Posts Tagged ‘play-offs’

Play-Offs: Les cotes sont dures…

17 avril 2010

Flash vs Boston

Effets spéciaux garantis ! Blockbuster de ce mois d’avril, les play-offs débarquent avec un tas d’affiches toutes plus alléchantes les unes que les autres. Si le premier tour de l’Est semble plutôt clair, un doute est tout de même permis en ce qui concerne le duel entre le Heat et les Celtic’s. Et ce doute peut se résumer en deux mots : Dwyane Wade. Forcément, Eric Spoelstra est doué mais pas au point de transformer Jermaine O’neal, Quentin Richardson ou autre Michael Beasley en winners. Pour la gagne, le stratège floridien sait qu’il n’a d’autre choix que d’espérer un D-Wade de feu. Flash en est capable. Habitué des phases finales de haut-calibre, il aimerait bien se payer le scalp des vétérans de Boston. Entre le souhait et sa réalisation, il y a quand même du chemin et quatre manches à remporter, dont au moins une chez les Verts. Mais voilà, la dynamique joue souvent un rôle prépondérant lors du premier tour. Boston est d’ailleurs bien placé pour le savoir tant ils ont lutté l’an passé face à des Bulls revigorés, qui jouèrent leur meilleur basket de la saison lors d’une série tout simplement historique. Cette année encore, le piège est bien tendu. Miami a terminé son exercice sur la meilleure série de toute la ligue (dix victoires sur les onze dernières sorties) lorsque les Celtic’s et leur arthrite n’ont empoché que trois maigres succès pour sept défaites. Le « momentum » est clairement du côté de la ville de Dexter. Maintenant, Miami n’a jamais réalisé de grosses surprises en play-offs et les gys du Massachussets ont eux, l’habitude des séries à grosses gouttes de sueur et de stress.

Mavs vs Spurs

Marc Cuban a-t-il bien fait de se calmer et d’écouter son GM Donnie Nelson ? La réponse dans quelques semaines. Le bouillant proprio des Texans voulait tout reconstruire, au milieu de la saison. Conscient que son équipe n’irait pas au bout, il voulait faire le vide avec le seul Nowitzki comme indéboulonnable. Le reste – Kidd, Marion, Josh Howard, Jason Terry – était bien parti pour voir du pays. Mais c’est le fils Nelson qui a fini par avoir le dernier mot en montant le trade de l’année, récupérant Brendan Haywood et Caron Butler pour consolider largement l’effectif des Mavs. Du coup, Dallas termine en deuxième strapontin de l’Ouest. Une prouesse tant la concurrence est rude à gauche du Mississipi. Si le trade a fait des Mavericks une équipe robuste et solide, rien ne prouve que les cow-boys soient devenus des winners. Ben quand même… Dallas, c’est trente ans en NBA et… rien. Une seule finale perdue en 2006. Rien d’autre à se mettre sous la dent. Une tradition de la loose qui colle aux basques de la franchise – élue la pire de la décennie 90 de tous les sports US confondus – bien difficile à effacer. Les Texans ont, bien malgré eux, beaucoup plus marqué les esprits par leurs défaites – Miami en finale ou les Warriors au 1er tour – que par leurs succès. D’où le sentiment qu’une nouvelle déconvenue n’est pas à exclure pour la bande de Rick Carlisle. Face à eux ? Des spécialistes du coup fourré : les Spurs de Pop’. La même affiche que l’an dernier. Dallas s’en était sorti avec aisance. Sans trembler, Dirk avait eu la peau de ses rivaux de toujours. Un détail – qui n’en est pas un – à soulever : l’absence de Manu Ginobili. L’Argentin aux pieds d’argile n’avait pas pris part à la série, l’an passé. Cette année, il sera là et bien là le dévertébré. Terminant la saison comme l’un des meilleurs arrières de toute la ligue, El Manu pourrait bien faire vaciller la défense des Mavs. L’autre clé s’appelle bien évidemment Tony Parker. Annoncé comme sixième homme de luxe, le Parisien adore jouer face à Kidd. Comme d’hab à San Antonio, si le back-court Parker-Ginobili est au taquet, les Spurs seront difficiles à prendre. Surtout pour Dallas qui n’a pas forcément envie que ça cavale de trop. Sur le papier, Dirk est mieux entouré que Tim Duncan. Sur le parquet, ça reste à prouver…

Publicités

Cleveland n’a pas compris…

17 avril 2010

L’an dernier, les Cavs terminèrent la saison régulière avec le meilleur bilan de toute la ligue, James glanait son premier titre de MVP et Mike Brown fanfaronnait après deux sweeps consécutifs pour débuter les play-offs. Un leurre. Un vrai de vrai car Cleveland s’est crashé avant la finale, pourtant le seul résultat acceptable pour King James. La faute à qui ? A quoi ? A une équipe qui se la joue rouleau-compresseur contre les nabots mais qui n’est jamais parvenue à hausser suffisamment son niveau de jeu pour se sortir des griffes d’un vrai concurrent : le Magic. Des Floridiens qui montrèrent des valeurs tellement plus collectives et bien plus clutch que les Cavs, méritèrent largement leur qualification. Lebron s’en est allé, une nouvelle fois sans couronne. Cette saison, du coup, les hommes de Mike Brown se devaient de prouver qu’ils avaient compris, retenu leur leçon. Surtout avec les apports conjugués du gros Shaq et d’Antawn Jamison. A la veille du début des play-offs, pourtant, rien n’indique que tel est le cas. Loin de là même si l’on en juge la fin de saison des deux leaders de la conférence Est. Du côté de chez Mickey, Howard et ses ouailles terminent sur une série de six victoires, dont une sur Cleveland (9-1 sur les dix derniers matches). Stan Van Gundy et sa moustache peuvent ainsi se féliciter de terminer à seulement deux succès des Cavs, avec le second bilan de toute la ligue, devant les Lakers. Mike Brown lui, peut se targuer…de quatre défaites de rang pour finir. Certes, ça n’a rien changé au classement, ni à l’impressionnante saison de Lebron James. Mais tout de même, le message est clair. En s’inclinant consécutivement face à Chicago, Indiana, Orlando et Atlanta, Cleveland a montré de réels signes de faiblesse. Point commun de cette série catastrophe ? L’absence de James. Ou comment ne pas se rendre à l’évidence : sans son MVP, Cleveland aurait certainement lutté pour décrocher une place dans les huit premières formations de l’East. Un comble pour le grandissime favori de cette saison. Mais les faits sont là et inquiètent. Si James a l’habitude de hausser encore d’un ou deux crans son niveau durant les phases finales, ses coéquipiers – Mo Williams en tête – ne peuvent en dire autant. Les Cavs sont donc toujours « James-dépendant. » Une faiblesse quasi rédhibitoire en cas de matches serrés – et il y en aura ! Mike Brown n’a donc pas compris que son job ne consistait pas (seulement) à mettre son joyau dans les meilleures conditions possibles, mais bien à créer un collectif viable et consistant autour de lui.

Oklahoma ne fait pas peur…

17 avril 2010

Ils ont fait plaisir à tout le monde ! Pour une fois, c’est possible. Tout le monde s’accordait à dire qu’il ne manquait pas grand-chose au Thunder pour jouer les play-offs. Et quel bonheur d’avoir raison ! Enfin, que Durant and co aient donné raison à autant d’observateurs. Surtout, avec un style de jeu flashy, des jeunes fougueux et une superstar au calibre de futur MVP. Du coup, tout le monde ou presque aime ces affamés d’Oklahoma. Le fait est qu’en sport, déclencher la sympathie quasi-générale n’est pas forcément le meilleur des signes. Il n’y a pas à aller chercher bien loin. Les deux derniers champions – Celtics et Lakers – ont aisément autant de fans que de détracteurs. Gagner, c’est forcément faire perdre les autres. Ca déclenche une certaine aura que certains idôlatront pendant que les autres se feront un vicieux plaisir à haïr. Le Thunder, lui, semble assez loin de toute cette haine. Avec leur style high school, ils font plutôt vaciller tous dans le même sens. Un sentiment collégial qui traduit une vérité plus négative pour les kids d’Oklahoma : ils ne font pas peur. Surtout, depuis qu’ils sont condamnés à jouer Kobe et sa troupe au premier tour. Personne ne les voit remporter la série. Le petit poucet face au Champion. A la limite d’une rencontre de Coupe de France, ça ne fait pas de mal de supporter la formation à 10 contre 1. C’est en effet la nouvelle marche à franchir pour Durant. S’inscrire dans la lignée des joueurs qui haussent considérablement leur niveau pendant les play-offs. La catégorie des winners, ceux qui savent que les 82 rencontres de saison ne sont que l’apéro. Pour sa première participation chez les grands, KD aura un test des plus relevés face à l’escouade programmée pour gagner de Phil Jackson. Face à lui, un énorme défenseur – Ron Artest – et le maître des rencontres chaudes, Kobe. De quoi apprendre, forcément. Apprendre que plaire à tout le monde ne sert à rien. Apprendre à être méchant et donc haï par toute une tranche de la patrie. Apprendre à gagner, en somme. Et peut-être qu’on arrêtera de les prendre pour une bande de lycéens sympas…