Posts Tagged ‘bryant’

Playoffs NBA : Lakers brisés

9 mai 2011

Humiliés. Les Angelinos ont mangé une tornade de plein fouet. Sans réagir…

Une première. Pour Phil, c’est un dépucelage dont le Master Zen se serait bien passé. Le coach aux 11 bagues n’avait jamais été balayé. C’est fait.

Phil était en vacances. Aucune réaction. Dès le 2e quart, la messe est dite. Jackson n’a aucune expression sur le visage, il sait. Son équipe est morte, sa sortie sera ratée. Lui, l’invincible se barre sur un coup de balai. Mais Jackson avait lâché l’affaire au moins autant que ses joueurs. Triste.

Même Kobe…n’était plus là. Le Mamba a commencé avec de l’agressivité avant de sombrer. Comme jamais. Kobe devait planter au moins 30 pions pour prouver qu’il n’était pas dans le moule de ces Lakers-là, que lui n’avait jamais baissé le pied, qu’il était toujours le plus grand compétiteur de cette Ligue. Raté, Bryant n’a tenu qu’une mi-temps, puis…

Jet 32 ! Un assassin. Jet Terry est arrivé, a rentré cinq tirs primés en un rien de temps, a fait sauter le semblant défensif des Lakers, et fait chavirer la salle. Le pistolero n’allait pas s’arrêter de la soirée, 9/10 à 3pts. Tu peux pas test’.

La revanche des revanchards ! Il n’y a pas que Terry qui avait le feu aux fesses, hier soir ! Tout le banc de Dallas plante ainsi 82 points, contre 86 pour l’ensemble des Lakers ! L’une des victimes préférées des Angelinos, Peja Stojakovic, s’est donc vengé avec un parfait 6/6 longue-distance (21pts au total), Barea rentre 22 unités en 26 minutes. Aucun Laker n’a dépassé les 17 pions.

Gasol wanted. Si le naufrage fut total et collectif, Pau Gasol parvient quand même à ressortir du lot. L’Ibère a simplement été nul du début à la fin de ces playoffs. Méconnaissable, maladroit, sans envie, sans inspiration, sans impact. Mauvais des pieds à la tête. Qu’il aille prendre l’air ailleurs l’an prochain n’étonnerait pas grand-monde.

L’année Mavs ? Finalistes en 2006, les Texans n’étaient que 4e de l’Ouest et avaient sorti les Spurs, leur habituelle bête noire, au 2nd tour. 4-3 dans une série des plus étriquées. Cette saison, c’est le double-champion qui passe à la moulinette et les coéquipiers de Dirk possèderont l’avantage du terrain en finale de Conf’. La route est tracée et si l’adresse des briscards perdure, il sera bien difficile de contredire cette bande de furieux pirstoleros.

Explosion ? Probable que Jerry Buss, le proprio, decide de casser son joujou. Les évictions probables concernent donc Gasol évidemment, mais aussi Artest – nul offensivement et incapable de stopper Barea – la Fish’ est cramée, Odom s’est clairement endormi sur ses lauriers et les nouveaux Blake et Barnes peuvent retourner voir ailleurs. Ils ne manqueront à personne. Reconstruire sur Bynum et – c’est la rumeur – Dwight Howard, avec les dernières saisons de Kobe. Le plan est jouable.

Attaquer face aux Mavs. Ils ont tout rentré, d’accord. Mais leur espèce de fausse zone, ultra-large, coupant les lignes de passes extérieure-intérieure, représente un joli casse-tête tactique. Rick Carlisle a largement dominé Jackson sur le coup. Les Lakers n’ont jamais rien compris à la défense proposée par les Mavs. Surtout, si l’adversaire n’est pas adroit longue-distance, la zone des texans semble bien difficile à perforer.

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Les blessés ont la dent dure

27 avril 2011

Kobe et Derrick Rose étaient incertains avant les rencontres d’hier. Les deux stars ont pourtant brillé et l’ont emporté.

Amoindris. Derrick Rose marchait encore en béquilles la veille du match, Kobe refusait, lui, de passer les examens. Mais les deux leaders n’avaient aucun doute quant à leur participation au match. Pour Bryant, son temps de jeu fut géré au compte-goutte par Jackson, Rose a, lui, souffert des fautes. Mais autant à Los Angeles qu’à Chicago, l’ex et le futur MVP ont porté leurs équipes respectives. De deux gros poster dunks pour le Mamba, de deux tirs primés pour le meneur chicagoan. La douleur ? Suffit de ne pas l’écouter.

Au rendez-vous. Pour les Bulls, il s’agissait surtout de terminer le boulot, d’enfin remporter une série de playoffs et de pouvoir enfin se concentrer sur les prochaines échéances. C’est donc chose faite avec une large victoire sur des Pacers qui ne possédaient pas les armes suffisantes pour survivre. A L.A , la mission fixée est également remplie. Les Angelinos ont repris l’avantage et partiront à NOLA avec la ferme intention de finir le job. En outre avec un Kobe un peu en retrait, les intérieurs – Bynum en tête – se sont retrouvés.

D12 fait l’inverse. A Orlando, le résultat est semblable mais la recette fut bien différente. Le leader n’a pas porté son équipe et, étonnamment, celle-ci n’a jamais aussi bien joué dans cette série. Après une défaite avec un Dwight Howard à 46 pions, le Magic s’impose largement malgré les 8 petits points de son Superman. La différence ? Les shooters avaient réglé la mire. JJ Reddick plante 14 unités à 6/8, Ryan Anderson en colle 11 et Jason Richardson est à 17 points. Howard a même pu s’économiser, jouant moins de 30 minutes. Le géant peut y croire de nouveau.

Balle dans le pied. Les Hawks n’ont pas fait tout leur possible pour l’emporter hier soir, c’est clair. Joe Johnson se fend d’un piteux 2/12 aux tirs, Crawford et Horford scorant, eux, respectivement 8 et 9 unités. Faiblard donc mais les aiglons avaient déjà en tête le prochain match à Atlanta. Celui devant sceller la qualification. N’empêche, laisser filer un match de playoffs n’est jamais une bonne idée. Surtout contre une équipe du Magic susceptible de prendre feu si la confiance extérieure revient. Au final, Atlanta met tous ses œufs dans le même panier et jouera le match de sa saison, à la maison. Un plan qui se tient mais dangereux. Surtout si les Floridiens ont retrouvé leur adresse…

Peur sur Los Angeles

26 avril 2011

L’an dernier, Los Angeles fut champion avec un Kobe au doigt cassé. Mais l’an passé, les Lakers jouaient très bien.

Iron Man. Kobe ne s’arrête jamais. Rien ne le ralentit, aucune obligation – même physique – ne lui ferait manquer une rencontre. Il est comme ça le Black Mamba. Un compétiteur invétéré, un boulimique de ballons orange. Durant les playoffs plus que n’importe quand, Bryant ne stoppera pas. Il a même refusé de passer les examens de contrôle. Il s’en fout, sa décision est prise. Il sera sur le parquet jusqu’à la fin des playoffs. En même temps, il en profite pour envoyer un message à tous ses coéquipiers : aucune excuse ne sera tolérée en cas de défaite.

Game 5. Les matchs 5 des séries de playoffs. Des millions de lignes ont déjà été rédigées sur le sujet. En gros, le gagner donne plus de 75% de chances de plier la série. Et ça, Kobe et Phil le savent parfaitement. Retourner à la Nouvelle-Orléans le couteau sous la gorge, n’est sûrement pas le plan prévu par le staff angelino. Pour éviter pareil scénario catastrophe, Kobe doit donc jouer.


Kobe-dépendant ? Depuis trois ans, les Lakers appartiennent à Bryant. Mais la force de cette formation restait quand même un collectif fait de stars. Gasol-Odom-Bynum à l’intérieur, Artest ou Ariza à l’aile comme autant de potentiels all-stars acceptant de se mettre au service du Black Mamba. Cette saison cependant, les « autres » de L.A montrent des carences jamais vues jusqu’ici, notamment dans l’investissement et l’agressivité.
Du coup, Kobe se démène comme d’hab mais son équipe n’a jamais paru aussi dépendante de ses seules performances qu’actuellement. Le réveil attendu de Pau Gasol reste bien trop incertain pour que Jackson mise dessus pour se sortir de ce guet-apens.

Les Hornets y croient. Ils l’ont déjà fait et c’est bien le principal motif d’espoir pour les troupes de Monty Williams. En remportant la première manche au Staples Center, les Hornets ont montré qu’ils pouvaient rivaliser avec les Champions pour peu que Chris Paul enfile sa tenue de SuperMan. Surtout depuis le Game 1, Kobe aidait sur Paul en défense, sa cheville en vrac l’empêchera sûrement de le faire ce soir.
De même en attaque, Bryant souffre face à un Trevor Ariza très athlétique. Sur le dernier match, le n°24 termine à seulement 5/18 aux tirs. Et il ne se blesse qu’en toute fin de partie…

Pour la légende ? Avec une demi-douzaine de blessures, Allen Iverson conduisait ses Sixers en finale, Michael Jordan plantait, lui, 38pts à la défense du Jazz dans un Game 5 malgré 40° de fièvre. Willis Reed – bien connu des détenteurs du League Pass – inscrivait les quatre premiers points du Game 7 de la finale 70, face aux Lakers, malgré un gros pépin physique. Les blessures font partie du jeu et des légendes.

Los Angeles, terre-mère de l’happy end, du final héroïque et de tous les mélodrames qui vont avec, paraît la Cité toute trouvée pour abriter pareille histoire. Bryant jouera ce soir, l’un des matchs les plus importants de sa carrière. Et le jouera blessé. Diminué par une cheville récalcitrante. Ça arrêterait la plupart des NBAers. Pour Kobe, ça devrait le transcender. Réponse ce soir.

Playoffs NBA : La hiérarchie bousculée

21 avril 2011

Les Lakers et les Spurs ont encore galéré face à plus faibles qu’eux pendant que le Thunder détruisait Denver. L’outsider est en forme, les favoris beaucoup moins.

Ça passe… C’est ce qu’ont pu conclure Spurs et lakers au terme de leur rencontre d’hier. Pour les Spurs, le retour de Manu Ginobili fait le plus grand bien dans l’agressivité et la création. Un apport suffisant pour s’en sortir mais les Grizzlies ont prouvé que la série resterait serrée tout du long. Malgré une bonne adresse en attaque, Tim Duncan (16pts mais 5 balles perdues et 6 fautes) peine face à l’excellent tandem Randolph-Gasol, Mike Conley rend la vie dure à TP et le cinq des Grizz’ tourne bien.

…mais c’est moche. A L.A, le seul point positif de la soirée est de s’en être sorti en jouant aussi mal. Avec le duo Kobe-Gasol à 5/20 aux tirs pour 19pts, 8rbds et 5 balles perdues en cumulé, c’est certainement une victoire unique pour les Lakers. Les hommes de Phil Jackson ont défendu, joué des coudes et mangé le rebond. L’impact physique de Lamar Odom et Andrew Bynum a fait la différence. Pas le fond de jeu, très pauvre. Ni même les individualités puisque Pau Gasol a encore été inexistant, Bryant ne dépassant les 10 unités qu’à 4 minutes du terme. Les matchs à la Nouvelle-Orléans s’annoncent ardus pour les champions.

Mise au point. Pas de claquette litigieuse cette fois et aucune contestation possible. Le Thunder a brisé les Nuggets hier soir, tuant le match quasiment après le seul premier quart. Un Durant (23pts, 5pds) plus altruiste, un Westbrook (21pts, 7pds) toujours aussi incisif et une doublette de maçons Perkins-Ibaka hyper-dominatrice (19pts, 23rbds), OKC part invaincu dans le Colorado. Les Nuggets ont prouvé qu’ils ne pouvaient rien espérer sans une adresse exceptionnelle.  

En forme. Même si Lakers et Spurs devraient s’en sortir en balbutiant leur basket et conserveront leur statut de favoris, le Thunder, probable prochain adversaire de San Antonio, a de quoi y croire. Quand les Spurs galèrent au niveau taille et puissance physique dans la peinture – McDyess n’est plus tout jeune et Blair reste de dimension humaine – Oklahoma peut justement s’appuyer sur une force intérieure de premier ordre. Du moins au niveau puissance, rebond et défense où Perkins et Ibaka apportent une énergie folle.
La doublette Durant-Westbrook appréhende les playoffs sans pression et leurs performances sont au niveau attendu. Même le banc est en forme avec un Harden efficace et Nick Collison toujours combattif. Ça va bien à OKC.

Changement de statut ? Le Thunder a chopé le parcours le plus difficile avec un premier tour piégé. Tout le monde voyait Los Angeles et San Antonio se qualifier tranquillement face à des adversaires amplement à leurs mesures. Pour le moment, c’est tout le contraire avec le Thunder menant 2-0 et un succès aisé au dernier match. Les Spurs, eux, galèrent face à Memphis pourtant privé de Rudy Gay.
Manu Ginobili est revenu mais n’a pas parut à 100%, la raquette est âgée, le roster souffre d’un manque de taille et les match-ups probables entre TP et Westbrook et Ginobili et Durant sont loin d’être gagnés par les Texans. En pleine confiance, l’outsider OKC a des atouts à faire valoir et se verrait bien en profiter si la baisse de régime des favoris perdure.

Playoffs NBA: Des questions?

15 avril 2011

Les playoffs débutent demain avec une foule de questions en suspens. On fait le tour des principales interrogations.

Des jeunes et des dieux ?

En gros, Chicago et Oklahoma peuvent-ils remporter leur conférence respective ? Pour les Bulls, les chiffres plaident pour eux. Meilleur bilan à domicile, les coéquipiers de Rose auront l’avantage du terrain tout au long des playoffs. Chicago possède également les meilleurs stats inter-conférence (39-13), est invaincu face au Heat (3 victoires) et reste sur un probant succès contre Boston. Le chemin est donc tracé, reste un potentiel offensif limité et une expérience moindre de ce niveau. Des inconvénients largement surmontables mais laissant le doute sur le véritable niveau de ces Bulls en playoffs.

Pour le Thunder, le potentiel paraît peut-être plus grand qu’à Windy City. Durant-Westbrook forment le duo le plus explosif de la Ligue, la raquette est désormais blindée par le Perk’ et le collectif roucoule. Le désavantage d’OKC réside en fait surtout dans son parcours. Le plus difficile de tous les favoris qui les verra croiser des Nuggets survoltés puis vraisemblablement les Spurs et les Lakers. Pour sortir vivant d’un tel parcours, il faudra être costaud.  

Kobe, le rêve se réalise ?

En route pour la 6e. Le défi que Kobe s’est lancé en entamant sa carrière – faire au moins aussi bien que son idole – est en passe d’être remporté cette saison. Si Jordan n’a jamais connu de saison aussi difficile (pire exercice à 62 victoires) lors de son second three-peat, le Black Mamba peut toujours compter sur une aura inégalable au sein de la Ligue. Au complet et en forme, les Angelinos restent les favoris et Kobe le sait bien.
Comme MJ en son temps, Bryant devra donc resserrer les boulons et éviter que ses ouailles ne se dispersent comme en saison régulière. Et briller. Les Lakers restent son équipe et ce sera à lui de dominer les débats face aux jeunes stars montantes ou contre les anciens du Texas.

Que vaut Boston ?

La question la plus délicate de ce début de playoffs. Leur niveau du dernier mois de saison pourrait les laisser partir en vacances dès le premier tour. Mais peu croient pourtant en un succèdes Knicks. La faute à une équipe d’increvables que personne n’oserait plus sous-estimer. L’an dernier, leur 4e spot ne les a pas empêchés d’aller en finale. La fin de saison a été surtout marquée par un manque d’énergie, d’envie peut-être, une certaine lassitude dont Rondo a semble-t-il bien du mal à se défaire.
Mais l’ambiance, le suspens et les rivalités vont raviver l’âme de grognards d’un vestiaire qui ne possède plus des masses de cartes dans sa manche. Et les C’s affichent un bilan positif face au Heat, probable concurrent du 2nd tour. Avec ou sans le Shaq, Boston ne sera pas bon à prendre.

Le roi des losers ?

Si Kobe a la pression face à l’Histoire, Lebron sait qu’il joue une grosse partie de sa légende, cette saison. Parti de Cleveland avec des éliminations récurrentes, il n’a pas fait du Heat la machine de guerre espérée. Il n’a donc plus le choix et doit gagner immédiatement. Un nouvel échec le classerait parmi les losers. En saison, le Heat n’a pas vraiment brillé contre les gros et s’est beaucoup fait critiquer sur son style de jeu.
N’empêche, Lebron reste Lebron et donc le meilleur joueur que cette planète compte. Avec D-Wade, le duo n’a pas de limites et doit passer outre le manque de banc et d’impact intérieur. Ce sera dur, peut-être sale. Mais le règne du Roi doit enfin commencer cet été. Sous peine d’être rapidement comparé à Charles Barkley…

Les Mavericks sont-ils maudits ?

Les Mavs et leur potentiel s’effritant à chaque fois que la pression monte d’un cran. C’est connu, presque attendu. Surtout que Dirk va devoir batailler sévère face à des Blazers transfigurés depuis l’arrivée de Gerald Wallace. Au final, les Mavs paraissent clairement la tête de série la plus en danger lors de ce premier tour. Leur chance ? Portland représente l’équipe maudite par excellence et n’a pas atteint les demi-finales de conf’ depuis près d’une décennie.

N’empêche, Dallas reste bien trop dépendant du seul Dirk et se retrouvera vite en danger si Kidd (36%) et Terry (45%) continuent à construire une maison par match. Maudits pendant leurs belles années, peut-être, mais aujourd’hui, les Mavs – sans Butler – semblent surtout un peu légers et vieillissants.

Kobe Bryant n’est pas un ange…

14 avril 2011

« Pédé » est une insulte courante sur tout le globe. Ça n’en reste pas moins homophobe et malheureux de bêtise. Surtout quand on s’appelle Kobe Bryant.

Image et réalité. La question n’est pas vraiment de savoir si Bryant est homophobe ou non. Chacun espère que non mais personne n’ira lui demander non plus. L’incident – « pédé » lâché à un arbitre alors que le Black Mamba faisait l’objet d’un gros plan en direct sur TNT – a seulement rappelé à tout le monde qu’un joueur, si fort soit-il, n’en reste pas moins un homme. Ou la grosse différence entre l’image ultra-contrôlée de Kobe et son caractère réel.
Lisse, concentré sur la victoire, capitaine exemplaire, Bryant tente, à chacune de ses apparitions, de valider son personnage : celui d’un champion concentré sur une seule chose : son jeu. La vérité est évidemment ailleurs, le Black mamba est avant tout un humain, capable de grosses boulettes.

 

Joue-la comme Francky. En France, on est servi pour les champions benêts. Francky Ribery étant le plus parfait exemple de l’athlète qui ne devrait jamais prendre la parole en public. Bryant, lui, reste tout de même bien plus malin et capable d’enchaîner trois phrases de rang sans avoir à lire un texte. N’empêche, il est aussi un homme qui dès 18 ans – la majorité US est fixée à 21 – jouait pour les Lakers. L’école n’a donc pas été une priorité. Comme pour la majorité des sportifs pros. Et malheureusement l’éducation ne se rattrape pas.

 

Quelles retombées ? Kobe l’a jouée fine en s’excusant immédiatement et en appelant directement le président de la principale association défendant les droits des homosexuels. Il a su éteindre le feu, a payé la plus grosse amende de la saison – 100 000$ – et peut donc repartir à ses amours : les playoffs. Mais l’image du type austère, hautain ne s’est jamais estompée. Kobe ne sera jamais le mec le plus sympa de la planète. Surtout quand ses Lakers perdent.
Cette nouvelle tâche sur son image de marque ne fait de bien à personne et tend à exposer encore plus son équipe qui compte déjà son lot de soucis.

 

Comme en 2004 ? Kobe a déjà connu des situations bien plus compromettantes comme la fâcheuse affaire de viol présumé sur une cheerleader. Une saison passée entre le Colorado – lieu du tribunal – et la Californie où Bryant ne trouvait refuge que sur le parquet. Cependant, le Black Mamba avait quelque chose à prouver et fit passer son mal-être bien avant le groupe.
Au final, le quatuor Payton-Malone-Bryant-Shaq ira bien jusqu’en finale mais se fera clasher par les Pistons. La plus sale image de Kobe à ce jour qui délaissa totalement le collectif pour terminer la série à 35% aux shoots. La saison actuelle – Lakers favoris, Kobe sous pression médiatique – met Bryant un peu dans la même situation. La maturité en plus ? Phil Jackson doit l’espérer.

Gazette NBA: 3 de suite pour les Lakers!

1 décembre 2010

Boston écrase Cleveland, Orlando se paie les Pistons et New-York remporte le derby. Rien d’anormal jusqu’ici sauf côté Lakers où les champions encaissent un troisième revers consécutif, à Memphis. Une bévue qui ressemble à un mini-séisme du côté d’Hollywood.

Triplé. Depuis l’arrivée de Pau Gasol en ville, les hommes de Jackson n’avaient lâché qu’une seule fois trois matchs de suite. C’est donc une série très difficile que sont en train de vivre les champions en titre. Surtout, Indiana et Memphis n’appartiennent pas vraiment à la même catégorie et le Jazz comptait jusqu’à 18 points de débours. Bref, l’impressionnante maîtrise de L.A a pris un brin de plomb dans l’aile ces derniers jours, rendant du coup cette franchise un peu moins écrasante de supériorité.

Défendre comme un ours. Facile pour des grizzlies mais c’est bien cela que doivent faire tous les adversaires des Lakers. Tenter par n’importe quel moyen de faire baisser le pourcentage de Kobe, gêner au maximum Gasol et prier pour que personne d’autre ne réalise le match de sa vie. Memphis y est quasiment parvenu, hier soir, laissant un Bryant à 9/25 aux tirs (29pts tout de même) et l’Espagnol à seulement 15 unités. La figure emblématique de cette implication défensive est évidemment Rudy Gay, terminant la partie avec six contres au compteur dont celui de la gagne sur le dernier tir d’Artest.

Le Fish prend l’eau. Il faut défendre comme un mort de faim mais faut pas lésiner sur l’attaque non plus pour abattre le mammouth, glouton de victoires. Du coup, Mike Conley s’est senti obligé d’enfiler le pyjama de Superman. Une fois n’est pas coutume, il termine meilleur marqueur avec 28 points et un presque parfait 10/13 aux shoots dont 4/5 derrière la ligne. Il plante un tir primé primordial dans les ultimes secondes. Juste lâchera-t-il la gonfle, offrant une dernière occasion aux Lakers. Mais comme il s’agissait d’une soirée où tout souriait au meneur, ce fut sans conséquences…

Artest, pas clutch, pas cool. Tout ceci n’aurait pu être qu’un mauvais passage pour L.A qui – comme d’hab – allait s’en sortir grâce à un buzzer beater aussi injuste pour l’adversaire que surhumain. Mais voilà, Artest va encore entendre parler du pays et se faire souffler dans les bronches. Il a manqué. Surtout, Kobe devait prendre ce tir. Serré de près, il file la balle à son coéquipier fêlé – juste avant de retomber au sol avec la balle en main – mais a encore un tout petit peu de temps pour la récupérer et faire taire la salle. Mais « Ron Ron » balle en mains, n’entend plus rien, il feinte, il tir, se fait bâcher et perd le game. Furieux, Kobe le regarde avec un peu de désespoir. Mais le mérite en revient largement aux Grizzlies qui ont parfaitement joué le coup sur cette dernière défense.

Moins serein. L’an dernier, les Lakers avaient passé toute la saison en tête de l’Ouest sans que jamais leur hégémonie ne soit remise en question. C’est pourtant déjà le cas, cette saison. Avec cinq revers, la franchise de Phil Jackson ne pointe qu’à une pâle quatrième place. Rien d’alarmant tant le classement reste très serré mais les Angelinos vont peut-être devoir apprendre le quotidien d’une équipe vivant au sein du peloton et non une tête au dessus de la mêlée des prétendants. Ils comptent déjà trois défaites de plus que les Spurs.

 

Des blocs, des briques et des brèves!

« Mr double-double » voit triple, Tim Duncan réalise le 3e triple-double de sa carrière avec 15pts, 18rbds, 11pds…Avec 37pts, Danny Granger cartonne de bien pauvres Kings de Sacramento…Amare Stoudemire est sur la même lignée avec 35 unités et des Knicks au bilan positif…David Lee n’a pas trop apprécié de se faire dunker dessus par Jefferson…Dennis Rodman est nominé pour entrer au Panthéon NBA…Batum sort du banc et se troue complètement avec 2 points et une 4e défaite de suite pour les Blazers…Brook Lopez sort du bois et plante 36 pions…Rodrigue Beaubois est sur le chemin du retour… en D-League…

Et pour demain?

Miami reçoit Detroit. Pas vraiment un choc vu le classement des deux équipes mais le Heat reste à surveiller de très près tant on en parle après chacune de leur sortie. Côté Detroit, les playoffs semblent déjà bien loin même s’ils ont montré plutôt de belles choses défensivement, hier face à Howard. N’empêche, on matera avec attention le dunk de Lebron sur la tête de T-Mac. Ce dernier ayant déjà lancé les festivités, jugeant « catastrophique » le duo Wade-James. Les intéressés ont du apprécier.