Still love this game?


Une grève au mépris du public est en marche…We still love this game?

Rester fan ? Au foot, un Qatari rend n’importe quel club sexy et attractif, quand le vélo ferme les yeux sur un contrôle antidopage positif puisqu’il s’agit d’Alberto Contador…Le sport moderne a cela de pourri : l’argent dépasse tout. Autant l’intérêt sportif que la santé des athlètes. Et on ne parle même pas de l’intérêt que portent les pros au public… La NBA en est la parfaite illustration.

En réponse à des salles se vidant, les dirigeants choisissent de fermer boutique. Etrange politique pour la cote de popularité de la Ligue. Mais ils s’en foutent, les moutons remplissant les salles reviendront bouffer des seaux de pop-corn, ils en restent persuadés. Pareil pour les joueurs et leur habituel « Je ne remercierai jamais assez mes fans. » A gerber. Ils défendent leurs millions, ils défendent leurs acquis au détriment de tout le reste. Etre fan, c’est fermer les yeux et accepter de supporter ce type de personnages, tolérer un système de milliardaires pathétiques, de caprices de starlettes et de « têtes pensantes » nous prenant vraiment pour des bovins.

Faut se le dire, le sport n’est plus qu’un spectacle, les sportifs des intermittents courants après leur cachet, les proprios des producteurs véreux prêts à tout briser pour quelques dollars de plus. Si tout le monde le sait pertinemment, le lock-out met tout cela en lumière : les escrocs avides ne peuvent plus se planquer derrière leur « amour du sport. » Du chiqué.

Alors, faut-il rester fan ? Ce qui a attrait à l’émotif ne se commande pas de toute façon. Mais ne pas sentir un relan de gerbe monter au moment où tout reprendra, ça ne sera pas évident pour tout le monde. Surtout, celui qui se fend d’une centaine de dollars pour mater le LeaguePass. Surtout pour celui qui bouffe des pates pendant trois semaines pour emmener ses mômes au Staples Center. Surtout aussi, pour tous ceux – employés de ménages, sécurité, journalistes, soigneurs, etc… – qui vont se retrouver sur la paille, sans boulot pendant que les friqués s’étriperont par avocats interposés.

L’élite bouffée par l’argent contre la populace, bien plus nombreuse mais bien plus faible aussi. Et méprisée. Le combat se retrouve un peu partout, dans tous les secteurs économiques. Le sport en est un aujourd’hui. Comme les autres. Le but reste donc de faire du fric. Toujours plus de thunes. Ça dégoutte un peu d’être confronté partout à ce même principe vénal et immoral.

We (still) love this game. Le problème étant qu’aussi pauvre ou dans la merde que l’on soit, la passion ne se commande pas. Être fan, c’est en soi et même une grève injuste, bête et méchante ne saurait éteindre cette flamme ravivée à chaque fin de mois d’octobre. Alors, beaucoup y retourneront. Mais gardons à l’esprit la réalité des choses : le public est clairement ignoré par la Ligue, dirigeants et joueurs. En période de grève comme en pleine activité, nous ne représentons que de simples tiroirs-caisses.

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