Posts Tagged ‘Sixers’

Playoffs NBA: Les previews du soir

27 avril 2011

Le Heat peut finir ce soir, San Antonio voudra sauver sa peau et le Thunder a une revanche à prendre.

Miami/Philadelphie: Ca semble joué d’avance pour le Heat. Dans leur salle, les Floridiens n’ont pas vraiment de pression et semblent supérieurs à leurs adversaires. N’empêche, les Sixers sont l’équipe contre laquelle aucun relâchement n’est pardonné. Alors attention tout de même du côté des Three Amigos qui doivent rester focus. Boston, c’est la semaine prochaine!

Oklahoma/Denver: Fin de match compliquée lors du Game 4. Après la claquette de Perkins lors du 1er match, c’est une faute de Kenyon Martin qui aurait pu être sifflée sur le shoot de la gagne. Du moins, Westbrook en est intimement persuadé. Mais personne ne se plaint de pouvoir assister à une joute supplémentaire entre deux formations tournées vers l’offensive. Surtout que maintenant, ça sent le souffre! A Oklahoma de prouver. Prouver qu’ils ont bien grandi, qu’ils savent finir le job. A domicile, la route semble toute tracée, Kevin Durant ne devrait pas laisser passer sa chance.

San Antonio/Memphis: Personne ne peut croire à la fin du Big Three, surtout sur leur terre. Pourtant, ça fait un moment déjà que les Grizzlies se moquent des pronostics. Du coup, difficile d’en faire! Une chose est sûre, les Spurs ne rendront pas les armes facilement et Memphis devra jouer encore mieux s’ils veulent éviter une cinquième rencontre. Côté Spurs, le trois All-stars doivent enfin répondre présent en même temps. La survie passe par là. Une pièce sur les Spurs qui justifieront ce soir, leur statut d’increvables.

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Playoffs NBA: Les previews du jour

21 avril 2011

2-0 dans chacune des séries du soir. Reste à voir ce que valent Miami, Dallas et Chicago à l’extérieur.

Indiana/Chicago: Cette série sent le sweep depuis le début. Même si les Pacers ont surpris pas mal de monde avec un jeu plaisant, offensif et une vraie dureté de playoffs, les Bulls semblent posséder de la marge. Derrick Rose est trop fort, Granger pas assez. A noter que le bilan de Chicago à l’extérieur (26-15) est meilleur que celui des Pacers à domicile (24-17). A moins d’un coup de chaud des protégés de Larry Bird, ça sera une nouvelle fois difficile pour Indiana.

Philadelphie/Miami: Après le triste match 2 livré par ses hommes, Doug Collins attend une réaction d’orgueil à domicile. C’est donc Andre Iguodala qui a la pression, trop largement dominé par Lebron. Mais les Sixers doivent surtout retrouver un brin d’adresse et réussir à bloquer au moins l’un des trois amigos. C’est donc loin d’être gagné pour Philly qui, s’ils ne montrent pas un tout autre visage qu’à Miami, se rapprocherait dangereusement du coup de balai.

Portland/Dallas: Les Blazers n’ont pas réussi à chiper un match à l’extérieur, craquant dans le money-time. L’équation sera donc la même au Rose Garden: contenir Dirk et bien terminer la rencontre. Sont donc attendus, le réveil de Rudy Fernandez et un Nico Batum bien plus incisif en attaque. Avec le soutien de l’un des publics les plus chauds de la Ligue et l’obligation de gagner pour garder espoir, Portland devrait s’en sortir. Mais les Mavs possèdent, avec le Heat, le meilleur bilan à l’extérieur cette saison. Ce n’est sûrement pas pour rien.

Derrick Rose/Allen Iverson : Un parallèle ?

19 avril 2011

Réveil très matinal, playoffs obligent, et vision d’un Derrick Rose parti pour un cross-over. L’arbitre le stoppe, sifflant un porté de balle. Iverson est-il revenu ?

Same style. Il ne faut pas aller bien loin pour trouver des ressemblances entre Rose et Iverson. Petits, véloces, hyper-rapides, dotés de qualités athlétiques largement supérieures à la moyenne, les deux arrières sont aussi capables de scorer tout le temps, face à n’importe qui et dans n’importe quelle position.
Un style fait de nombreux dribbles, de cross-over et de multiples arabesques aériennes pour aller chercher les fautes et les « and 1. » Des monstres en un-contre-un. Iverson était plus scorer que Rose mais cela s’explique surtout par son positionnement en arrière et non en meneur de jeu.

Le poids de l’Histoire. Pour The Answer, rien ne fut jamais simple. En NBA, il mit du temps à s’adapter, à devenir « corporate » comme le souhaite David Stern. A Philly cependant, il devint immédiatement la star incontestée de toute la ville. Et ce, dans un coin habitué au beau basket et aux grandes stars. Comme Rose à Chicago.
Plus policé, sourire « ultra-bright »  de rigueur, langage réfléchi, Rose est le produit de sa génération. Pour le reste, il ne porte pas l’héritage de Doctor J ou Moses Malone mais simplement du Maître suprême de ce jeu : Michael Jordan. Lui-aussi aurait donc pu se brûler les ailes. Comme Iverson, la pression ne l’atteint pas et il se sent prêt à porter haut les couleurs d’une franchise de grand standing.


En chiffres. Si l’on compare la saison où Iverson fut sacrée MVP avec celle en cours où Rose sera plébiscité, il y a là-aussi des ressemblances. Déjà, Philly comme Chicago avait terminé l’exercice en tête de l’Est.  Individuellement, Allen Iverson (31.1pts, 4.6pds, 2.5int en 2000-01) produisait plus que Rose (25pts, 7.7pds, 1stl) mais souffrait des mêmes défauts. A savoir un pourcentage aux tirs faible et beaucoup de balles perdues. Le mal de tous les arrières au jeu à hauts risques.

Deux bâtisseurs. Avant Iverson, Philadelphie croupissait dans les méandres, espérant que Derrick Coleman arrêterait de boire et que Jerry Stackhouse serait un jour un leader. Pareil constat peut être tiré à Chicago où la génération Hinrich-Gordon-Deng avait montré ses limites. Leur arrivée, 1er choix de draft tous les deux, a donc coïncidé à la remontée d’une franchise. Et ce, avec la même recette.

Un coach intransigeant – Larry Brown, Tom Thibodeau – prônant une défense hermétique, un collectif propre et un roster homogène fait de soldats dévoués, guidés par un leader offensif unique. Aaron Mckie, Eric Snow et George Lynch valent tout autant que Kyle Korver, Luol Deng et Ronnie Brewer. A l’intérieur, Noah remplit un peu le rôle du grand Dikembe.


La gouaille en moins. La seule grande différence entre Rose et Iverson se trouve en fait dans l’image et le caractère des deux stars. D’un côté, le jeune surdoué, sympa, un brin arrogant mais pas trop non plus, toujours le bon mot pour les journalistes, le respect des adversaires… Sur la même lignée que Lebron ou Durant, Derrick Rose fait dans le politiquement correct. De quoi s’assurer une belle et longue carrière NBA car l’esprit de compétiteur est là et les standards de la Ligue ont nettement aseptisé les esprits belliqueux cette dernière décennie.

N’empêche, Allen Iverson, en 2001, fut un peu plus qu’un simple MVP. Il fut l’emblème de tous les « petits » qui rêvent de succès sur les playgrounds. Il fut le symbole de la rédemption possible d’un caractériel invétéré. Il fut enfin l’étendard – et ce, bien plus qu’un an – de toute une ville fière d’être représentée par un lutin au gros cœur.

Destins croisés ? Si l’on poussait encore la comparaison, la fin de carrière de The Answer pourrait coïncider à l’avènement de Derrick Rose. On n’ira pas jusque-là. Iverson a prouvé qu’un homme seul, aussi talentueux soit-il, ne pouvait remporter le titre NBA. Rose s’est forcément nourri de cet image et les Bulls font aujourd’hui figure d’exemple de cohésion.

N’empêche, s’il veut franchir les dernières marches le menant jusqu’au sommet de la Ligue, Rose doit se rapprocher encore plus d’Iverson, conscient que ses coéquipiers ne sont pas les plus talentueux du championnat. Un zeste supplémentaire d’égo, d’arrogance et de gouaille et alors, Rose pourrait bien faire encore mieux qu’Iverson en 2001…

Gazette NBA: Wall, Première

3 novembre 2010

Alors que l’ancien homme fort de Washington – Barack Obama – a pris une gifle, hier soir, dans les urnes, DC s’est déjà trouvé un nouvel héros. S’il y avait encore un doute, il est bel et bien levé. John Wall est un monstre!

Première victoire. Une jolie rouste face au Magic puis une défaite pas honteuse contre les Hawks. Face à deux équipes trop rodées pour ses Wizards, le premier choix n’avait pas démérité – il a collé 28 points à Atlanta – mais n’avait pas goutté à la victoire. C’est désormais chose faite face aux 76ers et avec le panache en plus! Un point d’écart après prolongation. De quoi embraser le public!

Une décontraction qui fait plaisir. La petite danse d’avant-match fait forcément penser à Lebron James. Wall a une pression monstre sur les épaules – il doit redresser une franchise à lui-seul et ne pas se faire bouffer par Gilbert! – mais ça n’a pas l’air de le déranger plus que cela. Un mental de champion et un plaisir de jouer qui transpire et va très vite inondé coéquipiers, staff et supporters.

Une lucidité impressionnante… 20 ans et déjà un caractère d’ancien,Wall fait déjà parfaitement jouer son équipe. Face aux Sixers, il termine ainsi avec une excellente adresse (9/16 pour 29pts) tout en filant 13 caviars. Balaise.

…Mais encore du déchet. Forcément, il n’est pas parfait l’ancien de Kentucky. Surtout qu’il ne sort presque jamais. Du coup, le rookie a tout de même perdu un four de balles (8). Ca fait beaucoup pour un meneur mais faut bien lui trouver un défaut!

Déjà un record! Trois matchs et déjà son nom dans l’Histoire de la franchise de Washington. Avec neuf interceptions, John Wall a ainsi égalé le record de Michael Adams pour le nombre de steals sur une rencontre. Un rookie génie offensif qui défend. Yes, he can!

Conclusion. Evan Turner, 2e choix et adversaire du soir, a pris très cher. La comparaison fait peur puisque l’arrière de Philly (9pts, 6rbds) est dominé dans chaque compartiment du jeu. Surtout, l’impact de Wall paraît déjà exceptionnelle sur son escouade. Son envie, sa défense, sa décontraction et un leadership déjà affirmé sont autant d’excellentes nouvelles pour DC. Pour peu que Arenas se mette au diapason, la saison des Wizards pourrait bien être celle de la rédemption.

Des briques, des blocs et des brèves!

Les Lakers injouables... Et si, c’était la bande à Kobe la plus apte à taper le record des Bulls 96? Ultra rodée, le double-champion n’a fait qu’une bouchée de Memphis (124-105) avec un collectif sans faille…Rajon Rondo a encore filé 17 passes, soit quatre de plus que tous les joueurs des Pistons… Josh Smith est bien parti pour concurrencer D12 dans la course au meilleur défenseur, face à Cleveland, il cumule 11 rebonds, 2 interceptions et 5 contres…Après un excellent démarrage, Nico Batum se troue pour la deuxième fois d’affilée avec seulement 13 minutes de jeu pour deux points et trois rebonds…Kevin Séraphin, lui, n’a toujours pas joué…le Heat se fait plaisir face aux Wolves, terminant la rencontre à 58% aux tirs, et 57% à trois points.

Et pour demain?

Les Bucks se rendent à Boston. Très attendue, la franchise du Wisconsin ne parvient pas à répondre aux espoirs placés en elle. Avec déjà trois défaites, Andrew Bogut et ses coéquipiers doivent vite réagir. Face aux C’s, ils ont ici l’occasion de se payer un match référence qui pourrait lancer leur saison. A suivre, le duel entre le scorer Jennings et le passeur Rondo.