Posts Tagged ‘mavericks’

Finals NBA : Le Heat au bord de la rupture…

10 juin 2011

lebron james, miami heat

Entre un Lebron pas dans ses pompes, un Wade à moitié blessé et des Mavs totalement en feu, le match d’hier a envoyé plusieurs signaux bien clairs : Dallas a l’étoffe d’un champion.

Lebron est fautif. Entièrement fautif même ! Oui, il a enfilé son triple-double. Perf historique en finale NBA mais largement insuffisante. Ou quand les chiffres mentent. Car James a été encore très loin de son niveau, hier soir. Incapable de trouver ses marques à l’extérieur, il s’est montré hésitant comme lors du Game 4.
Une impression qu’il n’avait jamais laissée auparavant. Même en début de 3e quart – Wade au repos pour soigner son dos – le king n’a su prendre le leadership du Heat.

Lebron a craqué. Avec un Wade diminué, le numéro 6 a bien tenté de faire la différence dans le money-time. Ce fut à l’image de son match : un ratage complet. Une position – en face – dans un fauteuil à 3 points, manqué.
S’ensuit un gros vent administré par Jet Terry qui décale Kidd pour un primé. Puis ce même Terry se fait plaisir avec un missile longue-distance sur la tronche de Lebron. L’action du match avec un James impuissant. Un symbole.

Les Mavs ne pouvaient pas perdre. Si Miami a un bon paquet de choses à se reprocher sur la rencontre, il n’en reste pas moins des adversaires hallucinants de réussite. Un match à 68% à 3pts (13/19) et 56.5% au total, c’est juste énorme ! En finale, ça devient simplement injouable.
Pourtant, le Heat réalise une belle performance avec 52% à la fin du match. Mais la bande à Dirk ne pouvait perdre hier. L’Allemand se régale, une nouvelle fois, avec 29pts à 9/18.

Miami au plus mal. L’espoir du Heat se retrouve dans la finale de l’an dernier où le futur champion – L.A – s’était, lui aussi, retrouvé mené 2-3 avant de revenir au Staples center. C’est donc possible. Mais pas en l’état actuel. Les Mavs jouent trop bien et Miami trop mal. Surtout sur les moments importants.
Et Wade n’a que deux jours pour récupérer l’essentiel de ses capacités physiques. Et James pour retrouver son âme, son shoot, sa vista, son leadership et son impact. Spoelstra peut allumer quelques cierges avant dimanche.

Lebron encore plus mal. Pour Miami, l’état d’urgence est décrété. Deux matchs pour sauver sa saison, le destin de cette équipe et…l’image de Lebron. Même s’il ne lâche qu’à la dernière seconde du Game 7, le Heat subira les pires critiques. Et ce, de toutes parts. L’ex-Cav va manger sévère, lui qui clamait, cet été, être venu pour gagner. Que pour cela, il avait besoin de soutien fort.
C’est pourtant lui qui failli quand Mario Chalmers, Mike Miller et Udonis Haslem sont très bons. Quand Wade est stratosphérique et Bosh dans le bon tempo. Le seul qui se foire, c’est James. Personne ne s’y attendait mais nombreux sont ceux qui s’en délectent.

Que faire ? Faut-il encore espérer une réponse de Lebron James ? Non. Miami doit faire front en prenant en compte la baisse de régime de son leader. A James de s’adapter et de capter une quinzaine de rebonds et de réussir à défendre ! Voir Marion et Terry passer comme des flâneurs devant le King est simplement inacceptable !
 Aussi, les Floridiens ont trop peu utilisé Chris Bosh, hier soir. Agressif et adroit, il a su mettre en difficulté ses défenseurs mais il n’attire vraiment pas le jeu à lui. Pourtant, Lebron va devoir lâcher la gonfle car il a beaucoup trop de déchets dans son jeu en ce moment.

Place à Wade. Il ne faut plus hésiter, Lebron joue trop. Du moins, en comparaison à son apport. Spoelstra doit se décider à filer définitivement les clés de cette finale à D-Wade. Lui est en mode, agressif et ses drives restent dévastateurs. Moins bien physiquement hier, Flash a délivré quelques caviars exceptionnels. Un impact phénoménal sur son équipe qui lâche dans le money-time quand les balles sont squattées par…Lebron.
Ça fait déjà deux matchs perdus ainsi par le Heat. James est peut-être meilleur, mais Wade, lui, est un winner. Le destin du Heat est entre ses mains et Lebron doit l’accepter et l’aider en lâchant la gonfle. Des ajustements quasi-impossibles à ce moment de la saison. Ca sent mauvais pour Miami…

Publicités

Finals NBA : Et Dirk manqua…

6 juin 2011

dwyane wade, finals nba 2011

Les Mavs n’ont su profiter des matchs timides de Lebron et Bosh. Nowitzki a, une nouvelle fois, tout fait mais n’a réussi à conclure. Dommage…

Nouveau festival… Parfait. Jusqu’à l’ultime minute, Dirk Nowitzki avait livré le même type de match que d’habitude dans ces playoffs. A savoir, monstrueux. Sorti prendre l’air à 3 points, l’Allemand montrait la variété de son jeu, entre moves d’écoles, fade-away léchés et un score toujours parfait aux lancers. Le 41 termine ainsi meilleur scorer de la rencontre avec 34 points à 11/21 aux tirs et le leadership total sur son équipe. Le grand blond offrait un nouveau récital, ramenant à lui seul – 4 lancers + un dunk – ses Mavs au contact dans le money-time.

…Foirage final. Ce fut donc presque une surprise de voir Dirk manquer la mise à mort du Heat. Une balle jetée en tribune, sous la pression d’une prise à deux, et le dernier shoot. Un move à la Nowitzki mais, pour une fois, la combattivité de Haslem se trouve récompensée et la balle rebondit sur l’arceau pour ressortir. Les Mavs échouent à deux unités et perdent l’avantage du terrain. Dommage, le Heat était prenable.

Lebron aphone. 17pts, 9pds, 3rbds, 2int. Lebron peut toujours se planquer derrière ses stats mais son match d’hier représente l’une de ses plus faibles performances en post-season. Alors qu’il n’a cessé de parler d’agressivité en conf’ de presse, le King s’est montré très timide, passant avec toujours autant de talent – notamment sur le dernier tir de Chris Bosh – mais sans mordant. Il rate d’ailleurs le shoot pour sceller le sort du match à 4.5 secondes du buzzer. Une partition bien terne donc et surtout aux antipodes de ses standards des finales de conférence. Un raté sans frais, mais le Heat ne survivra pas à une nouvelle sortie « correcte » de James.

 

chris bosh, finals NBA 2011

Bosh, l’improbable. Irritant. Voilà ce qu’on peut dire de ce joueur. Incapable de tenir Dirk en défense, il balbutie encore beaucoup trop son jeu en attaque. Il ne crée plus rien et se contente d’un rôle de finisseur. Mais même là, l’ex-raptor ne brille pas vraiment, affichant un 7/18, hier soir. Le pire étant qu’il s’agit-là de sa meilleure perf des finales ! En outre, le numéro 1 n’a même rien apporté au rebond avec seulement 3 prises. Un All-star perdu en somme. Mais un All-star quand même.
Malgré des brouettes de reproches à lui adresser, Bosh est bien celui qui plante le dernier tir du match pour le Heat. Bien décalé par Lebron, il déclenche à six mètres et offre la victoire aux siens. Il ne mérite pas le statut de leader mais a enfilé celui de héros improbable dans sa ville natale.

Regrets et maladresse. Dallas aurait donc pu profiter de cette étrange sortie de Lebron James et de ce match toujours morne de CB1. Mais les Mavs peuvent nourrir d’amers regrets. De retour dans leur salle, les shooters ont pourtant dévissé sec avec 40% aux tirs. Le trio de lieutenants – Kidd-Marion-Terry – termine à 12/33, Jet ratant quelques tirs primordiaux dans le crunch time. L’autre habituel facteur X, JJ Barea, se troue également. Le Portoricain ne parvenant pas à conclure ses lay-ups, il finit à 2/8 pour 6pts et 4 balles perdues.

Wade adore les Mavs. Les Texans doivent ainsi une fin de match serrée à leur leader et à une excellente adresse aux lancers. Pour le reste, le jeu offensif a un brin déraillé. En défense, James n’a pas réclamé l’attention habituelle et Bosh a encore bien vendangé. Reste le cas D-Wade. Et les souvenirs de 2006 refont surface. Forcément, Flash pose d’énormes soucis aux défenseurs texans. Stevenson ne fait même pas illusion et les drives de Wade sont simplement dévastateurs.

 

lebron james, miami heat, finals NBA 2011

 

Ralentir le Flash. En ordre de marche, Flash peut marquer dans n’importe quelle position et fait très mal dès que le rythme accélère. Après ses 36 points du Game 2, il en colle 29 (11rbds, 3pds) à 11/21 aux tirs et ne perd aucune balle. Un match énorme et une impression de facilité – surtout en 1e période – qui font, pour l’instant, de D-Wade, le go-to-guy du Heat sur la série. La dernière fois, la même recette avait plutôt bien fonctionnée. A Dallas de trouver la parade.

Dallas : Une finale et des histoires

30 mai 2011

Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

Jason Kidd, la bonne passe ?

Mis à part Rajon Rondo en 2008, il faut aller chercher bien loin avant de trouver un meneur-passeur remportant le trophée siglé Larry O’brien. Les Lakers – époque Kobe/Shaq ou Kobe/Gasol – comme les Bulls de Jordan comptaient sur – méthode Jackson – un meneur défensif, sérieux et ne sortant surtout pas des cadres : Dereck Fisher et Ron Harper.
Les autres – Tony Parker, Chauncey Billups, Gary Payton ou encore Sam Cassel – sont des scorers. Si tout le monde vante les mérites des « passeurs » tels Nash, Paul, D-Will ou J-Kidd, aucun n’a jamais amené son escouade jusqu’au bout. Le plus régulier d’entre eux – John Stockton – n’a d’ailleurs jamais réussi non plus. Kidd pourrait donc briser une malédiction et prouver qu’un leader faisant des passes – même à l’outrance – peut gagner.


Jet joue sa souffrance

En début de saison, Jason Terry a subi pas mal de moqueries. La faute à son nouveau tatouage : le trophée de champion, dessiné sur l’épaule. Forcément, afficher une telle ambition quand on joue aux Mavs, ça fait sourire. Mais l’ancien Hawk peut faire le malin, il n’a plus que 4 rencontres à remporter pour faire taire tous ses détracteurs. Je lui souhaite d’ailleurs vu qu’il a déjà annoncé qu’il effacerait le tatoo en cas de défaite. Superstitieux le sniper, il n’a pas peur de souffrir !

La rédemption Tyson

Il n’a pas bouffé d’oreille lui, mais il a une belle revanche à prendre sur…ses 10 premières saisons ! Un flop. Voilà comment tout le monde jugeait le trade – le jour de la draft  2001 – entre les Clippers – qui envoyaient Elton Brand à Chicago – et les Bulls se séparant de Chandler. Sa doublette avec Curry n’a fait que décevoir.
Si Chandler a toujours filé des gnons en défense, ses mains carrées et sa propension à cumuler des fautes trop rapidement l’ont rapidement classé parmi les pivots limités. Aussi, sa santé fut remise en question par le Thunder qui fit capoter un trade à la dernière minute en 2009. Même quand il débarque dans le Texas, sa place de starter est loin d’être assurée avec la présence de Brendan Haywood.
Après une belle expérience avec TeamUSA, Chandler a livré la meilleure saison de sa carrière, élu dans le premier cinq défensif NBA. Une belle revanche sur un destin jusqu’ici contrasté. Sûr qu’il se verrait bien poursuivre la belle histoire…

La matrice a bugué à Miami

33 piges depuis peu, Shawn Marion est comme tout le monde à Dallas : sur la fin. Et encore, son déclin aurait pu être bien plus sévère s’il était resté…à Miami. Et oui, Matrix restait sur 3 all-stars Game consécutifs en tant que Sun avant de rejoindre le Heat, contre Shaq. Là-bas, il ne parvint pas du tout à s’adapter au rôle d’ailier et aux systèmes posés des floridiens. Ses moyennes chutent rapidement, son impact également. A tel point qu’il est éjecté l’année suivante.
Direction le Canada et Toronto. Une purge, une vraie. Depuis, Marion a retrouvé la côte Ouest et il se sent bien mieux. Mais le Heat a bien failli pourrir sa carrière.

Deshawn  se la pète

Deshawn Stevenson représente un joueur correct. Tout juste correct et un brin insignifiant (3.5pts en 15min de moyenne en playoffs). Il est arrivé au sein de la pire cuvée rookie de l’histoire – an 2000 – n’a eu droit qu’à des équipes de seconde zone – Jazz et Wizards – ou à des rôles mineurs à Orlando ou Dallas actuellement. Bref, un anonyme des parquets quoi. Mais il a fallu qu’il fasse son malin pour sortir de ce vide médiatique. D’où une saillie aussi bête qu’inutile contre Lebron James – époque Cleveland – qui, selon Stevenson, serait « surcoté. »

Ca a plutôt fait marrer le King qui ne connaissait même pas l’existence de ce joueur mais ça prouve une intelligence toute limitée quand un micro se présente devant lui. Jay-Z en a profité pour « rapper » une réponse pour défendre son pote Lebron, le King préférant cumuler les trophées de MVP. Quant à Stevenson ? On à réentendu parler de lui cette saison pour  un méchant coup de coude à Marcin Gortat… dans les parties ! Cette finale pourrait l’aider à se faire enfin connaître pour son jeu ou…pour s’être fait martyriser par un joueur surcoté !

Dirk peut être le meilleur étranger de l’Histoire

Son potentiel ne fait plus débat mais dur de placer Dirk comme le meilleur « étranger » de l’Histoire de la NBA. D’abord, les anciens rappelleront un certain Drazen Petrovic. Un génie, surdoué de la balle orange, capable d’enfiler 44 points en playoffs ou de terminer une saison à plus de 20 unités de moyenne. A cette époque, c’était simplement irréel tant l’écart entre les Américains et les Européens paraissait incommensurable.
Niveau talent pur, Dirk a donc un vrai challenger même si Petrovic est mort tragiquement et avec encore beaucoup à montrer. Au niveau du palmarès, les Spurs – Ginobili et Parker – le dominent également.

Trois titres chacun et quelques éliminations de l’Allemand à leur actif. Parker a même glané un titre de MVP des finals. Nowitzki n’a donc pas le choix s’il veut clore ce débat (jusqu’à l’arrivée d’un nouveau phénomène), il doit l’emporter. Pour ne pas terminer comme de trop nombreuses stars. Surtout, pour marquer l’Histoire de ce sport. Comme l’un des tous meilleurs powers. Comme le plus grand européen que ce sport ait connu. Ça a de quoi motiver…

Finals NBA : Pourquoi Miami est favori ?

28 mai 2011

Dwyane Wade Miami Heat

Le Heat est là où on l’attendait. Reste l’épine texane mais le trio magique partira favori. Plein de raisons à cela.

 

 

Le roi est grand ! Beaucoup vont devoir ravaler leurs vannes et leur mauvais esprit. A Miami ou à Cleveland, rien n’a changé. Lebron James est resté le meilleur basketteur de cette planète. Bien entouré, le King peut même se permettre de gérer un peu plus son effort qu’avec les Cavs. Cela le rend encore plus impressionnant lors des ultimes périodes qui – jusque là – semblaient le tétaniser. C’est désormais terminé, une discussion avec D-Wade l’a aidé à se décontracter et James aligne les perfs de folie et s’est amusé à tuer Chicago lors de chaque money-time. Un monstre au sommet de son art. Comme de coutume, les chiffres sont affolants. En playoffs, Lebron c’est 25.8pts, 6.6pds, 8.9rbds, 1.5blks, 1.7stls. Personne ne fait mieux.

 

A la moulinette. Un ex-MVP des finales, le MVP actuel… Pierce et Rose sont tous deux passés à la moulinette quand Lebron a décidé de défendre sur leur râble. On pourrait ajouter Iguodala et Deng à cette liste. Si James est le meilleur joueur de la planète en ce moment, c’est essentiellement en défense qu’il est en train de scotcher tous les observateurs. Capable de répondre à l’impact physique de l’ailier Celtic, le King a broyé D-Rose, ne parvenant jamais à le déborder en vitesse.

 

1, 2, 3, 4. Une espèce de « 1-2-3-4 » de la défense qui peut annihiler l’un des tous meilleurs extérieurs NBA comme le meneur dragster le plus redouté de la Ligue. Pour James, aucun défi ne paraît plus insurmontable. Si son envergure paraît un brin insuffisante pour gêner Nowitzki, il pourrait filer de sérieux maux de tête à Jason Kidd ou encore contrôler Shawn Marion ou Peja. Un élément – la défense – impossible à chiffrer mais qui fait la différence depuis le début des playoffs du côté de Miami.

 

95 matchs plus tard. Le Heat se présente enfin au complet et Spoelstra peut aligner son meilleur cinq. A savoir, les Three Amigos plus Udonis Haslem et Mike Miller. Il aura tout de même fallu patienter 95 rencontres avant de pouvoir assister au potentiel de cette escouade. Il est peu dire qu’elle fait peur. Miller par son adresse extérieure, Haslem et sa grosse défense et ses rebonds, apportent exactement ce qu’il manque au trio star.

 

Un début de banc. Surtout, cela permet d’épaissir un peu le second unit puisque ce sont Mike Bibby et Joël Anthony qui débutent les rencontres. Miami est au complet au meilleur moment. A Dallas, il manque toujours Caron Butler.

 

La défense gagne toujours à la fin. On a beau être d’accord ou non, les meilleures défenses l’ont toujours remporté sur les attaques folles. Le basket est ainsi. Un sport permettant le up-tempo, les accélérations intempestives et les coups de folie. N’empêche, à la fin, ce sont les équipes rigoureuses qui l’emportent. Jusqu’ici, le Heat n’encaisse que 88.27pts par match quand les Mavs prennent 92.53 unités.

 

Parcours trompeur pour les Mavs ? Dallas mérite amplement sa qualification en finale. Un niveau de jeu offensif irréel, un Nowitzki en état de grâce, des role-players au top…certes, mais les Mavs sont passés entre les flammes jusque-là. Portland, sans Oden et avec B.Roy apte pour une seule rencontre, ne possédait pas ce qu’il fallait pour passer face à toute tête de série.
Pas de dispute. Ensuite, Kidd&co sont passés sur les cadavres de Lakers condamnés sans combattre. Enfin, OKC avait un potentiel mais peut déjà se féliciter d’avoir atteint la finale de Conf’. Bref, des Lakers ineptes, pas de Spurs, et aucune série vraiment disputée. Dallas mérite sa place mais ne peut nier que les choses ont très bien tournées à l’Ouest.

 

Plus de bête noire. Pour le Heat, ce ne fut pas le cas. Si Philly s’annonçait bien comme une victime, les trois amis ont coupé la tête du champion de la conférence. Bien sûr, les Celtics n’avaient pas le Shaq et Rondo pas de bras droit…Mais il fallait passer ce cap psychologique et le Heat n’a pas tremblé, ne lâchant qu’une rencontre.

 

Plus de favori. Pareil pour les Bulls. Largement favoris au départ de la psot-season, les coéquipiers de Derrick Rose n’ont grappillé qu’un maigre succès contre le dragster floridien. Le Heat s’est donc offert le scalp du champion et celui du grand favori. Dallas ne peut en dire autant.

 

Avantage psy. Dallas parcourt ces playoffs tels une rédemption. Affronter le Heat se positionne totalement dans cet état d’esprit d’ailleurs. Mais quand même, les Mavs devaient espérer n’importe quelle autre franchise. Cinq n’ont certainement pas suffi pour panser les plaies laissées lors de la seule finale de Dirk. A chaque action d’éclat de Wade, lors de tout moment délicat des Texans, le spectre de la défaite de 2006 hantera le roster. Et les plumitifs ne cesseront de leur rabâcher. Ça peut servir à motiver le sentiment de revanche. Ça peut aussi tétaniser…

 

Le choix de Lebron. Il est arrivé en 2003. Un môme de 18 piges, signé à 100 millions par Nike. Tout le monde attendait le phénomène et annonçait déjà un amoncellement de titres individuels et collectifs pour le natif d’Akron. Pour les breloques persos, James a déjà fait le tour. Son transfert au Heat n’avait qu’un but collectif. Il semble que Lebron a fait le bon choix et l’Elu n’a jamais semblé aussi près du titre suprême.

 

Nouvelle ère ? Surtout, après le flot incessant de critiques subies, ça donnerait encore un peu plus de poids à l’intelligence de ce joueur. D’ailleurs, très peu le voient flancher maintenant. Comme MJ, il a bouffé son pain noir – Dirk aussi ! – et a faim de titres. Son « ère » peut débuter cette année, il le sait bien. Ça ne tient qu’à lui de s’en assurer.

 

Home-court. Bon, ces playoffs ont donné un rôle très relatif à l’avantage du terrain. Miami reste tout de même invaincu en son antre en post-season. Une stat parlante quand les adversaires se nomment Celtics et Bulls. Dallas a bien remporté ses deux rencontres à Oklahoma et au Staples Center mais s’est incliné déjà deux fois à l’extérieur. C’était au Rose Garden de Portland. Il faudra pourtant bien briser la série du Heat pour les Mavs.

 

Deshawn en danger. Chicago peut en parler. Posséder un bon arrière est simplement indispensable en NBA. Au même titre qu’un pivot ou un meneur. Surtout quand le match-up oppose le guard à Dwyane Wade. Et Dallas n’a « que » Deshawn Stevenson à aligner dans son cinq majeur. Un mec honnête défenseur mais n’offrant aucune garantie quant à son impact sur Flash.

 

Terry pour répondre à Flash ? Bien sûr, Jet Terry, lui, joue comme un maestro en ce moment, ne forçant rien et rentrant des tirs phénoménaux comme s’il s’agissait de simples lay-ups. Mais il faudra bien un Terry en feu pour répondre aux assauts de Wade. Si les Mavs sombrent à l’arrière, la finale sera bien plus compliquée.

 

Dirk-dépendants. Les Mavericks développent du beau jeu, délié et collectif mais cela repose surtout sur un seul leader : Dirk Nowitzki. Tout part de l’état de grâce de l’Allemand. Ne ratant rien, les défenses s’adaptent. Quand les Lakers décidèrent de « doubler » sur le grand blond, ce fut feu d’artifice derrière l’arc des snipers embusqués Terry, Barea, Stojakovic. OKC a donc refusé les prises à deux mais ni Ibaka, ni Harden, ni Collison, ni Durant, ni Sefolosha n’ont réussi à le gêner. Au final, L.A a mangé 12.25 tirs primés par rencontre, Oklahoma recevant un Nowitzki à 32 points de moyenne.

 

Quid de l’Allemand ? Une réalité, l’équipe de Ricks Carlisle est largement dépendante de l’état de forme de son leader. A voir donc quel visage montrera Dirk face à Miami. Jusqu’ici, il n’a rien raté, a su être décisif et a mis à mal tous les défenseurs qu’on a osé lui présenter. Certes, mais Miami a un tout autre niveau défensif que les franchises de l’Ouest.

 

Des solutions. Haslem, Bosh, Anthony, James, voire Jones sont autant de possibilités que Spoelstra pourrait utiliser. Le Heat a même évolué en zone sur quelques séquences, face à Chicago. Si Nowitzki continue de tutoyer les étoiles, il n’y aura de toute façon rien à faire. Mais si la défense floridienne le ralentit un brin, ce sera tout le jeu de Dallas qui s’en ressentira.

 

 

 

 

 

 

 

Playoffs NBA : Les Mavs sont favoris

16 mai 2011

Quand Dallas impressionnait par son collectif, le Thunder se reposait sur son tandem star. Les Mavs sont clairement favoris dans ce duel générationnel s’annonçant des plus excitants.

Ton dentier, papy ! En 1995, Jason Kidd recevait le trophée de rookie de l’année. A cette époque, Westbrook et Durant jouaient encore aux pogs. Les deux leaders d’OKC, nés tous deux en 88, affichent 15 ans de moins que l’ancien Sun. Dirk a, lui aussi, passé la trentaine. Tout comme Shawn Marion d’ailleurs. James Harden, lui, est tout juste majeur. A l’Est, les vieux Hawks et Celtics ont reçu la carte vermeille, dépassés par les jeunes Bulls et Heat. A l’Ouest, la vieille garde est encore représentée par des Mavs revigorés. Le combat générationnel continue.

OKC limité ? Le seul et unique intérêt d’un Game 7 reste la victoire. Du coup, le Thunder peut être fier du résultat mais il ne faut quand même pas sauter au plafond. Face à une escouade limitée en talents mais terriblement collective, OKC s’en est remis à l’incroyable KD. C’est un fait, le groupe de Scott Brooks est porté par un joueur hors-normes – Westbrook – et un génie : Durant.
Ça a suffi à geler les initiatives des Nuggets – trop jeunes collectivement – mais ça a galéré sec face à Memphis. Dallas propose un peu le même style que Memphis – en mieux – avec beaucoup de passes, de travail avant de shooter et un homme très très fort au poste 4. Pas sûr que le Thunder possède suffisamment d’armes pour faire face.


Quel Jason Kidd ? Face aux Lakers, Jason Kidd a été simplement phénoménal. Adroit, le meneur à tout-faire devient un élément incontournable. Un casse-tête défensif car il trouvera toujours le coéquipier démarqué. Alors s’il faut en plus sortir sur ses saillies extérieures, ça devient très compliqué.
N’empêche, le génial meneur a exercé face à Dédé Miller puis le fantôme de Fisher et ce nullosse de Steve Blake. Russell Westbrook propose un défi d’une toute autre envergure. Plus vif, plus rapide, plus athlétique que Kidd, l’ancien de UCLA devrait faire souffrir le vétéran en défense. A Kidd de répondre en passes et en shoots.

JJ à la rescousse ! La très bonne surprise de ces playoffs côté Mavs se nomme Barea. Ça n’aide pas Beaubois mais ça a foutu une belle panique dans la défense des Angelinos. Du coup, le Portoricain pourrait bien s’avérer une solution adéquate pour embêter Westbrook si Kidd commence à trembler des articulations.
Petit et hyper-rapide, Barea a surtout une capacité à terminer ses actions en lay-up avec une dextérité et une réussite dont seul TP peut se targuer. Rick Carlisle possède donc une carte dans sa manche qu’il faudra utiliser à bon escient.

Qui pour défendre sur Dirk ? C’est LA question à se poser avant d’affronter Dallas. Arrivé avec un énorme potentiel en NBA, l’Allemand à bosser, bosser et encore bosser jusqu’à devenir ce joueur magique. Capable de scorer partout, dans toutes les positions et face à n’importe qui, Nowitzki est surtout devenu un Vrai poste 4.

Le jeu dos au panier ne l’effraie plus, au contraire son fade-away est impossible à contrer ! Ses feintes, ses moves multiples et ses inspirations variées ont donné le tournis autant à Lamarcus Aldridge qu’à Gerald Wallace. Pau Gasol a,lui, passé plus de temps à chercher le ballon qu’à défendre. Encore plus surprenant, l’Allemand ne baisse plus les yeux et réclame la gonfle quand la tension monte!

Bref, OKC doit trouver ce que personne ne possède : un joueur capable de stopper Dirk. Ibaka sera envoyé au front mais le Congolais risque de prendre cher si l’Allemand l’amène au large. De même, Durant a l’envergure pour le gêner mais prendrait alors le risque de manger des fautes rapides. Reste Harden mais il sera déjà bien occupé à contrôler les snipers embusqués. A part un effort collectif bien mené, OKC ne possède pas de solution pour stopper le grand blond aux shoots soyeux.

La zone qui tue ? Une espèce d’OVNI en NBA que la défense proposée par Rick Carlisle face à L.A. Une zone match-up, comme ils disent là-bas. En gros, c’est large, ça sort sur les shooters mais les joueurs gardent globalement leurs positions comme sur une zone. Bien vu car individuellement, aucun Mav n’est un grand défenseur, cela permet donc de ne pas trop exposer Kidd et Nowitzki. Aussi, le but est souvent d’amener le possesseur du ballon vers Tyson Chandler et ses bras interminables. Celui-là fait un boulot de dingue dans la déviation des tirs adverses, l’intimidation et le rebond.

Ça a bien gêné Kobe qui s’est isolé du collectif, ne réussissant plus du tout à peser sur le jeu balbutiant des siens. Mais n’est-ce pas risqué face à un shooter du calibre de Durant ? Si, forcément. Il faudra canaliser le génie d’Oklahoma mais cette zone en a largement les moyens. S’ils restent aussi agressifs sur les lignes de passe, KD devra déjà se battre comme un chiffonnier pour attraper le cuir.

Boston-Miami ? A y repenser, cette série ressemble à celle du 2nd tour à l’Est. Une équipe toute jeune et très ambitieuse face à une escouade vieillissante mais toujours dangereuse. La différence étant que Boston était largement diminué.
A Dallas, il manque Butler mais ces Mavs ont quelque chose en plus. Un supplément d’âme, une confiance nouvelle en leurs forces et une route qui n’a jamais paru si dégagée pour rejoindre les finales. Et au contraire du Big Three des C’s, Nowitzki, lui, n’a jamais été aussi fort.

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks


Momentum ? La différence de rythme entre une équipe qui reste sur un sweep et une autre poussée dans ses retranchements peut aboutir à une surprise lors du premier match. Cela arrive régulièrement. N’empêche, les Mavs restent sur une espèce de miracle de basket dans leur antre. Un feu d’artifice exceptionnel à 3 points, une mise à mort du champion et favori. Un match unique dans l’Histoire de la franchise.
Si les shooters ont conservé leurs marques, ça va être compliqué de s’imposer à l’Amercan Airlines Center. Oklahoma vient de remporter le 1er Game 7 de son histoire, ça compte forcément. Le Thunder voudra poursuivre sur cette lancée. Egalité.

Verdict. Oklahoma a la fougue de la jeunesse mais a clairement affiché des carences dans le jeu. Un collectif pas encore totalement au point avec un meneur parfois trop boulimique en munitions gâchées.
En face, Dallas revit et paraît sûr de sa force. Plus collectifs, plus sereins, plus reposés, plus expérimentés, les Mavs partent avec les faveurs des pronostics. Mais au final, les individualités et l’adresse seront les clés de cette série. Si Nowitzki poursuit son festival, Dallas restera injouable.

Playoffs NBA : la fin des Lakers ?

5 mai 2011


Menés 2-0 avec les deux prochains matchs à jouer à Dallas, Los Angeles est au bord du précipice. Le pire dans tout ça étant encore le niveau de jeu indigne du double-champion.

Dallas a grandi. Aller chiper la première manche était déjà une belle avancée en vue de la qualification. Mais il ne s’agissait alors que d’un hold-up un brin inespéré. Hier soir par contre, Dallas a dominé les Lakers de la tête et des épaules. Plus collectifs, plus travailleurs, plus rigoureux, plus adroits, les Texans ont mangé le champion sur tous les tableaux.
Au centre de tout, Dirk (24pts à 9/16, 7rbds) le magnifique bien sûr mais aussi un Jason Kidd (10pts, 6pds) renaissant et un JJ Barea sorti du chapeau pour claquer 12 points et surtout empêcher le retour des Angelinos en 3e quart. Les Mavs impressionnent dans la constance et la qualité de leur jeu.

Panique à L.A. Jamais telle situation n’avait été connue depuis quatre ans dans la Cité des anges. La bande à Kobe a toujours eu de la marge sur la concurrence de l’Ouest. Mais cette saison, Pau Gasol est aux abonnés absents, l’Ibère termine à seulement 13 unités à 5/12 et 5 fautes. Son manque d’agressivité criant et une incapacité à élever son niveau de jeu dans les moments chauds plombent les Lakers. S’il n’est pas le seul responsable, il reste également incapable de gêner Nowitzki et son adresse diabolique. Aussi, le banc – habituelle force des équipes de Jackson – n’offre quasiment aucune solution viable. Odom ne plante que 6 pions pour 12 au total de la part du second unit. Le banc des Mavs en met 30.

Kobe pas au mieux. Seul Andrew Bynum semble évoluer à son véritable niveau. Ça fait peur donc car même Kobe Bryant ne brille pas. Le Mamba met bien 23 points mais à seulement 9/20 aux tirs. Pourtant, le collectif balbutiant de L.A a bien besoin de son Mamba des plus mordants. Ce n’est malheureusement pas le cas et même son aura semble en avoir pris un coup. Jamais auparavant, on avait assisté à une telle résignation de la part des Lakers. L’autorité et l’ambition communicative de Kobe n’entraînent plus tout son groupe.

Naufrage collectif. 2 tirs primés pour 20 tentatives. La construction d’un nouveau building a eu lieu hier soir en plein Staples Center. Ron Artest (1/4) se faisant piquer le poste de maçon en chef par Steve Blake (0/5) tandis que Kobe (1/5) et Fisher (0/2) s’occupaient des finitions. Même aux lancers-francs (11/20), le double-champion s’est amusé à balancer du caillou.
Dans le champ, ce ne fut guère mieux avec un piteux 41% de réussite. Bref, rien n’est rentré pour la bande à Jackson. L’illustration parfaite d’un collectif perdu.


Finish-it. Le coup du serpent, façon Mortal Kombat ! Voilà ce vers quoi doivent tendre les Mavericks. Les Lakers sont dans les cordes mais tant qu’il bat, le cœur du champion peut soulever des montagnes. Aux Texans donc de finir le boulot à la maison. Vu le niveau proposé par les hommes de Rick Carlisle, cela paraît tout à fait possible.
Évidemment, les doutes ne portent en rien sur les performances sportives mais bien sur les capacités mentales des deux adversaires. Les Lakers restent les maîtres des retournements de situation, Kobe ne se laissera pas sortir sans combattre et l’orgueil d’une invaincue à l’Ouest depuis trois saisons parlera. A Dallas d’oublier tout ça et de poursuivre ce qui est fait depuis deux rencontres : du beau basket.

Playoffs NBA : Portland revit

22 avril 2011

Les Blazers reviennent dans la série. Plus encore que le succès, c’est le retour en forme de Brandon Roy qui a enchanté cette soirée, avant de modifier la série ?

Arrête de pleurer…On l’avait quitté en chialant, il boudait, il voulait plus de respect. La réponse était donc attendue et B. Roy a prouvé qu’il avait tout d’un grand. 16pts à 6/10, 4 passes, 1 interception, 1 rebond en 23 minutes. Surtout, des moves retrouvés et l’impression qu’il ne s’agissait plus du tout du même homme que deux jours auparavant. Avec le réveil de Wesley Matthews et un Aldridge toujours très bon, l’ancien all-star prit donc une part prépondérante dans le succès des siens. Un money-time encore une fois mal géré, et un Jason Terry très adroits ont bien mis le doute au Rose Garden. Mais il était dit que le retour de Roy serait couronné de succès. Le 13/23 aux lancers des Mavs a aussi aidé.

Les Bulls dans les temps. Chicago connaît la musique et la joue à merveille. A peu près la même chose que les deux premiers matchs. Des Bulls qui ne dominent pas leur sujet, un Boozer absent et un Rose peu inspiré pendant 3 quart-temps. Malgré tout, les leaders de la NBA se retrouvent dans le money-time, Rose inscrivant le shoot de la gagne sur un joli lay-up. De leur côté, les Pacers n’ont pas à rougir de leur prestation mais ont une nouvelle fois craqué dans le money-time. Après 4 shoots consécutifs, Granger finit par manquer la cible. Au final 3-0 pour Chicago et une série en passe d’être vite pliée.  

Playoffs NBA: Les previews du jour

21 avril 2011

2-0 dans chacune des séries du soir. Reste à voir ce que valent Miami, Dallas et Chicago à l’extérieur.

Indiana/Chicago: Cette série sent le sweep depuis le début. Même si les Pacers ont surpris pas mal de monde avec un jeu plaisant, offensif et une vraie dureté de playoffs, les Bulls semblent posséder de la marge. Derrick Rose est trop fort, Granger pas assez. A noter que le bilan de Chicago à l’extérieur (26-15) est meilleur que celui des Pacers à domicile (24-17). A moins d’un coup de chaud des protégés de Larry Bird, ça sera une nouvelle fois difficile pour Indiana.

Philadelphie/Miami: Après le triste match 2 livré par ses hommes, Doug Collins attend une réaction d’orgueil à domicile. C’est donc Andre Iguodala qui a la pression, trop largement dominé par Lebron. Mais les Sixers doivent surtout retrouver un brin d’adresse et réussir à bloquer au moins l’un des trois amigos. C’est donc loin d’être gagné pour Philly qui, s’ils ne montrent pas un tout autre visage qu’à Miami, se rapprocherait dangereusement du coup de balai.

Portland/Dallas: Les Blazers n’ont pas réussi à chiper un match à l’extérieur, craquant dans le money-time. L’équation sera donc la même au Rose Garden: contenir Dirk et bien terminer la rencontre. Sont donc attendus, le réveil de Rudy Fernandez et un Nico Batum bien plus incisif en attaque. Avec le soutien de l’un des publics les plus chauds de la Ligue et l’obligation de gagner pour garder espoir, Portland devrait s’en sortir. Mais les Mavs possèdent, avec le Heat, le meilleur bilan à l’extérieur cette saison. Ce n’est sûrement pas pour rien.

Playoffs NBA: Occasion manquée

20 avril 2011


Un grand Melo, une petite équipe de Boston. Ça fait quand même 2-0 pour les Verts qui viendront au Madison avec la possibilité de finir la série.

Boston/New York : Largement dominateurs au rebond et portés par un Melo grand-cru, les Knicks n’étaient pas loin de chiper cette seconde manche. Comme la première d’ailleurs mais KG a scellé le sort du match grâce à  un jump-shot ouvert suivi d’une interception pleine de rage. Dommage pour la star du dernier mercato qui aurait pu justifier, sur un seul match, tout le tapage qui entoura son arrivée à Gotham. Il n’en est rien et ses 42pts restent un joli exploit…individuel. Les C’s, eux, pas vraiment au top, manquent d’ardeur intérieure et doit composer avec un banc très léger. Mais un bon Rondo (30pts et un bon gros rhume pour Toney Douglas) et le réveil de la doublette Allen-Pierce en seconde période ont suffi aux Verts. -0, la pression est sur les Knicks. Le Madison est prêt à rugir pour inverser la tendance.

Dallas/Portland : La clé de la série côté Blazers était de ralentir Dirk Nowitzki grâce à la défense de Gerald Wallace. Il n’en est rien et l’Allemand s’est une nouvelle fois fait plaisir avec 33pts, dont 14 dans le 4e quart. Battre dallas paraît alors bien plus compliqué. Surtout que Jason Kidd s’est mis au diapason et ce diable de Peja Stojakovic a retrouvé ses jambes et sa pate, et les vieux font la nique aux jeunes de l’Oregon. L’ambiance du Rose Garden devra redonner des ailes à l’équipe de Nate McMilan qui faiblit clairement dans le money-time depuis deux matchs.

Orlando/Atlanta : L’élimination pend toujours au nez de cette formation du Magic qu’on ne reconnaît plus vraiment. Ils l’ont emporté et c’est bien là, l’essentiel. N’empêche, le jeu tourne toujours autour d’une seule et unique force : Dwight Howard. Le défenseur de l’année réalise bien des prouesses mais ce style semble si simpliste qu’il paraît difficile d’imaginer Orlando pouvoir remporter la série face à une équipe des Hawks bien plus homogène. Reste des aiglons toujours fébriles quand il s’agit de terminer une rencontre. Contre un Magic peu inspiré, avec l’avantage du terrain récupéré, les Hawks possèdent les clés pour passer. Faut-il encore ne pas se louper à la maison…

Playoffs NBA: Des questions?

15 avril 2011

Les playoffs débutent demain avec une foule de questions en suspens. On fait le tour des principales interrogations.

Des jeunes et des dieux ?

En gros, Chicago et Oklahoma peuvent-ils remporter leur conférence respective ? Pour les Bulls, les chiffres plaident pour eux. Meilleur bilan à domicile, les coéquipiers de Rose auront l’avantage du terrain tout au long des playoffs. Chicago possède également les meilleurs stats inter-conférence (39-13), est invaincu face au Heat (3 victoires) et reste sur un probant succès contre Boston. Le chemin est donc tracé, reste un potentiel offensif limité et une expérience moindre de ce niveau. Des inconvénients largement surmontables mais laissant le doute sur le véritable niveau de ces Bulls en playoffs.

Pour le Thunder, le potentiel paraît peut-être plus grand qu’à Windy City. Durant-Westbrook forment le duo le plus explosif de la Ligue, la raquette est désormais blindée par le Perk’ et le collectif roucoule. Le désavantage d’OKC réside en fait surtout dans son parcours. Le plus difficile de tous les favoris qui les verra croiser des Nuggets survoltés puis vraisemblablement les Spurs et les Lakers. Pour sortir vivant d’un tel parcours, il faudra être costaud.  

Kobe, le rêve se réalise ?

En route pour la 6e. Le défi que Kobe s’est lancé en entamant sa carrière – faire au moins aussi bien que son idole – est en passe d’être remporté cette saison. Si Jordan n’a jamais connu de saison aussi difficile (pire exercice à 62 victoires) lors de son second three-peat, le Black Mamba peut toujours compter sur une aura inégalable au sein de la Ligue. Au complet et en forme, les Angelinos restent les favoris et Kobe le sait bien.
Comme MJ en son temps, Bryant devra donc resserrer les boulons et éviter que ses ouailles ne se dispersent comme en saison régulière. Et briller. Les Lakers restent son équipe et ce sera à lui de dominer les débats face aux jeunes stars montantes ou contre les anciens du Texas.

Que vaut Boston ?

La question la plus délicate de ce début de playoffs. Leur niveau du dernier mois de saison pourrait les laisser partir en vacances dès le premier tour. Mais peu croient pourtant en un succèdes Knicks. La faute à une équipe d’increvables que personne n’oserait plus sous-estimer. L’an dernier, leur 4e spot ne les a pas empêchés d’aller en finale. La fin de saison a été surtout marquée par un manque d’énergie, d’envie peut-être, une certaine lassitude dont Rondo a semble-t-il bien du mal à se défaire.
Mais l’ambiance, le suspens et les rivalités vont raviver l’âme de grognards d’un vestiaire qui ne possède plus des masses de cartes dans sa manche. Et les C’s affichent un bilan positif face au Heat, probable concurrent du 2nd tour. Avec ou sans le Shaq, Boston ne sera pas bon à prendre.

Le roi des losers ?

Si Kobe a la pression face à l’Histoire, Lebron sait qu’il joue une grosse partie de sa légende, cette saison. Parti de Cleveland avec des éliminations récurrentes, il n’a pas fait du Heat la machine de guerre espérée. Il n’a donc plus le choix et doit gagner immédiatement. Un nouvel échec le classerait parmi les losers. En saison, le Heat n’a pas vraiment brillé contre les gros et s’est beaucoup fait critiquer sur son style de jeu.
N’empêche, Lebron reste Lebron et donc le meilleur joueur que cette planète compte. Avec D-Wade, le duo n’a pas de limites et doit passer outre le manque de banc et d’impact intérieur. Ce sera dur, peut-être sale. Mais le règne du Roi doit enfin commencer cet été. Sous peine d’être rapidement comparé à Charles Barkley…

Les Mavericks sont-ils maudits ?

Les Mavs et leur potentiel s’effritant à chaque fois que la pression monte d’un cran. C’est connu, presque attendu. Surtout que Dirk va devoir batailler sévère face à des Blazers transfigurés depuis l’arrivée de Gerald Wallace. Au final, les Mavs paraissent clairement la tête de série la plus en danger lors de ce premier tour. Leur chance ? Portland représente l’équipe maudite par excellence et n’a pas atteint les demi-finales de conf’ depuis près d’une décennie.

N’empêche, Dallas reste bien trop dépendant du seul Dirk et se retrouvera vite en danger si Kidd (36%) et Terry (45%) continuent à construire une maison par match. Maudits pendant leurs belles années, peut-être, mais aujourd’hui, les Mavs – sans Butler – semblent surtout un peu légers et vieillissants.