Posts Tagged ‘basket’

Avec Andrew, sans Traoré

10 août 2011

Ils n’ont pas joué hier et savent, aujourd’hui, leur destin. Abdou M’Baye et Ali Traoré ne feront pas le voyage en Lituanie, Andrew Albicy si. Les Bleus ne sont plus que 12.

Trancher. Entre Kevin Séraphin et Ali Traoré, il n’y avait pas grand-chose. Fallait bien choisir. Vincent Collet a tranché en faveur du NBAer pour ses qualités physiques très certainement. Doté d’un potentiel énorme, l’ancien choletais peut apporter énormément sur de très courtes séquences. Cela reste cependant un choix « défensif » puisque Traoré reste l’intérieur hexagonal possédant les meilleures mains. Collet veut des guerriers.

Albicy de la partie. Il a laissé une belle trace lors de son dernier tournoi avec les Bleus. Le néo-gravelinois jouera peu mais propose le profil idéal pour ce type de job. Avec ses jambes de feu et son tempérament de tête brûlée, il peut sortir quelques minutes folles. Dommage pour M’Baye mais la concurrence à l’aile – où Batum et Gelabale (voire Diaw) ne laissent pas beaucoup de place aux autres – ne lui laissait que très peu d’espoir.

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Collet au sol

10 août 2011

L’équipe de France est en construction et n’exploite pas tout son potentiel. Quant à l’Espagne, aucune faille n’a été décelée et il s’agit sûrement d’une des meilleures équipes de l’Histoire. Vincent Collet n’y pouvait rien mais le test s’est transformée en belle raclée.

Matures et dangereux. Depuis la naissance des « Ninos de Oro », l’Espagne a tout raflé. Championne du monde, d’Europe, vice-championne Olympique et pourtant…la génération semble n’être arrivée à maturité que maintenant.
L’ossature est ultra-rodée, le collectif déjà huilé et, surtout, le pressing défensif fait très peur. La trentaine tout juste passée, Pau Gasol – qui n’avait pas été en vacances si tôt, depuis bien longtemps – José Calderon, Juanca Navarro et Felipe Reyes sont au sommet de leur art, les jeunes pouces – Marc et Ricky – ont atteint l’âge adulte et le néo-ibérique Serge Ibaka offre simplement la meilleure raquette – Team USA compris – au monde, dans un contexte FIBA.

Injouables ? Il faut savoir qu’il ne s’agissait, hier, que du tout premier match de préparation de la sélection de Sergio Scariolo. C’est donc encore plus impressionnant. Et à regarder le match, il y avait certes, une résignation palpable des Bleus mais également une maîtrise, de la 1ère à la dernière minute, des Ibères qui confinaient à tuer le suspense en quatre minutes. C’est simple, les Espagnols n’ont aucune faille.

Stars vs superstars. Il n’y a qu’à regarder les match-ups sensés être positifs pour les Bleus. TP, meilleur meneur continental, n’a pas beaucoup de marge sur Calderon mais quand le back-up se nomme Ricky Rubio, ça devient invivable même pour le Spur. De même, Batum – l’un des ailiers les plus polyvalents du continent – reste en difficulté face à la vitesse et les qualités athlétiques de son ex-coéquipier Rudy.
Encore un exemple dans la peinture où les Bleus, avec des athlètes comme Noah, Pietrus, Turiaf et Seraphin devraient dominer de nombreuses nations – au moins physiquement – n’ont pu lutter contre la triplette injouable Ibaka-Gasol². Bref, les Bleus ont plein de qualités mais les Espagnols en comptent bien plus.

Boris et Tony en mode. Il reste tout de même des choses positives à retirer pour le groupe de Vincent Collet. On commence par un bon duo leader Diaw-Parker. Altruistes et adroits, les deux potes ont livré deux partitions très correctes. Boris a même fait un super boulot en défense sur Marc Gasol. Seul souci, les « anciens » n’ont su tirer tout le monde dans leur sens.

Une raquette qui a du coffre. On l’a dit, les Espagnols proposent une équation indéchiffrable à l’intérieur. Ce sera le même problème pour tout le monde. Mais les Français n’ont pas à rougir et peuvent – pour la première fois de l’Histoire du basket français – se targuer d’une vraie force intérieure. Noah apporte cette énergie et cette présence au rebond vitales au niveau mondial, Flo Pietrus reste l’un des plus grands combattants de la planète et Turiaf-Séraphin savent mettre des coups et quelques points. Surtout, la position de Boris Diaw en 4 laisse augurer de très belles connexions avec Joakim d’ici quelques semaines.

Ça ne rentre toujours pas. Sur une rouste, les choses négatives sont tout de même plus nombreuses. Et le gros problème de l’équipe de France est le même depuis toujours : l’adresse extérieure. Affligeante encore une fois dans l’exercice, la formation tricolore ne peut espérer lutter face aux meilleurs européens sans mettre dedans.
De Colo et Antoine Diot ont joué avec une timidité de benjamins sur un parquet d’adultes, tandis que Nico Batum a simplement tout manqué. Impossible de passer au travers ainsi quand on aspire à un statut de leader du groupe. Le Blazer devra montrer un tout autre visage en réalisant de meilleurs choix et…en plantant ses shoots.

De Colo titulaire ? Nando De Colo a-t-il la carrure d’un arrière international titulaire ? Pas sûr. En tout cas, sur le match d’hier, la réponse est même clairement non. Sensé apporter adresse, accélération et un peu de soutien à TP, le nordiste ne s’est montré dans aucun secteur. Quand en plus, il mange shoot sur la tête sur shoot sur la tête de la part de Navarro, ça devient gênant. Surtout quand Mike Gelabale est sur le banc. Physique, athlétique et plein de jus, l’ex-chevelu a donné de sa personne et a pesé sur les débats.
Dans un contexte de match âpre et physique – comme très souvent à l’Euro – le Villeurbannais paraît plus performant. Batum pouvant jouer arrière sans problème.

Still love this game?

30 juin 2011

Une grève au mépris du public est en marche…We still love this game?

Rester fan ? Au foot, un Qatari rend n’importe quel club sexy et attractif, quand le vélo ferme les yeux sur un contrôle antidopage positif puisqu’il s’agit d’Alberto Contador…Le sport moderne a cela de pourri : l’argent dépasse tout. Autant l’intérêt sportif que la santé des athlètes. Et on ne parle même pas de l’intérêt que portent les pros au public… La NBA en est la parfaite illustration.

En réponse à des salles se vidant, les dirigeants choisissent de fermer boutique. Etrange politique pour la cote de popularité de la Ligue. Mais ils s’en foutent, les moutons remplissant les salles reviendront bouffer des seaux de pop-corn, ils en restent persuadés. Pareil pour les joueurs et leur habituel « Je ne remercierai jamais assez mes fans. » A gerber. Ils défendent leurs millions, ils défendent leurs acquis au détriment de tout le reste. Etre fan, c’est fermer les yeux et accepter de supporter ce type de personnages, tolérer un système de milliardaires pathétiques, de caprices de starlettes et de « têtes pensantes » nous prenant vraiment pour des bovins.

Faut se le dire, le sport n’est plus qu’un spectacle, les sportifs des intermittents courants après leur cachet, les proprios des producteurs véreux prêts à tout briser pour quelques dollars de plus. Si tout le monde le sait pertinemment, le lock-out met tout cela en lumière : les escrocs avides ne peuvent plus se planquer derrière leur « amour du sport. » Du chiqué.

Alors, faut-il rester fan ? Ce qui a attrait à l’émotif ne se commande pas de toute façon. Mais ne pas sentir un relan de gerbe monter au moment où tout reprendra, ça ne sera pas évident pour tout le monde. Surtout, celui qui se fend d’une centaine de dollars pour mater le LeaguePass. Surtout pour celui qui bouffe des pates pendant trois semaines pour emmener ses mômes au Staples Center. Surtout aussi, pour tous ceux – employés de ménages, sécurité, journalistes, soigneurs, etc… – qui vont se retrouver sur la paille, sans boulot pendant que les friqués s’étriperont par avocats interposés.

L’élite bouffée par l’argent contre la populace, bien plus nombreuse mais bien plus faible aussi. Et méprisée. Le combat se retrouve un peu partout, dans tous les secteurs économiques. Le sport en est un aujourd’hui. Comme les autres. Le but reste donc de faire du fric. Toujours plus de thunes. Ça dégoutte un peu d’être confronté partout à ce même principe vénal et immoral.

We (still) love this game. Le problème étant qu’aussi pauvre ou dans la merde que l’on soit, la passion ne se commande pas. Être fan, c’est en soi et même une grève injuste, bête et méchante ne saurait éteindre cette flamme ravivée à chaque fin de mois d’octobre. Alors, beaucoup y retourneront. Mais gardons à l’esprit la réalité des choses : le public est clairement ignoré par la Ligue, dirigeants et joueurs. En période de grève comme en pleine activité, nous ne représentons que de simples tiroirs-caisses.

Deron Williams est-il le meilleur ?

19 avril 2010

Après cinq saisons en NBA, D-Will est considéré comme l’un des meilleurs meneurs de la planète. Normal ? Complètement. Excellent passeur, Williams possède également le cross-over le plus rapide de l’Ouest et un shoot de plus en plus fiable. Tatoué comme il faut, son sens inné du show aurait d’ailleurs dû faire de lui le meilleur meneur de la Ligue depuis quelques saisons. Pourtant cette saison, il n’a connu que sa toute première sélection pour le match des étoiles. Pourquoi ? Le pauvre joue à Utah. Le Jazz ou l’anti-machine à stars. Pas le genre de la maison de truster les top ten et encore moins les récompenses individuelles. Surtout que Deron a toujours dû supporter de très prestigieuses comparaisons. Arrivé à Salt Lake City, D-Will supplée ainsi un certain John Stockton. Meilleur passeur et intercepteur de l’histoire. Rien que ça. Un monument, une référence incontestée pour tous les meneurs du monde. Forcément, passer derrière un Hall of Famer n’est aisé pour personne. Surtout quand le coach, Jerry Sloan, n’accepte de son meneur que la perfection des exécutions tactiques. Aussi, Williams a subi de plein fouet la comparaison avec son compère de la draft 2005, choisi juste derrière lui, Chris Paul. Quand le meneur du Jazz enchaînait les excellentes performances, l’homme-clé des Hornets s’imposait simplement comme la référence ultime au même poste. Plus rapide, plus fort, plus flashy, les alley-hoops lancés par l’ancien de Wake-Forest firent rapidement le tour des télévisions du monde entier. CP3 devenant ainsi le chouchou de l’Amérique et l’incontestable titulaire du poste en équipe nationale. Et D-Will ? Pas loin. Pas loin du tout même, mais toujours derrière. Derrière en termes de stats, en termes de résultats et surtout, au niveau médiatisation. Avec la Dream Team, Williams n’évoluait qu’en tant que…3e meneur, derrière Paul et Kidd. Un certain manque de respect qui s’explique aisément. Utah n’a jamais, ne fait et ne fera jamais rêvé personne. Ni les fans, ni les joueurs, ni les coachs. Une réalité bien dure à intégrer pour les supporters mormons mais qui pourrait bien pousser Carlos Boozer à changer d’air. D-Will, lui, n’en parle pas trop. Pourtant, le meneur a la possibilité de tester le marché cet été. Et sa côte devrait enfin être à la hauteur de son incroyable talent. Chris Paul longtemps blessé ne viendra pas lui voler la vedette cette année. TP est dans le même cas, Billups a été moins régulier que le mormon, Rondo et Rose sont encore un ton en dessous. Bref, avec 18,7pts, 10,5pds et 4pds, Deron représente ce qu’il se fait de mieux à son poste, cette année. Suffisant pour qu’un Jazz intègre l’All NBA First Team ? Objectivement, oui. Mais D-Will reste un Jazz et le désamour – ou le manque d’amour, c’est selon – pour le club des montagnes est tel que sa place dans le cinq de l’année n’est pas assurée.  Williams le sait et une élimination prématurée en playoffs pourrait bien le rendre à l’évidence : Quitter Utah pour connaître la gloire et le respect – et pourquoi pas un titre-  qu’il mérite.

Jordan n’a pas toujours porté le 23…

18 avril 2010

Ou le 45 ! Si Lebron James porte le 23, c’est évidemment en hommage au meilleur de tous. Et le numéro 12 de Dwight Howard ? Jordan y a peut-être aussi quelque chose à voir…
Le temps d’une rencontre face à Orlando, un 14 février, Sa Majesté Jordan a eu la malheureuse surprise de voir que son vestiaire avait été visité par un fan un peu trop amoureux. Du coup, l’inimitable numéro 23 des Bulls avait disparu et, chose étonnante, aucun change n’était disponible pour le Maître. MJ enfile alors le jersey floqué du numéro 12. Pas un problème pour His Airness qui va enfiler les perles comme à son habitude, plantant 49 points au Magic. Insuffisant pour éviter la défaite de Chicago mais largement assez pour écrire une nouvelle page de sa légende. Vidéo rare…

Play-Offs: Les cotes sont dures…

17 avril 2010

Flash vs Boston

Effets spéciaux garantis ! Blockbuster de ce mois d’avril, les play-offs débarquent avec un tas d’affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres. Si le premier tour de l’Est semble plutôt clair, un doute est tout de même permis en ce qui concerne le duel entre le Heat et les Celtic’s. Et ce doute peut se résumer en deux mots : Dwyane Wade. Forcément, Eric Spoelstra est doué mais pas au point de transformer Jermaine O’neal, Quentin Richardson ou autre Michael Beasley en winners. Pour la gagne, le stratège floridien sait qu’il n’a d’autre choix que d’espérer un D-Wade de feu. Flash en est capable. Habitué des phases finales de haut-calibre, il aimerait bien se payer le scalp des vétérans de Boston. Entre le souhait et sa réalisation, il y a quand même du chemin et quatre manches à remporter, dont au moins une chez les Verts. Mais voilà, la dynamique joue souvent un rôle prépondérant lors du premier tour. Boston est d’ailleurs bien placé pour le savoir tant ils ont lutté l’an passé face à des Bulls revigorés, qui jouèrent leur meilleur basket de la saison lors d’une série tout simplement historique. Cette année encore, le piège est bien tendu. Miami a terminé son exercice sur la meilleure série de toute la ligue (dix victoires sur les onze dernières sorties) lorsque les Celtic’s et leur arthrite n’ont empoché que trois maigres succès pour sept défaites. Le « momentum » est clairement du côté de la ville de Dexter. Maintenant, Miami n’a jamais réalisé de grosses surprises en play-offs et les gys du Massachussets ont eux, l’habitude des séries à grosses gouttes de sueur et de stress.

Mavs vs Spurs

Marc Cuban a-t-il bien fait de se calmer et d’écouter son GM Donnie Nelson ? La réponse dans quelques semaines. Le bouillant proprio des Texans voulait tout reconstruire, au milieu de la saison. Conscient que son équipe n’irait pas au bout, il voulait faire le vide avec le seul Nowitzki comme indéboulonnable. Le reste – Kidd, Marion, Josh Howard, Jason Terry – était bien parti pour voir du pays. Mais c’est le fils Nelson qui a fini par avoir le dernier mot en montant le trade de l’année, récupérant Brendan Haywood et Caron Butler pour consolider largement l’effectif des Mavs. Du coup, Dallas termine en deuxième strapontin de l’Ouest. Une prouesse tant la concurrence est rude à gauche du Mississipi. Si le trade a fait des Mavericks une équipe robuste et solide, rien ne prouve que les cow-boys soient devenus des winners. Ben quand même… Dallas, c’est trente ans en NBA et… rien. Une seule finale perdue en 2006. Rien d’autre à se mettre sous la dent. Une tradition de la loose qui colle aux basques de la franchise – élue la pire de la décennie 90 de tous les sports US confondus – bien difficile à effacer. Les Texans ont, bien malgré eux, beaucoup plus marqué les esprits par leurs défaites – Miami en finale ou les Warriors au 1er tour – que par leurs succès. D’où le sentiment qu’une nouvelle déconvenue n’est pas à exclure pour la bande de Rick Carlisle. Face à eux ? Des spécialistes du coup fourré : les Spurs de Pop’. La même affiche que l’an dernier. Dallas s’en était sorti avec aisance. Sans trembler, Dirk avait eu la peau de ses rivaux de toujours. Un détail – qui n’en est pas un – à soulever : l’absence de Manu Ginobili. L’Argentin aux pieds d’argile n’avait pas pris part à la série, l’an passé. Cette année, il sera là et bien là le dévertébré. Terminant la saison comme l’un des meilleurs arrières de toute la ligue, El Manu pourrait bien faire vaciller la défense des Mavs. L’autre clé s’appelle bien évidemment Tony Parker. Annoncé comme sixième homme de luxe, le Parisien adore jouer face à Kidd. Comme d’hab à San Antonio, si le back-court Parker-Ginobili est au taquet, les Spurs seront difficiles à prendre. Surtout pour Dallas qui n’a pas forcément envie que ça cavale de trop. Sur le papier, Dirk est mieux entouré que Tim Duncan. Sur le parquet, ça reste à prouver…

Cleveland n’a pas compris…

17 avril 2010

L’an dernier, les Cavs terminèrent la saison régulière avec le meilleur bilan de toute la ligue, James glanait son premier titre de MVP et Mike Brown fanfaronnait après deux sweeps consécutifs pour débuter les play-offs. Un leurre. Un vrai de vrai car Cleveland s’est crashé avant la finale, pourtant le seul résultat acceptable pour King James. La faute à qui ? A quoi ? A une équipe qui se la joue rouleau-compresseur contre les nabots mais qui n’est jamais parvenue à hausser suffisamment son niveau de jeu pour se sortir des griffes d’un vrai concurrent : le Magic. Des Floridiens qui montrèrent des valeurs tellement plus collectives et bien plus clutch que les Cavs, méritèrent largement leur qualification. Lebron s’en est allé, une nouvelle fois sans couronne. Cette saison, du coup, les hommes de Mike Brown se devaient de prouver qu’ils avaient compris, retenu leur leçon. Surtout avec les apports conjugués du gros Shaq et d’Antawn Jamison. A la veille du début des play-offs, pourtant, rien n’indique que tel est le cas. Loin de là même si l’on en juge la fin de saison des deux leaders de la conférence Est. Du côté de chez Mickey, Howard et ses ouailles terminent sur une série de six victoires, dont une sur Cleveland (9-1 sur les dix derniers matches). Stan Van Gundy et sa moustache peuvent ainsi se féliciter de terminer à seulement deux succès des Cavs, avec le second bilan de toute la ligue, devant les Lakers. Mike Brown lui, peut se targuer…de quatre défaites de rang pour finir. Certes, ça n’a rien changé au classement, ni à l’impressionnante saison de Lebron James. Mais tout de même, le message est clair. En s’inclinant consécutivement face à Chicago, Indiana, Orlando et Atlanta, Cleveland a montré de réels signes de faiblesse. Point commun de cette série catastrophe ? L’absence de James. Ou comment ne pas se rendre à l’évidence : sans son MVP, Cleveland aurait certainement lutté pour décrocher une place dans les huit premières formations de l’East. Un comble pour le grandissime favori de cette saison. Mais les faits sont là et inquiètent. Si James a l’habitude de hausser encore d’un ou deux crans son niveau durant les phases finales, ses coéquipiers – Mo Williams en tête – ne peuvent en dire autant. Les Cavs sont donc toujours « James-dépendant. » Une faiblesse quasi rédhibitoire en cas de matches serrés – et il y en aura ! Mike Brown n’a donc pas compris que son job ne consistait pas (seulement) à mettre son joyau dans les meilleures conditions possibles, mais bien à créer un collectif viable et consistant autour de lui.

Oklahoma ne fait pas peur…

17 avril 2010

Ils ont fait plaisir à tout le monde ! Pour une fois, c’est possible. Tout le monde s’accordait à dire qu’il ne manquait pas grand-chose au Thunder pour jouer les play-offs. Et quel bonheur d’avoir raison ! Enfin, que Durant and co aient donné raison à autant d’observateurs. Surtout, avec un style de jeu flashy, des jeunes fougueux et une superstar au calibre de futur MVP. Du coup, tout le monde ou presque aime ces affamés d’Oklahoma. Le fait est qu’en sport, déclencher la sympathie quasi-générale n’est pas forcément le meilleur des signes. Il n’y a pas à aller chercher bien loin. Les deux derniers champions – Celtics et Lakers – ont aisément autant de fans que de détracteurs. Gagner, c’est forcément faire perdre les autres. Ca déclenche une certaine aura que certains idôlatront pendant que les autres se feront un vicieux plaisir à haïr. Le Thunder, lui, semble assez loin de toute cette haine. Avec leur style high school, ils font plutôt vaciller tous dans le même sens. Un sentiment collégial qui traduit une vérité plus négative pour les kids d’Oklahoma : ils ne font pas peur. Surtout, depuis qu’ils sont condamnés à jouer Kobe et sa troupe au premier tour. Personne ne les voit remporter la série. Le petit poucet face au Champion. A la limite d’une rencontre de Coupe de France, ça ne fait pas de mal de supporter la formation à 10 contre 1. C’est en effet la nouvelle marche à franchir pour Durant. S’inscrire dans la lignée des joueurs qui haussent considérablement leur niveau pendant les play-offs. La catégorie des winners, ceux qui savent que les 82 rencontres de saison ne sont que l’apéro. Pour sa première participation chez les grands, KD aura un test des plus relevés face à l’escouade programmée pour gagner de Phil Jackson. Face à lui, un énorme défenseur – Ron Artest – et le maître des rencontres chaudes, Kobe. De quoi apprendre, forcément. Apprendre que plaire à tout le monde ne sert à rien. Apprendre à être méchant et donc haï par toute une tranche de la patrie. Apprendre à gagner, en somme. Et peut-être qu’on arrêtera de les prendre pour une bande de lycéens sympas…

Savoir drafter…

17 avril 2010

La fin saison est finie, c’est donc le moment de faire les comptes. Si les gros ont encore quelques semaines de boulot, les autres ont tout leur temps pour méditer. A Memphis, les vacances les plus longues possibles, ça relève plutôt de la tradition. Mais cette année, côté méditation,  il y a quand même quelque chose qui doit tourner dans toutes les têtes. La draft. Ben quand même… Le staff avait déjà fait preuve de son imagination débordante en cédant leur meilleur joueur de l’époque, Pau Gasol, contre trois bouts de chiffon, offrant par la même occasion le titre aux Lakers. Cette année ?  Ca partait pourtant bien avec l’arrivée du grassouillet Randolph dans la raquette. La vraie force des Grizzlies fut d’ailleurs à l’intérieur, cette saison. Le popotin de Zachari, la hargne du petit ours Gasol ont vraiment fait des ravages. Du coup, après avoir signé un bon poste 4, les dirigeants disposaient d’une bonne petite doublette de big men tandis qu’à l’arrière, OJ Mayo a bien du talent plein les mains mais reste perfectible. Mike Conley, lui, semble plus promis à une carrière de back-up qu’à celle d’un titulaire indiscutable. Il y eu bien le court épisode Iverson, mais la faiblesse de l’effectif de la ville d’Elvis se trouvait indiscutablement sur la traction-arrière. Du coup, le staff a choisi de drafter… Hasheem Thabeet. Une grande tige qui a autant le profil d’un Mutombo que d’un Johan Petro. Long avec donc de longs bras, il a évidemment mis quelques contres dans sa vie, mais ses mains carrées sont un réel problème au moment de se faire une place parmi l’élite. Lionel Hollins, le coach, s’en est d’ailleurs rapidement aperçu, laissant son rookie assis sur le banc la majeure partie de la saison. Un échec cuisant pour un second choix de draft. Peut-être le pire flop de l’histoire avec Milicic… Les Grizzlies peuvent se bouffer les griffes. Surtout que renforcer le poste de meneur de jeu, il n’y avait (presque) aucun moyen de se planter. Avec le deuxième choix, Memphis a ainsi laissé passé Tyreke Evans, Johnny Flynn, Brandon Jennings, Stephen Curry ou encore Darren Colison. Avec l’un de ces loustiques à la baguette, le quatuor Mayo-Gay-Randolph-Gasol ne serait peut-être pas parti en vacances prématurées. Mais bon pour cela, il faut savoir drafter… Rendez-vous le 24 juin.