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Finals NBA : Et Dirk manqua…

6 juin 2011

dwyane wade, finals nba 2011

Les Mavs n’ont su profiter des matchs timides de Lebron et Bosh. Nowitzki a, une nouvelle fois, tout fait mais n’a réussi à conclure. Dommage…

Nouveau festival… Parfait. Jusqu’à l’ultime minute, Dirk Nowitzki avait livré le même type de match que d’habitude dans ces playoffs. A savoir, monstrueux. Sorti prendre l’air à 3 points, l’Allemand montrait la variété de son jeu, entre moves d’écoles, fade-away léchés et un score toujours parfait aux lancers. Le 41 termine ainsi meilleur scorer de la rencontre avec 34 points à 11/21 aux tirs et le leadership total sur son équipe. Le grand blond offrait un nouveau récital, ramenant à lui seul – 4 lancers + un dunk – ses Mavs au contact dans le money-time.

…Foirage final. Ce fut donc presque une surprise de voir Dirk manquer la mise à mort du Heat. Une balle jetée en tribune, sous la pression d’une prise à deux, et le dernier shoot. Un move à la Nowitzki mais, pour une fois, la combattivité de Haslem se trouve récompensée et la balle rebondit sur l’arceau pour ressortir. Les Mavs échouent à deux unités et perdent l’avantage du terrain. Dommage, le Heat était prenable.

Lebron aphone. 17pts, 9pds, 3rbds, 2int. Lebron peut toujours se planquer derrière ses stats mais son match d’hier représente l’une de ses plus faibles performances en post-season. Alors qu’il n’a cessé de parler d’agressivité en conf’ de presse, le King s’est montré très timide, passant avec toujours autant de talent – notamment sur le dernier tir de Chris Bosh – mais sans mordant. Il rate d’ailleurs le shoot pour sceller le sort du match à 4.5 secondes du buzzer. Une partition bien terne donc et surtout aux antipodes de ses standards des finales de conférence. Un raté sans frais, mais le Heat ne survivra pas à une nouvelle sortie « correcte » de James.

 

chris bosh, finals NBA 2011

Bosh, l’improbable. Irritant. Voilà ce qu’on peut dire de ce joueur. Incapable de tenir Dirk en défense, il balbutie encore beaucoup trop son jeu en attaque. Il ne crée plus rien et se contente d’un rôle de finisseur. Mais même là, l’ex-raptor ne brille pas vraiment, affichant un 7/18, hier soir. Le pire étant qu’il s’agit-là de sa meilleure perf des finales ! En outre, le numéro 1 n’a même rien apporté au rebond avec seulement 3 prises. Un All-star perdu en somme. Mais un All-star quand même.
Malgré des brouettes de reproches à lui adresser, Bosh est bien celui qui plante le dernier tir du match pour le Heat. Bien décalé par Lebron, il déclenche à six mètres et offre la victoire aux siens. Il ne mérite pas le statut de leader mais a enfilé celui de héros improbable dans sa ville natale.

Regrets et maladresse. Dallas aurait donc pu profiter de cette étrange sortie de Lebron James et de ce match toujours morne de CB1. Mais les Mavs peuvent nourrir d’amers regrets. De retour dans leur salle, les shooters ont pourtant dévissé sec avec 40% aux tirs. Le trio de lieutenants – Kidd-Marion-Terry – termine à 12/33, Jet ratant quelques tirs primordiaux dans le crunch time. L’autre habituel facteur X, JJ Barea, se troue également. Le Portoricain ne parvenant pas à conclure ses lay-ups, il finit à 2/8 pour 6pts et 4 balles perdues.

Wade adore les Mavs. Les Texans doivent ainsi une fin de match serrée à leur leader et à une excellente adresse aux lancers. Pour le reste, le jeu offensif a un brin déraillé. En défense, James n’a pas réclamé l’attention habituelle et Bosh a encore bien vendangé. Reste le cas D-Wade. Et les souvenirs de 2006 refont surface. Forcément, Flash pose d’énormes soucis aux défenseurs texans. Stevenson ne fait même pas illusion et les drives de Wade sont simplement dévastateurs.

 

lebron james, miami heat, finals NBA 2011

 

Ralentir le Flash. En ordre de marche, Flash peut marquer dans n’importe quelle position et fait très mal dès que le rythme accélère. Après ses 36 points du Game 2, il en colle 29 (11rbds, 3pds) à 11/21 aux tirs et ne perd aucune balle. Un match énorme et une impression de facilité – surtout en 1e période – qui font, pour l’instant, de D-Wade, le go-to-guy du Heat sur la série. La dernière fois, la même recette avait plutôt bien fonctionnée. A Dallas de trouver la parade.

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Finales NBA : Défense, adresse et Nowitzki

31 mai 2011

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks

La finale débute ce soir avec un sévère goût d’incertitude. Les Mavs ont trop surpris pour ne pas faire peur à la bande floridienne, programmée pour le titre…

Miami favori, à moins que…Dallas rentre ses shoots avec autant de régularité que depuis le début de ces playoffs. Chicago aurait déjà pu faire vaciller la défense du Heat avec un brin de réussite supplémentaire. A Dallas, les shooters sont plus nombreux et présentent de bien meilleures références que ceux des Bulls. Terry est simplement phénoménal, Barrea a passé un cap, J-Kidd n’a jamais été aussi précis et Dirk a battu Larry Bird sur le pourcentage aux lancers-francs sur une série entière (59/61 pour le Mav contre OKC, 47/50 pour le Celtic contre Detroit en 1987).
Aucune défense n’a trouvé le remède contre l’Allemand et l’option prise à 2 offre tellement de positions aux pistoleros texans qu’il convient d’espérer une certaine maladresse pour les fans du Heat. Les Mavs peuvent faire exploser n’importe quelle défense.

 

Et Chris Bosh devient agressif…Dur dur, la saison de CB1. Après s’être fait briser par KG, l’ex-raptor a montré un brin de son talent contre les Bulls, tournant à 23.2pts de moyenne sur la série. A savoir s’il s’agit effectivement d’un retour en grâce de l’intérieur ou si la défense de Carlos Boozer l’a simplement laissé libre comme l’air. Les Bulls se concentraient spécifiquement sur le tandem Wade-James, mais Bosh a eu, au moins, le mérite de ne plus se planquer et de demander la gonfle pour en faire quelque chose. Ce sera le minimum en finale.

Duel. Par sa position, l’ex-raptor pourrait bien tenir un rôle-clé dans cette finale. Il se retrouvera souvent face à Dirk et la meilleure solution pour stopper l’Allemand reste quand même de l’envoyer sur le banc. Du coup, à Bosh d’attaquer et de provoquer le grand blond, de le pousser à défendre et à commettre des fautes. Le système de Rick Carlisle protège un peu son leader mais pour l’heure, ni Ibaka, ni Gasol n’ont vraiment attaqué l’ex-MVP. CB possède les qualités offensives pour s’y atteler. Reste que miser sur l’agressivité de Chris Bosh semble très audacieux !

Face à la zone. Le gros souci de Russell Westbrook durant cette finale de Conf’ fut de trouver un moyen de pénétrer la zone très large des Mavs. Le meneur n’y est d’ailleurs jamais vraiment parvenu, terminant la série à 36% aux tirs dont un horrible 20% à 3pts et près de 5 balles perdues par match. Pour Kevin Durant, ce ne fut guère mieux avec 23.6% derrière l’arc. Pour l’emporter, Wade et James doivent, eux, relever ce défi : faire exploser la zone texane. Les slaloms géants seront donc obligatoires mais surtout, l’adresse paraît déterminante. Aucune défense de zone – aussi forte soit-elle – ne peut résister à des shooters extérieurs en forme.

Les embusqués. Et la recette, le heat l’a en lui. Des fous furieux de la fixation dotés de qualités de passeurs exceptionnels. Wade et James – en ajustant correctement leurs jeux – possèdent les armes pour regrouper la zone texane avant de balancer le caviar à un des embusqués. Ensuite, ce sera à eux de jouer ! Mike Bibby, Mario Chalmers, James Jones, Eddie House, Mike Miller… Cinq solutions extérieures sensées enfiler les tirs primés avec facilité. Ça reste de la théorie car mis à part Chalmers et Miller sur quelques courtes séquences, les autres n’ont pas encore montré grand-chose.

 

lebron james et chris bosh

 

Faire exploser la zone. Pourtant, ces « embusqués » ont un rôle prépondérant à jouer face à une défense de zone. Mike Bibby notamment, si clutch à son apogée chez les Kings. Si les shooters sont réglés, la zone ne représenterait plus une si bonne option pour les Mavs mais l’individuelle paraît les condamner. Si Dirk Nowitzki aura déjà du mal sur Bosh, que dire de Stevenson sur D-Wade et de Shawn Marion sur James ? Pour stopper ces trois-là, il faut monter une défense collective, c’est la seule solution. Les Texans ont donc tout intérêt à conserver leur système défensif. Car Miami doit encore rentrer ses shoots ouverts. Ce qui n’est pas vraiment la meilleure arme de cette équipe. A voir. De la réussite défensive des hommes de Rick Carlisle dépend le sort des Mavs dans cette finale.

Joue Rapide ! A l’Ouest, ça cavale. A l’Est, ça tabasse. En gros, la NBA peut se résumer ainsi. Miami, 2e défense des playoffs, contre Dallas, 2e attaque en post-season, représentent très bien cette différence d’approche du jeu. N’empêche, le Heat adore jouer vite ! Tout le travail de Dallas consistera ainsi à stopper au maximum les contre-attaques flamboyantes de Flash et consorts. On en revient à la défense. Le repli, plus exactement. Les vieilles cannes texanes doivent tenir le rythme. Au rebond, Tyson Chandler aura également un rôle-clé afin de ralentir les relances floridiennes. Plus vieux, plus expérimentés, les Mavs doivent imposer leur rythme aux rencontres. Sous peine de prendre très cher très vite.

Dallas : Une finale et des histoires

30 mai 2011

Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

Jason Kidd, la bonne passe ?

Mis à part Rajon Rondo en 2008, il faut aller chercher bien loin avant de trouver un meneur-passeur remportant le trophée siglé Larry O’brien. Les Lakers – époque Kobe/Shaq ou Kobe/Gasol – comme les Bulls de Jordan comptaient sur – méthode Jackson – un meneur défensif, sérieux et ne sortant surtout pas des cadres : Dereck Fisher et Ron Harper.
Les autres – Tony Parker, Chauncey Billups, Gary Payton ou encore Sam Cassel – sont des scorers. Si tout le monde vante les mérites des « passeurs » tels Nash, Paul, D-Will ou J-Kidd, aucun n’a jamais amené son escouade jusqu’au bout. Le plus régulier d’entre eux – John Stockton – n’a d’ailleurs jamais réussi non plus. Kidd pourrait donc briser une malédiction et prouver qu’un leader faisant des passes – même à l’outrance – peut gagner.


Jet joue sa souffrance

En début de saison, Jason Terry a subi pas mal de moqueries. La faute à son nouveau tatouage : le trophée de champion, dessiné sur l’épaule. Forcément, afficher une telle ambition quand on joue aux Mavs, ça fait sourire. Mais l’ancien Hawk peut faire le malin, il n’a plus que 4 rencontres à remporter pour faire taire tous ses détracteurs. Je lui souhaite d’ailleurs vu qu’il a déjà annoncé qu’il effacerait le tatoo en cas de défaite. Superstitieux le sniper, il n’a pas peur de souffrir !

La rédemption Tyson

Il n’a pas bouffé d’oreille lui, mais il a une belle revanche à prendre sur…ses 10 premières saisons ! Un flop. Voilà comment tout le monde jugeait le trade – le jour de la draft  2001 – entre les Clippers – qui envoyaient Elton Brand à Chicago – et les Bulls se séparant de Chandler. Sa doublette avec Curry n’a fait que décevoir.
Si Chandler a toujours filé des gnons en défense, ses mains carrées et sa propension à cumuler des fautes trop rapidement l’ont rapidement classé parmi les pivots limités. Aussi, sa santé fut remise en question par le Thunder qui fit capoter un trade à la dernière minute en 2009. Même quand il débarque dans le Texas, sa place de starter est loin d’être assurée avec la présence de Brendan Haywood.
Après une belle expérience avec TeamUSA, Chandler a livré la meilleure saison de sa carrière, élu dans le premier cinq défensif NBA. Une belle revanche sur un destin jusqu’ici contrasté. Sûr qu’il se verrait bien poursuivre la belle histoire…

La matrice a bugué à Miami

33 piges depuis peu, Shawn Marion est comme tout le monde à Dallas : sur la fin. Et encore, son déclin aurait pu être bien plus sévère s’il était resté…à Miami. Et oui, Matrix restait sur 3 all-stars Game consécutifs en tant que Sun avant de rejoindre le Heat, contre Shaq. Là-bas, il ne parvint pas du tout à s’adapter au rôle d’ailier et aux systèmes posés des floridiens. Ses moyennes chutent rapidement, son impact également. A tel point qu’il est éjecté l’année suivante.
Direction le Canada et Toronto. Une purge, une vraie. Depuis, Marion a retrouvé la côte Ouest et il se sent bien mieux. Mais le Heat a bien failli pourrir sa carrière.

Deshawn  se la pète

Deshawn Stevenson représente un joueur correct. Tout juste correct et un brin insignifiant (3.5pts en 15min de moyenne en playoffs). Il est arrivé au sein de la pire cuvée rookie de l’histoire – an 2000 – n’a eu droit qu’à des équipes de seconde zone – Jazz et Wizards – ou à des rôles mineurs à Orlando ou Dallas actuellement. Bref, un anonyme des parquets quoi. Mais il a fallu qu’il fasse son malin pour sortir de ce vide médiatique. D’où une saillie aussi bête qu’inutile contre Lebron James – époque Cleveland – qui, selon Stevenson, serait « surcoté. »

Ca a plutôt fait marrer le King qui ne connaissait même pas l’existence de ce joueur mais ça prouve une intelligence toute limitée quand un micro se présente devant lui. Jay-Z en a profité pour « rapper » une réponse pour défendre son pote Lebron, le King préférant cumuler les trophées de MVP. Quant à Stevenson ? On à réentendu parler de lui cette saison pour  un méchant coup de coude à Marcin Gortat… dans les parties ! Cette finale pourrait l’aider à se faire enfin connaître pour son jeu ou…pour s’être fait martyriser par un joueur surcoté !

Dirk peut être le meilleur étranger de l’Histoire

Son potentiel ne fait plus débat mais dur de placer Dirk comme le meilleur « étranger » de l’Histoire de la NBA. D’abord, les anciens rappelleront un certain Drazen Petrovic. Un génie, surdoué de la balle orange, capable d’enfiler 44 points en playoffs ou de terminer une saison à plus de 20 unités de moyenne. A cette époque, c’était simplement irréel tant l’écart entre les Américains et les Européens paraissait incommensurable.
Niveau talent pur, Dirk a donc un vrai challenger même si Petrovic est mort tragiquement et avec encore beaucoup à montrer. Au niveau du palmarès, les Spurs – Ginobili et Parker – le dominent également.

Trois titres chacun et quelques éliminations de l’Allemand à leur actif. Parker a même glané un titre de MVP des finals. Nowitzki n’a donc pas le choix s’il veut clore ce débat (jusqu’à l’arrivée d’un nouveau phénomène), il doit l’emporter. Pour ne pas terminer comme de trop nombreuses stars. Surtout, pour marquer l’Histoire de ce sport. Comme l’un des tous meilleurs powers. Comme le plus grand européen que ce sport ait connu. Ça a de quoi motiver…

Finals NBA : Pourquoi Miami est favori ?

28 mai 2011

Dwyane Wade Miami Heat

Le Heat est là où on l’attendait. Reste l’épine texane mais le trio magique partira favori. Plein de raisons à cela.

 

 

Le roi est grand ! Beaucoup vont devoir ravaler leurs vannes et leur mauvais esprit. A Miami ou à Cleveland, rien n’a changé. Lebron James est resté le meilleur basketteur de cette planète. Bien entouré, le King peut même se permettre de gérer un peu plus son effort qu’avec les Cavs. Cela le rend encore plus impressionnant lors des ultimes périodes qui – jusque là – semblaient le tétaniser. C’est désormais terminé, une discussion avec D-Wade l’a aidé à se décontracter et James aligne les perfs de folie et s’est amusé à tuer Chicago lors de chaque money-time. Un monstre au sommet de son art. Comme de coutume, les chiffres sont affolants. En playoffs, Lebron c’est 25.8pts, 6.6pds, 8.9rbds, 1.5blks, 1.7stls. Personne ne fait mieux.

 

A la moulinette. Un ex-MVP des finales, le MVP actuel… Pierce et Rose sont tous deux passés à la moulinette quand Lebron a décidé de défendre sur leur râble. On pourrait ajouter Iguodala et Deng à cette liste. Si James est le meilleur joueur de la planète en ce moment, c’est essentiellement en défense qu’il est en train de scotcher tous les observateurs. Capable de répondre à l’impact physique de l’ailier Celtic, le King a broyé D-Rose, ne parvenant jamais à le déborder en vitesse.

 

1, 2, 3, 4. Une espèce de « 1-2-3-4 » de la défense qui peut annihiler l’un des tous meilleurs extérieurs NBA comme le meneur dragster le plus redouté de la Ligue. Pour James, aucun défi ne paraît plus insurmontable. Si son envergure paraît un brin insuffisante pour gêner Nowitzki, il pourrait filer de sérieux maux de tête à Jason Kidd ou encore contrôler Shawn Marion ou Peja. Un élément – la défense – impossible à chiffrer mais qui fait la différence depuis le début des playoffs du côté de Miami.

 

95 matchs plus tard. Le Heat se présente enfin au complet et Spoelstra peut aligner son meilleur cinq. A savoir, les Three Amigos plus Udonis Haslem et Mike Miller. Il aura tout de même fallu patienter 95 rencontres avant de pouvoir assister au potentiel de cette escouade. Il est peu dire qu’elle fait peur. Miller par son adresse extérieure, Haslem et sa grosse défense et ses rebonds, apportent exactement ce qu’il manque au trio star.

 

Un début de banc. Surtout, cela permet d’épaissir un peu le second unit puisque ce sont Mike Bibby et Joël Anthony qui débutent les rencontres. Miami est au complet au meilleur moment. A Dallas, il manque toujours Caron Butler.

 

La défense gagne toujours à la fin. On a beau être d’accord ou non, les meilleures défenses l’ont toujours remporté sur les attaques folles. Le basket est ainsi. Un sport permettant le up-tempo, les accélérations intempestives et les coups de folie. N’empêche, à la fin, ce sont les équipes rigoureuses qui l’emportent. Jusqu’ici, le Heat n’encaisse que 88.27pts par match quand les Mavs prennent 92.53 unités.

 

Parcours trompeur pour les Mavs ? Dallas mérite amplement sa qualification en finale. Un niveau de jeu offensif irréel, un Nowitzki en état de grâce, des role-players au top…certes, mais les Mavs sont passés entre les flammes jusque-là. Portland, sans Oden et avec B.Roy apte pour une seule rencontre, ne possédait pas ce qu’il fallait pour passer face à toute tête de série.
Pas de dispute. Ensuite, Kidd&co sont passés sur les cadavres de Lakers condamnés sans combattre. Enfin, OKC avait un potentiel mais peut déjà se féliciter d’avoir atteint la finale de Conf’. Bref, des Lakers ineptes, pas de Spurs, et aucune série vraiment disputée. Dallas mérite sa place mais ne peut nier que les choses ont très bien tournées à l’Ouest.

 

Plus de bête noire. Pour le Heat, ce ne fut pas le cas. Si Philly s’annonçait bien comme une victime, les trois amis ont coupé la tête du champion de la conférence. Bien sûr, les Celtics n’avaient pas le Shaq et Rondo pas de bras droit…Mais il fallait passer ce cap psychologique et le Heat n’a pas tremblé, ne lâchant qu’une rencontre.

 

Plus de favori. Pareil pour les Bulls. Largement favoris au départ de la psot-season, les coéquipiers de Derrick Rose n’ont grappillé qu’un maigre succès contre le dragster floridien. Le Heat s’est donc offert le scalp du champion et celui du grand favori. Dallas ne peut en dire autant.

 

Avantage psy. Dallas parcourt ces playoffs tels une rédemption. Affronter le Heat se positionne totalement dans cet état d’esprit d’ailleurs. Mais quand même, les Mavs devaient espérer n’importe quelle autre franchise. Cinq n’ont certainement pas suffi pour panser les plaies laissées lors de la seule finale de Dirk. A chaque action d’éclat de Wade, lors de tout moment délicat des Texans, le spectre de la défaite de 2006 hantera le roster. Et les plumitifs ne cesseront de leur rabâcher. Ça peut servir à motiver le sentiment de revanche. Ça peut aussi tétaniser…

 

Le choix de Lebron. Il est arrivé en 2003. Un môme de 18 piges, signé à 100 millions par Nike. Tout le monde attendait le phénomène et annonçait déjà un amoncellement de titres individuels et collectifs pour le natif d’Akron. Pour les breloques persos, James a déjà fait le tour. Son transfert au Heat n’avait qu’un but collectif. Il semble que Lebron a fait le bon choix et l’Elu n’a jamais semblé aussi près du titre suprême.

 

Nouvelle ère ? Surtout, après le flot incessant de critiques subies, ça donnerait encore un peu plus de poids à l’intelligence de ce joueur. D’ailleurs, très peu le voient flancher maintenant. Comme MJ, il a bouffé son pain noir – Dirk aussi ! – et a faim de titres. Son « ère » peut débuter cette année, il le sait bien. Ça ne tient qu’à lui de s’en assurer.

 

Home-court. Bon, ces playoffs ont donné un rôle très relatif à l’avantage du terrain. Miami reste tout de même invaincu en son antre en post-season. Une stat parlante quand les adversaires se nomment Celtics et Bulls. Dallas a bien remporté ses deux rencontres à Oklahoma et au Staples Center mais s’est incliné déjà deux fois à l’extérieur. C’était au Rose Garden de Portland. Il faudra pourtant bien briser la série du Heat pour les Mavs.

 

Deshawn en danger. Chicago peut en parler. Posséder un bon arrière est simplement indispensable en NBA. Au même titre qu’un pivot ou un meneur. Surtout quand le match-up oppose le guard à Dwyane Wade. Et Dallas n’a « que » Deshawn Stevenson à aligner dans son cinq majeur. Un mec honnête défenseur mais n’offrant aucune garantie quant à son impact sur Flash.

 

Terry pour répondre à Flash ? Bien sûr, Jet Terry, lui, joue comme un maestro en ce moment, ne forçant rien et rentrant des tirs phénoménaux comme s’il s’agissait de simples lay-ups. Mais il faudra bien un Terry en feu pour répondre aux assauts de Wade. Si les Mavs sombrent à l’arrière, la finale sera bien plus compliquée.

 

Dirk-dépendants. Les Mavericks développent du beau jeu, délié et collectif mais cela repose surtout sur un seul leader : Dirk Nowitzki. Tout part de l’état de grâce de l’Allemand. Ne ratant rien, les défenses s’adaptent. Quand les Lakers décidèrent de « doubler » sur le grand blond, ce fut feu d’artifice derrière l’arc des snipers embusqués Terry, Barea, Stojakovic. OKC a donc refusé les prises à deux mais ni Ibaka, ni Harden, ni Collison, ni Durant, ni Sefolosha n’ont réussi à le gêner. Au final, L.A a mangé 12.25 tirs primés par rencontre, Oklahoma recevant un Nowitzki à 32 points de moyenne.

 

Quid de l’Allemand ? Une réalité, l’équipe de Ricks Carlisle est largement dépendante de l’état de forme de son leader. A voir donc quel visage montrera Dirk face à Miami. Jusqu’ici, il n’a rien raté, a su être décisif et a mis à mal tous les défenseurs qu’on a osé lui présenter. Certes, mais Miami a un tout autre niveau défensif que les franchises de l’Ouest.

 

Des solutions. Haslem, Bosh, Anthony, James, voire Jones sont autant de possibilités que Spoelstra pourrait utiliser. Le Heat a même évolué en zone sur quelques séquences, face à Chicago. Si Nowitzki continue de tutoyer les étoiles, il n’y aura de toute façon rien à faire. Mais si la défense floridienne le ralentit un brin, ce sera tout le jeu de Dallas qui s’en ressentira.

 

 

 

 

 

 

 

10 raisons de supporter les Mavs

27 mai 2011

Ils vont perdre. Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas gagner… Mais bon, ne jamais enterrer le Texan. Ça mord. Pis les Mavs, on s’y est (un peu) attaché.

Pour Kidd. Plus encore que Nowitzki, Jason Kidd court après une bague depuis trop longtemps. Le meneur sait bien qu’il s’agit-là de son ultime chance, il deviendrait même le plus vieux meneur titulaire à être sacré. Pour ne pas le classer parmi les losers éternels, il faut gagner. Pis Lebron aura encore le temps.

Ça change ! Ce n’est peut-être pas grand-chose mais ne pas voir les Lakers en finale, ça fait du bien ! Un peu d’alternance au pouvoir de l’Ouest, c’est bien pour le suspense. Et les Mavs ont fait ça bien puisque ce sont eux-mêmes qui ont scalpé le triple-champion de conférence. Et en un coup de balai s’il vous plaît !

L’attaque au pouvoir. Depuis le temps (depuis toujours ?) qu’on nous rabâche que les attaques, c’est sympa pour remplir les stades mais bon…Quand on parle victoire, on tchatche défense, rebond et grosses fautes. Les Mavs évoluent dans un autre style basé sur le collectif et l’adresse. Si ça gagne, ce sera historique.

Marc a mué. Peut-être encore plus surprenant que les subites victoires des Mavs, le nouvel état d’esprit du proprio. Simplement imbuvable depuis son arrivée dans la Ligue, le profil type du nouveau-riche – start-up oblige – insupportable. Cette saison, Dirk l’a remis en place et Cuban s’est contenté de poser ses fesses dans les tribunes. Les médias ont bien tenté de le titiller mais rien n’y a fait. Il a grandi, c’était inespéré, ça fait plaisir.

Matrix à la maison. Shawn Marion se la joue Lamar Odom. L’intérieur texan aura lui aussi, droit à son émission de téléréalité. « The Ladies in my life » histoire de présenter sa mère, ses sœurs, etc… On s’en fout ? Un brin, mais c’est quand même la preuve que les Mavs reviennent à la mode !

Pas de décision. Jusqu’à la fin de sa vie, on en voudra à Lebron ! Non, en fait s’il gagne, les fans devraient revenir. N’empêche, la star allemande en face, elle n’a jamais fait parler d’elle. Pas un mot, rien. Un mec humble, c’est sympa aussi.

Récompenser le flair. C’est sûr, le meilleur recrutement de l’Histoire a été effectué cet été, par Miami. Certes, mais ce n’était pas très difficile à prévoir. Dallas peut se targuer de jolis « coups. » JJ Barea réalise des playoffs totalement inattendus et que dire de Tyson Chandler ! Pivot moyen jusqu’ici, l’ancien Bull est devenu une pièce maîtresse du dispositif de Rick Carlisle. Et ça marche. Bonne pioche !

La veuve et l’orphelin. C’est humain, l’outsider porte toujours en lui le soutien populaire. Miami est favori depuis le 1er match de la saison quand personne ne pariait un penny sur les Mavs. Même au début des playoffs, beaucoup les voyaient sortir dès le 1er tour, contre Portland, et tout le monde fut sous le choc après la fessée administrée à Kobe.

Dirk est en mission. S’il faut saluer les progrès humains du proprio, ceux psychologiques du franchise player sont phénoménaux ! Il est même impossible de citer toutes les actions décisives de Nowitzki durant ces playoffs. C’est simple, l’Allemand est on fire, il le sait, le sent et compte bien profiter de cet état de transe pour aller au bout de la route. Un tel retournement mental, ça intéresserait Freud. Le public, lui, ne peut que le saluer.

Vengeance ! On y aura droit tout au long de la série. 2006, la désillusion de l’Histoire pour les Mavericks. 2-0, un 3e match qui s’annonce bien puis…le drame ! Wade enfile le costume de Superman et rentre tout ce qu’il veut. 4-2, Dallas est la première équipe à ne pas remporter le moindre match à l’extérieur. L’année d’après, les Texans – toujours traumatisés – se font sortir au 1er tour par le huitième, Golden State. Une plaie béante que personne n’a omise dans la ville far-west. Dirk mais aussi Jet-Terry étaient déjà là. Ils ont fait bien trop de cauchemars pour ne pas se venger !

Playoffs NBA : Les Mavs sont favoris

16 mai 2011

Quand Dallas impressionnait par son collectif, le Thunder se reposait sur son tandem star. Les Mavs sont clairement favoris dans ce duel générationnel s’annonçant des plus excitants.

Ton dentier, papy ! En 1995, Jason Kidd recevait le trophée de rookie de l’année. A cette époque, Westbrook et Durant jouaient encore aux pogs. Les deux leaders d’OKC, nés tous deux en 88, affichent 15 ans de moins que l’ancien Sun. Dirk a, lui aussi, passé la trentaine. Tout comme Shawn Marion d’ailleurs. James Harden, lui, est tout juste majeur. A l’Est, les vieux Hawks et Celtics ont reçu la carte vermeille, dépassés par les jeunes Bulls et Heat. A l’Ouest, la vieille garde est encore représentée par des Mavs revigorés. Le combat générationnel continue.

OKC limité ? Le seul et unique intérêt d’un Game 7 reste la victoire. Du coup, le Thunder peut être fier du résultat mais il ne faut quand même pas sauter au plafond. Face à une escouade limitée en talents mais terriblement collective, OKC s’en est remis à l’incroyable KD. C’est un fait, le groupe de Scott Brooks est porté par un joueur hors-normes – Westbrook – et un génie : Durant.
Ça a suffi à geler les initiatives des Nuggets – trop jeunes collectivement – mais ça a galéré sec face à Memphis. Dallas propose un peu le même style que Memphis – en mieux – avec beaucoup de passes, de travail avant de shooter et un homme très très fort au poste 4. Pas sûr que le Thunder possède suffisamment d’armes pour faire face.


Quel Jason Kidd ? Face aux Lakers, Jason Kidd a été simplement phénoménal. Adroit, le meneur à tout-faire devient un élément incontournable. Un casse-tête défensif car il trouvera toujours le coéquipier démarqué. Alors s’il faut en plus sortir sur ses saillies extérieures, ça devient très compliqué.
N’empêche, le génial meneur a exercé face à Dédé Miller puis le fantôme de Fisher et ce nullosse de Steve Blake. Russell Westbrook propose un défi d’une toute autre envergure. Plus vif, plus rapide, plus athlétique que Kidd, l’ancien de UCLA devrait faire souffrir le vétéran en défense. A Kidd de répondre en passes et en shoots.

JJ à la rescousse ! La très bonne surprise de ces playoffs côté Mavs se nomme Barea. Ça n’aide pas Beaubois mais ça a foutu une belle panique dans la défense des Angelinos. Du coup, le Portoricain pourrait bien s’avérer une solution adéquate pour embêter Westbrook si Kidd commence à trembler des articulations.
Petit et hyper-rapide, Barea a surtout une capacité à terminer ses actions en lay-up avec une dextérité et une réussite dont seul TP peut se targuer. Rick Carlisle possède donc une carte dans sa manche qu’il faudra utiliser à bon escient.

Qui pour défendre sur Dirk ? C’est LA question à se poser avant d’affronter Dallas. Arrivé avec un énorme potentiel en NBA, l’Allemand à bosser, bosser et encore bosser jusqu’à devenir ce joueur magique. Capable de scorer partout, dans toutes les positions et face à n’importe qui, Nowitzki est surtout devenu un Vrai poste 4.

Le jeu dos au panier ne l’effraie plus, au contraire son fade-away est impossible à contrer ! Ses feintes, ses moves multiples et ses inspirations variées ont donné le tournis autant à Lamarcus Aldridge qu’à Gerald Wallace. Pau Gasol a,lui, passé plus de temps à chercher le ballon qu’à défendre. Encore plus surprenant, l’Allemand ne baisse plus les yeux et réclame la gonfle quand la tension monte!

Bref, OKC doit trouver ce que personne ne possède : un joueur capable de stopper Dirk. Ibaka sera envoyé au front mais le Congolais risque de prendre cher si l’Allemand l’amène au large. De même, Durant a l’envergure pour le gêner mais prendrait alors le risque de manger des fautes rapides. Reste Harden mais il sera déjà bien occupé à contrôler les snipers embusqués. A part un effort collectif bien mené, OKC ne possède pas de solution pour stopper le grand blond aux shoots soyeux.

La zone qui tue ? Une espèce d’OVNI en NBA que la défense proposée par Rick Carlisle face à L.A. Une zone match-up, comme ils disent là-bas. En gros, c’est large, ça sort sur les shooters mais les joueurs gardent globalement leurs positions comme sur une zone. Bien vu car individuellement, aucun Mav n’est un grand défenseur, cela permet donc de ne pas trop exposer Kidd et Nowitzki. Aussi, le but est souvent d’amener le possesseur du ballon vers Tyson Chandler et ses bras interminables. Celui-là fait un boulot de dingue dans la déviation des tirs adverses, l’intimidation et le rebond.

Ça a bien gêné Kobe qui s’est isolé du collectif, ne réussissant plus du tout à peser sur le jeu balbutiant des siens. Mais n’est-ce pas risqué face à un shooter du calibre de Durant ? Si, forcément. Il faudra canaliser le génie d’Oklahoma mais cette zone en a largement les moyens. S’ils restent aussi agressifs sur les lignes de passe, KD devra déjà se battre comme un chiffonnier pour attraper le cuir.

Boston-Miami ? A y repenser, cette série ressemble à celle du 2nd tour à l’Est. Une équipe toute jeune et très ambitieuse face à une escouade vieillissante mais toujours dangereuse. La différence étant que Boston était largement diminué.
A Dallas, il manque Butler mais ces Mavs ont quelque chose en plus. Un supplément d’âme, une confiance nouvelle en leurs forces et une route qui n’a jamais paru si dégagée pour rejoindre les finales. Et au contraire du Big Three des C’s, Nowitzki, lui, n’a jamais été aussi fort.

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks


Momentum ? La différence de rythme entre une équipe qui reste sur un sweep et une autre poussée dans ses retranchements peut aboutir à une surprise lors du premier match. Cela arrive régulièrement. N’empêche, les Mavs restent sur une espèce de miracle de basket dans leur antre. Un feu d’artifice exceptionnel à 3 points, une mise à mort du champion et favori. Un match unique dans l’Histoire de la franchise.
Si les shooters ont conservé leurs marques, ça va être compliqué de s’imposer à l’Amercan Airlines Center. Oklahoma vient de remporter le 1er Game 7 de son histoire, ça compte forcément. Le Thunder voudra poursuivre sur cette lancée. Egalité.

Verdict. Oklahoma a la fougue de la jeunesse mais a clairement affiché des carences dans le jeu. Un collectif pas encore totalement au point avec un meneur parfois trop boulimique en munitions gâchées.
En face, Dallas revit et paraît sûr de sa force. Plus collectifs, plus sereins, plus reposés, plus expérimentés, les Mavs partent avec les faveurs des pronostics. Mais au final, les individualités et l’adresse seront les clés de cette série. Si Nowitzki poursuit son festival, Dallas restera injouable.

Playoffs NBA : Ce que l’on sait

12 mai 2011

Les finales approchent sans les Spurs, Celtics et Lakers. Les choses ont changé.

Next Gen. Depuis 1999, jamais une finale NBA ne s’était déroulée sans Duncan, Shaq ou Kobe. Un trio qui a trusté à peu près tous les titres de la dernière décennie (mis à part Boston en 2008). Cette année, ces trois lascars sont déjà en vacances alors que les petits jeunes du Heat, des Bulls et du Thunder ont encore du taff.

Tous à l’Ouest ! Si Chicago passe, le 1er et le 2nd s’affronteront à l’Est. Pas de surprise donc. Au contraire, à l’Ouest, la finale de conf’ peut encore mettre aux prises le 3e face au 8e… Une belle surprise et quelques parieurs qui se paieront de jolies vacances. La magie des playoffs est revenue, les Lakers ne tuent plus le suspense.

Les Mavs se cachent. Dallas a infligé un sweep au double-champion en titre. Même l’écrire  reste surprenant. Faut s’y faire, la bande à Dirk est maintenant favorite pour retrouver les finales. Un truc de malade quand on connaît le passif de cette bande de losers. Mais sans pression, sans attentes démesurées et avec un super collectif, les Texans viennent de rosser Blazers et Lakers. Le tout sans faire trop de bruit. Pourvu que ça dure, l’Allemand adore le calme.

Superman doit s’envoler. C’est mort ! Dwight Howard a beau clamer son amour pour Orlando et les fans du Magic, le meilleur pivot de la planète ne peut stagner entouré de branques. Le soleil ne suffit plus au bonheur de l’homme-montagne. L.A est une destination toute trouvée. N’en reste pas moins que pas mal de franchises tenteront leur chance. Qu’il fasse comme tout le monde, qu’il forme un big three ! Avec Chris Paul ?

Les Rose de Chicago. D’accord, Miami se repose sur la traction arrière James-Wade mais les Bulls, c’est carrément du solo depuis le début de la saison. Bizarre que cette équipe ne pouvant exister sans son MVP, Derrick Rose. Le problème étant qu’un homme seul n’a jamais rien gagné en NBA.

Lebron, le meilleur. Ils lui ont piqué son titre. Le MVP s’appelle Derrick Rose mais le meilleur joueur du monde se nomme bel et bien Lebron James. Si quelqu’un en doutait encore, la série contre Boston l’a prouvé. Le King aura un compte à régler contre le meneur surdoué. La suprématie ne se partage pas.

Kobe s’excuse. Quand l’homme le plus fier de la planète orange s’excuse, il faut écouter. Ecouter et retenir car cela n’arrivera plus. Bryant reviendra plus fort que jamais, plus concentré, plus intransigeant. Plus fort… En perdant, il ajoute une ligne plus humaine, moins froide à sa légende. Une péripétie mais pas une fin. Quelque soit le roster du Mamba, les Lakers seront très dangereux l’an prochain.

Gagner rend beau. Et oui, on adore les winners ! La plèbe est aisée à contenter, suffit d’enchaîner les succès ! En résumé, voilà la saison du Heat. Enfouie sous un tas de critiques, l’équipe d’Erick Spoelstra a fait le dos rond, taffé son jeu et s’est fixée l’objectif d’arriver fin prête pour les playoffs. C’est réussi et d’un coup, les fans se montrent bien plus nombreux et démonstratifs qu’en début de saison.

Playoffs NBA : Lakers brisés

9 mai 2011

Humiliés. Les Angelinos ont mangé une tornade de plein fouet. Sans réagir…

Une première. Pour Phil, c’est un dépucelage dont le Master Zen se serait bien passé. Le coach aux 11 bagues n’avait jamais été balayé. C’est fait.

Phil était en vacances. Aucune réaction. Dès le 2e quart, la messe est dite. Jackson n’a aucune expression sur le visage, il sait. Son équipe est morte, sa sortie sera ratée. Lui, l’invincible se barre sur un coup de balai. Mais Jackson avait lâché l’affaire au moins autant que ses joueurs. Triste.

Même Kobe…n’était plus là. Le Mamba a commencé avec de l’agressivité avant de sombrer. Comme jamais. Kobe devait planter au moins 30 pions pour prouver qu’il n’était pas dans le moule de ces Lakers-là, que lui n’avait jamais baissé le pied, qu’il était toujours le plus grand compétiteur de cette Ligue. Raté, Bryant n’a tenu qu’une mi-temps, puis…

Jet 32 ! Un assassin. Jet Terry est arrivé, a rentré cinq tirs primés en un rien de temps, a fait sauter le semblant défensif des Lakers, et fait chavirer la salle. Le pistolero n’allait pas s’arrêter de la soirée, 9/10 à 3pts. Tu peux pas test’.

La revanche des revanchards ! Il n’y a pas que Terry qui avait le feu aux fesses, hier soir ! Tout le banc de Dallas plante ainsi 82 points, contre 86 pour l’ensemble des Lakers ! L’une des victimes préférées des Angelinos, Peja Stojakovic, s’est donc vengé avec un parfait 6/6 longue-distance (21pts au total), Barea rentre 22 unités en 26 minutes. Aucun Laker n’a dépassé les 17 pions.

Gasol wanted. Si le naufrage fut total et collectif, Pau Gasol parvient quand même à ressortir du lot. L’Ibère a simplement été nul du début à la fin de ces playoffs. Méconnaissable, maladroit, sans envie, sans inspiration, sans impact. Mauvais des pieds à la tête. Qu’il aille prendre l’air ailleurs l’an prochain n’étonnerait pas grand-monde.

L’année Mavs ? Finalistes en 2006, les Texans n’étaient que 4e de l’Ouest et avaient sorti les Spurs, leur habituelle bête noire, au 2nd tour. 4-3 dans une série des plus étriquées. Cette saison, c’est le double-champion qui passe à la moulinette et les coéquipiers de Dirk possèderont l’avantage du terrain en finale de Conf’. La route est tracée et si l’adresse des briscards perdure, il sera bien difficile de contredire cette bande de furieux pirstoleros.

Explosion ? Probable que Jerry Buss, le proprio, decide de casser son joujou. Les évictions probables concernent donc Gasol évidemment, mais aussi Artest – nul offensivement et incapable de stopper Barea – la Fish’ est cramée, Odom s’est clairement endormi sur ses lauriers et les nouveaux Blake et Barnes peuvent retourner voir ailleurs. Ils ne manqueront à personne. Reconstruire sur Bynum et – c’est la rumeur – Dwight Howard, avec les dernières saisons de Kobe. Le plan est jouable.

Attaquer face aux Mavs. Ils ont tout rentré, d’accord. Mais leur espèce de fausse zone, ultra-large, coupant les lignes de passes extérieure-intérieure, représente un joli casse-tête tactique. Rick Carlisle a largement dominé Jackson sur le coup. Les Lakers n’ont jamais rien compris à la défense proposée par les Mavs. Surtout, si l’adversaire n’est pas adroit longue-distance, la zone des texans semble bien difficile à perforer.

Mavs, « Oublie que t’as aucune chance… »

2 mai 2011

Dallas devrait se faire manger tout cru par les Lakers. A moins que…

Un soldat, tu trouveras. Le dossier brûlant pour Rick Carlisle reste le cas Bryant. Il a beau faire semblant d’avoir mal à la cheville, le Mamba mort sévère en ce moment et Dallas ne jouit pas vraiment d’un poste 2 ultra-compétitif. Stojakovic, Terry ou Barea n’étant pas des spécialistes défensifs, Deshawn Stevenson a du souci à se faire…

Tyson tu cloneras. Le rebond. Face aux mastodontes des Lakers, la bataille du rebond représente toujours un sacré calvaire pour l’adversaire. Si Chandler réalise une superbe saison, il va tout de même falloir l’épauler. Problème, Dirk n’est pas le meilleur dans le secteur et Haywood ne joue presque plus…

La pression tu contrôleras. C’est impossible, les Mavs ne savent pas gérer la pression. Pourtant, il va bien falloir trouver une solution. Même dans un mauvais jour, L.A revient toujours un moment dans le match. A Dallas d’éviter les hold-up et de faire payer cash le champion de ses régulières sautes de concentration.

Kidd, tu suivras. Sur la pente descendante le meneur des Mavs ? Certains le pensent, les fans des Blazers peuvent pourtant contester. Kidd a proposé un très bon niveau de jeu lors du 1er tour avec notamment, une adresse réjouissante derrière la ligne primée (39.5%).

Pau, tu isoleras. L’Ibère ne possède pas le tempérament d’un joueur NBA typique. Une autre culture. Contre les Hornets, on a ainsi vu un Gasol bouder – ou du moins, ne faire aucun effort pour recevoir la gonfle – car il n’avait pas reçu de munitions en début de match. Forcément, le jeu des Lakers s’en ressent. A Dallas de faire réfléchir l’Espagnol en l’isolant de ses coéquipiers.

Les chevaux, tu lâcheras. Physiquement, Dallas n’a aucune chance. Le jeu rapide peut donc s’avérer une solution efficace contre les « lourds » Bynum-Gasol-Artest. Juan Barea, Rodrigue Beaubois, Corey Brewer et Deshawn Stevenson sont autant de solutions éventuelles pour accélérer le jeu. A Carlisle d’être ambitieux !

Ton adresse, tu garderas. Les Lakers ont battu les Texans deux fois sur trois, cette saison. Sur ces trois matchs, les Mavs n’ont inscrit que 94pts à 44.6% aux shoots et un triste 32% à 3pts. Loin des standards de la saison (100.2pts à 47.5%).

Dirk, tu éloigneras. A première vue, Dirk sera défendu par Pau en début de match, avec Odom en soutien. Face à un vrai pivot, l’Allemand aura donc l’avantage technique et un zeste de vitesse supplémentaire. A lui de faire sortir l’Espagnol de sa zone de confort, de le faire jouer à 3pts, de le prendre en drive et lui faire commettre des fautes. Le grand blond peut faire des misères à l’autre star continentale de la série.

Clutch, tu deviendras. Face à Portland, le seul match joué à la dernière seconde se solda…par une défaite. Dallas ne réalisera jamais d’exploit en playoffs sans cet instinct de tueur. A Dirk de s’inspirer du mec juste en face, là : Kobe.

 

Tu oublieras. Oublier le palmarès de l’adversaire, oublier l’aura du Mamba, oublier qu’avec un bilan parfaitement égal, ils n’ont pas l’avantage du terrain, oublier les nombreuses désillusions passées, oublier la pression, oublier qu’ils en ont mangé 30 la dernière fois, oublier les destins si éloignés de ces deux franchises. Sinon, les Mavs risquent de s’apercevoir qu’ils n’ont aucune chance !

 

Gazette NBA: Et de 10 pour les Mavs!

8 décembre 2010

Plus forts que le showtime des Lakers, plus surprenant que la victoire des Bobcats sur les Nuggets, plus emballant que le retour en forme de Portland, Dallas se paie Golden State pour un dixième succès consécutif. Tellement à l’aise les Texans qu’ils filent même du temps de jeu à nos frenchys!

L’équipe du moment. A chacun sa période. En ce moment, mieux vaut ne pas se frotter de trop près aux Mavericks. Spurs, Thunder, Heat, Hawks ou Jazz sont tous repartis la queue basse. Trop puissants, trop adroits, trop complets, les hommes de Rick Carlisle déroulent un basket aux multiples solutions. Avec les cinq prochaines rencontres à domicile, la série pourrait bien s’alonger encore un peu.

Dirk au top. L’Allemand joue le meilleur basket de toute son existence. Pour un ancien MVP, ce n’est pas peu dire. Mais l’Allemand a encore franchi un cap, cette saison, en alignant des pourcentages d’adresse simplement hors-normes. Hier, avec 25 points à 53%, il signe ainsi sa pire perf depuis trois rencontres. Avec un leader à un tel niveau, les Mavs sont une toute autre équipe et voient les solutions offensives se multiplier, les défenses adverses se concentrant sur le principal poison teuton. Mais Dirk est actuellement le meilleur joueur du monde.

Du banc. Tyson Chandler blessé, Kidd au travers, Stevenson pas bien réglé? Pas grave! Rick Carlisle a de multiples cartes à coucher sur la table pour s’en sortir même avec des titulaires à l’impact incertain. Haywood remplace Chandler, sans problème, Terry prend le relais de Kidd. Avec Shawn Marion, Jose Juan Barea et bientôt, Rodrigue Beaubois, les Texans peuvent même se targuer du meilleur banc NBA.

Le rêve bleu. Il faut bien le reconnaître, on avait un peu oublié que Ian Mahinmi et Alexis Ajinça tentaient toujours de lancer leurs carrières respectives. Mais Carlisle a su leur sortir la tête de l’eau. Au final, Mahinmi signe un double-double, avec 12 points et 10 rebonds et toujours quelques problèmes de fautes trop rapides. Pour Ajinça, il triple son temps de jeu de la saison – il a joué 9 minutes, hier, contre 3 sur les 20 premières rencontres – trouvant là l’occasion rêvée de planter 3 points et 6 rebonds. Sa carrière est lancée? Non, sûrement pas! Mais savoir qu’il est toujours basketteur fait tout de même plaisir.

Warriors blues. Neuf revers sur les dix dernières sorties. Voilà le bilan de Golden State qui avait pourtant bien débuté sa saison. Mais ça ne passe plus. Trop de shoots rapides, pas assez de fixation ni de défense et les joueurs d’Oakland semblent un brin perdus sur le parquet. Ellis et Curry continuent d’enchaîner les bonnes perf, David Lee retrouve son niveau, les Warriors ne sont donc pas très loin de la rédemption. Mais il faut déjà faire vite avant que les playoffs ne disparaissent des objectifs accessibles.

Des blocs, des briques et des brèves!

Josh Smith explose les Nets avec 34pts à 14/16 aux tirs…les Harlem Globe Trotters en profitent pour ajouter une règle, le tir à 4 points…Stephen Jackson aligne cinq tirs primés et Charlotte l’emporte face aux Nuggets…Steve Nash profite à plein de l’absence d’Andre Miller, 24pts et 15pds pour le Canadien, mais ce sont les Blazers qui l’emportent avec un nouveau gros match de Wesley Matthews qui score 24 unités…George Karl est resté bloqué à 999 victoires…

Et pour demain?

Malgré une courte défaite, hier à Charlotte, Denver revient en forme en ce moment, suivant la courbe de progression de Chauncey Billups. Les Nuggets se déplacent à Boston où les C’s sont sur une série de sept succès de rang. Bref, le choc vaudra le détour avec de savoureux duels Anthony/Pierce, Rondo/Billups ou encore Garnett/Nene.