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Finales NBA : Défense, adresse et Nowitzki

31 mai 2011

dirk nowitzki, dallas maverciks

dirk nowitzki, dallas maverciks

La finale débute ce soir avec un sévère goût d’incertitude. Les Mavs ont trop surpris pour ne pas faire peur à la bande floridienne, programmée pour le titre…

Miami favori, à moins que…Dallas rentre ses shoots avec autant de régularité que depuis le début de ces playoffs. Chicago aurait déjà pu faire vaciller la défense du Heat avec un brin de réussite supplémentaire. A Dallas, les shooters sont plus nombreux et présentent de bien meilleures références que ceux des Bulls. Terry est simplement phénoménal, Barrea a passé un cap, J-Kidd n’a jamais été aussi précis et Dirk a battu Larry Bird sur le pourcentage aux lancers-francs sur une série entière (59/61 pour le Mav contre OKC, 47/50 pour le Celtic contre Detroit en 1987).
Aucune défense n’a trouvé le remède contre l’Allemand et l’option prise à 2 offre tellement de positions aux pistoleros texans qu’il convient d’espérer une certaine maladresse pour les fans du Heat. Les Mavs peuvent faire exploser n’importe quelle défense.

 

Et Chris Bosh devient agressif…Dur dur, la saison de CB1. Après s’être fait briser par KG, l’ex-raptor a montré un brin de son talent contre les Bulls, tournant à 23.2pts de moyenne sur la série. A savoir s’il s’agit effectivement d’un retour en grâce de l’intérieur ou si la défense de Carlos Boozer l’a simplement laissé libre comme l’air. Les Bulls se concentraient spécifiquement sur le tandem Wade-James, mais Bosh a eu, au moins, le mérite de ne plus se planquer et de demander la gonfle pour en faire quelque chose. Ce sera le minimum en finale.

Duel. Par sa position, l’ex-raptor pourrait bien tenir un rôle-clé dans cette finale. Il se retrouvera souvent face à Dirk et la meilleure solution pour stopper l’Allemand reste quand même de l’envoyer sur le banc. Du coup, à Bosh d’attaquer et de provoquer le grand blond, de le pousser à défendre et à commettre des fautes. Le système de Rick Carlisle protège un peu son leader mais pour l’heure, ni Ibaka, ni Gasol n’ont vraiment attaqué l’ex-MVP. CB possède les qualités offensives pour s’y atteler. Reste que miser sur l’agressivité de Chris Bosh semble très audacieux !

Face à la zone. Le gros souci de Russell Westbrook durant cette finale de Conf’ fut de trouver un moyen de pénétrer la zone très large des Mavs. Le meneur n’y est d’ailleurs jamais vraiment parvenu, terminant la série à 36% aux tirs dont un horrible 20% à 3pts et près de 5 balles perdues par match. Pour Kevin Durant, ce ne fut guère mieux avec 23.6% derrière l’arc. Pour l’emporter, Wade et James doivent, eux, relever ce défi : faire exploser la zone texane. Les slaloms géants seront donc obligatoires mais surtout, l’adresse paraît déterminante. Aucune défense de zone – aussi forte soit-elle – ne peut résister à des shooters extérieurs en forme.

Les embusqués. Et la recette, le heat l’a en lui. Des fous furieux de la fixation dotés de qualités de passeurs exceptionnels. Wade et James – en ajustant correctement leurs jeux – possèdent les armes pour regrouper la zone texane avant de balancer le caviar à un des embusqués. Ensuite, ce sera à eux de jouer ! Mike Bibby, Mario Chalmers, James Jones, Eddie House, Mike Miller… Cinq solutions extérieures sensées enfiler les tirs primés avec facilité. Ça reste de la théorie car mis à part Chalmers et Miller sur quelques courtes séquences, les autres n’ont pas encore montré grand-chose.

 

lebron james et chris bosh

 

Faire exploser la zone. Pourtant, ces « embusqués » ont un rôle prépondérant à jouer face à une défense de zone. Mike Bibby notamment, si clutch à son apogée chez les Kings. Si les shooters sont réglés, la zone ne représenterait plus une si bonne option pour les Mavs mais l’individuelle paraît les condamner. Si Dirk Nowitzki aura déjà du mal sur Bosh, que dire de Stevenson sur D-Wade et de Shawn Marion sur James ? Pour stopper ces trois-là, il faut monter une défense collective, c’est la seule solution. Les Texans ont donc tout intérêt à conserver leur système défensif. Car Miami doit encore rentrer ses shoots ouverts. Ce qui n’est pas vraiment la meilleure arme de cette équipe. A voir. De la réussite défensive des hommes de Rick Carlisle dépend le sort des Mavs dans cette finale.

Joue Rapide ! A l’Ouest, ça cavale. A l’Est, ça tabasse. En gros, la NBA peut se résumer ainsi. Miami, 2e défense des playoffs, contre Dallas, 2e attaque en post-season, représentent très bien cette différence d’approche du jeu. N’empêche, le Heat adore jouer vite ! Tout le travail de Dallas consistera ainsi à stopper au maximum les contre-attaques flamboyantes de Flash et consorts. On en revient à la défense. Le repli, plus exactement. Les vieilles cannes texanes doivent tenir le rythme. Au rebond, Tyson Chandler aura également un rôle-clé afin de ralentir les relances floridiennes. Plus vieux, plus expérimentés, les Mavs doivent imposer leur rythme aux rencontres. Sous peine de prendre très cher très vite.

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10 raisons de supporter les Mavs

27 mai 2011

Ils vont perdre. Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas gagner… Mais bon, ne jamais enterrer le Texan. Ça mord. Pis les Mavs, on s’y est (un peu) attaché.

Pour Kidd. Plus encore que Nowitzki, Jason Kidd court après une bague depuis trop longtemps. Le meneur sait bien qu’il s’agit-là de son ultime chance, il deviendrait même le plus vieux meneur titulaire à être sacré. Pour ne pas le classer parmi les losers éternels, il faut gagner. Pis Lebron aura encore le temps.

Ça change ! Ce n’est peut-être pas grand-chose mais ne pas voir les Lakers en finale, ça fait du bien ! Un peu d’alternance au pouvoir de l’Ouest, c’est bien pour le suspense. Et les Mavs ont fait ça bien puisque ce sont eux-mêmes qui ont scalpé le triple-champion de conférence. Et en un coup de balai s’il vous plaît !

L’attaque au pouvoir. Depuis le temps (depuis toujours ?) qu’on nous rabâche que les attaques, c’est sympa pour remplir les stades mais bon…Quand on parle victoire, on tchatche défense, rebond et grosses fautes. Les Mavs évoluent dans un autre style basé sur le collectif et l’adresse. Si ça gagne, ce sera historique.

Marc a mué. Peut-être encore plus surprenant que les subites victoires des Mavs, le nouvel état d’esprit du proprio. Simplement imbuvable depuis son arrivée dans la Ligue, le profil type du nouveau-riche – start-up oblige – insupportable. Cette saison, Dirk l’a remis en place et Cuban s’est contenté de poser ses fesses dans les tribunes. Les médias ont bien tenté de le titiller mais rien n’y a fait. Il a grandi, c’était inespéré, ça fait plaisir.

Matrix à la maison. Shawn Marion se la joue Lamar Odom. L’intérieur texan aura lui aussi, droit à son émission de téléréalité. « The Ladies in my life » histoire de présenter sa mère, ses sœurs, etc… On s’en fout ? Un brin, mais c’est quand même la preuve que les Mavs reviennent à la mode !

Pas de décision. Jusqu’à la fin de sa vie, on en voudra à Lebron ! Non, en fait s’il gagne, les fans devraient revenir. N’empêche, la star allemande en face, elle n’a jamais fait parler d’elle. Pas un mot, rien. Un mec humble, c’est sympa aussi.

Récompenser le flair. C’est sûr, le meilleur recrutement de l’Histoire a été effectué cet été, par Miami. Certes, mais ce n’était pas très difficile à prévoir. Dallas peut se targuer de jolis « coups. » JJ Barea réalise des playoffs totalement inattendus et que dire de Tyson Chandler ! Pivot moyen jusqu’ici, l’ancien Bull est devenu une pièce maîtresse du dispositif de Rick Carlisle. Et ça marche. Bonne pioche !

La veuve et l’orphelin. C’est humain, l’outsider porte toujours en lui le soutien populaire. Miami est favori depuis le 1er match de la saison quand personne ne pariait un penny sur les Mavs. Même au début des playoffs, beaucoup les voyaient sortir dès le 1er tour, contre Portland, et tout le monde fut sous le choc après la fessée administrée à Kobe.

Dirk est en mission. S’il faut saluer les progrès humains du proprio, ceux psychologiques du franchise player sont phénoménaux ! Il est même impossible de citer toutes les actions décisives de Nowitzki durant ces playoffs. C’est simple, l’Allemand est on fire, il le sait, le sent et compte bien profiter de cet état de transe pour aller au bout de la route. Un tel retournement mental, ça intéresserait Freud. Le public, lui, ne peut que le saluer.

Vengeance ! On y aura droit tout au long de la série. 2006, la désillusion de l’Histoire pour les Mavericks. 2-0, un 3e match qui s’annonce bien puis…le drame ! Wade enfile le costume de Superman et rentre tout ce qu’il veut. 4-2, Dallas est la première équipe à ne pas remporter le moindre match à l’extérieur. L’année d’après, les Texans – toujours traumatisés – se font sortir au 1er tour par le huitième, Golden State. Une plaie béante que personne n’a omise dans la ville far-west. Dirk mais aussi Jet-Terry étaient déjà là. Ils ont fait bien trop de cauchemars pour ne pas se venger !

Playoffs NBA : les têtes coupées !

3 mai 2011


A part Miami, toutes les têtes de série ont déjà perdu l’avantage du terrain. Chicago est peut-être le plus mal en point si la blessure de Derrick Rose s’annonçait sérieuse…

Les faucons planent. Si à l’Ouest, c’est un gros nounours qui fait le show, à l’Est, ce sont des aiglons ! Sur le même mode que Memphis – grosse défense, agressivité et une belle adresse  – les Hawks surprennent tout le monde. En arrachant la première manche au United, Joe Johnson&co ont prouvé qu’ils représentaient bien le poil à gratter de ces playoffs. Surtout, il est toujours aussi difficile de s’imposer en Georgie, même pour les Bulls.
Si Derrick Rose manque ne serait-ce qu’une rencontre, les leaders de la Ligue auront bien du mal à rattraper leur boulette. On l’a vu hier soir, si le futur – c’est pour aujourd’hui – MVP ne met pas dedans, Chicago devient une équipe bien plus prenable.

Hey Joe ! Après avoir livré une saison indigne de son nouveau contrat, Joe Johnson avait sagement rejoint la flopée de joueurs surpayés émaillant la Ligue. Mais à l’instar de Rashard Lewis en 2009, l’arrière d’Atlanta est en phase lors de ces playoffs. Avec son tir et avec son jeu. C’est tout le collectif des Hawks qui s’en ressent. L’All-star plante ainsi 34pts (12/18) dont un superbe 5/5 longue-distance, appuyant bien sur la faiblesse désignée des Bulls : le poste 2. D’ailleurs, l’autre artificier bien en ligne en ce moment, se nomme Jamal Crawford. Ou le duel des back-courts qui tourne largement à l’avantage des Hawks. Pas grand-monde n’aurait pu le jurer !

 La réponse de la bergère. Prenez une équipe habituée à craquer dans le money-time, une autre spécialiste des buzzer-beater et…inversez les rôles ! En substance, c’est arrivé au Staples Center, hier soir. Menés du début à la fin, les Mavs parviennent à l’emporter tout de même. Deux fautes et une perte de balle de Gasol ont bien aidé. Puis une ultime tentative de Kobe…manquée. Peut-être un signe. Peut-être rien non plus. Mais les Mavs ont en tout cas montré des valeurs susceptibles d’en faire un prétendant sérieux.
Le niveau a toujours été là mais si le groupe de Carlisle se montre plus serein, voire un brin méchant, au moment de finir les rencontres, le coup de grisou ne sera pas loin pour L.A.

D-D-D-Dirk !!! Kobe en a claqué 36 mais la star du soir est allemande ! 28pts à 11/22 et 14 rebonds face à la grosse raquette des Lakers. Un match énorme du grand blond qui a mis à mal tous les défenseurs qu’on lui a opposés. Surtout, Dirk démontre enfin une vraie force de caractère, une hargne entraînant toute son équipe.
A 20’’du terme, son équipe est menée mais le capitaine texan ne se rate pas. Il profite d’une faute un rien débile de Pau et file sur la ligne. Deux ficelles plus tard, Dallas est passé devant. Les Mavs ne perdront plus la tête. Un grand Dirk reste indispensable aux Mavericks. Hier soir, l’Allemand fut géant.

Mavs, « Oublie que t’as aucune chance… »

2 mai 2011

Dallas devrait se faire manger tout cru par les Lakers. A moins que…

Un soldat, tu trouveras. Le dossier brûlant pour Rick Carlisle reste le cas Bryant. Il a beau faire semblant d’avoir mal à la cheville, le Mamba mort sévère en ce moment et Dallas ne jouit pas vraiment d’un poste 2 ultra-compétitif. Stojakovic, Terry ou Barea n’étant pas des spécialistes défensifs, Deshawn Stevenson a du souci à se faire…

Tyson tu cloneras. Le rebond. Face aux mastodontes des Lakers, la bataille du rebond représente toujours un sacré calvaire pour l’adversaire. Si Chandler réalise une superbe saison, il va tout de même falloir l’épauler. Problème, Dirk n’est pas le meilleur dans le secteur et Haywood ne joue presque plus…

La pression tu contrôleras. C’est impossible, les Mavs ne savent pas gérer la pression. Pourtant, il va bien falloir trouver une solution. Même dans un mauvais jour, L.A revient toujours un moment dans le match. A Dallas d’éviter les hold-up et de faire payer cash le champion de ses régulières sautes de concentration.

Kidd, tu suivras. Sur la pente descendante le meneur des Mavs ? Certains le pensent, les fans des Blazers peuvent pourtant contester. Kidd a proposé un très bon niveau de jeu lors du 1er tour avec notamment, une adresse réjouissante derrière la ligne primée (39.5%).

Pau, tu isoleras. L’Ibère ne possède pas le tempérament d’un joueur NBA typique. Une autre culture. Contre les Hornets, on a ainsi vu un Gasol bouder – ou du moins, ne faire aucun effort pour recevoir la gonfle – car il n’avait pas reçu de munitions en début de match. Forcément, le jeu des Lakers s’en ressent. A Dallas de faire réfléchir l’Espagnol en l’isolant de ses coéquipiers.

Les chevaux, tu lâcheras. Physiquement, Dallas n’a aucune chance. Le jeu rapide peut donc s’avérer une solution efficace contre les « lourds » Bynum-Gasol-Artest. Juan Barea, Rodrigue Beaubois, Corey Brewer et Deshawn Stevenson sont autant de solutions éventuelles pour accélérer le jeu. A Carlisle d’être ambitieux !

Ton adresse, tu garderas. Les Lakers ont battu les Texans deux fois sur trois, cette saison. Sur ces trois matchs, les Mavs n’ont inscrit que 94pts à 44.6% aux shoots et un triste 32% à 3pts. Loin des standards de la saison (100.2pts à 47.5%).

Dirk, tu éloigneras. A première vue, Dirk sera défendu par Pau en début de match, avec Odom en soutien. Face à un vrai pivot, l’Allemand aura donc l’avantage technique et un zeste de vitesse supplémentaire. A lui de faire sortir l’Espagnol de sa zone de confort, de le faire jouer à 3pts, de le prendre en drive et lui faire commettre des fautes. Le grand blond peut faire des misères à l’autre star continentale de la série.

Clutch, tu deviendras. Face à Portland, le seul match joué à la dernière seconde se solda…par une défaite. Dallas ne réalisera jamais d’exploit en playoffs sans cet instinct de tueur. A Dirk de s’inspirer du mec juste en face, là : Kobe.

 

Tu oublieras. Oublier le palmarès de l’adversaire, oublier l’aura du Mamba, oublier qu’avec un bilan parfaitement égal, ils n’ont pas l’avantage du terrain, oublier les nombreuses désillusions passées, oublier la pression, oublier qu’ils en ont mangé 30 la dernière fois, oublier les destins si éloignés de ces deux franchises. Sinon, les Mavs risquent de s’apercevoir qu’ils n’ont aucune chance !

 

Gazette NBA: Flash ne s’arrête plus, Dirk oui

14 décembre 2010

Les séries sont faites pour s’arrêter. C’est effectif du côté de Dallas où les Mavs ont lâché, à domicile contre les Bucks, ratant la 13ème marche. A Miami par contre, ça enchaîne. Derrière un Dwyane Wade complètement en feu en ce moment, les Floridiens ont bâché la bande à Chris Paul qui peine en attaque depuis quelques semaines.

On fire! 32 points à 8/13 aux tirs, une seule perte de balle en 38 minutes. Le D-Wade qui manque un lay-up, qui se marche sur les pieds et perd son basket, c’est fini! D’ailleurs ça n’a pas duré très longtemps. Juste histoire d’inquiéter tout le monde, pis Flash est revenu à ses bonnes habitudes. A savoir, planter du bon gros dunk, défendre comme un forcené et insufler du rythme et du leadership à tout l’Etat de Floride. Surtout, le numéro 3 a, semble-t-il, compris la façon de jouer au sein du trio. Laissant le jeu venir à lui, acceptant de ne pas toucher la gonfle à chaque possession, Wade laisse Chris Bosh se faire plaisir et Lebron créer pour les autres. Au final, tout le monde semble content et l’ex-MVP des finals 2006 est en passe de faire la meilleure saison de toute sa carrière.

Significatif? Sans faire injure aux Hornets, ils ne sont plus aussi dominants qu’en début de saison mais tout de même, cette victoire – la 9e – reste significative. Le Heat devenant la 6e équipe de l’Histoire à enchaîner neuf victoires avec au moins dix points d’écart. La dernière étant les Cavs de 2008 d’un certain Lebron. Même si les grands prétendants n’ont pas encore goutté la poussière chaude de Miami, il n’en reste pas moins un message clair et précis à toute la concurrence. La défense est en place – Miami n’a jamais encaissé plus de 98pts sur la série – et un trio qui carbure à plein. Reste toujours un meneur très moyen et une raquette plus épaisse que douée, mais l’équipe d’Eric Spoelstra fait bien plus peur qu’il y a un mois.

Porte-malheur. Les Mavs ont donc stoppé leur série d’invincibilité. Pas une honte, loin de là, mais un brin gênant puisque cela se passe à la maison alors que les Texans menaient tranquillement d’une dizaine à la fin du 1er quart. Mais voilà, la 13e ça fait flipper tout bon Texan. Un chiffre merdique alors Dirk a préféré s’arrêter là. La superstition…

Histoire de couples. Jason Kidd a frôlé le triple-double, Nowitzki a planté sa trentaine. D’habitude, ça suffit au vieux couple pour roucouler tranquille durant la soirée. Mais voilà, les jeunes, plus fougueux et surtout avec un gros retard à rattraper, Jennings-Bogut n’ont pas pu se laisser attendrir de cette idylle d’un autre temps. Jennings a donc livré sa copie habituelle de meneur-shooter (23pts, 10pds) tandis que l’Australien n’a pas fait dans la dentelle mais dans le travail de sape. La plus belle coupe de cheveux de la Ligue termine avec 21pts (10/12 aux tirs) et 14 rebonds.

Ca s’inverse. Trois victoires de suite pour les joueurs du Wisconsin, trois revers dans les dents pour les pensionnaires de la Nouvelle-Orléans. Le vent tourne très vite en NBA et la surprise du début de saison, les Hornets, va devoir cravacher dur pour retrouver sa réussite des premières semaines. Un Chris Paul moins inspiré, des shooters qui dévient et un ensemble qui devient bancal quand le jeu se densifie, les frelons ne piquent plus. A l’inverse, Milwaukee retrouve un peu de son basket, Jennings a réglé la mire et le retour du géant australe fait le plus grand bien dans la peinture. Avec trois joueurs sortis du banc à plus de 10 unités, le collectif va mieux et les Bucks semblent avoir retrouvé quelques clés du succès de l’an passé. Reste encore à remettre à l’endroit John Salmons.

Des blocs, des briques et des brèves!

Carmelo Anthony aurait donc décidé de partir à New-York, selon ESPN, les Nets peuvent se rhabiller…Face à de bien pâles Pacers, Carlos Boozer réalise son match de la saison avec 22pts et 18rbds…Deron Williams poursuit sa saison de fou, 30pts, 10pds et la victoire contre des Warriors qui n’y arrivent plus…Sans surprises, les joueurs de la semaine dernière se nomment Dwyane Wade et Dirk NowitzkiLebron James, après un énorme marché, plante l’un des paniers de l’année, derrière la planche, en déséquilibre et à la dernière seconde de la possession…Rien ne va plus à Cleveland où JJ Hickson n’a rien trouvé de mieux que de se plaindre dans la presse de sa sortie du cinq majeur…Mais c’est encore pire chez les Clippers où le proprio, Donald Sterling, a été aperçu en train de moquer ses propres joueurs depuis les tribunes, sa tête de turc préférée étant Baron Davis, allumé pendant tout le match…Les Sixers seraient prêts à filer Iguodala seulement dans un package comprenant également Elton Brand et ses 17 millions de contrat…

Et pour demain?

D’un côté, il y a Denver qui ne parvient pas à tenir le rythme du Thunder ni du Jazz. De l’autre, le Magic qui voit le Heat s’envoler au classement. Carmelo et Howard, comme deux candidats légitimes pour le titre de MVP. Et tout ce beau monde se retrouve ce soir, dans le Colorado. Ca va envoyer. Sinon, il y a les Wizards qui reçoivent les Lakers pour une opposition où le duo Arenas-Wall pourrait bien créer la surprise face à des champions moins en verve en ce moment.

Gazette NBA: Et de 10 pour les Mavs!

8 décembre 2010

Plus forts que le showtime des Lakers, plus surprenant que la victoire des Bobcats sur les Nuggets, plus emballant que le retour en forme de Portland, Dallas se paie Golden State pour un dixième succès consécutif. Tellement à l’aise les Texans qu’ils filent même du temps de jeu à nos frenchys!

L’équipe du moment. A chacun sa période. En ce moment, mieux vaut ne pas se frotter de trop près aux Mavericks. Spurs, Thunder, Heat, Hawks ou Jazz sont tous repartis la queue basse. Trop puissants, trop adroits, trop complets, les hommes de Rick Carlisle déroulent un basket aux multiples solutions. Avec les cinq prochaines rencontres à domicile, la série pourrait bien s’alonger encore un peu.

Dirk au top. L’Allemand joue le meilleur basket de toute son existence. Pour un ancien MVP, ce n’est pas peu dire. Mais l’Allemand a encore franchi un cap, cette saison, en alignant des pourcentages d’adresse simplement hors-normes. Hier, avec 25 points à 53%, il signe ainsi sa pire perf depuis trois rencontres. Avec un leader à un tel niveau, les Mavs sont une toute autre équipe et voient les solutions offensives se multiplier, les défenses adverses se concentrant sur le principal poison teuton. Mais Dirk est actuellement le meilleur joueur du monde.

Du banc. Tyson Chandler blessé, Kidd au travers, Stevenson pas bien réglé? Pas grave! Rick Carlisle a de multiples cartes à coucher sur la table pour s’en sortir même avec des titulaires à l’impact incertain. Haywood remplace Chandler, sans problème, Terry prend le relais de Kidd. Avec Shawn Marion, Jose Juan Barea et bientôt, Rodrigue Beaubois, les Texans peuvent même se targuer du meilleur banc NBA.

Le rêve bleu. Il faut bien le reconnaître, on avait un peu oublié que Ian Mahinmi et Alexis Ajinça tentaient toujours de lancer leurs carrières respectives. Mais Carlisle a su leur sortir la tête de l’eau. Au final, Mahinmi signe un double-double, avec 12 points et 10 rebonds et toujours quelques problèmes de fautes trop rapides. Pour Ajinça, il triple son temps de jeu de la saison – il a joué 9 minutes, hier, contre 3 sur les 20 premières rencontres – trouvant là l’occasion rêvée de planter 3 points et 6 rebonds. Sa carrière est lancée? Non, sûrement pas! Mais savoir qu’il est toujours basketteur fait tout de même plaisir.

Warriors blues. Neuf revers sur les dix dernières sorties. Voilà le bilan de Golden State qui avait pourtant bien débuté sa saison. Mais ça ne passe plus. Trop de shoots rapides, pas assez de fixation ni de défense et les joueurs d’Oakland semblent un brin perdus sur le parquet. Ellis et Curry continuent d’enchaîner les bonnes perf, David Lee retrouve son niveau, les Warriors ne sont donc pas très loin de la rédemption. Mais il faut déjà faire vite avant que les playoffs ne disparaissent des objectifs accessibles.

Des blocs, des briques et des brèves!

Josh Smith explose les Nets avec 34pts à 14/16 aux tirs…les Harlem Globe Trotters en profitent pour ajouter une règle, le tir à 4 points…Stephen Jackson aligne cinq tirs primés et Charlotte l’emporte face aux Nuggets…Steve Nash profite à plein de l’absence d’Andre Miller, 24pts et 15pds pour le Canadien, mais ce sont les Blazers qui l’emportent avec un nouveau gros match de Wesley Matthews qui score 24 unités…George Karl est resté bloqué à 999 victoires…

Et pour demain?

Malgré une courte défaite, hier à Charlotte, Denver revient en forme en ce moment, suivant la courbe de progression de Chauncey Billups. Les Nuggets se déplacent à Boston où les C’s sont sur une série de sept succès de rang. Bref, le choc vaudra le détour avec de savoureux duels Anthony/Pierce, Rondo/Billups ou encore Garnett/Nene.

MVP Race (Novembre): Sont plus que 2!

27 novembre 2010

La course au MVP va donner à débattre pendant toute la saison. Ben ouais, le trophée n’est plus réservé à Lebron. Du coup, ils sont un paquet à prétendre au grâle. Un petit nouveau ou un ancien? Un winner ou un joueur méritant? Un meneur ou un ailier? Un scorer ou un passeur? Trop de questions, pas assez de réponses. Alors, soit on se casse la tête et on liste la douzaine de sérieux concurrents qui vont se tirer la bourre pendant encore quelques mois. Soit, on se la joue juge-arbitre, aussi subjectif que le vote final le sera et on se dit que, de toute façon, ils seront plein à être déçus. Du coup, la liste se rétrécit d’un trait et ça va se jouer entre deux bonshommes: Chris Paul et Dirk Nowitzki. Explications.

La saison, c’est si bon. Kobe s’en bat et Lebron ne sera plus jugé que sur sa production d’avril et mai. Bref, les deux meilleurs joueurs du monde ne sont quasiment plus candidats au titre de MVP car ça ne les intéresse plus vraiment. Eux, c’est la bague, le Larry O’brien Trphy, la parade en bus, les magnums de champ’ et les gros cigares. Chacun son truc. New-Orleans et Dalla possèdent autant de chances de connaître tout cela, à savoir pas beaucoup. Du coup, le MVP peut revenir à leurs leaders, méritants, combatifs, Dirk et Chris représentent les seules raisons de venir voir Mavs et Hornets durant toute la saison. Ce sont également eux qui entretiennent le mince espoir de gloire et de réussite de tout une franchise. Enfin, eux – à l’inverse du Black Mamba – n’ont que très rarement l’occasion de se reposer pendant tout le quatrième quart en laissant les seconds couteaux terminer le travail. Pas le même matos à disposition.

La classe, ça compte! Regarder le grand bond enchaîner fade-away, double-pas inversé, shoot à trois points, jeu dos au panier, etc…c’est un peu comme se mater un DVD du « Basket de A à Z. » Le géant européen sait tout faire, pratique un basket léché, possède la plus belle mécanique de tir et reste le seul à afficher une panoplie aussi remplie en toisant 2,13m. Un régal pour les yeux, une référence pour les esthètes, ça compte dans une ligue où les bons gros bourrins ont quand même un peu trop de place. La même chose pour CP3. Le mec court, dribble et voit plus vite que n’importe qui en NBA. Il arrive à voir un coéquipier démarqué avant que ce dernier en soit lui-même conscient. Paul maîtrise tous les fondamentaux du basketteur, la vitesse en prime. Le meilleur dribbleur de la planète, le passeur décisif le plus régulier depuis son arrivée dans la Ligue, un tir qui ne cesse de s’améliorer. Bref, faut chercher longtemps – et encore, pas sûr de trouver – pour le déclarer mauvais dans un secteur de jeu.

Ca gagne! Les Hornets sont la grosse surprise de ce début de saison. S’ils ont quand même lâché un match face aux Clippers, ils n’en restent pas moins 3e de la Conférence Ouest. Un exploit retentissant pour un roster composé d’aucun all-star et d’une seule super-star. Forcément, au moment de voter pour le meilleur joueur de la NBA, ça va peser dans la balance. Sans Paul, l’an passé, New-Orleans avait disparu de la carte NBA. Avec lui, ils se placent parmi l’élite et ont déjà battu un bon paquet de cadors. C’est ça quand le patron est en mode. Pour le Texan, c’est dur de lui coller l’étiquette de « winner » sur le dos mais Dallas sera en playoffs et pourra sûrement compter sur l’avantage du terrain, au moins pour le 1er tour. Si l’effectif des Mavs est hyper-complet, les attaques sans que Dirk ne touche le cuir sont très peu nombreuses. Il est l’âme, le capitaine, le leader, l’attaquant prioritaire de cette équipe. Avec huit succès lors des dix dernières sorties, difficile de le prendre en défaut l’Allemand.

Les Experts. Le MVP doit être hors-normes. On ne peut prétendre au titre de meilleur joueur du monde sans claquer des chiffres affolants. Pour le blondinet texan, c’est simple, il enquille. Du shoot, encore du shoot et toujours du shoot. Devenu une espèce de machine à la Larry Bird, le Mav ne voit même plus les défenseurs en face de lui. 26,3 points de moyenne et tout de même un exceptionnel 55% de réussite dans les tirs de champs. Phénoménal. Hier, il plante 26 unités au nez et à la barbe des Spurs, à 83%, la veille, le Thunder en prenait 34 et l’Allemand tournait à 70%. Ben ouais, ne parier jamais une bibine qu’il ne peut marquer des vestiaires. Pour Paul, le maître-mots, c’est le caviar. Le bon, le vrai, celui qui fait les 3/4 d’un panier où même un coéquipier manchot pourrait mettre le tir tellement les défenseurs sont perdus et cherchent encore la gonfle. L’ancien de Wake Forest est un pur meneur, un expert de la passe millimétré et semble avoir bosser ses gestes d’offrandes avec autant d’application que Kobe ses mouvements de tirs. 10 passes par match, c’est le tarif minimal quand on joue l’animal. Rondo fait mieux mais les coéquipiers ne sont pas comparables.

Jurisprudence. Dirk a déjà reçu le trophée, premier Européen. Il a donc ouvert la brèche. Aujourd’hui, ça ne choque plus personne de parler d’un Allemand comme favori pour le titre de MVP. A 32 ans, ça serait récompenser sa régularité, le fait qu’il sera à jamais l’un des meilleurs shooters de toute l’Histoire et la tristesse de savoir qu’il ne remportera jamais le titre. Pour l’Hornet, c’est Steve Nash qui a montré la voie. Deux fois titré le Canadien. Pourtant, il n’a jamais joué de finale et ne plantait même pas 20 points par match. Mais Nash, meneur-distributeur-scorer-shooter-passeur-créateur de génie possédait d’autres atouts importants pour le jury. Paul, une classe en dessous niveau tir, présente presque la même panoplie, la défense en prime. Le Sun n’a jamais entendu parler de ce mot alors que le meneur de New-Orleans est le meilleur voleur de ballons NBA et un défenseur sur l’homme exceptionnel. TP peut confirmer.

Moins bling-bling. Les trois derniers trophées? Kobe puis Lebron. Ou ce qui se fait de mieux en termes de pub, de sponsors et de sourires estampillés NBA. Les meilleurs joueurs de la planète sans conteste mais aussi, les meilleurs représentants de la NBA selon David Stern. Les dents « ultra-bright », les affiches géantes de Nike, les spots des muppets…Bref, on ne voit déjà qu’eux. Le MVP récompense le travail, le labeur, l’effort  et non l’esprit marketing. Du coup, dans l’optique d’une certaine alternance entre les méga-stars aussi présentes sur les parquets que sur Twitter et les joueurs plus sobres, Chris Paul et Nowitzki ont ainsi toutes leurs chances. Un message pour certains qui perdent trop de temps à contrôler leur image plutôt qu’en salle d’entraînement.

Avantage Paul. Comme, il ne peut y avoir égalité, ce sera Chris Paul. Déjà, il ne l’a jamais eu. Aussi, récompenser un joueur d’1,81m, ça fait toujours plaisir! Et ça n’est plus arrivé depuis Allen Iverson. Bon forcément, le parcours des Hornets reste prépondérant. Pour l’instant, ça roule et Paul étant la principale raison de ce succès, devrait en recevoir les lauriers. Certes, mais on est qu’en novembre, la route est encore longue, les concurrents loin d’être décrochés et plus personne ne sous-estime ses Hornets. C’est sûr. Mais CP3, pour la classe de son jeu, son sourire à la Carlton, son leadership, sa défense et le fait qu’il soit le meilleur meneur NBA depuis son arrivée dans la Ligue, mérite le titre de meilleur joueur de la Ligue. Totalement subjectif mais tous les choix le sont.

Les autres

Kevin Durant: James le méritait depuis trois ans avant de l’avoir, Kobe ne l’a eut qu’une seule fois, Durant doit bouffer son pain noir. Comme tout le monde.

Russel Westbrook: Niveau stats, il le mérite. Niveau showtime, aussi. Niveau leadrship, la même. Mais il ne l’aura pas car il ne s’appelle pas Kevin Durant. Dommage.

Pau Gasol: « Petit tu es doué, très doué ; Mais tant que je serais dans le métier tu ne seras jamais que le second ! » The Mask.

Derrick Rose: Sera sûrement pas loin du tout. Gros scorer, fournisseur officiel des top 10 mais un peu trop croqueur pour être sacré comme le meilleur.

Dwight Howard: La seule et unique raison de la bonne marche du Magic, le meilleur défenseur de la Ligue, et il ne se prend même pas au sérieux. Dommage qu’il soit toujours aussi technique que Kris Humphries.

Carmelo Anthony: S’il se barre à Gotham, il aura toutes ses chances…

Gazette NBA: Les Hawks reprennent leur envol

26 novembre 2010

Pas de gros match, hier soir, mais un mini-choc de la Southeast entre Atlanta et Washington où les hawks ont filé la leçon aux sorciers pour la onzième fois consécutive. On appelle ça une bête noire. Sinon, Blake Griffin a encore tout fracassé. Facile, c’était Sacramento en face.

Toujours ça. Battre les Wizards n’est sûrement pas un motif de liesse générale pour Atlanta mais regoûter au succès ne peut faire que du bien au groupe de Larry Drew. Après avoir été giflé par les C’s puis avoir lâché contre les Nets, les Hawks restaient sur sept défaites lors de leurs dix dernières sorties. Crawford commençait à bouder, Johnson ne marquait plus rien et la crise couvait. C’est toujours quelques jours de gagné.

Des leaders présents. Les chiffres ne filent pas le vertige car la rencontre fut pliée rapidement mais c’est le vrai visage des Hawks qu’on a vu, hier soir. A savoir, une équipe menée par Joe Johnson au scoring, et par un duo intérieur Horford-Smith au point. 35pts, 27rbds et 4ct pour les deux compères qui n’ont rien vu devant eux, de toute la soirée. Quand ils dominent dans la peinture, les Hawks sont tout de suite une autre équipe.

Pas parfait. Loin de là même puisque Mike Bibby a vraiment des difficultés cette saison, niveau scoring. L’ancien d’Arizona termine à seulement 2 unités, Monty Williams fait guère mieux avec six points. Ces deux-là affichent des limites inquiétantes pour des titulaires d’une équipe se voulant jouer les premiers rôles. Jeff Teague et Jamaal Crawford parviennent à former un bon second unit mais le cinq majeur n’est pas au niveau des meilleurs prétendants.

Dans le mur. Une chose est sûre pour Washington, les victoires seront très rares quand John Wall se plantera. Ce fut le cas, hier soir. Le rookie, jamais dans le rythme, passe le match à forcer et s’enferrer dans la défense d’Atlanta. Il apprend, c’est normal, mais un meneur doit réussir à peser sur une rencontre même quand son shoot ne rentre pas. Wall n’a pas réussi à le faire et finit la rencontre avec seulement 10 points, 7 passes et 3 balles perdues.

Serarien? Dans ce match très triste côté Wizards, il n’y a pas grand-chose à retirer. Mis à part, les records en carrière de Kevin Séraphin. Avec 17 minutes de temps de jeu – ça fait plus que tout son début de saison – le Guyanais termine avec 6 points, 5 rebonds et 1 contre! De loin, son meilleur match en NBA. Le futur roi du garbage time?

Des blocs, des briques et des brèves!

Blake Griffin est le nouveau monstar de la Ligue, le rookie cumule 25pts, 15rdbs et 5pds et encore quelques dunks ahurissants, avec une 2e victoire consécutive pour ses Clippers…Eric Gordon n’est pas en reste avec 28 points et 6 passes…David Lee devrait faire son retour la semaine prochaine, pour le plus grand bonheur des Warriors qui galèrent sec en ce moment…Le dunk est peut-être bien génétiqueEric Dampier a commencé à s’entraîner avec le Heat…

Et pour demain?

Bien sûr, il faudra surveiller le Heat, en passe d’en perdre une quatrième de suite. Mais face aux Sixers, normalement, ça devrait passer. De fait, l’affiche du soir sera le derby texan. Dallas/San Antonio, un classique. Deux équipes rivales qui ne s’aiment pas, se disputant depuis une décennie la suprématie de l’Etat. Bon, c’est (presque) toujours les Spurs qui gagnent à la fin mais les Mavs, avec un Dirk bouillant en ce moment, jouent bien et restent sur trois victoires de rang dont la dernière face au Thunder.

Gazette NBA: Les Bulls ont mûri

20 novembre 2010

Un Français contre un Allemand, un score étriqué, beaucoup de lancers-francs et un paquet de minutes à défendre en zone…non, ce n’était pas un mercredi soir de Sport + mais bien la NBA sur Canal. Chicago contre Dallas, un bon match de basket avec des Bulls pas géniaux mais qui grandissent doucement et un Nowitzki qui aimerait tant que les rencontres ne durent que trois quart-temps.

Opposition de styles. Entre la gestuelle parfaite de Nowitzki et le style tout en mouvement et pas vraiment léché de Noah, les esthètes avaient sous les yeux deux versants d’une montagne. Bon dans les écoles de basket, mieux vaut filer un dvd de la mécanique de shoot de l’Allemand, trajectoire en cloche, effet parfait, fade-away incontrable… Une décennie qu’il nous en sert, une décennie qu’il termine dans les meilleurs marqueurs. Côté frenchy, même lui en rigole et se justifie comme il peut: « ma mère trouve mon geste artistique! » Ou les yeux d’une mère déformés d’amour.

3/4. Noxitzki fut simplement monstrueux durant trois quart-temps. Si Dallas a pu y croire en première période, ce n’est que grâce à son ancien MVP. A 35 pions quand Dallas n’en avait planté que 65, le Teuton termine malheureusement sur dix minutes de mutisme offensif un brin dérangeant pour un franchise player. Tellement fort jusque-là, Nowitzki a laissé les clés de la boutique à Jason Terry, pourtant très mal réglé. Mauvaise pioche.

Celtic spirit. Thibodeau n’a pas l’équipe la plus douée de la Ligue, Noah a des mains étranges, Brewer, Watson et Korver alternent le bon et le moins bon et Boozer possède une bien belle montre… N’empêche, les Bulls ne doivent leur succès qu’à la défense, la rage et un état d’esprit nouveau pour cette escouade encore en création. Noah ne fait pas son meilleur match mais rafle tous les rebonds à la fin et les aides incessantes sur Dirk ont fini par annihiler l’Allemand pourtant très chaud.

L’arme fatale. Avec un nom pareil, le sophomore des Bulls aurait pu passer sa carrière à bouffer des gâteaux pour chien avec son pote Danny Glover mais Gibson a préféré le basket. Un choix qui se tient quand on le voit faire « du Noah » en cumulant un énorme double-double fait de 17 points et 18 rebonds. L’adresse (7/12) était au rendez-vous et lui, toute la salle ne retient pas son souffle quand il dégaine.

Kidd n’est plus un gamin. Une légende, il faut en être conscient. Jouer face à Jason Kidd, c’est défier l’un des meilleurs de l’Histoire de ce jeu. Il ne lui manque qu’un titre, deux finales perdues quand même, mais Jason reste une pointure. Mais il a perdu de sa superbe et son face-à-face contre Derrick Rose a tourné court. Le Bull, sans briller autant que d’habitude, s’est quand même baladé, obligeant les Mavs a tourné en zone, la majeur partie du match. Et on se dit que Rody Beaubois aurait un vrai rôle à jouer face aux meneurs explosifs.

Des blocs, des briques et des brèves!

Le Bull Omar Asik a mis 15 shoots depuis le début de la saison, dont 14 dunks…Tim Duncan entre encore un peu plus dans l’Histoire, devenant meilleur scorer des Spurs mais il y a débat, George Gervin pointe toujours devant si l’on compte les débuts de la franchise en ABA… Felton signe la perf du soir avec 35pts (13/17) et 11pds et la victoire face aux Warriors…Les SMS fâcheux ne troublent pas TP qui domine Deron Williams et place ses Spurs en tête de la Conférence…A égalité avec les Hornets d’un Chris Paul toujours phénoménal…Michael Beasley, avant de devenir golfeur pro, plante encore 25 unités mais les Wolves ne peuvent rien faire contre L.A…Sans Durant, Oklahoma se paie Boston avec un Westbrook de gala, à 31 points…Marc Cuban engage la première femme coach, Nancy Lieberman, pour son équipe de D-League…Arenas est de retour et ça fait plaisir, l’ancien Agent 0 plante 24 points à la défense des Grizzlies et Washington gagne.

 

 

Et pour demain?

A suivre, Portland contre Utah. A égalité au classement, il s’agit là d’un gros choc de l’Ouest. Surtout, Portland mérite les encouragements pour réussir à rester compétitif sans Roy. Pis Batum est en forme. Le duel entre le long Aldridge et le potelé Millsap ou celui mettant aux prises Deron Williams et Andre Miller vaudront le détour. Sinon, face aux Clippers, les Knicks pourraient bien enchaîner un troisième succès consécutif et se replacer un brin au classement de l’Est.