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Gazette NBA: Cleveland, la honte de la NBA

12 janvier 2011

Quand Carmelo Anthony prouvait qu’il restait un joueur de premier ordre en explosant les Suns à lui tout seul, quand Nick Young passait la soirée de sa vie contre les Kings, quand Turiaf réussissait enfin à mettre des points, quand TP se payait un joli double-double, on pouvait se dire que la NBA avait beaucoup de belles choses à montrer. Mais cette saison, il y a peut-être le pire du pire de toute l’Histoire. Une équipe sans âme, sans leader, sans espoir. Une équipe qui n’a mis que 57 points hier soir, Les Cavs.

 

No way. Pas une seule seconde, les joueurs de Cleveland n’ont réussi à entretenir le moindre suspense. Horrible. Au bout de quatre minutes, les Angelinos mènent déjà 11-2. La soirée s’annonce longue mais ça ne fait que commencer. Seulement 12 unités rentrées en 1er quart, puis 27 à la mi-temps. Pas un match, une purge. Une gabegie de basket, indigne de la NBA. A 30% de réussite aux tirs, sur l’ensemble de la rencontre, les Cavs n’auraient jamais battu une formation de D-League, hier soir. Alors, le champion en titre…

 

A base de « pépérades. » Pour Phil Jackson, la soirée n’a pas du apporter beaucoup d’enseignements tant l’opposition fut inexistante, mais au moins, il a pu apprécier la fluidité collective de son roster. Sept joueurs dépassent ainsi les 10 points, même Kobe n’en rajoute pas avec 13 unités à 5/10. Pau Gasol signe le seul double-double de la soirée avec 13 pions et 14 rebonds et Shannon Brown, lui, s’offre le shoot de la rencontre. Du milieu de terrain, pour terminer le troisième quart. Côté Cleveland? Aucune trace d’un joueur professionnel.

 

Honteux. S’il ne faut pas tirer sur l’ambulance, il reste impossible de passer sous silence cette formation calamiteuse, peut-être pire que les Nets de l’an dernier qui, au moins, avaient vu éclore Brook Lopez. A Cleveland, il n’y a rien à sauver. Onze défaites de suite – 20 sur les 21 derniers matchs – et personne ne peut y trouver à redire tant les joueurs de Byron Scott – qui ne mérite vraiment pas ça! – errent sur le parquet comme des âmes en peine. Varejao ne jouera plus de la saison, JJ Hickson n’explose pas du tout, Mo Williams confirme qu’il ne pouvait briller qu’avec Lebron à ses côtés et Antawn Jamison fait des stats – sauf hier – mais ne parvient pas à s’affirmer en tant que leader.

 

Boule de cristal. Dan Gilbert, le proprio, devrait changer de voyante. Avant que la saison ne débute, il avait affirmé que sa franchise remporterait une bague avant « Lebron James, le traite! » Bon, Miami n’a encore rien gagné mais pointe en tête de la conférence pour une symétrie toute trouvée puisque Cleveland s’accroche à l’ultime place. Les Cavs n’ont jamais digéré ce départ, ne le digéreront jamais. La faute à un système unique, autour du King, pendant trop d’années. A tel point, que le staff de Cleveland a refusé de partager le même hôtel que le Heat, aussi présent à L.A pour affronter les Clippers. Depuis le temps qu’il réclamait du soutien, Lebron doit quand même se dire qu’il a fait le bon choix.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Ronny Turiaf se fait plaisir contre Portland avec 19pts et 10rbds…Nico Batum ne plante que 13 unités…Nick Young signe son carton de la saison avec 43 pions, facile c’était face aux Kings…Tony Parker s’amuse des Wolves avec 13 caviars…Carmelo a toujours la tête au basket et enfonce un peu plus les Suns avec 28pts et 10rbds…Milwaukee n’a pu jouer à Atlanta, pour cause de mauvais temps…Brandon Jennings – selon George Eddy – pourrait déclarer forfait pour le Slam Dunk Contest…Allen Iverson, après son meilleur match de l’année, s’est blessé au mollet droit et sera arrêté de 6 à 8 semaines…Andre Iguodala, lui, rejoue mais n’a toujours pas de shoot, 0/7 pour 1pt et la défaite, Welcome back A.I…

 

Et pour demain?

Pas de gros match, cette nuit, mais tout de même des Mavs qui se déplacent à Indiana. Toujours privés de leur leader allemand, les Texans restent sur deux revers de rang et avancent donc à vue. Reste un Jason Kidd toujours en forme qui aura fort à faire pour contrer la vitesse de Darren Collison. A suivre aussi, le duel de pistoleros entre Jason Terry et Danny Granger ou celui des contreurs mettant aux prises Tyson Chandler et Roy Hibbert.

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Gazette NBA: Le retour du roi

3 décembre 2010

Pas la peine de regarder les fous de la gâchette d’Oakland et de Phoenix, l’important était ailleurs, hier soir. Cleveland, centre de la planète orange pendant une soirée. Lebron de retour sur ses terres, face à une foule des plus hostiles. Ambiance révoltée, haine affichée, pancartes marrantes, jeux de mots foireux…James a mangé sévère dans les tribunes. Mais il a tout de même adressé la meilleure des réponses: celle du parquet.

La haine. T’es parti, alors ne reviens pas! En gros, le message des fans de Cleveland est clair. Tout ce qu’ils ont mis en amour, affection et passion pour leur roi, ils l’ont transformé, en un été, en haine viscérale et indéfectible pour ce traître. Passer de « Witness » à « Quitness », les pancartes les plus originales de la saison étaient toutes de sortie, hier soir. Un seul destinataire: Lebron. On est encore loin de la banderole anti-ch’ti mais dans le paysage très chaleureux et enfantin de la NBA, ça fait son petit effet. Lebron ne sera plus jamais le bienvenu à Cleveland.

Les Cavs sous pression. Malheureusement pour le public, la pression n’agit pas de la même façon sur tout le monde. LBJ, image de marque oblige, s’est efforcé à paraître le plus détendu possible. Dur de dire la même chose des ôtes. Les nouveaux hommes forts de Cleveland se sont tous troués dans les grandes largeurs. Hickson plante 6 points, Varejao 4, Mo Williams 11 et Jamario Moon – remplaçant poste pour poste le King – n’en met que 2. Bref, pour qu’il y ait vraiment débat, que la rivalité soit palpable sur le parquet, il aurait fallu une équipe de Cleveland au top. Ce fut tout sauf le cas, hier soir. Les hommes de Byron Scott finissent avec un piteux 35% aux shoots.

Duo accordé. En fait, de toute cette soirée, l’info la plus importante reste certainement les matchs quasi-parfaits et conjugués de D-Wade et de son pote James. Quand les deux lascards évoluent à un tel niveau, Miami est immédiatement l’équipe que tout le monde craint. Seulement 3 balles perdues à eux deux – toutes pour Flash – deux excellents pourcentages, un Wade à portée de fusil du triple-double et un Lebron « façon Cav » à 38 points, 8 passes, 5 rebonds. Ensuite, c’est tout le monde qui retrouve son basket, Jones terminant à 18 unités et Bosh à 15.

Même dynamique. il ne faut quand même pas s’enflammer sur ce succès de près de 30 points d’écart. Miami confirme juste la tendance d’écraser les petites équipes et de se trouer face aux cadors. Il n’y a qu’à regarder les derniers matchs pour s’en convaincre. Victoires face à Washington, Detroit et donc Cleveland. Défaites contre le Magic et les Mavs. Bref, le Heat reste une déception et il faudra bien plus qu’une branlée filée aux Cavs pour changer cela. Côté Cleveland, c’est dur puisqu’ils restent sur deux revers consécutifs à la maison et qu’ils partent pour trois rencontres à l’extérieur. Surtout, il n’y a toujours aucun leader qui ressort du collectif, les intérieurs ne parviennent pas à s’imposer, Mo Williams est sur courant-alternatif et Jamison se morfond sur son banc. Dur.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

Joe Johnson souffre du coude et sera absent des parquets pendant deux mois…Blake Griffin et Landry Fields ont été élus « Rookie du mois » de leur conférence respective…Une arrestation tout de même, à Cleveland, quatre expulsions de la salle et douze t-shirts confisqués…Monta Ellis claque 38 points à la défense des Suns…David lee retrouve ses jambes avec 25pts et 8rbds…Mais le boss s’appelle Steve Nash, le canadien se ballade toute la rencontre pour 16 caviars et 13 points…Turkoglu est définitivement sorti du cinq majeur…Et Grant Hill prouve qu’il peut bien jouer jusqu’à quarante ans, il termine hier soir, avec un 9/11 aux tirs pour 25 points…Andrew Bynum manque à Pau Gasol, l’Espagnol se plaignant d’être fatigué, il a dû démarrer trop fort…Gros deal en perspective? Possible entre les Wizards et le Magic où Vince Carter et Rashard Lewis pourraient rejoindre la capitale, Gilbert Arenas et Andray Blatche feraient alors le chemin inverse…Reste à convaincre D.C car le trade paraît peu équitable mais bon…Cholet ne réalise pas l’exploit et ne tient qu’un quart-temps à Barcelone, la qualification reste à portée.

 

Et pour demain?

Du gros match, ce soir! Un beau choc à l’Ouest entre Dallas et Utah, le déplacement des Knicks à la Nouvelle-Orléans pour une opposition de style forcément intéressante, une nouvelle sortie du Monstar Griffin contre Denver, un match presque capital des Lakers – après quatre défaites de rang – face aux Kings de Sacramento et les Hawks qui vont jouer sans leur leader, contre les 76ers. Mais l’affiche du soir mettra aux prises les Bulls et les Celtic’s. Déjà, car la première confrontation de la saison fut épique – victoire de Boston après prolongation – et qu’il s’agit presque de jouer la suprématie de la Conf. Aussi, les Bulls viennent de se faire désosser par le Magic et doivent absolument se reprendre face à un gros. Carlos Boozer – nullissime lors de sa première sortie – aura de quoi prouver sa valeur contre Kevin Garnett qui se fera une joie de le recevoir et le duel Rondo/Rose vaudra obligatoirement le détour! A ne pas rater!

Cleveland n’a pas compris…

17 avril 2010

L’an dernier, les Cavs terminèrent la saison régulière avec le meilleur bilan de toute la ligue, James glanait son premier titre de MVP et Mike Brown fanfaronnait après deux sweeps consécutifs pour débuter les play-offs. Un leurre. Un vrai de vrai car Cleveland s’est crashé avant la finale, pourtant le seul résultat acceptable pour King James. La faute à qui ? A quoi ? A une équipe qui se la joue rouleau-compresseur contre les nabots mais qui n’est jamais parvenue à hausser suffisamment son niveau de jeu pour se sortir des griffes d’un vrai concurrent : le Magic. Des Floridiens qui montrèrent des valeurs tellement plus collectives et bien plus clutch que les Cavs, méritèrent largement leur qualification. Lebron s’en est allé, une nouvelle fois sans couronne. Cette saison, du coup, les hommes de Mike Brown se devaient de prouver qu’ils avaient compris, retenu leur leçon. Surtout avec les apports conjugués du gros Shaq et d’Antawn Jamison. A la veille du début des play-offs, pourtant, rien n’indique que tel est le cas. Loin de là même si l’on en juge la fin de saison des deux leaders de la conférence Est. Du côté de chez Mickey, Howard et ses ouailles terminent sur une série de six victoires, dont une sur Cleveland (9-1 sur les dix derniers matches). Stan Van Gundy et sa moustache peuvent ainsi se féliciter de terminer à seulement deux succès des Cavs, avec le second bilan de toute la ligue, devant les Lakers. Mike Brown lui, peut se targuer…de quatre défaites de rang pour finir. Certes, ça n’a rien changé au classement, ni à l’impressionnante saison de Lebron James. Mais tout de même, le message est clair. En s’inclinant consécutivement face à Chicago, Indiana, Orlando et Atlanta, Cleveland a montré de réels signes de faiblesse. Point commun de cette série catastrophe ? L’absence de James. Ou comment ne pas se rendre à l’évidence : sans son MVP, Cleveland aurait certainement lutté pour décrocher une place dans les huit premières formations de l’East. Un comble pour le grandissime favori de cette saison. Mais les faits sont là et inquiètent. Si James a l’habitude de hausser encore d’un ou deux crans son niveau durant les phases finales, ses coéquipiers – Mo Williams en tête – ne peuvent en dire autant. Les Cavs sont donc toujours « James-dépendant. » Une faiblesse quasi rédhibitoire en cas de matches serrés – et il y en aura ! Mike Brown n’a donc pas compris que son job ne consistait pas (seulement) à mettre son joyau dans les meilleures conditions possibles, mais bien à créer un collectif viable et consistant autour de lui.