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10 raisons de supporter les Mavs

27 mai 2011

Ils vont perdre. Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas gagner… Mais bon, ne jamais enterrer le Texan. Ça mord. Pis les Mavs, on s’y est (un peu) attaché.

Pour Kidd. Plus encore que Nowitzki, Jason Kidd court après une bague depuis trop longtemps. Le meneur sait bien qu’il s’agit-là de son ultime chance, il deviendrait même le plus vieux meneur titulaire à être sacré. Pour ne pas le classer parmi les losers éternels, il faut gagner. Pis Lebron aura encore le temps.

Ça change ! Ce n’est peut-être pas grand-chose mais ne pas voir les Lakers en finale, ça fait du bien ! Un peu d’alternance au pouvoir de l’Ouest, c’est bien pour le suspense. Et les Mavs ont fait ça bien puisque ce sont eux-mêmes qui ont scalpé le triple-champion de conférence. Et en un coup de balai s’il vous plaît !

L’attaque au pouvoir. Depuis le temps (depuis toujours ?) qu’on nous rabâche que les attaques, c’est sympa pour remplir les stades mais bon…Quand on parle victoire, on tchatche défense, rebond et grosses fautes. Les Mavs évoluent dans un autre style basé sur le collectif et l’adresse. Si ça gagne, ce sera historique.

Marc a mué. Peut-être encore plus surprenant que les subites victoires des Mavs, le nouvel état d’esprit du proprio. Simplement imbuvable depuis son arrivée dans la Ligue, le profil type du nouveau-riche – start-up oblige – insupportable. Cette saison, Dirk l’a remis en place et Cuban s’est contenté de poser ses fesses dans les tribunes. Les médias ont bien tenté de le titiller mais rien n’y a fait. Il a grandi, c’était inespéré, ça fait plaisir.

Matrix à la maison. Shawn Marion se la joue Lamar Odom. L’intérieur texan aura lui aussi, droit à son émission de téléréalité. « The Ladies in my life » histoire de présenter sa mère, ses sœurs, etc… On s’en fout ? Un brin, mais c’est quand même la preuve que les Mavs reviennent à la mode !

Pas de décision. Jusqu’à la fin de sa vie, on en voudra à Lebron ! Non, en fait s’il gagne, les fans devraient revenir. N’empêche, la star allemande en face, elle n’a jamais fait parler d’elle. Pas un mot, rien. Un mec humble, c’est sympa aussi.

Récompenser le flair. C’est sûr, le meilleur recrutement de l’Histoire a été effectué cet été, par Miami. Certes, mais ce n’était pas très difficile à prévoir. Dallas peut se targuer de jolis « coups. » JJ Barea réalise des playoffs totalement inattendus et que dire de Tyson Chandler ! Pivot moyen jusqu’ici, l’ancien Bull est devenu une pièce maîtresse du dispositif de Rick Carlisle. Et ça marche. Bonne pioche !

La veuve et l’orphelin. C’est humain, l’outsider porte toujours en lui le soutien populaire. Miami est favori depuis le 1er match de la saison quand personne ne pariait un penny sur les Mavs. Même au début des playoffs, beaucoup les voyaient sortir dès le 1er tour, contre Portland, et tout le monde fut sous le choc après la fessée administrée à Kobe.

Dirk est en mission. S’il faut saluer les progrès humains du proprio, ceux psychologiques du franchise player sont phénoménaux ! Il est même impossible de citer toutes les actions décisives de Nowitzki durant ces playoffs. C’est simple, l’Allemand est on fire, il le sait, le sent et compte bien profiter de cet état de transe pour aller au bout de la route. Un tel retournement mental, ça intéresserait Freud. Le public, lui, ne peut que le saluer.

Vengeance ! On y aura droit tout au long de la série. 2006, la désillusion de l’Histoire pour les Mavericks. 2-0, un 3e match qui s’annonce bien puis…le drame ! Wade enfile le costume de Superman et rentre tout ce qu’il veut. 4-2, Dallas est la première équipe à ne pas remporter le moindre match à l’extérieur. L’année d’après, les Texans – toujours traumatisés – se font sortir au 1er tour par le huitième, Golden State. Une plaie béante que personne n’a omise dans la ville far-west. Dirk mais aussi Jet-Terry étaient déjà là. Ils ont fait bien trop de cauchemars pour ne pas se venger !

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Playoffs NBA : la fin des Lakers ?

5 mai 2011


Menés 2-0 avec les deux prochains matchs à jouer à Dallas, Los Angeles est au bord du précipice. Le pire dans tout ça étant encore le niveau de jeu indigne du double-champion.

Dallas a grandi. Aller chiper la première manche était déjà une belle avancée en vue de la qualification. Mais il ne s’agissait alors que d’un hold-up un brin inespéré. Hier soir par contre, Dallas a dominé les Lakers de la tête et des épaules. Plus collectifs, plus travailleurs, plus rigoureux, plus adroits, les Texans ont mangé le champion sur tous les tableaux.
Au centre de tout, Dirk (24pts à 9/16, 7rbds) le magnifique bien sûr mais aussi un Jason Kidd (10pts, 6pds) renaissant et un JJ Barea sorti du chapeau pour claquer 12 points et surtout empêcher le retour des Angelinos en 3e quart. Les Mavs impressionnent dans la constance et la qualité de leur jeu.

Panique à L.A. Jamais telle situation n’avait été connue depuis quatre ans dans la Cité des anges. La bande à Kobe a toujours eu de la marge sur la concurrence de l’Ouest. Mais cette saison, Pau Gasol est aux abonnés absents, l’Ibère termine à seulement 13 unités à 5/12 et 5 fautes. Son manque d’agressivité criant et une incapacité à élever son niveau de jeu dans les moments chauds plombent les Lakers. S’il n’est pas le seul responsable, il reste également incapable de gêner Nowitzki et son adresse diabolique. Aussi, le banc – habituelle force des équipes de Jackson – n’offre quasiment aucune solution viable. Odom ne plante que 6 pions pour 12 au total de la part du second unit. Le banc des Mavs en met 30.

Kobe pas au mieux. Seul Andrew Bynum semble évoluer à son véritable niveau. Ça fait peur donc car même Kobe Bryant ne brille pas. Le Mamba met bien 23 points mais à seulement 9/20 aux tirs. Pourtant, le collectif balbutiant de L.A a bien besoin de son Mamba des plus mordants. Ce n’est malheureusement pas le cas et même son aura semble en avoir pris un coup. Jamais auparavant, on avait assisté à une telle résignation de la part des Lakers. L’autorité et l’ambition communicative de Kobe n’entraînent plus tout son groupe.

Naufrage collectif. 2 tirs primés pour 20 tentatives. La construction d’un nouveau building a eu lieu hier soir en plein Staples Center. Ron Artest (1/4) se faisant piquer le poste de maçon en chef par Steve Blake (0/5) tandis que Kobe (1/5) et Fisher (0/2) s’occupaient des finitions. Même aux lancers-francs (11/20), le double-champion s’est amusé à balancer du caillou.
Dans le champ, ce ne fut guère mieux avec un piteux 41% de réussite. Bref, rien n’est rentré pour la bande à Jackson. L’illustration parfaite d’un collectif perdu.


Finish-it. Le coup du serpent, façon Mortal Kombat ! Voilà ce vers quoi doivent tendre les Mavericks. Les Lakers sont dans les cordes mais tant qu’il bat, le cœur du champion peut soulever des montagnes. Aux Texans donc de finir le boulot à la maison. Vu le niveau proposé par les hommes de Rick Carlisle, cela paraît tout à fait possible.
Évidemment, les doutes ne portent en rien sur les performances sportives mais bien sur les capacités mentales des deux adversaires. Les Lakers restent les maîtres des retournements de situation, Kobe ne se laissera pas sortir sans combattre et l’orgueil d’une invaincue à l’Ouest depuis trois saisons parlera. A Dallas d’oublier tout ça et de poursuivre ce qui est fait depuis deux rencontres : du beau basket.

Playoffs NBA : les têtes coupées !

3 mai 2011


A part Miami, toutes les têtes de série ont déjà perdu l’avantage du terrain. Chicago est peut-être le plus mal en point si la blessure de Derrick Rose s’annonçait sérieuse…

Les faucons planent. Si à l’Ouest, c’est un gros nounours qui fait le show, à l’Est, ce sont des aiglons ! Sur le même mode que Memphis – grosse défense, agressivité et une belle adresse  – les Hawks surprennent tout le monde. En arrachant la première manche au United, Joe Johnson&co ont prouvé qu’ils représentaient bien le poil à gratter de ces playoffs. Surtout, il est toujours aussi difficile de s’imposer en Georgie, même pour les Bulls.
Si Derrick Rose manque ne serait-ce qu’une rencontre, les leaders de la Ligue auront bien du mal à rattraper leur boulette. On l’a vu hier soir, si le futur – c’est pour aujourd’hui – MVP ne met pas dedans, Chicago devient une équipe bien plus prenable.

Hey Joe ! Après avoir livré une saison indigne de son nouveau contrat, Joe Johnson avait sagement rejoint la flopée de joueurs surpayés émaillant la Ligue. Mais à l’instar de Rashard Lewis en 2009, l’arrière d’Atlanta est en phase lors de ces playoffs. Avec son tir et avec son jeu. C’est tout le collectif des Hawks qui s’en ressent. L’All-star plante ainsi 34pts (12/18) dont un superbe 5/5 longue-distance, appuyant bien sur la faiblesse désignée des Bulls : le poste 2. D’ailleurs, l’autre artificier bien en ligne en ce moment, se nomme Jamal Crawford. Ou le duel des back-courts qui tourne largement à l’avantage des Hawks. Pas grand-monde n’aurait pu le jurer !

 La réponse de la bergère. Prenez une équipe habituée à craquer dans le money-time, une autre spécialiste des buzzer-beater et…inversez les rôles ! En substance, c’est arrivé au Staples Center, hier soir. Menés du début à la fin, les Mavs parviennent à l’emporter tout de même. Deux fautes et une perte de balle de Gasol ont bien aidé. Puis une ultime tentative de Kobe…manquée. Peut-être un signe. Peut-être rien non plus. Mais les Mavs ont en tout cas montré des valeurs susceptibles d’en faire un prétendant sérieux.
Le niveau a toujours été là mais si le groupe de Carlisle se montre plus serein, voire un brin méchant, au moment de finir les rencontres, le coup de grisou ne sera pas loin pour L.A.

D-D-D-Dirk !!! Kobe en a claqué 36 mais la star du soir est allemande ! 28pts à 11/22 et 14 rebonds face à la grosse raquette des Lakers. Un match énorme du grand blond qui a mis à mal tous les défenseurs qu’on lui a opposés. Surtout, Dirk démontre enfin une vraie force de caractère, une hargne entraînant toute son équipe.
A 20’’du terme, son équipe est menée mais le capitaine texan ne se rate pas. Il profite d’une faute un rien débile de Pau et file sur la ligne. Deux ficelles plus tard, Dallas est passé devant. Les Mavs ne perdront plus la tête. Un grand Dirk reste indispensable aux Mavericks. Hier soir, l’Allemand fut géant.

Mavs, « Oublie que t’as aucune chance… »

2 mai 2011

Dallas devrait se faire manger tout cru par les Lakers. A moins que…

Un soldat, tu trouveras. Le dossier brûlant pour Rick Carlisle reste le cas Bryant. Il a beau faire semblant d’avoir mal à la cheville, le Mamba mort sévère en ce moment et Dallas ne jouit pas vraiment d’un poste 2 ultra-compétitif. Stojakovic, Terry ou Barea n’étant pas des spécialistes défensifs, Deshawn Stevenson a du souci à se faire…

Tyson tu cloneras. Le rebond. Face aux mastodontes des Lakers, la bataille du rebond représente toujours un sacré calvaire pour l’adversaire. Si Chandler réalise une superbe saison, il va tout de même falloir l’épauler. Problème, Dirk n’est pas le meilleur dans le secteur et Haywood ne joue presque plus…

La pression tu contrôleras. C’est impossible, les Mavs ne savent pas gérer la pression. Pourtant, il va bien falloir trouver une solution. Même dans un mauvais jour, L.A revient toujours un moment dans le match. A Dallas d’éviter les hold-up et de faire payer cash le champion de ses régulières sautes de concentration.

Kidd, tu suivras. Sur la pente descendante le meneur des Mavs ? Certains le pensent, les fans des Blazers peuvent pourtant contester. Kidd a proposé un très bon niveau de jeu lors du 1er tour avec notamment, une adresse réjouissante derrière la ligne primée (39.5%).

Pau, tu isoleras. L’Ibère ne possède pas le tempérament d’un joueur NBA typique. Une autre culture. Contre les Hornets, on a ainsi vu un Gasol bouder – ou du moins, ne faire aucun effort pour recevoir la gonfle – car il n’avait pas reçu de munitions en début de match. Forcément, le jeu des Lakers s’en ressent. A Dallas de faire réfléchir l’Espagnol en l’isolant de ses coéquipiers.

Les chevaux, tu lâcheras. Physiquement, Dallas n’a aucune chance. Le jeu rapide peut donc s’avérer une solution efficace contre les « lourds » Bynum-Gasol-Artest. Juan Barea, Rodrigue Beaubois, Corey Brewer et Deshawn Stevenson sont autant de solutions éventuelles pour accélérer le jeu. A Carlisle d’être ambitieux !

Ton adresse, tu garderas. Les Lakers ont battu les Texans deux fois sur trois, cette saison. Sur ces trois matchs, les Mavs n’ont inscrit que 94pts à 44.6% aux shoots et un triste 32% à 3pts. Loin des standards de la saison (100.2pts à 47.5%).

Dirk, tu éloigneras. A première vue, Dirk sera défendu par Pau en début de match, avec Odom en soutien. Face à un vrai pivot, l’Allemand aura donc l’avantage technique et un zeste de vitesse supplémentaire. A lui de faire sortir l’Espagnol de sa zone de confort, de le faire jouer à 3pts, de le prendre en drive et lui faire commettre des fautes. Le grand blond peut faire des misères à l’autre star continentale de la série.

Clutch, tu deviendras. Face à Portland, le seul match joué à la dernière seconde se solda…par une défaite. Dallas ne réalisera jamais d’exploit en playoffs sans cet instinct de tueur. A Dirk de s’inspirer du mec juste en face, là : Kobe.

 

Tu oublieras. Oublier le palmarès de l’adversaire, oublier l’aura du Mamba, oublier qu’avec un bilan parfaitement égal, ils n’ont pas l’avantage du terrain, oublier les nombreuses désillusions passées, oublier la pression, oublier qu’ils en ont mangé 30 la dernière fois, oublier les destins si éloignés de ces deux franchises. Sinon, les Mavs risquent de s’apercevoir qu’ils n’ont aucune chance !

 

Playoffs NBA: Les previews du jour

21 avril 2011

2-0 dans chacune des séries du soir. Reste à voir ce que valent Miami, Dallas et Chicago à l’extérieur.

Indiana/Chicago: Cette série sent le sweep depuis le début. Même si les Pacers ont surpris pas mal de monde avec un jeu plaisant, offensif et une vraie dureté de playoffs, les Bulls semblent posséder de la marge. Derrick Rose est trop fort, Granger pas assez. A noter que le bilan de Chicago à l’extérieur (26-15) est meilleur que celui des Pacers à domicile (24-17). A moins d’un coup de chaud des protégés de Larry Bird, ça sera une nouvelle fois difficile pour Indiana.

Philadelphie/Miami: Après le triste match 2 livré par ses hommes, Doug Collins attend une réaction d’orgueil à domicile. C’est donc Andre Iguodala qui a la pression, trop largement dominé par Lebron. Mais les Sixers doivent surtout retrouver un brin d’adresse et réussir à bloquer au moins l’un des trois amigos. C’est donc loin d’être gagné pour Philly qui, s’ils ne montrent pas un tout autre visage qu’à Miami, se rapprocherait dangereusement du coup de balai.

Portland/Dallas: Les Blazers n’ont pas réussi à chiper un match à l’extérieur, craquant dans le money-time. L’équation sera donc la même au Rose Garden: contenir Dirk et bien terminer la rencontre. Sont donc attendus, le réveil de Rudy Fernandez et un Nico Batum bien plus incisif en attaque. Avec le soutien de l’un des publics les plus chauds de la Ligue et l’obligation de gagner pour garder espoir, Portland devrait s’en sortir. Mais les Mavs possèdent, avec le Heat, le meilleur bilan à l’extérieur cette saison. Ce n’est sûrement pas pour rien.

MVP Race (Novembre): Sont plus que 2!

27 novembre 2010

La course au MVP va donner à débattre pendant toute la saison. Ben ouais, le trophée n’est plus réservé à Lebron. Du coup, ils sont un paquet à prétendre au grâle. Un petit nouveau ou un ancien? Un winner ou un joueur méritant? Un meneur ou un ailier? Un scorer ou un passeur? Trop de questions, pas assez de réponses. Alors, soit on se casse la tête et on liste la douzaine de sérieux concurrents qui vont se tirer la bourre pendant encore quelques mois. Soit, on se la joue juge-arbitre, aussi subjectif que le vote final le sera et on se dit que, de toute façon, ils seront plein à être déçus. Du coup, la liste se rétrécit d’un trait et ça va se jouer entre deux bonshommes: Chris Paul et Dirk Nowitzki. Explications.

La saison, c’est si bon. Kobe s’en bat et Lebron ne sera plus jugé que sur sa production d’avril et mai. Bref, les deux meilleurs joueurs du monde ne sont quasiment plus candidats au titre de MVP car ça ne les intéresse plus vraiment. Eux, c’est la bague, le Larry O’brien Trphy, la parade en bus, les magnums de champ’ et les gros cigares. Chacun son truc. New-Orleans et Dalla possèdent autant de chances de connaître tout cela, à savoir pas beaucoup. Du coup, le MVP peut revenir à leurs leaders, méritants, combatifs, Dirk et Chris représentent les seules raisons de venir voir Mavs et Hornets durant toute la saison. Ce sont également eux qui entretiennent le mince espoir de gloire et de réussite de tout une franchise. Enfin, eux – à l’inverse du Black Mamba – n’ont que très rarement l’occasion de se reposer pendant tout le quatrième quart en laissant les seconds couteaux terminer le travail. Pas le même matos à disposition.

La classe, ça compte! Regarder le grand bond enchaîner fade-away, double-pas inversé, shoot à trois points, jeu dos au panier, etc…c’est un peu comme se mater un DVD du « Basket de A à Z. » Le géant européen sait tout faire, pratique un basket léché, possède la plus belle mécanique de tir et reste le seul à afficher une panoplie aussi remplie en toisant 2,13m. Un régal pour les yeux, une référence pour les esthètes, ça compte dans une ligue où les bons gros bourrins ont quand même un peu trop de place. La même chose pour CP3. Le mec court, dribble et voit plus vite que n’importe qui en NBA. Il arrive à voir un coéquipier démarqué avant que ce dernier en soit lui-même conscient. Paul maîtrise tous les fondamentaux du basketteur, la vitesse en prime. Le meilleur dribbleur de la planète, le passeur décisif le plus régulier depuis son arrivée dans la Ligue, un tir qui ne cesse de s’améliorer. Bref, faut chercher longtemps – et encore, pas sûr de trouver – pour le déclarer mauvais dans un secteur de jeu.

Ca gagne! Les Hornets sont la grosse surprise de ce début de saison. S’ils ont quand même lâché un match face aux Clippers, ils n’en restent pas moins 3e de la Conférence Ouest. Un exploit retentissant pour un roster composé d’aucun all-star et d’une seule super-star. Forcément, au moment de voter pour le meilleur joueur de la NBA, ça va peser dans la balance. Sans Paul, l’an passé, New-Orleans avait disparu de la carte NBA. Avec lui, ils se placent parmi l’élite et ont déjà battu un bon paquet de cadors. C’est ça quand le patron est en mode. Pour le Texan, c’est dur de lui coller l’étiquette de « winner » sur le dos mais Dallas sera en playoffs et pourra sûrement compter sur l’avantage du terrain, au moins pour le 1er tour. Si l’effectif des Mavs est hyper-complet, les attaques sans que Dirk ne touche le cuir sont très peu nombreuses. Il est l’âme, le capitaine, le leader, l’attaquant prioritaire de cette équipe. Avec huit succès lors des dix dernières sorties, difficile de le prendre en défaut l’Allemand.

Les Experts. Le MVP doit être hors-normes. On ne peut prétendre au titre de meilleur joueur du monde sans claquer des chiffres affolants. Pour le blondinet texan, c’est simple, il enquille. Du shoot, encore du shoot et toujours du shoot. Devenu une espèce de machine à la Larry Bird, le Mav ne voit même plus les défenseurs en face de lui. 26,3 points de moyenne et tout de même un exceptionnel 55% de réussite dans les tirs de champs. Phénoménal. Hier, il plante 26 unités au nez et à la barbe des Spurs, à 83%, la veille, le Thunder en prenait 34 et l’Allemand tournait à 70%. Ben ouais, ne parier jamais une bibine qu’il ne peut marquer des vestiaires. Pour Paul, le maître-mots, c’est le caviar. Le bon, le vrai, celui qui fait les 3/4 d’un panier où même un coéquipier manchot pourrait mettre le tir tellement les défenseurs sont perdus et cherchent encore la gonfle. L’ancien de Wake Forest est un pur meneur, un expert de la passe millimétré et semble avoir bosser ses gestes d’offrandes avec autant d’application que Kobe ses mouvements de tirs. 10 passes par match, c’est le tarif minimal quand on joue l’animal. Rondo fait mieux mais les coéquipiers ne sont pas comparables.

Jurisprudence. Dirk a déjà reçu le trophée, premier Européen. Il a donc ouvert la brèche. Aujourd’hui, ça ne choque plus personne de parler d’un Allemand comme favori pour le titre de MVP. A 32 ans, ça serait récompenser sa régularité, le fait qu’il sera à jamais l’un des meilleurs shooters de toute l’Histoire et la tristesse de savoir qu’il ne remportera jamais le titre. Pour l’Hornet, c’est Steve Nash qui a montré la voie. Deux fois titré le Canadien. Pourtant, il n’a jamais joué de finale et ne plantait même pas 20 points par match. Mais Nash, meneur-distributeur-scorer-shooter-passeur-créateur de génie possédait d’autres atouts importants pour le jury. Paul, une classe en dessous niveau tir, présente presque la même panoplie, la défense en prime. Le Sun n’a jamais entendu parler de ce mot alors que le meneur de New-Orleans est le meilleur voleur de ballons NBA et un défenseur sur l’homme exceptionnel. TP peut confirmer.

Moins bling-bling. Les trois derniers trophées? Kobe puis Lebron. Ou ce qui se fait de mieux en termes de pub, de sponsors et de sourires estampillés NBA. Les meilleurs joueurs de la planète sans conteste mais aussi, les meilleurs représentants de la NBA selon David Stern. Les dents « ultra-bright », les affiches géantes de Nike, les spots des muppets…Bref, on ne voit déjà qu’eux. Le MVP récompense le travail, le labeur, l’effort  et non l’esprit marketing. Du coup, dans l’optique d’une certaine alternance entre les méga-stars aussi présentes sur les parquets que sur Twitter et les joueurs plus sobres, Chris Paul et Nowitzki ont ainsi toutes leurs chances. Un message pour certains qui perdent trop de temps à contrôler leur image plutôt qu’en salle d’entraînement.

Avantage Paul. Comme, il ne peut y avoir égalité, ce sera Chris Paul. Déjà, il ne l’a jamais eu. Aussi, récompenser un joueur d’1,81m, ça fait toujours plaisir! Et ça n’est plus arrivé depuis Allen Iverson. Bon forcément, le parcours des Hornets reste prépondérant. Pour l’instant, ça roule et Paul étant la principale raison de ce succès, devrait en recevoir les lauriers. Certes, mais on est qu’en novembre, la route est encore longue, les concurrents loin d’être décrochés et plus personne ne sous-estime ses Hornets. C’est sûr. Mais CP3, pour la classe de son jeu, son sourire à la Carlton, son leadership, sa défense et le fait qu’il soit le meilleur meneur NBA depuis son arrivée dans la Ligue, mérite le titre de meilleur joueur de la Ligue. Totalement subjectif mais tous les choix le sont.

Les autres

Kevin Durant: James le méritait depuis trois ans avant de l’avoir, Kobe ne l’a eut qu’une seule fois, Durant doit bouffer son pain noir. Comme tout le monde.

Russel Westbrook: Niveau stats, il le mérite. Niveau showtime, aussi. Niveau leadrship, la même. Mais il ne l’aura pas car il ne s’appelle pas Kevin Durant. Dommage.

Pau Gasol: « Petit tu es doué, très doué ; Mais tant que je serais dans le métier tu ne seras jamais que le second ! » The Mask.

Derrick Rose: Sera sûrement pas loin du tout. Gros scorer, fournisseur officiel des top 10 mais un peu trop croqueur pour être sacré comme le meilleur.

Dwight Howard: La seule et unique raison de la bonne marche du Magic, le meilleur défenseur de la Ligue, et il ne se prend même pas au sérieux. Dommage qu’il soit toujours aussi technique que Kris Humphries.

Carmelo Anthony: S’il se barre à Gotham, il aura toutes ses chances…

Gazette NBA: Les Hawks reprennent leur envol

26 novembre 2010

Pas de gros match, hier soir, mais un mini-choc de la Southeast entre Atlanta et Washington où les hawks ont filé la leçon aux sorciers pour la onzième fois consécutive. On appelle ça une bête noire. Sinon, Blake Griffin a encore tout fracassé. Facile, c’était Sacramento en face.

Toujours ça. Battre les Wizards n’est sûrement pas un motif de liesse générale pour Atlanta mais regoûter au succès ne peut faire que du bien au groupe de Larry Drew. Après avoir été giflé par les C’s puis avoir lâché contre les Nets, les Hawks restaient sur sept défaites lors de leurs dix dernières sorties. Crawford commençait à bouder, Johnson ne marquait plus rien et la crise couvait. C’est toujours quelques jours de gagné.

Des leaders présents. Les chiffres ne filent pas le vertige car la rencontre fut pliée rapidement mais c’est le vrai visage des Hawks qu’on a vu, hier soir. A savoir, une équipe menée par Joe Johnson au scoring, et par un duo intérieur Horford-Smith au point. 35pts, 27rbds et 4ct pour les deux compères qui n’ont rien vu devant eux, de toute la soirée. Quand ils dominent dans la peinture, les Hawks sont tout de suite une autre équipe.

Pas parfait. Loin de là même puisque Mike Bibby a vraiment des difficultés cette saison, niveau scoring. L’ancien d’Arizona termine à seulement 2 unités, Monty Williams fait guère mieux avec six points. Ces deux-là affichent des limites inquiétantes pour des titulaires d’une équipe se voulant jouer les premiers rôles. Jeff Teague et Jamaal Crawford parviennent à former un bon second unit mais le cinq majeur n’est pas au niveau des meilleurs prétendants.

Dans le mur. Une chose est sûre pour Washington, les victoires seront très rares quand John Wall se plantera. Ce fut le cas, hier soir. Le rookie, jamais dans le rythme, passe le match à forcer et s’enferrer dans la défense d’Atlanta. Il apprend, c’est normal, mais un meneur doit réussir à peser sur une rencontre même quand son shoot ne rentre pas. Wall n’a pas réussi à le faire et finit la rencontre avec seulement 10 points, 7 passes et 3 balles perdues.

Serarien? Dans ce match très triste côté Wizards, il n’y a pas grand-chose à retirer. Mis à part, les records en carrière de Kevin Séraphin. Avec 17 minutes de temps de jeu – ça fait plus que tout son début de saison – le Guyanais termine avec 6 points, 5 rebonds et 1 contre! De loin, son meilleur match en NBA. Le futur roi du garbage time?

Des blocs, des briques et des brèves!

Blake Griffin est le nouveau monstar de la Ligue, le rookie cumule 25pts, 15rdbs et 5pds et encore quelques dunks ahurissants, avec une 2e victoire consécutive pour ses Clippers…Eric Gordon n’est pas en reste avec 28 points et 6 passes…David Lee devrait faire son retour la semaine prochaine, pour le plus grand bonheur des Warriors qui galèrent sec en ce moment…Le dunk est peut-être bien génétiqueEric Dampier a commencé à s’entraîner avec le Heat…

Et pour demain?

Bien sûr, il faudra surveiller le Heat, en passe d’en perdre une quatrième de suite. Mais face aux Sixers, normalement, ça devrait passer. De fait, l’affiche du soir sera le derby texan. Dallas/San Antonio, un classique. Deux équipes rivales qui ne s’aiment pas, se disputant depuis une décennie la suprématie de l’Etat. Bon, c’est (presque) toujours les Spurs qui gagnent à la fin mais les Mavs, avec un Dirk bouillant en ce moment, jouent bien et restent sur trois victoires de rang dont la dernière face au Thunder.