’est donné un peu d’air. Les critiques attendront au moins la prochaine défaite pour lâcher leur bile. N’empêche, Anthony a ce qu’il mérite. Après avoir pourri la vie de son club des Nuggets en attendant son transfert, après avoir joué sa diva avec encore moins de classe que Lebron James, après avoir Sali une nouvelle fois sa propre réputation, il ne pouvait s’attendre qu’à cela.

Melo voulait attirer les flashs des photographes, trop souvent accrochés aux basques de Kobe, Lebron ou autres. Aujourd’hui, star à Gotham, il reçoit enfin la hype qu’il pense mériter. Il ne peut donc que baisser la tête, se mettre au boulot et tout faire pour que son équipe gagne. Il le fera, c’est certain. En attendant, il mange les critiques pour tout le monde. Injuste ? Pas tant que ça…

Focus sur les p’tis nouveaux!

6 décembre 2010

L’été 2010 était l’événement le plus attendu de ces dernières saisons. Une période estivale qui, effectivement, à redessiner la cartographie NBA. Entre tous ces gros trades, difficile de s’y retrouver. Après une vingtaine de rencontres, on fait donc le point sur ces changements d’adresse.


Catégorie: Celui qui est doué mais un peu couillon


Carlos Boozer (Chicago)

Ben la Booz a voulu enjambé un sac, s’est emmêlé les pinceaux, s’est viandé pis a raté tout le début de saison. Un brin benêt l’intérieur surtout que pendant ce temps-là Chicago jouait bien et son remplaçant dans l’Utah, Paul Millsap, se révélait comme la grosse surprise du début d’année. Revenu depuix trois rencontres, Boozer a souffert le martyre contre le Magic puis les C’s avant d’enfin retrouver quelques sensations face aux Rockets. On attend confirmation…

Catégorie: Celui qui était attendu nul et qui répond présent!

Hedo Turkoglu (Phoenix Suns)

Etrange parcours que celui de Turkoglu. A l’instar de toute sa carrière, il a, cette saison, montré le meilleur et le pire de son basket. Le meilleur, c’était cet été avec sa sélection nationale et une belle médaille d’argent pour les hommes du Bosphore. Le pire, c’est depuis le début de la saison avec les Suns où le Turc n’arrive à rien, a déjà perdu sa place dans le cinq et voit son temps de jeu diminuer comme peau de chagrin. Un bide, mais un vrai.

Catégorie: Celui qui veut saisir sa dernière chance

Shaq O’neal (Boston Celtics)

Le Shaq, à Boston. L’idée avait de quoi faire frémir, un Laker historique dans la maison verte. Mais l’adaptation du Big Aristote s’est faite aussi rapidement qu’efficacement. Voir le Shaq jouer le parfait role-player défensif, éclater des gros dunks sur les caviars de Rondo, filer l’accolade à Garnett et vêtir la casquette de l’intimidateur fait plaisir. Surtout qu’il fait tout cela avec joie et la conscience de posséder là, une chance réelle d’aller arracher une dernière bague, histoire de partir à la retraite tranquille. Et pas devancé par Kobe…

Catégorie: Celui qui se refait une réputation

Michael Beasley (Minnesota Timberwolves)

Il faut bien l’avouer, Michael Beasley épate son monde. Deuxième choix de draft, il était en train de se perdre en Floride, n’arrivant pas à sortir de l’ombre de D-Wade. Incapable d’élever son niveau de jeu, on le voyait s’enterrer encore un peu plus chez les Wolves. Mais non. Comme d’hab, c’est là où on l’attend le moins que Big Easy se refait la cerise. Au fin fond du Midwest, les loups ont donc trouvé un leader offensif inespéré. Beasley se fait plaisir, joue libéré et se lâche. Bien plus régulier qu’à Miami, il a même planté un buzzer beater contre les Clippers. La grande raison – avec évidemment Kevin Love – de l’exercice pas si catastrophique de Minnesota, c’est lui. Personnellement, sa carrière semble enfin lancée.

Catégorie: Celui sans surprise et tant mieux!

Al Jefferson (Utah Jazz)

Le club de Jerry Sloan avait clairement limité les risques. Jefferson est une machine à double-double. Réputé pour son étique de travail, sa régularité et son efficacité au rebond, Jefferson a vécu le début de saison dans l’ombre de Paul Millsap. Depuis le replis de Millsap, c’est bel et bien Jeff’ la première option intérieure et il ne déçoit pas. Utah  joue sûrement un meilleur basket que l’an passé et le doit en grande partie à son duo intérieur.

Catégorie: Celui qui doit prendre soin de lui

David Lee (Golden State Warriors)

Du 27 octobre au 10 novembre, David Lee squattait la raquette de Golden State pour six victoires en huit rencontres. Une blessure plus tard et les Warriors affichent un bilan négatif. L’équation n’est donc pas très difficile à déchiffrer. Avec un intérieur intelligent et travailleur comme l’ancien Knick, les joueurs d’Oakland proposent un jeu beaucoup plus complet et moins stéréotypé que seulement des shoots longue-distance. En défense et au rebond, Lee apporte énormément tout comme du point de vue de la fixation intérieure libérant des espaces pour Curry et Ellis. Bref, s’ils veulent conserver une chance de jouer la post-season, les Warriors ont besoin de leur power.

Catégorie: Celui qui a bien fait de se tirer

Trevor Ariza (New-Orleans Hornets)

Depuis toujours, Ariza a la bougeotte et ne s’attache jamais à une adresse particulière. Il avait déjà flairé le bon coup en quittant le Magic pour les Lakers pour aller chiper un titre. Cet été, il a préféré les Hornets aux Rockets. Pas forcément le meilleur choix de prime abord. Pourtant, entre les blessures de Brooks et de Yao, Houston a déjà dit adieu aux playoffs. Côté Hornets, c’est l’inverse puisque la bande à Chris Paul a débuté tambour battant. S’ils calent un brin en ce moment, les frelons devraient se battre jusqu’au bout pour la post-season. De son côté, Ariza force bien moins que dans le Texas, défend toujours autant et se constitue une solide réputation de shooter derrière l’arc. Tout bénef.

Catégorie: Celui qui s’est fait volé la vedette

Chris Bosh (Miami Heat)

Arrivé à Miami pour constituer le duo majeur du Heat avec Wade, Bosh se retrouve le 3e larron de l’entente cordiale des stars. Derrière James, forcément et, surtout, seul point d’impact dans la raquette floridienne. Problème, le secteur intérieur représente l’énorme faiblesse de l’équipe d’Erick Spoelstra. Ca ne peut être que la faute d’un seul homme mais bon, il s’appelle Chris Bosh, concourait pour le titre de MVP l’an dernier et montre des limites inquiétantes pour un ancien franchise player. En gros, il enchaîne et fait ses stats contre les mauvais, puis se fait marcher dessus par Kevin Garnett, Dwight Howard ou Dirk Nowitzki. Sans l’arrivée de Lebron, le Heat lui aurait sûrement offert un coéquipier un peu plus doué que « Z » ou Eric Dampier mais l’ancien Raptor va devoir se débrouiller seul dans la peinture et aller au charbon. Ce qui n’est définitivement pas sa plus grande force.

Catégorie: Ceux qui font gagner

Raymond Felton et Amare Stoudemire (New-York Knicks)

Deuxième de leur division, cinquième de leur conférence, devant Chicago, à un rien du Heat ou des Hawks…Cela suffit pour dire combien le recrutement des Knicks paye en ce début de saison. Ca fait presque une décennie que le Madison n’a plus vibré pour les playoffs. Ce pourrait bien être pour cette année tant l’équipe de D’Antoni semble avoir pris goût au succès. Une équipe qui joue toujours autant l’attaque mais avec un vrai meneur ravi d’avoir quitter le jeu stéréotypé de Larry Brown. L’ancien de UNC se fait plaisir et cumule les double-double et les alley-hoop pour « Stoud. » Ce dernier – le transfert le plus onéreux de l’été – a mis un peu de temps à prendre la température de l’équipe comme de la ville. Mais depuis trois semaines, on l’appelle « Patron » dans les travées de Gotham. Un gros coup de gueule, une poubelle encastrée dans le mur d’un vestiaire et Amare a mis tout le monde au diapason. Réapprendre à cette franchise délabrée que la victoire, ce n’est pas que pour les autres, voilà ce que réussit ce joueur d’exception. Plus personne ne parle d’un intérieur orphelin de Steve Nash ou d’un éventuel manque de leadership. Le transfert de l’été le plus probant, c’est Stoudemire chez les Knicks. Lui, la pression, il adore ça et il est en train de transformer littéralement la franchise de Pat Ewing. Et tous les fans de NBA l’en remercient.


Catégorie: Celui qui n’est pas parfait

Lebron James (Miami Heat)

On lui demandait quoi à James, finalement? D’être le premier joueur depuis Oscar Robertson à cumuler un triple-double de moyenne, de squatter les trois premières places du Top10 tous les soirs, de titiller les 72 succès des Bulls 96 avec le Heat et de s’entendre immédiatement avec D-Wade et Chris Bosh. Pou l’instant, Lebron est donc bien en retard sur les temps de passage prévus cet été. Comme un être humain en fait, il a dû digérer la haine dont il fait désormais l’objet aux States, appréhender son changement de statut, comprendre son nouveau rôle sur le parquet, répondre aux sollicitations médiatiques toujours avec le sourire et se rendre à l’évidence qu’il avait encore pas mal de boulot avant de réussir son pari. La route sera difficile pour le King. Boston, Orlando, Chicago, San Antonio ou L.A sont autant d’équipes plus fortes, plus rodées, plus complètes, plus homogènes que son Heat. les soucis dans la raquette ne sont pas de son fait, le manque d’impact à la mène non plus, les blessures de Haslem et de Miller encore moins. N’empêche, si le Heat se foire avant les finales, l’échec sera retentissant et il sera celui d’un Roi autoproclamé et toujours sans couronne. Qu’il claque 38 points aux Cavs ne change absolument rien. C’est en playoffs qu’il sera jugé. Ca lui laisse du temps pour faire prendre la sauce à Miami ou pour sombrer sous la pression. Si James n’est en rien le seul responsable des mauvais résultats de Miami, sa carrière – grand joueur ou loser surcoté? – se joue pourtant bien cette année.

Gazette NBA: Les Knicks enchaînent

24 novembre 2010

Ca fait plaisir! Quatre succès de rang pour les Knicks qui ont peut-être enfin compris les principes de Mike D’Antoni. En tout cas, ça artille sec du côté de la Grosse Pomme. Alors pendant que L.A filait la leçon à Chicago, que Dirk mettait Detroit à l’amende à lui tout seul et que John Wall signait un retour en fanfare, le « Stoud » et ses potes se tapaient les Bobcats.

Run&Gun. Mike D’Antoni est-il l’homme de la situation? Voilà en gros la question qui taraudait tout fan de New-York la semaine dernière. Une autre époque où les Knicks n’arrivaient à rien et enchaînaient six revers consécutifs. Depuis, quatre victoires d’affilée avec au minimum 107 points inscrits, dont une partition à 125 et 63% de réussite face aux Warriors. Plus personne ne se demande si le style offensif prôné par le moustachu peut convenir à ses ouailles.

Ray. Le maestro en chef, Raymond Felton, représente la grande nouveauté depuis ces nouveaux succès. Pion essentiel du dispositif D’Antoni, le meneur est passé en mode Steve Nash. Du coup, ça roule bien mieux à Gotham. Avec 16 points et 9 passes, l’ancien Tar Heel a fait des misères à ses anciens coéquipiers, hier, et ce n’est pas grand-chose à côté de ses 35 poits, 11 passes à Golden State ou encore ses 20 points, 7 passes et 7 interceptions contre les Clippers. Felton a pris une toute autre ampleur depuis quatre matchs et c’est tout New-York qui s’est transformé.

Y’en (A)mare. C’est clair, Stoudy ne fracasse pas le vestiaire sans raison et les Knicks n’avaient plus du tout envie de voir leur milliardaire de capitaine s’emporter à nouveau. Un énorme coup de grisou après la défaite face aux Rockets, un nouveau revers de justesse contre les Nuggets et depuis, une série de victoires qui fait vraiment du bien. Plus que ses stats, Stoudemire vient de prouver qu’il pouvait être un guide pour cette escouade, un leader écouté et un chef spirituel important pour remettre les choses en ordre. Hier, il ne plante que 17 unités mais est bien secondé et son match moyen passe inaperçu.

Retrouvailles. Felton retrouvait son ancien club et donc son ancien back-up en la personne de DJ Augustin. Ce dernier livre une très belle copie avec 24 points, 7 passes et 5 rebonds mais la défaite vient pourrir son affrontement. Côté frenchy, Bobo fait comme d’hab, 12 points, 5 rebonds et 3 passes mais ne peut finir que surpris de l’étonnant 6/6 aux tirs de son pote Ronny qui vient de le rejoindre comme actionnaire à la JSA Bordeaux.

Ensemble. Ce qui fait plaisir, car ça ne sera sûrement pas le cas lors de toutes les rencontres, c’est le scoring très bien partagé face aux Bobcats. Six joueurs à plus de 10 points et le meilleur marqueur, Toney Douglas, qui sort du banc. Le rêve d’un coach, la partition idéale pour une attaque se voulant terrible.

A suivre. Il faut quand même remettre cette série victorieuse en perspective. Kings, Warriors, Clippers et Bobcats sont loin d’être les formations les plus compétitives de la Ligue. N’empêche, il fallait les gagner, surtout à l’extérieur. Du positif donc pour les Knicks qu’il serait excellent de confirmer face aux équipes du haut. A presque 50%, New-York peut enchaîner avec immédiatement la revanche contre Charlotte puis la réception d’Atlanta.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Dirk est monstueux en ce moment, il tue Detroit à lui-seul avec 42 points sur les 88 de son équipe…Atlanta ne s’est pas encore remis de la rouste reçue par les C’s et sombre à nouveau contre les Nets, d’un très bon Brook Lopez à 32 points, 9 rebonds…25 points, 6 passes et la victoire pour le retour de John Wall…Avec 11 points, le 2e choix, Evan Turner, paraît bien pâle…Ca y est, Jerry Stachouse n’est plus un Heat… C’est Eric Dampier qui prend sa place…Malgré un Pau Gasol à seulement 12 points, les Lakers l’emportent tout de même contre les Bulls où Derrick Rose en plante 30 et Kobe, 20…Phil Jackson, lui, compte déjà les jours d’Eric Spoelstra sur le banc de Miami…On a retrouvé Steve Francis, le triple All-star vient de signer en Chine…La saison de Udonis Haslem est peut-être déjà terminée…

Et pour demain?

Aucune hésitation possible, l’affiche du soir mettra aux prises le Heat de Miami et le Magic d’Orlando. Sans vraiment convaincre, Dwight Howard et ses potes sont tout de même en 2e position à l’Est mais restent sur une défaite, contre les Spurs. Surtout, les hommes de Stan Van Gundy auront sûrement à coeur de se venger de la misère prise lors du premier derby où Miami avait – pour la seule fois de la saison – impressionné face à un cador.