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Kobe dans la first team ?

13 mai 2011

kobe bryant

Les meilleurs cinq de la NBA ont été dévoilés hier soir avec Kobe Bryant en titulaire. Nowitzki et Wade le méritaient pourtant bien plus…

Stats en baisse. Avec 25.3pts par match, le mamba n’a jamais si peu scoré que cette saison, depuis 2003-04. Au niveau de l’évaluation générale (21.4), il s’agit simplement de sa plus faible production depuis la saison 98-99. Les chiffres exacts donnent ceci : 25.3pts à 45.1%, 4.7ast, 5.1rbds, 1.2stl, 3to.
Le bilan collectif des siens a également baissé puisque les Lakers n’ont terminé que seconds de leur conférence, à égalité avec Dallas. Kobe n’a pas été bon – du moins, comparé à ce qu’il sait faire – cette saison, il ne mérite pas d’être parmi les cinq meilleurs joueurs de l’année.

La concurrence en mode. Si injustice il y a, c’est que les candidats au premier cinq NBA étaient connus et nombreux. Les deux principaux oubliés sont ainsi Dirk Nowitzki et Dwyane Wade. Deux joueurs encore en course pour le titre. A l’inverse de Bryant. Niveau évaluation, l’Allemand (23.5) comme le Floridien (24.8) dominent l’angelino. Si les deux joueurs ont aussi connu une baisse statistique comparé à l’an dernier, le contexte était différent que celui des Lakers qui n’ont rien changé.
A Miami, la création du Big Three aurait pu éteindre Flash mais le numéro 3 est resté le boss en ville avec des chiffres quasi-inchangés (25.1 d’éval l’an dernier). Pour Dirk, ce n’est tout de même pas de sa faute si ses Mavs tournent mieux cette année ! Avec une marque mieux répartie, l’Allemand s’est seulement ajusté, ne gâchant plus rien (51.7% aux shoots). Statistiquement, le Heat et le Texan sont devant.

Le collectif ne compte plus. Les équipes ont été données hier. Il est donc impossible de passer outre le contexte actuel d’un champion au tapis, balayé par des Mavericks au top. Forcément, Kobe a la gueule du loser en ce moment tandis que Dirk – une fois n’est pas coutume – a enfilé le costume de winner. Et même sur la saison régulière, les Lakers affichent un bilan à 57 victoires, soit une de moins que le Heat et à égalité avec la franchise de Mark Cuban.
Bref, hormis l’aura et un certain respect de la Ligue pour maillots vendus, rien ne justifie la présence de Bryant dans la All-NBA First Team. Dirk permettait d’aligner une équipe équilibrée avec un vrai 4 aux côtés de James et Durant. Wade devait être récompensé pour son adaptation réussie à un nouveau style de vie. Injuste.

Autres dingueries. Ces élections ne servent qu’à avoir des trucs à dire au moment d’introniser un joueur au Hall-of-Fame et…à discuter ! Alors, discutons ! Chris Paul se retrouve derrière Russel Westbrook, bizarre… CP, c’est l’âme des Hornets, la seule et unique raison de leur 7e place à l’Ouest. Paul, c’est aussi une plus belle adresse (463.1% contre 44.2% pour le Thunder), plus d’interceptions (2.3 contre 1.9), plus de passes (9.8 contre 8.2), moins de balles perdues (2.2 contre 3.9) et un vrai tempérament de leader. Bref, Paul est un meilleur meneur que Westbrook. Sauf selon la NBA.
De même, comment mettre Pau Gasol devant Zach Randolph ? L’un a un statut de champion qu’il est bien incapable de justifier. L’autre est le leader de l’équipe la plus excitante de cette post-season. Ya pas de justice…

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Playoffs NBA : Ce que l’on sait

12 mai 2011

Les finales approchent sans les Spurs, Celtics et Lakers. Les choses ont changé.

Next Gen. Depuis 1999, jamais une finale NBA ne s’était déroulée sans Duncan, Shaq ou Kobe. Un trio qui a trusté à peu près tous les titres de la dernière décennie (mis à part Boston en 2008). Cette année, ces trois lascars sont déjà en vacances alors que les petits jeunes du Heat, des Bulls et du Thunder ont encore du taff.

Tous à l’Ouest ! Si Chicago passe, le 1er et le 2nd s’affronteront à l’Est. Pas de surprise donc. Au contraire, à l’Ouest, la finale de conf’ peut encore mettre aux prises le 3e face au 8e… Une belle surprise et quelques parieurs qui se paieront de jolies vacances. La magie des playoffs est revenue, les Lakers ne tuent plus le suspense.

Les Mavs se cachent. Dallas a infligé un sweep au double-champion en titre. Même l’écrire  reste surprenant. Faut s’y faire, la bande à Dirk est maintenant favorite pour retrouver les finales. Un truc de malade quand on connaît le passif de cette bande de losers. Mais sans pression, sans attentes démesurées et avec un super collectif, les Texans viennent de rosser Blazers et Lakers. Le tout sans faire trop de bruit. Pourvu que ça dure, l’Allemand adore le calme.

Superman doit s’envoler. C’est mort ! Dwight Howard a beau clamer son amour pour Orlando et les fans du Magic, le meilleur pivot de la planète ne peut stagner entouré de branques. Le soleil ne suffit plus au bonheur de l’homme-montagne. L.A est une destination toute trouvée. N’en reste pas moins que pas mal de franchises tenteront leur chance. Qu’il fasse comme tout le monde, qu’il forme un big three ! Avec Chris Paul ?

Les Rose de Chicago. D’accord, Miami se repose sur la traction arrière James-Wade mais les Bulls, c’est carrément du solo depuis le début de la saison. Bizarre que cette équipe ne pouvant exister sans son MVP, Derrick Rose. Le problème étant qu’un homme seul n’a jamais rien gagné en NBA.

Lebron, le meilleur. Ils lui ont piqué son titre. Le MVP s’appelle Derrick Rose mais le meilleur joueur du monde se nomme bel et bien Lebron James. Si quelqu’un en doutait encore, la série contre Boston l’a prouvé. Le King aura un compte à régler contre le meneur surdoué. La suprématie ne se partage pas.

Kobe s’excuse. Quand l’homme le plus fier de la planète orange s’excuse, il faut écouter. Ecouter et retenir car cela n’arrivera plus. Bryant reviendra plus fort que jamais, plus concentré, plus intransigeant. Plus fort… En perdant, il ajoute une ligne plus humaine, moins froide à sa légende. Une péripétie mais pas une fin. Quelque soit le roster du Mamba, les Lakers seront très dangereux l’an prochain.

Gagner rend beau. Et oui, on adore les winners ! La plèbe est aisée à contenter, suffit d’enchaîner les succès ! En résumé, voilà la saison du Heat. Enfouie sous un tas de critiques, l’équipe d’Erick Spoelstra a fait le dos rond, taffé son jeu et s’est fixée l’objectif d’arriver fin prête pour les playoffs. C’est réussi et d’un coup, les fans se montrent bien plus nombreux et démonstratifs qu’en début de saison.

Playoffs NBA: en bref

12 mai 2011

Le Thunder a repris l’avantage, Doc Rivers reste, Kobe s’explique, Diamantidis trône…

Le grizzlie en manque de sucre. Fatigués. Les Grizz’ n’ont pas lutté hier soir, préférant jouer leur vie à domicile et tenter l’exploit dans un Game 7. Ce ne fut donc pas le match de l’année mais le Thunder s’impose et n’est plus qu’à un succès de la finale de Conférence.

Le Mamba n’était pas là. A cause de ses soucis au genou, Kobe Bryant n’a pu participer aux entraînements collectifs des siens. Une faute pour un leader de sa trempe, le Mamba le sait et l’a reconnu : « Ca m’ennuie. Ils savaient qu’elle était la situation avec mon genou. Nous en avons parlé. Mais ça m’ennuie vraiment car je n’étais pas capable d’être à leur côté chaque jour. »

D12 ne lit plus le journal.  « Je dis juste qu’il faut arrêter d’écrire des articles stupides. Ce ne sont pas eux qui influenceront ma décision. Ils n’en savent rien et je ne veux pas que les fans les croient. J’aime ma ville. » Les fans des Lakers n’ont même pas pris le temps d’écouter…

Joue-la comme Butler. « Caron, juste en étant là chaque jour et en faisant ce qu’il fait, est une source d’inspiration incroyable pour nous tous(..)Il avait pris sa rotule et l’avait remise en place de 10 cm. Quand vous voyez un gars faire ça et être capable de sortir du terrain en marchant, vous voyez quelque chose que vous êtes sûrs de ne pas voir tous les soirs. Ça a insufflé une énergie dans notre équipe », Rick Carlisle.

JJ l’inconscient. Après avoir failli se faire décapiter, JJ Barea se montre compréhensif envers son bourreau Bynum : « Je crois que ça pourrait arriver à n’importe qui de faire une telle faute. » En espérant qu’Ibaka ou Randolph n’étaient pas devant leur télé…

DD est grand. Déjà MVP de la saison, Dimitris Diamantidis a planté 16 points, filé 9 passes et pris 5 rebonds en finale de l’Euroligue. MVP du match aussi donc. Champion d’Europe également avec le Pana, victorieux du Maccabi (78-70). Une semaine avant, le Grec était élu meilleur défenseur de la compétition. Le taulier.

Le tracteur à l’arrêt. En compétition avec Oliver Miller pour le plus gros popotin de la NBA, Robert Traylor – drafté en 1998 – s’est éteint. Le « tracteur » a joué plus de matchs NBA entre les Bucks – qui l’ont chopé le jour de la draft contre un certain Dirk Nowitzki – les Cavs et les Hornets – de Charlotte – Traylor fut surtout un role-player. RIP.

Lakers : Avis de décès

10 mai 2011

Pau Gasol doit dégager. En substance, le message de la plèbe de L.A a été clair. Après, l’Ibère n’est pas seul responsable. Aucun angelino ne peut nourrir la moindre certitude pour l’an prochain.

Au bout du Phil… A voir le manque d’investissement général des Lakers à Dallas, il est clair que le Zen Master avait lâché l’affaire. On ne peut tirer sur le meilleur stratège de l’Histoire mais le départ du moustachu tombe à pic pour reconstruire. Il avait invité ses mômes pour le Game 4, le signe qu’il sentait bien que ce serait sa dernière. Même le coach était résigné.

Shaw must go on. Membre du dernier threepeat, Brian Shaw est le successeur désigné. Fidèle de la maison Laker, ce grand pote du Shaq devrait arriver avec un discours plus laborieux et rigoureux que Jackson. Sûrement la mentalité adéquate pour relancer une équipe qui manque d’allant. Ça ne sera tout de même pas simple de gérer Kobe en passant après la plus grande légende de l’Histoire de la Ligue.

Gasol doit partir. Ça sentait la mouise depuis le début des playoffs. Selon la rumeur, une histoire de fesses – rupture du couple Gasol avec Mme Bryant en anguille sous roche – aurait anéantie toute envie chez l’Espagnol. Sportivement nul, Pau a montré ce que ses détracteurs pensent depuis toujours. Le pivot brille quand le collectif le lui permet mais ne sait se sortir de l’ornière si l’équipe est dans un mauvais jour.
Pas un leader, en somme, un lieutenant qui n’est plus le bienvenu dans le locker angelino. N’empêche, sa valeur marchande reste réelle mais à 31 ans – en juillet – les Lakers devront peut-être le brader. Pas sûr qu’il intéresse le Magic…

Bryant n’est pas MJ. Il va avoir 33 piges et encore le temps de rattraper son idole en nombre de bagues. Peut-être mais la faillite de SON équipe restera son échec personnel le plus retentissant. Comme en 2008 – face à Boston – Bryant quitte la scène sur une rouste monumentale. Incapable d’élever son niveau de jeu ni de mettre la pression sur les siens, Kobe a échoué dans son rôle de leader. Lui restera, c’est certain mais son désamour envers Gasol et sa propension à s’isoler du groupe doivent disparaître. Si le Mamba souhaite encore briller avant la retraite.

Quid de Bynum ? Dur de s’en prendre à un pivot qui ressemble à s’y méprendre à l’arme fatale des prochaines années. Mais son corps en sucre reste un souci majeur pour toute équipe voulant en faire son go-to-guy. Reste qu’Andy paraît la meilleure monnaie d’échange pour D12 – avec Odom ? – et le Magic pourrait donc bien se laisser tenter. Bynum à L.A, c’est peut-être fini…

Et les autres ? Ca va quand même être difficile de virer tout le monde. Fisher a trop donné pour être éjecté mais il faut aux Lakers un vrai titulaire au poste de meneur. Du coup, Steve Blake et Shannon Brown pourraient bien aller voir ailleurs, personne ne devrait s’en plaindre. Surtout, ce sont Ron Artest et Matt Barnes qui semblent sur la corde raide.
Sensés être des chiens de garde absolus, les deux cas sociaux ont surtout brillé par leurs shoots ratés et n’ont fait que manger des tirs primés sur la tête, à Dallas. Ces deux-là ne servent à rien. En les joignant à Gasol, les Lakers pourraient peut-être trouver preneurs…

So ? Le chambardement semble obligatoire. Un peu comme à Boston ou San Antonio, une génération arrive à son crépuscule. Les Lakers ont historiquement, toujours su réagir –  draft de Kobe, arrivée du Shaq, trade de Pau Gasol – mais la franchise possède la plus grosse masse salariale de la Ligue et une flopée – Artest, Bryant, Gasol, Odom, Fisher – de trentenaires. En outre, la plupart a resigné l’été dernier.
La perspective d’une baisse du salary cap imposé par la Ligue après les négociations estivales laissent une marge de manœuvre plus que minime aux pourpres et or. Jerry West – l’architecte du dernier threepeat – n’est plus en place. A Mitch Kupchack de se montrer à  la hauteur d’une franchise qui ne respecte que la victoire.

Playoffs NBA : la fin des Lakers ?

5 mai 2011


Menés 2-0 avec les deux prochains matchs à jouer à Dallas, Los Angeles est au bord du précipice. Le pire dans tout ça étant encore le niveau de jeu indigne du double-champion.

Dallas a grandi. Aller chiper la première manche était déjà une belle avancée en vue de la qualification. Mais il ne s’agissait alors que d’un hold-up un brin inespéré. Hier soir par contre, Dallas a dominé les Lakers de la tête et des épaules. Plus collectifs, plus travailleurs, plus rigoureux, plus adroits, les Texans ont mangé le champion sur tous les tableaux.
Au centre de tout, Dirk (24pts à 9/16, 7rbds) le magnifique bien sûr mais aussi un Jason Kidd (10pts, 6pds) renaissant et un JJ Barea sorti du chapeau pour claquer 12 points et surtout empêcher le retour des Angelinos en 3e quart. Les Mavs impressionnent dans la constance et la qualité de leur jeu.

Panique à L.A. Jamais telle situation n’avait été connue depuis quatre ans dans la Cité des anges. La bande à Kobe a toujours eu de la marge sur la concurrence de l’Ouest. Mais cette saison, Pau Gasol est aux abonnés absents, l’Ibère termine à seulement 13 unités à 5/12 et 5 fautes. Son manque d’agressivité criant et une incapacité à élever son niveau de jeu dans les moments chauds plombent les Lakers. S’il n’est pas le seul responsable, il reste également incapable de gêner Nowitzki et son adresse diabolique. Aussi, le banc – habituelle force des équipes de Jackson – n’offre quasiment aucune solution viable. Odom ne plante que 6 pions pour 12 au total de la part du second unit. Le banc des Mavs en met 30.

Kobe pas au mieux. Seul Andrew Bynum semble évoluer à son véritable niveau. Ça fait peur donc car même Kobe Bryant ne brille pas. Le Mamba met bien 23 points mais à seulement 9/20 aux tirs. Pourtant, le collectif balbutiant de L.A a bien besoin de son Mamba des plus mordants. Ce n’est malheureusement pas le cas et même son aura semble en avoir pris un coup. Jamais auparavant, on avait assisté à une telle résignation de la part des Lakers. L’autorité et l’ambition communicative de Kobe n’entraînent plus tout son groupe.

Naufrage collectif. 2 tirs primés pour 20 tentatives. La construction d’un nouveau building a eu lieu hier soir en plein Staples Center. Ron Artest (1/4) se faisant piquer le poste de maçon en chef par Steve Blake (0/5) tandis que Kobe (1/5) et Fisher (0/2) s’occupaient des finitions. Même aux lancers-francs (11/20), le double-champion s’est amusé à balancer du caillou.
Dans le champ, ce ne fut guère mieux avec un piteux 41% de réussite. Bref, rien n’est rentré pour la bande à Jackson. L’illustration parfaite d’un collectif perdu.


Finish-it. Le coup du serpent, façon Mortal Kombat ! Voilà ce vers quoi doivent tendre les Mavericks. Les Lakers sont dans les cordes mais tant qu’il bat, le cœur du champion peut soulever des montagnes. Aux Texans donc de finir le boulot à la maison. Vu le niveau proposé par les hommes de Rick Carlisle, cela paraît tout à fait possible.
Évidemment, les doutes ne portent en rien sur les performances sportives mais bien sur les capacités mentales des deux adversaires. Les Lakers restent les maîtres des retournements de situation, Kobe ne se laissera pas sortir sans combattre et l’orgueil d’une invaincue à l’Ouest depuis trois saisons parlera. A Dallas d’oublier tout ça et de poursuivre ce qui est fait depuis deux rencontres : du beau basket.

Playoffs NBA : Les previews du soir

26 avril 2011

Los Angeles n’a pas le choix et doit rabattre le caquet de ces insolant frelons. Mais Kobe n’est pas à 100%…

Indiana/Chicago : Derrick Rose sera bien présent. Le voir en béquilles, zappé le shooting du matin, n’invitait pas à l’optimisme mais le leader des Bulls devrait bien être en tenue. Chicago a tout intérêt à finir la série dès ce soir pour s’éviter un autre match. Pour cela, il va falloir arrêter de laisser les Pacers prendre une avance conséquente et se mettre à jouer avant l’ultime quart. Les Bulls en sont évidemment largement capables et coach Thib’ ne se fera pas piéger deux fois. Ça peut se finir ce soir…

Atlanta/Orlando. Un bon match. Voilà ce que doit réclamer Stan Van Gundy à ses extérieurs. Pour le moment à part Nelson, personne n’a encore répondu présent pour épauler Dwight Howard. Arenas a parlé à son coach, l’a convaincu de le laisser jouer mais faut-il lui faire confiance ? Pas vraiment. Si réveil il y a, il doit être l’œuvre de Turkoglu. Autant dire que ce n’est pas gagné. Menés 3-1 devant leur public, les Floridiens ont une énorme pression sur les épaules mais Atlanta n’est pas vraiment spécialiste des matchs chauds non plus. Allez, une pièce sur l’Agent-zéro tout de même pour voir un match supplémentaire dans cette série assez moche mais plutôt serrée.

Los Angeles/New-Orleans : Les matchs à ne pas perdre, les Lakers ne les perdent jamais. On pourrait s’arrêter là mais Kobe a une cheville en moins, Pau Gasol est pâle comme un linge, Odom est branché sur courant-alternatif, Fisher a enfin vieilli et Chris Paul sera encore là ce soir. Le piège tendu par les Hornets repose essentiellement sur le micro-meneur. Si aucun angelino ne parvient à le contrôler, le Staples pourrait bien chavirer. A moins que Kobe…

Gazette NBA: 3 de suite pour les Lakers!

1 décembre 2010

Boston écrase Cleveland, Orlando se paie les Pistons et New-York remporte le derby. Rien d’anormal jusqu’ici sauf côté Lakers où les champions encaissent un troisième revers consécutif, à Memphis. Une bévue qui ressemble à un mini-séisme du côté d’Hollywood.

Triplé. Depuis l’arrivée de Pau Gasol en ville, les hommes de Jackson n’avaient lâché qu’une seule fois trois matchs de suite. C’est donc une série très difficile que sont en train de vivre les champions en titre. Surtout, Indiana et Memphis n’appartiennent pas vraiment à la même catégorie et le Jazz comptait jusqu’à 18 points de débours. Bref, l’impressionnante maîtrise de L.A a pris un brin de plomb dans l’aile ces derniers jours, rendant du coup cette franchise un peu moins écrasante de supériorité.

Défendre comme un ours. Facile pour des grizzlies mais c’est bien cela que doivent faire tous les adversaires des Lakers. Tenter par n’importe quel moyen de faire baisser le pourcentage de Kobe, gêner au maximum Gasol et prier pour que personne d’autre ne réalise le match de sa vie. Memphis y est quasiment parvenu, hier soir, laissant un Bryant à 9/25 aux tirs (29pts tout de même) et l’Espagnol à seulement 15 unités. La figure emblématique de cette implication défensive est évidemment Rudy Gay, terminant la partie avec six contres au compteur dont celui de la gagne sur le dernier tir d’Artest.

Le Fish prend l’eau. Il faut défendre comme un mort de faim mais faut pas lésiner sur l’attaque non plus pour abattre le mammouth, glouton de victoires. Du coup, Mike Conley s’est senti obligé d’enfiler le pyjama de Superman. Une fois n’est pas coutume, il termine meilleur marqueur avec 28 points et un presque parfait 10/13 aux shoots dont 4/5 derrière la ligne. Il plante un tir primé primordial dans les ultimes secondes. Juste lâchera-t-il la gonfle, offrant une dernière occasion aux Lakers. Mais comme il s’agissait d’une soirée où tout souriait au meneur, ce fut sans conséquences…

Artest, pas clutch, pas cool. Tout ceci n’aurait pu être qu’un mauvais passage pour L.A qui – comme d’hab – allait s’en sortir grâce à un buzzer beater aussi injuste pour l’adversaire que surhumain. Mais voilà, Artest va encore entendre parler du pays et se faire souffler dans les bronches. Il a manqué. Surtout, Kobe devait prendre ce tir. Serré de près, il file la balle à son coéquipier fêlé – juste avant de retomber au sol avec la balle en main – mais a encore un tout petit peu de temps pour la récupérer et faire taire la salle. Mais « Ron Ron » balle en mains, n’entend plus rien, il feinte, il tir, se fait bâcher et perd le game. Furieux, Kobe le regarde avec un peu de désespoir. Mais le mérite en revient largement aux Grizzlies qui ont parfaitement joué le coup sur cette dernière défense.

Moins serein. L’an dernier, les Lakers avaient passé toute la saison en tête de l’Ouest sans que jamais leur hégémonie ne soit remise en question. C’est pourtant déjà le cas, cette saison. Avec cinq revers, la franchise de Phil Jackson ne pointe qu’à une pâle quatrième place. Rien d’alarmant tant le classement reste très serré mais les Angelinos vont peut-être devoir apprendre le quotidien d’une équipe vivant au sein du peloton et non une tête au dessus de la mêlée des prétendants. Ils comptent déjà trois défaites de plus que les Spurs.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

« Mr double-double » voit triple, Tim Duncan réalise le 3e triple-double de sa carrière avec 15pts, 18rbds, 11pds…Avec 37pts, Danny Granger cartonne de bien pauvres Kings de Sacramento…Amare Stoudemire est sur la même lignée avec 35 unités et des Knicks au bilan positif…David Lee n’a pas trop apprécié de se faire dunker dessus par Jefferson…Dennis Rodman est nominé pour entrer au Panthéon NBA…Batum sort du banc et se troue complètement avec 2 points et une 4e défaite de suite pour les Blazers…Brook Lopez sort du bois et plante 36 pions…Rodrigue Beaubois est sur le chemin du retour… en D-League…

Et pour demain?

Miami reçoit Detroit. Pas vraiment un choc vu le classement des deux équipes mais le Heat reste à surveiller de très près tant on en parle après chacune de leur sortie. Côté Detroit, les playoffs semblent déjà bien loin même s’ils ont montré plutôt de belles choses défensivement, hier face à Howard. N’empêche, on matera avec attention le dunk de Lebron sur la tête de T-Mac. Ce dernier ayant déjà lancé les festivités, jugeant « catastrophique » le duo Wade-James. Les intéressés ont du apprécier.