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Finals NBA : Et Dirk manqua…

6 juin 2011

dwyane wade, finals nba 2011

Les Mavs n’ont su profiter des matchs timides de Lebron et Bosh. Nowitzki a, une nouvelle fois, tout fait mais n’a réussi à conclure. Dommage…

Nouveau festival… Parfait. Jusqu’à l’ultime minute, Dirk Nowitzki avait livré le même type de match que d’habitude dans ces playoffs. A savoir, monstrueux. Sorti prendre l’air à 3 points, l’Allemand montrait la variété de son jeu, entre moves d’écoles, fade-away léchés et un score toujours parfait aux lancers. Le 41 termine ainsi meilleur scorer de la rencontre avec 34 points à 11/21 aux tirs et le leadership total sur son équipe. Le grand blond offrait un nouveau récital, ramenant à lui seul – 4 lancers + un dunk – ses Mavs au contact dans le money-time.

…Foirage final. Ce fut donc presque une surprise de voir Dirk manquer la mise à mort du Heat. Une balle jetée en tribune, sous la pression d’une prise à deux, et le dernier shoot. Un move à la Nowitzki mais, pour une fois, la combattivité de Haslem se trouve récompensée et la balle rebondit sur l’arceau pour ressortir. Les Mavs échouent à deux unités et perdent l’avantage du terrain. Dommage, le Heat était prenable.

Lebron aphone. 17pts, 9pds, 3rbds, 2int. Lebron peut toujours se planquer derrière ses stats mais son match d’hier représente l’une de ses plus faibles performances en post-season. Alors qu’il n’a cessé de parler d’agressivité en conf’ de presse, le King s’est montré très timide, passant avec toujours autant de talent – notamment sur le dernier tir de Chris Bosh – mais sans mordant. Il rate d’ailleurs le shoot pour sceller le sort du match à 4.5 secondes du buzzer. Une partition bien terne donc et surtout aux antipodes de ses standards des finales de conférence. Un raté sans frais, mais le Heat ne survivra pas à une nouvelle sortie « correcte » de James.

 

chris bosh, finals NBA 2011

Bosh, l’improbable. Irritant. Voilà ce qu’on peut dire de ce joueur. Incapable de tenir Dirk en défense, il balbutie encore beaucoup trop son jeu en attaque. Il ne crée plus rien et se contente d’un rôle de finisseur. Mais même là, l’ex-raptor ne brille pas vraiment, affichant un 7/18, hier soir. Le pire étant qu’il s’agit-là de sa meilleure perf des finales ! En outre, le numéro 1 n’a même rien apporté au rebond avec seulement 3 prises. Un All-star perdu en somme. Mais un All-star quand même.
Malgré des brouettes de reproches à lui adresser, Bosh est bien celui qui plante le dernier tir du match pour le Heat. Bien décalé par Lebron, il déclenche à six mètres et offre la victoire aux siens. Il ne mérite pas le statut de leader mais a enfilé celui de héros improbable dans sa ville natale.

Regrets et maladresse. Dallas aurait donc pu profiter de cette étrange sortie de Lebron James et de ce match toujours morne de CB1. Mais les Mavs peuvent nourrir d’amers regrets. De retour dans leur salle, les shooters ont pourtant dévissé sec avec 40% aux tirs. Le trio de lieutenants – Kidd-Marion-Terry – termine à 12/33, Jet ratant quelques tirs primordiaux dans le crunch time. L’autre habituel facteur X, JJ Barea, se troue également. Le Portoricain ne parvenant pas à conclure ses lay-ups, il finit à 2/8 pour 6pts et 4 balles perdues.

Wade adore les Mavs. Les Texans doivent ainsi une fin de match serrée à leur leader et à une excellente adresse aux lancers. Pour le reste, le jeu offensif a un brin déraillé. En défense, James n’a pas réclamé l’attention habituelle et Bosh a encore bien vendangé. Reste le cas D-Wade. Et les souvenirs de 2006 refont surface. Forcément, Flash pose d’énormes soucis aux défenseurs texans. Stevenson ne fait même pas illusion et les drives de Wade sont simplement dévastateurs.

 

lebron james, miami heat, finals NBA 2011

 

Ralentir le Flash. En ordre de marche, Flash peut marquer dans n’importe quelle position et fait très mal dès que le rythme accélère. Après ses 36 points du Game 2, il en colle 29 (11rbds, 3pds) à 11/21 aux tirs et ne perd aucune balle. Un match énorme et une impression de facilité – surtout en 1e période – qui font, pour l’instant, de D-Wade, le go-to-guy du Heat sur la série. La dernière fois, la même recette avait plutôt bien fonctionnée. A Dallas de trouver la parade.

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Miami : Une finale et des histoires

30 mai 2011


Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

 

Dwyane Wade le leader

S’il en est bien un qui a dû s’adapter plus que tout autre, c’est bien Flash. Il faisait la pluie et le beau temps à Miami, depuis 2003. Pas même le Shaq n’avait tenté de contester son aura. N’empêche, en accueillant son pote Lebron et Chris Bosh, D-Wade savait bien que ce ne serait pas aisé, niveau ajustements sur le parquet. Mais Flash n’a jamais reculé, s’est entêté, a beaucoup discuté avec James et est arrivé à trouver l’amalgame le plus adéquat pour cumuler les victoires. Une ligne supplémentaire à ajouter dans la colonne « qualité » du numéro 3.

Désormais, Wade partage le leadership, le scoring, la création, la pression…un tout nouveau monde pour un go-to-guy habitué à tout faire tout seul. Mais Flash est  un capitaine, un winner. Il a su muer et faire évoluer son jeu pour le bien de son équipe. Une dernière marche reste à franchir pour le dire haut et fort : D-Wade est grand. Sportivement, mentalement et humainement.

Bosh doit s’essuyer !

Tout le monde lui a craché dessus! Le chouchou du 1er rang que personne ne blaire ! Bosh, ça a été un peu la cible facile de tous quand il s’agissait de critiquer le Heat. L’ancien raptor a, de plus, offert beaucoup d’eau aux moulins mécontents par des perf’ très légères pour un all-star.
Terminer cette saison par une victoire lui permettrait de faire la nique à toutes les langues venimeuses qui l’ont attaqué depuis le 27 octobre dernier. S’il ne mérite pas franchement tant de succès, Bosh n’a aucune raison de s’en priver pour autant.

Haslem, le Floridien

Udonis Haslem est un natif de Floride. Il y a grandi,  joué au lycée et passé son cursus universitaire chez les Gators. Quoi de plus normal que de le retrouver à Miami donc, où il a participé au seul et unique titre de la franchise. Bref, Haslem c’est un pan de l’Histoire-basket de l’Etat des retraités.

Surtout, son retour – après quelques 90 matchs manqués – a coïncidé avec de véritables progrès dans le jeu du Heat. Sa force dans le combat, son boulot défensif, ses rebonds, son envie…Haslem représente l’âme de Miami, le cœur d’une équipe un peu trop « propre. » Loin de la hype, loin de la frime, Haslem – il est passé par Chalon/Saône ! – mérite tout ce qui lui arrive et file un peu d’authenticité à cette nouvelle équipe. Sa belle aventure avec Miami est peut-être loin d’être finie.

Les braqueurs au boulot !

Zydrunas Ilgauskas, Eric Dampier, Jamal Magloire, Juwan Howard…Ils n’entreront sûrement jamais sur le parquet durant la finale. Normal, ils ne servent à rien. Mais ces quatre lascars cumulent 60 saisons NBA. 60 saisons à errer et espérer un titre. Z a lâché son club de toujours – Cleveland – pour suivre Lebron.
Dampier a débarqué en Floride après s’être fait jeter de…Dallas. Tout comme Magloire d’ailleurs (7 matchs dans le Texas). Juwan Howard, lui, tentera de glaner un autre titre que celui du mec le plus surcoté de l’Histoire qui lui colle aux basques depuis son faramineux contrat signé avec les Bullets.

 

 

Lebron est en mission

Devant les journalistes, James livre la soupe. Vanter le collectif, mettre en avant ses coéquipiers, le travail défensif de chacun. Il sait faire. Mais on n’enlèvera jamais l’orgueil du bonhomme. Il a eu beau adouber Derrick Rose, reconnaissant que le kid de Chicago méritait son trophée individuel, le King reste tout de même victime de son arrogance estivale. Les fans l’aiment moins, c’est un fait. N’empêche, sur un parquet, impossible de trouver meilleur !

Défensivement, il peut stopper n’importe qui sur n’importe quel poste. En attaque, son shoot n’a jamais été aussi fiable. Niveau gestion, il s’est fait un malin plaisir de détruire les Bulls dans les divers money-times de la série. Le taulier est à Miami. Dépossédé de sa breloque annuelle, il se verrait bien récolter celle du mois de juin. Sans émission de tv, cette fois.

Spoelstra : prouver, prouver et encore prouver

A l’instar de Chris Bosh, lui aussi n’a cessé d’essuyer les critiques. Trop jeune, pas assez charismatique, pas respecté, aucun système offensif…ses oreilles ont sifflé ! Beaucoup voyaient d’ailleurs Pat Riley lui prendre la place comme en 2006 avec Stan van Gundy. Mais le boss gominé a une foi totale en son technicien et ne l’a jamais remis en cause.
Au final, Riley a eu encore raison. Miami a certes galéré mais a trouvé sa meilleure carburation pour les playoffs. La défense représente un étau impénétrable et l’attaque…Bon d’accord, l’attaque c’est l’affaire de Lebron et Wade.
Mais n’est-ce pas la meilleure solution ?
Il semble impossible d’intégrer des talents aussi grands dans des systèmes trop stricts. Ils créent, squattent la gonfle et ce, avec beaucoup de réussite. L’intelligence de Spoelstra se trouve donc ici : solidifier la défense et laisser à ses surdoués les clés de l’attaque. De toute façon, l’équipe a été bâtie sur ce principe. Vu les résultats, difficile de lui donner tort. Lui-aussi mérite un titre.

Finals NBA : Pourquoi Miami est favori ?

28 mai 2011

Dwyane Wade Miami Heat

Le Heat est là où on l’attendait. Reste l’épine texane mais le trio magique partira favori. Plein de raisons à cela.

 

 

Le roi est grand ! Beaucoup vont devoir ravaler leurs vannes et leur mauvais esprit. A Miami ou à Cleveland, rien n’a changé. Lebron James est resté le meilleur basketteur de cette planète. Bien entouré, le King peut même se permettre de gérer un peu plus son effort qu’avec les Cavs. Cela le rend encore plus impressionnant lors des ultimes périodes qui – jusque là – semblaient le tétaniser. C’est désormais terminé, une discussion avec D-Wade l’a aidé à se décontracter et James aligne les perfs de folie et s’est amusé à tuer Chicago lors de chaque money-time. Un monstre au sommet de son art. Comme de coutume, les chiffres sont affolants. En playoffs, Lebron c’est 25.8pts, 6.6pds, 8.9rbds, 1.5blks, 1.7stls. Personne ne fait mieux.

 

A la moulinette. Un ex-MVP des finales, le MVP actuel… Pierce et Rose sont tous deux passés à la moulinette quand Lebron a décidé de défendre sur leur râble. On pourrait ajouter Iguodala et Deng à cette liste. Si James est le meilleur joueur de la planète en ce moment, c’est essentiellement en défense qu’il est en train de scotcher tous les observateurs. Capable de répondre à l’impact physique de l’ailier Celtic, le King a broyé D-Rose, ne parvenant jamais à le déborder en vitesse.

 

1, 2, 3, 4. Une espèce de « 1-2-3-4 » de la défense qui peut annihiler l’un des tous meilleurs extérieurs NBA comme le meneur dragster le plus redouté de la Ligue. Pour James, aucun défi ne paraît plus insurmontable. Si son envergure paraît un brin insuffisante pour gêner Nowitzki, il pourrait filer de sérieux maux de tête à Jason Kidd ou encore contrôler Shawn Marion ou Peja. Un élément – la défense – impossible à chiffrer mais qui fait la différence depuis le début des playoffs du côté de Miami.

 

95 matchs plus tard. Le Heat se présente enfin au complet et Spoelstra peut aligner son meilleur cinq. A savoir, les Three Amigos plus Udonis Haslem et Mike Miller. Il aura tout de même fallu patienter 95 rencontres avant de pouvoir assister au potentiel de cette escouade. Il est peu dire qu’elle fait peur. Miller par son adresse extérieure, Haslem et sa grosse défense et ses rebonds, apportent exactement ce qu’il manque au trio star.

 

Un début de banc. Surtout, cela permet d’épaissir un peu le second unit puisque ce sont Mike Bibby et Joël Anthony qui débutent les rencontres. Miami est au complet au meilleur moment. A Dallas, il manque toujours Caron Butler.

 

La défense gagne toujours à la fin. On a beau être d’accord ou non, les meilleures défenses l’ont toujours remporté sur les attaques folles. Le basket est ainsi. Un sport permettant le up-tempo, les accélérations intempestives et les coups de folie. N’empêche, à la fin, ce sont les équipes rigoureuses qui l’emportent. Jusqu’ici, le Heat n’encaisse que 88.27pts par match quand les Mavs prennent 92.53 unités.

 

Parcours trompeur pour les Mavs ? Dallas mérite amplement sa qualification en finale. Un niveau de jeu offensif irréel, un Nowitzki en état de grâce, des role-players au top…certes, mais les Mavs sont passés entre les flammes jusque-là. Portland, sans Oden et avec B.Roy apte pour une seule rencontre, ne possédait pas ce qu’il fallait pour passer face à toute tête de série.
Pas de dispute. Ensuite, Kidd&co sont passés sur les cadavres de Lakers condamnés sans combattre. Enfin, OKC avait un potentiel mais peut déjà se féliciter d’avoir atteint la finale de Conf’. Bref, des Lakers ineptes, pas de Spurs, et aucune série vraiment disputée. Dallas mérite sa place mais ne peut nier que les choses ont très bien tournées à l’Ouest.

 

Plus de bête noire. Pour le Heat, ce ne fut pas le cas. Si Philly s’annonçait bien comme une victime, les trois amis ont coupé la tête du champion de la conférence. Bien sûr, les Celtics n’avaient pas le Shaq et Rondo pas de bras droit…Mais il fallait passer ce cap psychologique et le Heat n’a pas tremblé, ne lâchant qu’une rencontre.

 

Plus de favori. Pareil pour les Bulls. Largement favoris au départ de la psot-season, les coéquipiers de Derrick Rose n’ont grappillé qu’un maigre succès contre le dragster floridien. Le Heat s’est donc offert le scalp du champion et celui du grand favori. Dallas ne peut en dire autant.

 

Avantage psy. Dallas parcourt ces playoffs tels une rédemption. Affronter le Heat se positionne totalement dans cet état d’esprit d’ailleurs. Mais quand même, les Mavs devaient espérer n’importe quelle autre franchise. Cinq n’ont certainement pas suffi pour panser les plaies laissées lors de la seule finale de Dirk. A chaque action d’éclat de Wade, lors de tout moment délicat des Texans, le spectre de la défaite de 2006 hantera le roster. Et les plumitifs ne cesseront de leur rabâcher. Ça peut servir à motiver le sentiment de revanche. Ça peut aussi tétaniser…

 

Le choix de Lebron. Il est arrivé en 2003. Un môme de 18 piges, signé à 100 millions par Nike. Tout le monde attendait le phénomène et annonçait déjà un amoncellement de titres individuels et collectifs pour le natif d’Akron. Pour les breloques persos, James a déjà fait le tour. Son transfert au Heat n’avait qu’un but collectif. Il semble que Lebron a fait le bon choix et l’Elu n’a jamais semblé aussi près du titre suprême.

 

Nouvelle ère ? Surtout, après le flot incessant de critiques subies, ça donnerait encore un peu plus de poids à l’intelligence de ce joueur. D’ailleurs, très peu le voient flancher maintenant. Comme MJ, il a bouffé son pain noir – Dirk aussi ! – et a faim de titres. Son « ère » peut débuter cette année, il le sait bien. Ça ne tient qu’à lui de s’en assurer.

 

Home-court. Bon, ces playoffs ont donné un rôle très relatif à l’avantage du terrain. Miami reste tout de même invaincu en son antre en post-season. Une stat parlante quand les adversaires se nomment Celtics et Bulls. Dallas a bien remporté ses deux rencontres à Oklahoma et au Staples Center mais s’est incliné déjà deux fois à l’extérieur. C’était au Rose Garden de Portland. Il faudra pourtant bien briser la série du Heat pour les Mavs.

 

Deshawn en danger. Chicago peut en parler. Posséder un bon arrière est simplement indispensable en NBA. Au même titre qu’un pivot ou un meneur. Surtout quand le match-up oppose le guard à Dwyane Wade. Et Dallas n’a « que » Deshawn Stevenson à aligner dans son cinq majeur. Un mec honnête défenseur mais n’offrant aucune garantie quant à son impact sur Flash.

 

Terry pour répondre à Flash ? Bien sûr, Jet Terry, lui, joue comme un maestro en ce moment, ne forçant rien et rentrant des tirs phénoménaux comme s’il s’agissait de simples lay-ups. Mais il faudra bien un Terry en feu pour répondre aux assauts de Wade. Si les Mavs sombrent à l’arrière, la finale sera bien plus compliquée.

 

Dirk-dépendants. Les Mavericks développent du beau jeu, délié et collectif mais cela repose surtout sur un seul leader : Dirk Nowitzki. Tout part de l’état de grâce de l’Allemand. Ne ratant rien, les défenses s’adaptent. Quand les Lakers décidèrent de « doubler » sur le grand blond, ce fut feu d’artifice derrière l’arc des snipers embusqués Terry, Barea, Stojakovic. OKC a donc refusé les prises à deux mais ni Ibaka, ni Harden, ni Collison, ni Durant, ni Sefolosha n’ont réussi à le gêner. Au final, L.A a mangé 12.25 tirs primés par rencontre, Oklahoma recevant un Nowitzki à 32 points de moyenne.

 

Quid de l’Allemand ? Une réalité, l’équipe de Ricks Carlisle est largement dépendante de l’état de forme de son leader. A voir donc quel visage montrera Dirk face à Miami. Jusqu’ici, il n’a rien raté, a su être décisif et a mis à mal tous les défenseurs qu’on a osé lui présenter. Certes, mais Miami a un tout autre niveau défensif que les franchises de l’Ouest.

 

Des solutions. Haslem, Bosh, Anthony, James, voire Jones sont autant de possibilités que Spoelstra pourrait utiliser. Le Heat a même évolué en zone sur quelques séquences, face à Chicago. Si Nowitzki continue de tutoyer les étoiles, il n’y aura de toute façon rien à faire. Mais si la défense floridienne le ralentit un brin, ce sera tout le jeu de Dallas qui s’en ressentira.

 

 

 

 

 

 

 

Playoffs NBA : La vraie finale est à l’Est!

13 mai 2011


Si l’Ouest s’ingénie à faire dans le surprenant, l’Est verra s’affronter le 1er et son dauphin en finale. Dans la plus pure tradition du basket prôné de ce côté du Mississipi.

Les aigles se crashent. Sans vraiment y croire, le doute restait palpable. Atlanta, une équipe capable de créer la surprise ? Cela aurait voulu dire que Joe Johnson était un vrai All-star, que Josh Smith possédait un mental d’acier, que le collectif était rodé, que les démons des dernières saisons avaient disparu.
Ça n’est pas le cas, Johnson est bien surpayé et les Hawks n’ont aucune chance de gagner le titre avec cette équipe là. 73 points à 36% aux tirs, hier soir, après les 83 unités du dernier match. Le basket a cela de contraignant : il faut marquer des paniers. Atlanta était à sa place au 2nd tour – le Magic n’aurait pas fait mieux – mais ne pouvait espérer poursuivre face à Rose&co.


Défense, défense et…défense. Deux fois seulement, les Bulls ont encaissé plus de 100 points pendant les playoffs. Miami ? Jamais. Pour Tom Thibodeau et Erick Spoelstra, le basket se joue ainsi : en défendant dur et tout le temps. Voilà, Bulls et Heat ne développent pas le jeu offensif le plus léché, c’est même carrément simpliste tactiquement mais ça cravache, ça tape et ça stoppe l’accès au panier. Cette finale de conférence sera donc ultra-défensive, c’est une certitude. Ça s’inscrit aussi pleinement dans la culture du basket pratiqué à l’Est.


Street génération ! Pour la défense, les coachs ne laissent donc aucun choix à leurs joueurs. Luol Deng, Kyle Korver, Joël Anthony ou encore James Jones se sont ainsi découverts de nouvelles capacités, de nouvelles missions rendues obligatoires s’ils souhaitaient apparaître sur le court. Mais offensivement, c’est « And one style » !
A savoir, des un-contre-un à foison ! Balle au meneur – Rose, Wade ou James – un écran au large – Jooks, la Booz’ ou Bosh – une pénétration – avec arabesque obligatoire – un gros poster ou la balle ressort pour un shoot extérieur. Basique. Simpliste même. Le fait est qu’à Miami comme à Chicago (OKC joue un peu de la même façon également), c’est la composition des rosters qui a obligé ce style. Avec de la rigueur et une flopée de soldats dévoués à la cause, ça fonctionne.

derrick rose des chicago bulls


Beaucoup d’histoires. Tellement de symboles dans cette finale de conférence ! Chicago retrouve ce stade de la compétition pour la première fois depuis son dernier titre NBA. Pour la première fois depuis le départ du Dieu de ce jeu. A sa tête, un autre surdoué, MVP lui-aussi, un coach bientôt mythique, une défense de fer, un public fusionnel… Les comparatifs sont légion ! En face, c’est Miami !
L’équipe à abattre depuis le début de la saison. Le roster qu’il convient de détester, de critiquer à la moindre occasion. La franchise qui se la pète, la frime incarnée. L’équipe de James quoi. Sous pression depuis le 27 octobre dernier, haï et hué dans tout le pays, le Heat est pourtant toujours en vie. Mieux encore, Wade&co n’ont jamais paru aussi bons qu’en ce moment. Alors, va-t-on assister à l’avènement des héritiers de MJ ou à l’entrée dans l’ère des Three Amigos ? C’est tout l’enjeu de la série !


Chouchou vs bad boy ! Chicago a brillé, Miami a buzzé. En résumé, la saison a donné cette impression. D’un côté, les chouchous de la Ligue qui pratiquent un jeu excellent mais ne font pas parler d’eux. De l’autre, Lebron James, sa décision télé, les conférences de presse avec des centaines de plumitifs, les déclarations tapageuses lors des mauvaises périodes…un brouhaha incessant que la saison du Heat. A l’inverse, calme, tranquillité ont bercé les Bulls. Aussi, quand Chicago s’est fait acclamé dans quasiment toutes les salles – hormis au TD Garden – de la Ligue, le Heat a eu droit à un accueil bien moins chaleureux. Qui a le mieux vécu ces deux parcours totalement opposés ?

Dwyane Wade des Miami Heat

Duel suprême. Ils ont beau placer D12 entre les deux zouaves dans le classement du MVP, Lebron et Derrick Rose ont de quoi discuter. Who’s the best ? La question sera posée à chaque action, chaque exploit de l’un comme de l’autre. Mais cela va encore bien plus loin que ce simple « match dans le match. » Les deux franchises possèdent des rosters jeunes et se préparent à une rivalité épique lors des dix prochaines années. La première joute donnera forcément un avantage psychologique au vainqueur pour la suite de la décennie. C’est donc importantissime (©George Eddy) !!!

 

La finale ? Il ne faut pas se leurrer, avec la chute des Lakers, le vainqueur de l’Est aura des allures de champion NBA. Le favori des finales se trouve ici, à l’Est. Ça semble écrit. Surtout que et Miami et Chicago possèderont l’avantage du terrain contre n’importe quel adversaire encore en course. Puis, James et Wade ou Derrick Rose ne rateront pas la dernière marche.

Suspense. Il est impossible d’établir un pronostic viable. Chicago a l’avantage du terrain, s’est construit un style solide et possède quelques certitudes. Mais en face, le talent brut paraît incontrôlable. Surtout, Bulls comme Heat ont été largement épargnés par leurs deux premiers tours. Philly et Indiana n’espéraient rien.
Boston n’a pu lutter sans son effectif au complet et les Hawks ne restent que de corrects faire-valoir pour les favoris. Les deux finalistes n’ont pas encore connu de réelles difficultés, n’ont jamais paru dans le dur jusqu’ici. La différence se fera ici. Le vainqueur sera celui qui gère le mieux les moments clutchs bien sûr mais surtout les mauvaises séries  inévitables sur un match. Début de réponse ce dimanche.

Kobe dans la first team ?

13 mai 2011

kobe bryant

Les meilleurs cinq de la NBA ont été dévoilés hier soir avec Kobe Bryant en titulaire. Nowitzki et Wade le méritaient pourtant bien plus…

Stats en baisse. Avec 25.3pts par match, le mamba n’a jamais si peu scoré que cette saison, depuis 2003-04. Au niveau de l’évaluation générale (21.4), il s’agit simplement de sa plus faible production depuis la saison 98-99. Les chiffres exacts donnent ceci : 25.3pts à 45.1%, 4.7ast, 5.1rbds, 1.2stl, 3to.
Le bilan collectif des siens a également baissé puisque les Lakers n’ont terminé que seconds de leur conférence, à égalité avec Dallas. Kobe n’a pas été bon – du moins, comparé à ce qu’il sait faire – cette saison, il ne mérite pas d’être parmi les cinq meilleurs joueurs de l’année.

La concurrence en mode. Si injustice il y a, c’est que les candidats au premier cinq NBA étaient connus et nombreux. Les deux principaux oubliés sont ainsi Dirk Nowitzki et Dwyane Wade. Deux joueurs encore en course pour le titre. A l’inverse de Bryant. Niveau évaluation, l’Allemand (23.5) comme le Floridien (24.8) dominent l’angelino. Si les deux joueurs ont aussi connu une baisse statistique comparé à l’an dernier, le contexte était différent que celui des Lakers qui n’ont rien changé.
A Miami, la création du Big Three aurait pu éteindre Flash mais le numéro 3 est resté le boss en ville avec des chiffres quasi-inchangés (25.1 d’éval l’an dernier). Pour Dirk, ce n’est tout de même pas de sa faute si ses Mavs tournent mieux cette année ! Avec une marque mieux répartie, l’Allemand s’est seulement ajusté, ne gâchant plus rien (51.7% aux shoots). Statistiquement, le Heat et le Texan sont devant.

Le collectif ne compte plus. Les équipes ont été données hier. Il est donc impossible de passer outre le contexte actuel d’un champion au tapis, balayé par des Mavericks au top. Forcément, Kobe a la gueule du loser en ce moment tandis que Dirk – une fois n’est pas coutume – a enfilé le costume de winner. Et même sur la saison régulière, les Lakers affichent un bilan à 57 victoires, soit une de moins que le Heat et à égalité avec la franchise de Mark Cuban.
Bref, hormis l’aura et un certain respect de la Ligue pour maillots vendus, rien ne justifie la présence de Bryant dans la All-NBA First Team. Dirk permettait d’aligner une équipe équilibrée avec un vrai 4 aux côtés de James et Durant. Wade devait être récompensé pour son adaptation réussie à un nouveau style de vie. Injuste.

Autres dingueries. Ces élections ne servent qu’à avoir des trucs à dire au moment d’introniser un joueur au Hall-of-Fame et…à discuter ! Alors, discutons ! Chris Paul se retrouve derrière Russel Westbrook, bizarre… CP, c’est l’âme des Hornets, la seule et unique raison de leur 7e place à l’Ouest. Paul, c’est aussi une plus belle adresse (463.1% contre 44.2% pour le Thunder), plus d’interceptions (2.3 contre 1.9), plus de passes (9.8 contre 8.2), moins de balles perdues (2.2 contre 3.9) et un vrai tempérament de leader. Bref, Paul est un meilleur meneur que Westbrook. Sauf selon la NBA.
De même, comment mettre Pau Gasol devant Zach Randolph ? L’un a un statut de champion qu’il est bien incapable de justifier. L’autre est le leader de l’équipe la plus excitante de cette post-season. Ya pas de justice…

Playoffs NBA: RIP Legends

12 mai 2011

Hier, Bob fêtait ses 30 ans de fin de règne. Boston a fait de même sur la côte Est. Les Celtics ne pouvaient lutter.

Redemption song. Dwyane et Wade et Lebron James s’étaient chacun, faits sortir par Boston, l’an passé. Bien sûr, ils étaient séparés à l’époque. Mais pour James, c’était carrément devenu personnel, une mission quasi obligatoire pour la rédemption de celui qui n’a encore rien gagné.
Pour le parallèle, on pourrait parler de Jordan qui passait enfin les Pistons de Detroit. On connaît la suite…Pour l’heure, Miami est en finale de Conf’, objectif minimal d’une escouade créée pour régner. La rédemption ne paraît plus très loin, le flot de critiques s’essouffle peu à peu – le Heat n’a lâché que deux matchs depuis le début des playoffs – et Lebron a fait preuve de vraies qualités de leader contre les C’s.

Get up, stand up. Miami est dans les clous donc mais Boston ne pouvait lutter. La faute aux blessures même si les joueurs ne se cacheront pas derrière cette excuse. Cela reste indéniable, Doc Rivers avait besoin de ses meilleurs à leur meilleur. Mais le Shaq n’a pas joué – ou si peu – le départ de Perkins n’a donc jamais été compensé, Garnett a besoin de beaucoup de repos et bien sûr le bras disloqué et le gros mal de dos de Rondo se sont chargés de doucher les derniers espoirs des verts.
Sans leur maestro, les shoots se font plus forcés, le jeu moins délié et même la défense n’exerce plus la même pression. Trop vieux, trop juste.

 Shot the sheriff. C’est désormais officiel, l’Est se cherche un nouveau chef de meute. Après Chicago puis Detroit, le titre revenait à Boston depuis trois saisons. Cela se passera maintenant entre jeunes chicagoans et floridiens. A Miami de pousser la belle aventure jusqu’au bout, de s’assoir sur le seul fauteuil qui convienne à ce trio magique. Chicago galère un brin face aux Hawks, les coéquipiers de Rose montrant une dépendance quasi-effrayante envers leur MVP. Ça semble faisable pour le Heat, dès cette saison donc. Quand on scalpe le chef, c’est pour prendre sa place.

Three little birds. Ils sont trois, enfin deux + un. Les « trois amis » ont encore planté 81 points sur les 97 de Miami, 67 pour Lebron et Flash. D-Wade terminant la première période à 23 pions (9/12), des moves de folie, une facilité déconcertante et un message : Boston pouvait taper, il encaisserait et rendrait au centuple. Ce fut le cas. Et ce, durant toute la rencontre.
Pis vint la fin, le money-time entamé avec des Celtics plutôt en avance. Mais le King avait des choses – beaucoup de choses – à prouver face à Boston qu’il n’avait encore jamais vaincu.

Positive vibration. L’ex-MVP a donc tout fait : tirs primés, pénétration, interception, dunk rageur…what else ? La victoire, la qualification, la petite pose un genou à terre pour les photos et un hommage à l’adversaire comme une passation de pouvoir: « Ces Celtics te poussent à tout donner, à ne jamais relâcher les gaz, tu ne peux jamais faire une pause et te déconcentrer. C’est une grande équipe, j’ai un profond respect pour elle. Les Three Amigos existent grâce à eux, ils ont montré la voie en 2008. » La légende de Boston est donc enterrée sur les terres de Dexter, celle de Miami peut commencer…

Playoffs NBA: Hasta la victoria…

10 mai 2011

Hier soir, Lebron et Wade ont dominé Boston. A eux deux. Pas du très beau basket mais un duo de stars qui a la « win » au cœur…

Survivor. Le premier élément notable de la soirée est la présence de Rajon Rondo sur le court. Malgré les images horribles de son coude se disloquant, le magicien cavale bien avec les siens, avec une certaine retenue, mais donne du cœur à toute l’équipe et à son public. Un grand bonhomme.

Duel au sommet. Un paquet de stars, de MVP, de futurs hall-of-famers se côtoient quand les C’s et le Heat. Mais de cette réunion d’étoiles, un duel ressort évidemment, celui entre Paul Pierce et Lebron James. The Truth jouant de sa technique, de ses appuis phénoménaux et de quelques coups de vice quand le King lui répond avec sa puissance exceptionnelle.
Coup pour coup, les deux stars se répondent tout le match avec cette incapacité de baisser la tête. James manquera bien la dernière possession du temps réglementaire mais se montrera tout de même décisif en overtime. Dommage pour Pierce qui termine à 27pts, 8rbds mais rate le shoot de la gagne.


83/98. Le trio du Heat a planté 83 unités sur 98. Pas besoin d’être un génie des maths pour deviner que cela correspond à plus de 80% des points de l’équipe. Pour le collectif ou la valorisation des seconds couteaux, on repassera. Surtout que trio, il n’y eut même pas vraiment, Bosh jouant essentiellement le rôle de ramasseurs de miettes.
Hier soir, Dwyane Wade (28pts, 9rbds) et Lebron James (35pts, 14rbds) ont simplement tout fait. En attaque bien sûr avec un « Lebronausorus » à 20 pions en 1ère mi-temps et Flash qui scelle la rencontre sur un step-back magnifique sur la tête de West. En défense aussi en mettant Ray Allen en difficulté et en ne donnant rien de simple à Pierce. Deux stars au sommet contre un collectif un brin emprunté. Ça a suffit, hier soir.


KG se manque. Après son récital du Game 3, Da Kid n’a pas réédité la performance. Au contraire même puisque l’ancien MVP a construit un joli 3 pièce-cuisine, en plein TD Garden. 7 points à 1/10 aux tirs et quelques briques dangereuses et des ratés dans les derniers instants qui ont coûté le match. Si Garnett ne domine pas Bosh, les C’s n’ont aucune chance.

Que manque-t-il à Boston ? Il n’a pas fallut grand-chose pour que la série se retrouve à égalité. Mais un Rondo sur la retenue et un peu moins bon sur la fin de match, un Delonte West qui omet par deux fois de décaler « Ray Ray » dans le corner, un Shaq incapable de jouer plus de 3 minutes, un KG aux mains carrées, ça fait quand même beaucoup !
Miami était clairement prenable, hier soir, les C’s ont laissé passer leur chance, bien handicapés par un chef d’orchestre moins tranchant qu’à l’accoutumée. Aussi – et surtout ! – les hommes de Doc Rivers ont coulé offensivement dans le money-time. Seul Pierce a tenu la barre mais esseulé, le capitaine vert n’a pu qu’abdiquer. Un passage de témoin bien récupéré par Wade&James. Miami a les clés de la série en mains.

Playoffs NBA : les previews du jour

18 avril 2011

Chicago reçoit Indiana dans l’optique de retrouver sa défense, Miami devra peut-être se passer de D-Wade. C’est le 2e match !

Chicago/Indiana : Le premier match a montré une bien belle formation des Pacers pouvant espérer mieux que le sweep que tout le monde leur promet. Peut-être bien, si l’adresse continue d’illuminer le jeu de Danny Granger &co. Mais cette sortie initiale a également vu des Bulls capables de l’emporter même en jouant mal pendant trois quart-temps. Un succès de patron en somme où les joueurs de Thibodeau ont su retrouver leur défense et leur collectif au moment d’arracher la décision. Au United Centre, les Bulls possèdent suffisamment de marge pour s’éviter un accident.

Miami/Philadelphie : Annoncée serrée, cette série pourrait bien l’être encore plus en cas d’absence de Dwyane Wade. Face à un back-court rapide et homogène – Jrue Holiday, Lous Williams, Jodie Meeks – ce sont surtout les qualités défensives du Flash qui pourraient manquer (son absence n’est pas confirmée) au Heat. Amputés de leur leader, les Floridiens sont clairement en danger. Avec lui, ce ne sera pas une partie de plaisir mais l’état d’esprit du premier match a dévoilé une équipe en mission, capable de faire de grandes choses. Pour arracher un match à Miami, les Sixers devront de toute façon réaliser un exploit. Si Flash est dans la place, cela paraît difficile à envisager…

Gazette NBA: Incroyable Jazz!

10 novembre 2010

Troisième défaite pour le Heat. Ca fait beaucoup, surtout quand celle-ci est engrangée à la maison après avoir compté près de 20 points d’avance.

La défense craque. La grande force de Miami, jusqu’ici, est la défense. Seulement, manger 72 points en deuxième mi-temps n’est certainement pas un signe de progrès. Alors qu’ils tenaient le match, les Floridiens ont laissé le Jazz revenir dans la rencontre, notamment Deron Williams, puis prendre littéralement feu, avec 42 pions plantés dans le seul dernier quart.

« Paullo » tout équipé. Carlos Boozer est oublié, Paul Millsap est dans la place! Le héros de la nuit, c’est bien lui. Avec 46 points (19/26 aux tirs), 9 rebonds et deux shoots à trois points d’affilée lors de la folle remontée de son équipe, l’ancien remplaçant a écrasé toute la raquette de Miami et a bien couvert le non-match de Jefferson. Millsap, drafté 47e, bientôt All-star?

D-Will le baromètre. Comme toute son équipe, Deron Williams a vécu deux matchs complètement différents. Inexistant en première période, le meneur du jazz s’est complètement réveillé lors de la seconde. Et son équipe a bien suivi le tempo du maestro tatoué. Toujours aussi précieux, Williams termine ainsi avec 21 points et 14 passes et un déchet très limité.Miami n’est pas au niveau attendu. Difficile de juger le Heat sur ce match tant il a subi une déflagration violente. Le fait est que l’équipe ne tourne pas à plein régime et malgré tout le talent qui la compose, elle reste très fragile et capable de se faire remonter vingt points, à domicile. Ca n’arrivera pas tous les soirs, mais c’est bien la preuve d’une formation encore en grand manque de repères.

Des lacunes persistantes. Comme lors de chacune de ses défaites, le Heat s’est fait dominer par un grand meneur et une belle force intérieure. Ca commence à être gênant. Chris Bosh n’offre aucune garantie défensive, Joel Anthony fait ce qu’il peut – et ce n’est pas suffisant – et Carlos Arroyo ressemble à une victime annoncée des cross-over les plus violents de la Ligue. Des défauts qui pourraient bien coûter très cher en playoffs.

Malgré Wade et James. Le plus inquiétant pour Eric Spoelstra réside sûrement dans l’abattage de ses deux stars. Irréprochable, James signe un triple-double, comblant largement son manque d’adresse. Flash, quant à lui, score 39 points avec un excellent pourcentage. Les deux stars n’ont pourtant pas réussi à montrer suffisamment de maîtrise ou de confiance afin d’éviter le retour tonitruant des Mormons.

Des blocs, des briques et des brèves!

Indiana signe le carton du soir avec 144 points enfilés à la défense des Nuggets, dont 54 dans le 3e quart…Toujours invaincus (7-0), les Hornets signent le meilleur début de saison de leur histoire…A Cleveland, JJ Hickson réalise un nouveau double-double…Derrick Favors déçoit et Petro ne joue pas pour les Nets…Malgré un énorme Kevin Love (23pts, 24rbds), les Wolves ne font pas de miracle et s’inclinent face à un Kobe à 33 points en 34 minutes.

Et pour demain?

Entre la revanche des derniers playoffs entre Milwaukee et Atlanta et la réception du Jazz par le Magic, il y a du choc de prévu! On préférera quand même un bon Knicks-Warriors et un match autour des 140 pions chacun. Parce que la défense fait gagner des titres mais les grosses attaques rendent la saison bien plus excitante!

Play-Offs: Les cotes sont dures…

17 avril 2010

Flash vs Boston

Effets spéciaux garantis ! Blockbuster de ce mois d’avril, les play-offs débarquent avec un tas d’affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres. Si le premier tour de l’Est semble plutôt clair, un doute est tout de même permis en ce qui concerne le duel entre le Heat et les Celtic’s. Et ce doute peut se résumer en deux mots : Dwyane Wade. Forcément, Eric Spoelstra est doué mais pas au point de transformer Jermaine O’neal, Quentin Richardson ou autre Michael Beasley en winners. Pour la gagne, le stratège floridien sait qu’il n’a d’autre choix que d’espérer un D-Wade de feu. Flash en est capable. Habitué des phases finales de haut-calibre, il aimerait bien se payer le scalp des vétérans de Boston. Entre le souhait et sa réalisation, il y a quand même du chemin et quatre manches à remporter, dont au moins une chez les Verts. Mais voilà, la dynamique joue souvent un rôle prépondérant lors du premier tour. Boston est d’ailleurs bien placé pour le savoir tant ils ont lutté l’an passé face à des Bulls revigorés, qui jouèrent leur meilleur basket de la saison lors d’une série tout simplement historique. Cette année encore, le piège est bien tendu. Miami a terminé son exercice sur la meilleure série de toute la ligue (dix victoires sur les onze dernières sorties) lorsque les Celtic’s et leur arthrite n’ont empoché que trois maigres succès pour sept défaites. Le « momentum » est clairement du côté de la ville de Dexter. Maintenant, Miami n’a jamais réalisé de grosses surprises en play-offs et les gys du Massachussets ont eux, l’habitude des séries à grosses gouttes de sueur et de stress.

Mavs vs Spurs

Marc Cuban a-t-il bien fait de se calmer et d’écouter son GM Donnie Nelson ? La réponse dans quelques semaines. Le bouillant proprio des Texans voulait tout reconstruire, au milieu de la saison. Conscient que son équipe n’irait pas au bout, il voulait faire le vide avec le seul Nowitzki comme indéboulonnable. Le reste – Kidd, Marion, Josh Howard, Jason Terry – était bien parti pour voir du pays. Mais c’est le fils Nelson qui a fini par avoir le dernier mot en montant le trade de l’année, récupérant Brendan Haywood et Caron Butler pour consolider largement l’effectif des Mavs. Du coup, Dallas termine en deuxième strapontin de l’Ouest. Une prouesse tant la concurrence est rude à gauche du Mississipi. Si le trade a fait des Mavericks une équipe robuste et solide, rien ne prouve que les cow-boys soient devenus des winners. Ben quand même… Dallas, c’est trente ans en NBA et… rien. Une seule finale perdue en 2006. Rien d’autre à se mettre sous la dent. Une tradition de la loose qui colle aux basques de la franchise – élue la pire de la décennie 90 de tous les sports US confondus – bien difficile à effacer. Les Texans ont, bien malgré eux, beaucoup plus marqué les esprits par leurs défaites – Miami en finale ou les Warriors au 1er tour – que par leurs succès. D’où le sentiment qu’une nouvelle déconvenue n’est pas à exclure pour la bande de Rick Carlisle. Face à eux ? Des spécialistes du coup fourré : les Spurs de Pop’. La même affiche que l’an dernier. Dallas s’en était sorti avec aisance. Sans trembler, Dirk avait eu la peau de ses rivaux de toujours. Un détail – qui n’en est pas un – à soulever : l’absence de Manu Ginobili. L’Argentin aux pieds d’argile n’avait pas pris part à la série, l’an passé. Cette année, il sera là et bien là le dévertébré. Terminant la saison comme l’un des meilleurs arrières de toute la ligue, El Manu pourrait bien faire vaciller la défense des Mavs. L’autre clé s’appelle bien évidemment Tony Parker. Annoncé comme sixième homme de luxe, le Parisien adore jouer face à Kidd. Comme d’hab à San Antonio, si le back-court Parker-Ginobili est au taquet, les Spurs seront difficiles à prendre. Surtout pour Dallas qui n’a pas forcément envie que ça cavale de trop. Sur le papier, Dirk est mieux entouré que Tim Duncan. Sur le parquet, ça reste à prouver…