Posts Tagged ‘blazers’

Playoffs NBA : Portland revit

22 avril 2011

Les Blazers reviennent dans la série. Plus encore que le succès, c’est le retour en forme de Brandon Roy qui a enchanté cette soirée, avant de modifier la série ?

Arrête de pleurer…On l’avait quitté en chialant, il boudait, il voulait plus de respect. La réponse était donc attendue et B. Roy a prouvé qu’il avait tout d’un grand. 16pts à 6/10, 4 passes, 1 interception, 1 rebond en 23 minutes. Surtout, des moves retrouvés et l’impression qu’il ne s’agissait plus du tout du même homme que deux jours auparavant. Avec le réveil de Wesley Matthews et un Aldridge toujours très bon, l’ancien all-star prit donc une part prépondérante dans le succès des siens. Un money-time encore une fois mal géré, et un Jason Terry très adroits ont bien mis le doute au Rose Garden. Mais il était dit que le retour de Roy serait couronné de succès. Le 13/23 aux lancers des Mavs a aussi aidé.

Les Bulls dans les temps. Chicago connaît la musique et la joue à merveille. A peu près la même chose que les deux premiers matchs. Des Bulls qui ne dominent pas leur sujet, un Boozer absent et un Rose peu inspiré pendant 3 quart-temps. Malgré tout, les leaders de la NBA se retrouvent dans le money-time, Rose inscrivant le shoot de la gagne sur un joli lay-up. De leur côté, les Pacers n’ont pas à rougir de leur prestation mais ont une nouvelle fois craqué dans le money-time. Après 4 shoots consécutifs, Granger finit par manquer la cible. Au final 3-0 pour Chicago et une série en passe d’être vite pliée.  

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Playoffs NBA: Les previews du jour

21 avril 2011

2-0 dans chacune des séries du soir. Reste à voir ce que valent Miami, Dallas et Chicago à l’extérieur.

Indiana/Chicago: Cette série sent le sweep depuis le début. Même si les Pacers ont surpris pas mal de monde avec un jeu plaisant, offensif et une vraie dureté de playoffs, les Bulls semblent posséder de la marge. Derrick Rose est trop fort, Granger pas assez. A noter que le bilan de Chicago à l’extérieur (26-15) est meilleur que celui des Pacers à domicile (24-17). A moins d’un coup de chaud des protégés de Larry Bird, ça sera une nouvelle fois difficile pour Indiana.

Philadelphie/Miami: Après le triste match 2 livré par ses hommes, Doug Collins attend une réaction d’orgueil à domicile. C’est donc Andre Iguodala qui a la pression, trop largement dominé par Lebron. Mais les Sixers doivent surtout retrouver un brin d’adresse et réussir à bloquer au moins l’un des trois amigos. C’est donc loin d’être gagné pour Philly qui, s’ils ne montrent pas un tout autre visage qu’à Miami, se rapprocherait dangereusement du coup de balai.

Portland/Dallas: Les Blazers n’ont pas réussi à chiper un match à l’extérieur, craquant dans le money-time. L’équation sera donc la même au Rose Garden: contenir Dirk et bien terminer la rencontre. Sont donc attendus, le réveil de Rudy Fernandez et un Nico Batum bien plus incisif en attaque. Avec le soutien de l’un des publics les plus chauds de la Ligue et l’obligation de gagner pour garder espoir, Portland devrait s’en sortir. Mais les Mavs possèdent, avec le Heat, le meilleur bilan à l’extérieur cette saison. Ce n’est sûrement pas pour rien.

Gazette NBA: La clinique se soigne

19 novembre 2010

Certaines victoires valent plus que d’autres. Celle arrachée par Portland, face à Denver, en est sûrement l’illustration. Sans Brandon Roy et malgré une fin de match très mal gérée, les Blazers remportent une deuxième victoire consécutive.

Chats noirs. Déjà qu’il pleut toute l’année dans l’Oregon, les free-agent ont maintenant un autre argument pour faire monter les enchères avant de signer: les Blazers sont sous une malédiction. Pryzbilla est sur le flan, Oden a quasiment dit adieu à sa carrière avant même que celle-ci ne débute, Nocioni a carrément pris sa retraite après une semaine à Portland et maintenant c’est Brandon Roy qui pourrait bien être gêné pour le restant de sa vie. Soit faut changer de médecin, soit faut trouver le marabout qui détient toutes les petites poupées à l’effigie du roster de McMilan.

Nico sur Carmelo. Batum, homme du match? Sans faire des chiffres astronomiques, le Français a pesé énormément sur la rencontre, en défense. Le client en face s’appelait quand même Carmelo, ou quasiment ce qui se fait de mieux avec Durant offensivement. Du pain béni pour le frenchy qui a filé des maux de tête à l’ancienne star de Syracuse. Au final, Melo termine à seulement 18 unités pour 5/15 aux tirs et une sixième faute à plus de trois minutes du terme. Un passage en force, provoqué par Nico, l’inévitable. Les plus amoureux y ont vu du Pippen, les autres l’avènement d’un défenseur de premier plan et d’un joueur nouveau qui n’en oublie plus d’attaquer puisque l’ancien manceau plante également 14 points et délivre 4 passes.

Le fils caché. Si Batum s’occupe de la défense, l’absence de Roy est largement compensée par les performances phénoménales de Wesley Matthews. Grosse surprise de la draft l’an dernier avec le Jazz, Matthews prouve qu’il en avait gardé sous la semelle, et se positionne clairement comme la révélation de l’année, pour peu que son adresse perdure. Hier soir, il aligne 20 points et 10 rebonds. La veille, c’était 30 contre Memphis.

Aldridge enchaîne. Moins surprenant vu le talent du bonhomme mais voir Aldridge enchaîner les gros matchs,  fait plaisir à voir pour un gaillard qui a toujours peiné à trouver la régularité. L’absence de Roy et d’à peu près tous les autres intérieurs de la ville ne lui laisse pas le choix. Certains auraient sombré mais Lamarcus semble en mission et ne laissera pas son bateau couler sans combattre. Face à la raquette athlétique des Nuggets, il a lâché un peu plus que d’habitude mais termine avec un énième double-double. Clairement en route pour son premier All-star game.

Billups pas lui-même. Ca galère un brin dans le Colorado avec un bilan tout juste équilibré. De ce mauvais début de saison, il y a bien sûr quelques absences – Kenyon Martin, le Birdman – à retirer mais surtout, la baisse de régime de Chauncey Billups. Le patron a mal digéré son été sous la tunique nationale et ne pèse plus comme avant sur le jeu de sa formation, surtout en termes d’adresse et donc de points. Hier soir, Carmelo exclu, il tente un tir désespéré pour égaliser, trois mètres derrière la ligne en pleine course avec deux défenseurs sur le rable, raté. Denver a besoin de son leader.


Des blocs, des briques et des brèves!

Les Clippers se noient à Indiana pour déjà une douzième défaite en treize matchs…Griffin s’en sort avec 12pts, 8rbds…ce n’est pas le cas du reste de l’équipe qui finit à 33% de réussite aux tirs pour finalement finir à moins de points que de tirs tentés (80pts marqués en 81 shoots)…Les Pacers ont pu se faire plaisir en défense, avec 3 contres pour Hibbert et 5 pour le non-spécialiste du genre, Brandon Rush…Le retour d’Hedo à Orlando se conclut par un naufrage, 0/8 aux tirs, 2 points, 3 balles perdues, une défaite…Grant Hill, à 8/9, n’a pas pu compenser totalement les trous d’airs du Turc, surtout que Nash est resté en tribunes…20pts, 12rbds, D12 ne sort pas des clous, Nelson file 12 caviars, MP2 plante 10 pions et Orlando exécute des Suns à cour de solutions.

Et pour demain?

Au duel entre Nowitzki et Noah, on préférera l’opposition de style entre la fougue du Thunder et la défense hermétique des Celtic’s. Le duo le plus performant de la Ligue, Westbrook-Durant, contre le collectif le plus complet. Rondo face à un concurrent direct dans la chasse au meilleur meneur NBA, Durant face à l’un des derniers qui shoote encore mieux que lui – Ray Allen – et le nouveau contreur fou, Congolais formé à Mâcon, Serge Ibaka contre KG et Big Shaq Daddy!

Batum-Bobo, même combat…

20 avril 2010


Pas le même résultat ! Nicolas Batum et Boris Diaw ont un paquet de points communs. Deux frenchys aux qualités athlétiques et techniques exceptionnelles leur permettant de pouvoir évoluer à plusieurs postes. Une denrée rare et prisée par tous les coachs NBA. Aussi, les deux Français sont titulaires et ont un impact prépondérant sur les performances de leur formation respective. Dernier point commun, Portland comme Charlotte débutait les playoffs à l’extérieur, dans la peau de l’outsider. Pour Nico, le défi consistait à palier en partie l’absence de Brandon Roy. Pour Babac, il s’agissait plus de montrer la voie à sa jeune équipe, lui qui connut les playoffs avec les Suns. Bref, un tas de ressemblances qui a pourtant abouti à deux matches complètement opposés. L’un a rempli sa mission, l’autre s’est troué dans les grandes largeurs. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas l’expérience qui a parlé. Pour sa grande entrée en playoffs, Charlotte n’avait pas tâche aisée, à Orlando. Il n’y eut d’ailleurs pas de surprise, le Magic faisant la course en tête du début à la fin. Si Gerald Wallace (25pts, 17rbds) et Stephen Jackson (18pts, 9rbds) ont bien répondu présent, Diaw, lui, fut totalement transparent. En 43 minutes, l’ancien palois n’a déclenché que six tirs (pour 6pts), capté seulement 4 rebonds et commis autant de fautes. La défaite des siens ne vient que compléter un tableau déjà bien raté pour Boris. Ca s’appelle une sortie de route. Et ça, au plus mauvais moment. S’il veut se ressaisir et – qui sait ? – sauver l’honneur dans cette série, Diaw peut jeter un œil là où il possède toujours une maison, à Phoenix. En Arizona, les Suns ont déjà perdu l’avantage du terrain face à de flamboyants Blazers. Ces maudits de l’Ouest qui, après n’avoir jamais été au complet de la saison, doivent jouer le 1er tour sans leur star, Roy. Du coup, les joueurs de McMilan ne pouvaient espérer que le statut d’outsider. Une position qu’ils ont parfaitement su appréhender, arrachant la victoire en terre adverse. Et derrière l’énorme partition livrée par Andre Miller, c’est bien Nicolas Batum qui livre le match le plus solide de l’équipe de l’Oregon. Déjà, le voir évoluer pendant 38 minutes sur le parquet est une énorme preuve de confiance de la part de son coach ainsi qu’une excellente nouvelle sur son état de forme physique. Et l’ex-manceau ne s’est pas caché. Il termine avec 18 points (7/13), 4 rebonds et une capacité fascinante à défendre sur toute la ligne arrière – Steve Nash compris – de Phoenix. Un match complet, récompensé par une victoire peut-être capitale pour les Blazers. Ca s’appelle, répondre aux attentes…