Archive for the ‘blocking news’ Category

Peja prend sa retraite

20 décembre 2011

Il a chopé sa bague, il se retire. Propre, comme son shoot. Peja Stojakovic aura lui-aussi un truc en plus que Charles Barkley.

Et Antonio McDyess se barre aussi…

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Le lock-out, ça change quoi ?

20 décembre 2011

Réveil, box-scores. Réveil, Top10. C’est la reprise ! Au fait, la grève, les centaines d’heures de tchatche, c’était juste pour prendre le thé ?

Ça a (un tout petit peu) changé :

Lakerment. Jusqu’ici, la franchise dorée avait toujours eu le petit coup de réussite, de chance, ou le flair pour dénicher la perle au moment de se reconstruire. Le trade Divac-Kobe, la signature du Shaq free agent, l’échange Pau-Marc, la draft de Bynum…Mais la grande question durant le lock-out était bien celle de réussir à créer une Ligue plus homogène. Refiler le meilleur meneur de la planète aux Clippers plutôt qu’aux Lakers- et refuser un trade pourtant valable et équitable aux pourpres et or – on ne peut pas le nier, ça va clairement dans ce sens.

Les arnaques reconnues. L’Amnisty ! Un principe bizarre mais salvateur pour certains. Rip Hamilton retrouve une équipe qui a besoin de lui, Baron Davis se sauve de Cleveland, Billups trouve un nouveau défi sexy. RIP B.Roy par contre. Triste, injuste et tout ce qu’on veut pour ce pur basketteur mais certainement la meilleure – et la plus difficile – des décisions prises par les Blazers cet été.

Le retour de la revanche. La grande conséquence du lock-out reste le calendrier de malade. Trois matchs en trois jours, des semaines à six rencontres, des jet-lags de tarés…C’s et Spurs sont prévenus, il ne va pas falloir compter les efforts tout en sacrifiant quelques rencontres pour arriver en vie en playoffs. Pas cadeau.

Ça n’a rien changé :

Tout ce qui brille. Des études démontrent que si certains produits voyaient leur prix baisser, leur succès suivrait. Si c’est cher, c’est que c’est bien. A New-York, on pense aussi comme ça. D’accord, les Knicks avaient besoin d’un pivot – désolé Ronny – mais de là, à filer 12 millions par saison à Tyson Chandler, il y a un monde. Le pivot, qui n’a jamais fait mieux que 11pts de moyenne, vient donc de parapher un contrat de 58 millions sur 4 saisons.

Pas de cadeau pour les fans. Ça a débauché à tout va – des centaines de licenciements – durant la grève. D’aucuns en ont appelé à l’amour des fans, et bla et bla et bla…Au final, on attendait un petit geste, une ristourne sur le LeaguePass, un signe d’une Ligue qui a compris qu’elle était allée trop loin dans la connerie. Non. Rien n’a changé.

Des franchises en trop ? Une des idées émises durant le lock-out fut celle de supprimer quelques franchises pour niveler vers le haut les effectifs. Ce ne serait pas une si mauvaise idée tant les cancres sont encore très loin d’avoir quoique ce soit à espérer. Toronto, Sacramento ou – dans une moindre mesure – Charlotte et New-Orleans ne pensent qu’à faire des économies et voient leurs rosters respectifs se détruire peu à peu. Les cancres sont encore là et jouer le maintien n’existe toujours pas en NBA.

Dennis Rodman, tatoué adoubé

12 août 2011

dennis rodman

Chris Mullin et son shoot de tueur, Sabonis et ses passes aveugles et Dennis Rodman et…son univers. Entier, à part, fêlé, attachant, irrespectueux, The Worm entre au Hall-of-Fame. Un hommage pour ce joueur exceptionnel.

Sorti de nulle partC’est sans doute le leitmotiv de toute son enfance. Rodman sort de nulle part mais ne voulait surtout pas y rester. Dans sa fac de seconde zone, il se fait suffisamment remarquer pour obtenir un billet pour la NBA. Par la petite porte, puisque les Pistons le sélectionnent en 27e choix, au 2nd tour.
A l’époque encore, Dennis ressemble à de nombreux rookies. Grand mais encore frêle, apprenant le jeu, manquant d’automatismes et de hargne…mais lui, a la chance de tomber dans l’équipe qui va modeler le joueur inimitable qu’il est devenu.

Joue-la comme Bill. Ben quand même, un mentor comme Bill Laimbeer, ça laisse des traces. Grandir chez les Bad Boys, encore plus. Rodman comprend rapidement qu’il n’obtiendra aucun temps de jeu via ses qualités offensives.Au lieu de s’entêter à jouer les polyvalents moyens partout, le futur tatoué opte pour la spécialisation : défenseur-rebondeur.
Lors des deux titres glanés avec Detroit – et les séries ultra-violentes face aux Bulls – c’est lui qui défend le plus souvent sur sa majesté Jordan. Le tout en captant sa dizaine de rebonds par rencontre ! Un animal à part, une bête sauvage est née. Il sera élu meilleur défenseur en 93 et enchaînera 2 saisons de suite à plus de 18 rebonds de moyenne.

Madonna, Carmen Electra…Une époque où déjà beaucoup commencent à douter de la santé mentale du bonhomme. Car Dennis, c’est aussi un mec dont le mariage – avec une mannequin – ne dura que 83 jours, celui qu’on retrouva enfermé dans sa voiture au milieu du parking du stade avec pour seule compagnie un fusil à pompe chargé.
C’est surtout, l’homme qui vécu une longue et épique relation amoureuse avec Madonna. Epoque San Antonio, le top du buzz pour Rodman qui prend goût à la provoc’ et débute ses colorations hebdomadaires. A son tableau de chasse, il accrochera un peu plus tard, la plantureuse Carmen Electra. La presse a aussi parlé d’aventures avec Cindy Crawford et Naomi Campbell. Une rock-star.

Coup de bull. Forcément, le mariage entre la franchise la plus « sage-propre-et-polie » de la Ligue et Dennis « le bariolé » ne pouvait durer. Trop d’entraînements manqués, de sorties médiatiques farfelues, et de piques lancées à David Robinson « le gentil. » Les relations avec le staff deviennent à tel point exécrables, que Rodman arrive aux Bulls contre…Will Perdue. Si, c’est possible ! Pourtant aux Spurs, le tatoué affolait encore les compteurs avec  ses deux saisons à 17 rebonds par match !

L’équipe de l’Histoire. Rodman se retrouve donc dans une ville à sa taille et, surtout, avec un entourage qui sait mettre la pression. MJ himself, lui fait la leçon en début de saison. Jordan veut tout écraser pour son retour et s’assure donc que la folie de son coéquipier n’enrayera en rien son plan.
Bien au contraire, la finesse psychologique de Phil Jackson, la peur du maître et la chance de gagner un titre transcendent Rodman et son nouveau numéro – 91 – qui enchaîne encore 3 saisons au top du classement des rebonds (7 titres consécutifs). Mieux encore, avec 5 pions de moyenne, il est pourtant indispensable à la meilleure équipe de tous les temps. 72 victoires pour 10 défaites, Dennis a participé à cela.

Le meilleur défenseur ? Si les chiffres donnent l’idée du phénomène au niveau du rebond, Rodman reste aussi, et surtout, l’un des meilleurs défenseurs de l’Histoire NBA. A peine 2,03m pour un ailier-fort mais une agressivité et un acharnement qui eurent toujours raison de l’adversité. Shawn Kemp en 96 – il sautait encore ! – ou Karl Malone en 97-98 ne peuvent nier l’impossibilité de respirer quand The Worm était sur le coup. Car Rodman n’était pas qu’un farfadet. Le bariolé avait clairement compris le jeu.

Dans ta tête ! Pour le rebond, il expliquait se taper des heures de vidéos pour analyser les courbes et trajectoires de tous les shooters de la Ligue. Le placement et une bonne dose d’instinct étaient ses principales armes ! Pour la défense, Rodman ne reculait jamais et s’était fait expert du harcèlement moral.
Incapable de la fermer, il collait aussi physiquement son vis-à-vis à chaque seconde de la rencontre, le tenait, l’embêtait même pour le placement aux lancer-francs ! Un virus, un vrai calvaire pour tous les attaquants de la planète. Sûrement le seul joueur de l’Histoire qui inversait le sort d’un match sans prendre le moindre tir.

12 juillet 1998…Cette date rappelle les heures glorieuses du football tricolore et…le match de catch opposant Dennis Rodman à Karl Malone ! Faisant équipe avec Hulk Hogan, « Rodzilla » affronta le Jazz et Diamond Dallas Page lors d’une de ses nombreuses expériences extra-basket.
On l’a vu aussi au casino – entre deux matchs de la finale 97 notamment, s’ennuyait trop à Salt Lake City ! – quand il ne fallait pas, se présenter à une séance d’autographes en robe de mariée (qu’il avait lui-même dessiné !) ou encore…au cinéma. Clairement pas ses plus grandes réussites mais sa « Double Team » avec le tout aussi fêlé JCVD est tout de même restée dans les anthologies des fanas de séries Z.

A sa place ! Il y a eu débat avant d’accepter Rodman parmi les grandes figures de la Ligue. Pourtant, la question n’aurait même pas du se poser. Au niveau du jeu, il s’agissait simplement du meilleur rebondeur de l’Histoire NBA et d’un de ses plus grands défenseurs. Niveau vie, David Stern avait, certes, des maux de tête mais tout le monde l’adorait. The Worm intronisé au Hall-of-Fame par Phil Jackson, on ne peut que s’en réjouir.

Deron Williams au Besiktas, c’est possible…

8 juillet 2011

C’était annoncé, le lock-out allait entraîner une foule de rumeurs de transferts des NBAers vers l’Europe. Certaines ne valent rien, d’autres semblent un peu plus avérées. Parmi celles-ci, D-Will au Besiktas.

Une vraie star. Il ne s’agit pas d’un retraité, ni même d’un joueur de seconde zone. Non, Deron Williams se classe aisément dans le Top3 – Derrick Rose et Chris Paul un peu devant – des meilleurs meneurs du monde. Un mec qui lâche 10 caviars par rencontre depuis la naissance, capable de driver, de shooter de loin et devenu expert dans l’art du pick-n’-roll. Ce dernier point d’ailleurs, risque bien de faciliter son adaptation au jeu continental et ses systèmes demi-terrain. Bref, posséder Williams au sein d’une franchise NBA est déjà une assurance tous risques mais alors dans le championnat turc, ça peut faire d’énormes dégâts.

5 millions. C’est ESPN qui l’annonce, le Besiktas aurait formulé une offre de 5 millions de dollars pour une saison. Le joueur aurait évidemment la possibilité de rejoindre ses terres si la grève prenait fin. Deron toucherait ainsi un salaire mensuel de 200 000€. Le tatooé aurait donné son accord de principe, reste à finaliser les derniers détails contractuels mais son arrivée pourrait bien être effective d’ici peu.

Avec Zaza? D-Will pourrait bien retrouver un autre NBAer à Istanbul, le boucher géorgien: Zaza Pachulia. C’est le président du Besiktas qui a annoncé cette venue. Deux joueurs NBA dans le cinq majeur, ça fait un joli recrutement. Personne n’a rien demandé mais d’où sort tout cet argent?

Avec Kobe? LOL…Bon d’accord, c’est pour la blague! Mais quand même, le président turc s’enflamme et annonce des contacts avec le Black Mamba. Montant du transfert? Le PIB du pays…

Et les autres? Andreï Kirlienko aussi voudrait bien rejoindre l’Europe. Tellement désespéré le Russe, qu’il a lui-même été à Madrid pour rencontrer le staff du Real. L’ex-MVP de l’Euro semble donc bien décider à quitter la NBA – peut-être bien définitivement d’ailleurs – où il n’a jamais trouvé sa place. Mais AK47 s’enflamme un brin et souhaite un salaire mirobolant. Même le grand Real ne peut s’aligner sur ces prétentions. Affaire à suivre donc, le CSKA pourrait entrer dans la course…

 

NBA: C’est fermé!

1 juillet 2011

L’annonce officielle du lock-out par la NBA…

Blake Griffin s’invite dans le concours de planking

1 juillet 2011

On s’occupe comme on peut…

Miami : Une finale et des histoires

30 mai 2011


Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

 

Dwyane Wade le leader

S’il en est bien un qui a dû s’adapter plus que tout autre, c’est bien Flash. Il faisait la pluie et le beau temps à Miami, depuis 2003. Pas même le Shaq n’avait tenté de contester son aura. N’empêche, en accueillant son pote Lebron et Chris Bosh, D-Wade savait bien que ce ne serait pas aisé, niveau ajustements sur le parquet. Mais Flash n’a jamais reculé, s’est entêté, a beaucoup discuté avec James et est arrivé à trouver l’amalgame le plus adéquat pour cumuler les victoires. Une ligne supplémentaire à ajouter dans la colonne « qualité » du numéro 3.

Désormais, Wade partage le leadership, le scoring, la création, la pression…un tout nouveau monde pour un go-to-guy habitué à tout faire tout seul. Mais Flash est  un capitaine, un winner. Il a su muer et faire évoluer son jeu pour le bien de son équipe. Une dernière marche reste à franchir pour le dire haut et fort : D-Wade est grand. Sportivement, mentalement et humainement.

Bosh doit s’essuyer !

Tout le monde lui a craché dessus! Le chouchou du 1er rang que personne ne blaire ! Bosh, ça a été un peu la cible facile de tous quand il s’agissait de critiquer le Heat. L’ancien raptor a, de plus, offert beaucoup d’eau aux moulins mécontents par des perf’ très légères pour un all-star.
Terminer cette saison par une victoire lui permettrait de faire la nique à toutes les langues venimeuses qui l’ont attaqué depuis le 27 octobre dernier. S’il ne mérite pas franchement tant de succès, Bosh n’a aucune raison de s’en priver pour autant.

Haslem, le Floridien

Udonis Haslem est un natif de Floride. Il y a grandi,  joué au lycée et passé son cursus universitaire chez les Gators. Quoi de plus normal que de le retrouver à Miami donc, où il a participé au seul et unique titre de la franchise. Bref, Haslem c’est un pan de l’Histoire-basket de l’Etat des retraités.

Surtout, son retour – après quelques 90 matchs manqués – a coïncidé avec de véritables progrès dans le jeu du Heat. Sa force dans le combat, son boulot défensif, ses rebonds, son envie…Haslem représente l’âme de Miami, le cœur d’une équipe un peu trop « propre. » Loin de la hype, loin de la frime, Haslem – il est passé par Chalon/Saône ! – mérite tout ce qui lui arrive et file un peu d’authenticité à cette nouvelle équipe. Sa belle aventure avec Miami est peut-être loin d’être finie.

Les braqueurs au boulot !

Zydrunas Ilgauskas, Eric Dampier, Jamal Magloire, Juwan Howard…Ils n’entreront sûrement jamais sur le parquet durant la finale. Normal, ils ne servent à rien. Mais ces quatre lascars cumulent 60 saisons NBA. 60 saisons à errer et espérer un titre. Z a lâché son club de toujours – Cleveland – pour suivre Lebron.
Dampier a débarqué en Floride après s’être fait jeter de…Dallas. Tout comme Magloire d’ailleurs (7 matchs dans le Texas). Juwan Howard, lui, tentera de glaner un autre titre que celui du mec le plus surcoté de l’Histoire qui lui colle aux basques depuis son faramineux contrat signé avec les Bullets.

 

 

Lebron est en mission

Devant les journalistes, James livre la soupe. Vanter le collectif, mettre en avant ses coéquipiers, le travail défensif de chacun. Il sait faire. Mais on n’enlèvera jamais l’orgueil du bonhomme. Il a eu beau adouber Derrick Rose, reconnaissant que le kid de Chicago méritait son trophée individuel, le King reste tout de même victime de son arrogance estivale. Les fans l’aiment moins, c’est un fait. N’empêche, sur un parquet, impossible de trouver meilleur !

Défensivement, il peut stopper n’importe qui sur n’importe quel poste. En attaque, son shoot n’a jamais été aussi fiable. Niveau gestion, il s’est fait un malin plaisir de détruire les Bulls dans les divers money-times de la série. Le taulier est à Miami. Dépossédé de sa breloque annuelle, il se verrait bien récolter celle du mois de juin. Sans émission de tv, cette fois.

Spoelstra : prouver, prouver et encore prouver

A l’instar de Chris Bosh, lui aussi n’a cessé d’essuyer les critiques. Trop jeune, pas assez charismatique, pas respecté, aucun système offensif…ses oreilles ont sifflé ! Beaucoup voyaient d’ailleurs Pat Riley lui prendre la place comme en 2006 avec Stan van Gundy. Mais le boss gominé a une foi totale en son technicien et ne l’a jamais remis en cause.
Au final, Riley a eu encore raison. Miami a certes galéré mais a trouvé sa meilleure carburation pour les playoffs. La défense représente un étau impénétrable et l’attaque…Bon d’accord, l’attaque c’est l’affaire de Lebron et Wade.
Mais n’est-ce pas la meilleure solution ?
Il semble impossible d’intégrer des talents aussi grands dans des systèmes trop stricts. Ils créent, squattent la gonfle et ce, avec beaucoup de réussite. L’intelligence de Spoelstra se trouve donc ici : solidifier la défense et laisser à ses surdoués les clés de l’attaque. De toute façon, l’équipe a été bâtie sur ce principe. Vu les résultats, difficile de lui donner tort. Lui-aussi mérite un titre.

Dallas : Une finale et des histoires

30 mai 2011

Autant de héros potentiels avec, chacun, un destin à accomplir.

Jason Kidd, la bonne passe ?

Mis à part Rajon Rondo en 2008, il faut aller chercher bien loin avant de trouver un meneur-passeur remportant le trophée siglé Larry O’brien. Les Lakers – époque Kobe/Shaq ou Kobe/Gasol – comme les Bulls de Jordan comptaient sur – méthode Jackson – un meneur défensif, sérieux et ne sortant surtout pas des cadres : Dereck Fisher et Ron Harper.
Les autres – Tony Parker, Chauncey Billups, Gary Payton ou encore Sam Cassel – sont des scorers. Si tout le monde vante les mérites des « passeurs » tels Nash, Paul, D-Will ou J-Kidd, aucun n’a jamais amené son escouade jusqu’au bout. Le plus régulier d’entre eux – John Stockton – n’a d’ailleurs jamais réussi non plus. Kidd pourrait donc briser une malédiction et prouver qu’un leader faisant des passes – même à l’outrance – peut gagner.


Jet joue sa souffrance

En début de saison, Jason Terry a subi pas mal de moqueries. La faute à son nouveau tatouage : le trophée de champion, dessiné sur l’épaule. Forcément, afficher une telle ambition quand on joue aux Mavs, ça fait sourire. Mais l’ancien Hawk peut faire le malin, il n’a plus que 4 rencontres à remporter pour faire taire tous ses détracteurs. Je lui souhaite d’ailleurs vu qu’il a déjà annoncé qu’il effacerait le tatoo en cas de défaite. Superstitieux le sniper, il n’a pas peur de souffrir !

La rédemption Tyson

Il n’a pas bouffé d’oreille lui, mais il a une belle revanche à prendre sur…ses 10 premières saisons ! Un flop. Voilà comment tout le monde jugeait le trade – le jour de la draft  2001 – entre les Clippers – qui envoyaient Elton Brand à Chicago – et les Bulls se séparant de Chandler. Sa doublette avec Curry n’a fait que décevoir.
Si Chandler a toujours filé des gnons en défense, ses mains carrées et sa propension à cumuler des fautes trop rapidement l’ont rapidement classé parmi les pivots limités. Aussi, sa santé fut remise en question par le Thunder qui fit capoter un trade à la dernière minute en 2009. Même quand il débarque dans le Texas, sa place de starter est loin d’être assurée avec la présence de Brendan Haywood.
Après une belle expérience avec TeamUSA, Chandler a livré la meilleure saison de sa carrière, élu dans le premier cinq défensif NBA. Une belle revanche sur un destin jusqu’ici contrasté. Sûr qu’il se verrait bien poursuivre la belle histoire…

La matrice a bugué à Miami

33 piges depuis peu, Shawn Marion est comme tout le monde à Dallas : sur la fin. Et encore, son déclin aurait pu être bien plus sévère s’il était resté…à Miami. Et oui, Matrix restait sur 3 all-stars Game consécutifs en tant que Sun avant de rejoindre le Heat, contre Shaq. Là-bas, il ne parvint pas du tout à s’adapter au rôle d’ailier et aux systèmes posés des floridiens. Ses moyennes chutent rapidement, son impact également. A tel point qu’il est éjecté l’année suivante.
Direction le Canada et Toronto. Une purge, une vraie. Depuis, Marion a retrouvé la côte Ouest et il se sent bien mieux. Mais le Heat a bien failli pourrir sa carrière.

Deshawn  se la pète

Deshawn Stevenson représente un joueur correct. Tout juste correct et un brin insignifiant (3.5pts en 15min de moyenne en playoffs). Il est arrivé au sein de la pire cuvée rookie de l’histoire – an 2000 – n’a eu droit qu’à des équipes de seconde zone – Jazz et Wizards – ou à des rôles mineurs à Orlando ou Dallas actuellement. Bref, un anonyme des parquets quoi. Mais il a fallu qu’il fasse son malin pour sortir de ce vide médiatique. D’où une saillie aussi bête qu’inutile contre Lebron James – époque Cleveland – qui, selon Stevenson, serait « surcoté. »

Ca a plutôt fait marrer le King qui ne connaissait même pas l’existence de ce joueur mais ça prouve une intelligence toute limitée quand un micro se présente devant lui. Jay-Z en a profité pour « rapper » une réponse pour défendre son pote Lebron, le King préférant cumuler les trophées de MVP. Quant à Stevenson ? On à réentendu parler de lui cette saison pour  un méchant coup de coude à Marcin Gortat… dans les parties ! Cette finale pourrait l’aider à se faire enfin connaître pour son jeu ou…pour s’être fait martyriser par un joueur surcoté !

Dirk peut être le meilleur étranger de l’Histoire

Son potentiel ne fait plus débat mais dur de placer Dirk comme le meilleur « étranger » de l’Histoire de la NBA. D’abord, les anciens rappelleront un certain Drazen Petrovic. Un génie, surdoué de la balle orange, capable d’enfiler 44 points en playoffs ou de terminer une saison à plus de 20 unités de moyenne. A cette époque, c’était simplement irréel tant l’écart entre les Américains et les Européens paraissait incommensurable.
Niveau talent pur, Dirk a donc un vrai challenger même si Petrovic est mort tragiquement et avec encore beaucoup à montrer. Au niveau du palmarès, les Spurs – Ginobili et Parker – le dominent également.

Trois titres chacun et quelques éliminations de l’Allemand à leur actif. Parker a même glané un titre de MVP des finals. Nowitzki n’a donc pas le choix s’il veut clore ce débat (jusqu’à l’arrivée d’un nouveau phénomène), il doit l’emporter. Pour ne pas terminer comme de trop nombreuses stars. Surtout, pour marquer l’Histoire de ce sport. Comme l’un des tous meilleurs powers. Comme le plus grand européen que ce sport ait connu. Ça a de quoi motiver…

10 raisons de supporter les Mavs

27 mai 2011

Ils vont perdre. Pourquoi ? Parce qu’ils ne savent pas gagner… Mais bon, ne jamais enterrer le Texan. Ça mord. Pis les Mavs, on s’y est (un peu) attaché.

Pour Kidd. Plus encore que Nowitzki, Jason Kidd court après une bague depuis trop longtemps. Le meneur sait bien qu’il s’agit-là de son ultime chance, il deviendrait même le plus vieux meneur titulaire à être sacré. Pour ne pas le classer parmi les losers éternels, il faut gagner. Pis Lebron aura encore le temps.

Ça change ! Ce n’est peut-être pas grand-chose mais ne pas voir les Lakers en finale, ça fait du bien ! Un peu d’alternance au pouvoir de l’Ouest, c’est bien pour le suspense. Et les Mavs ont fait ça bien puisque ce sont eux-mêmes qui ont scalpé le triple-champion de conférence. Et en un coup de balai s’il vous plaît !

L’attaque au pouvoir. Depuis le temps (depuis toujours ?) qu’on nous rabâche que les attaques, c’est sympa pour remplir les stades mais bon…Quand on parle victoire, on tchatche défense, rebond et grosses fautes. Les Mavs évoluent dans un autre style basé sur le collectif et l’adresse. Si ça gagne, ce sera historique.

Marc a mué. Peut-être encore plus surprenant que les subites victoires des Mavs, le nouvel état d’esprit du proprio. Simplement imbuvable depuis son arrivée dans la Ligue, le profil type du nouveau-riche – start-up oblige – insupportable. Cette saison, Dirk l’a remis en place et Cuban s’est contenté de poser ses fesses dans les tribunes. Les médias ont bien tenté de le titiller mais rien n’y a fait. Il a grandi, c’était inespéré, ça fait plaisir.

Matrix à la maison. Shawn Marion se la joue Lamar Odom. L’intérieur texan aura lui aussi, droit à son émission de téléréalité. « The Ladies in my life » histoire de présenter sa mère, ses sœurs, etc… On s’en fout ? Un brin, mais c’est quand même la preuve que les Mavs reviennent à la mode !

Pas de décision. Jusqu’à la fin de sa vie, on en voudra à Lebron ! Non, en fait s’il gagne, les fans devraient revenir. N’empêche, la star allemande en face, elle n’a jamais fait parler d’elle. Pas un mot, rien. Un mec humble, c’est sympa aussi.

Récompenser le flair. C’est sûr, le meilleur recrutement de l’Histoire a été effectué cet été, par Miami. Certes, mais ce n’était pas très difficile à prévoir. Dallas peut se targuer de jolis « coups. » JJ Barea réalise des playoffs totalement inattendus et que dire de Tyson Chandler ! Pivot moyen jusqu’ici, l’ancien Bull est devenu une pièce maîtresse du dispositif de Rick Carlisle. Et ça marche. Bonne pioche !

La veuve et l’orphelin. C’est humain, l’outsider porte toujours en lui le soutien populaire. Miami est favori depuis le 1er match de la saison quand personne ne pariait un penny sur les Mavs. Même au début des playoffs, beaucoup les voyaient sortir dès le 1er tour, contre Portland, et tout le monde fut sous le choc après la fessée administrée à Kobe.

Dirk est en mission. S’il faut saluer les progrès humains du proprio, ceux psychologiques du franchise player sont phénoménaux ! Il est même impossible de citer toutes les actions décisives de Nowitzki durant ces playoffs. C’est simple, l’Allemand est on fire, il le sait, le sent et compte bien profiter de cet état de transe pour aller au bout de la route. Un tel retournement mental, ça intéresserait Freud. Le public, lui, ne peut que le saluer.

Vengeance ! On y aura droit tout au long de la série. 2006, la désillusion de l’Histoire pour les Mavericks. 2-0, un 3e match qui s’annonce bien puis…le drame ! Wade enfile le costume de Superman et rentre tout ce qu’il veut. 4-2, Dallas est la première équipe à ne pas remporter le moindre match à l’extérieur. L’année d’après, les Texans – toujours traumatisés – se font sortir au 1er tour par le huitième, Golden State. Une plaie béante que personne n’a omise dans la ville far-west. Dirk mais aussi Jet-Terry étaient déjà là. Ils ont fait bien trop de cauchemars pour ne pas se venger !

Playoffs NBA : Les Bulls ont-ils du répondant ?

24 mai 2011

derrick rose, chicago bulls

Chahutés comme jamais cette saison, les Bulls jouent le match de leur saison en terre hostile. L’envie et le talent ne suffisent plus, maintenant, il faut se battre. S’ils ont les tripes solides, c’est le moment de le montrer…

2 de suite ! Deux défaites de rang. Le bilan des Bulls est…catastrophique ! Du moins, comparé à ce qu’ils connaissaient jusqu’ici. Une telle série n’étant plus intervenue depuis le 7 février dernier. Et n’allez pas chercher une série de 3 revers. En playoffs aussi, Chicago s’était – jusqu’ici – toujours relevé après une défaite, répondant du tac-o-tac aux Pacers comme aux Hawks. Face à Mimai, ils ont dû baisser la tête par deux fois consécutives. Inhabituel donc. Avec le prochain match à disputer encore à Miami, la pression sera palpable dans le locker-room des Bulls.

Trop propres… Il faut quand même le dire. Si Chicago a été tant vantée depuis le début de la saison, cela était largement du à leurs extraordinaires performances et…au Heat. Oui, l’anti-thèse de Miami se trouve à Windy City. Un groupe solide de 10 joueurs, un collectif et, surtout, une star humble. Oui, cette humilité frôlant le vide total de personnalité est très régulièrement cité parmi les plus grandes qualités de D-Rose. Du coup, toute la franchise a bénéficié d’un soutien populaire assez incroyable cette année. Aux antipodes de l’équipe de Jordan certes, mais bien dans les standards dessinés par David Stern.

Pis…Noah est arrivé. Fâché. Toujours dans l’exubérance, le frenchy a craqué, balançant l’insulte que l’on sait et récoltant une amende de 50 000$. Une tâche dans le duel médiatique que se livrent les deux formations représentant l’avenir de la Ligue. Et ce, pas au meilleur moment puisque les coéquipiers ont du sortir le bouclier pour protéger leur pivot. Un brin de déconcentration dont ce serait bien passé coach Thibodeau.

Le Gator dans le dur. Plus encore que ce dérapage verbal, c’est bien le niveau de jeu de Noah qui a de quoi inquiéter. Sur la série, les stats font peur, le Français alignant un piteux 6 points de moyenne (à 29.6% aux tirs) avec seulement 50% de réussite aux lancers. S’il offre son corps dans le combat et qu’il s’avère toujours aussi précieux au rebond, l’ex-Gator n’est pas au niveau attendu. Pour l’instant du moins.

Bosh en profite. Comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, la baisse de tension du chevelu coïncide avec une étonnante revitalisation de Chris Bosh. Loin de son niveau de l’an dernier, l’ex-raptor a galéré sévère cette saison. Mais les Bulls semblent convenir à CB qui le leurs rend bien. 34 pions au dernier match et la raquette du Heat – avec les apports énormes de Joël Anthony et Udonis Haslem – qui fait jeu égal avec celle de Chicago. Personne ne l’aurait parié.

Un de moins. Ça ne devrait pas changer le sort de la série mais l’absence d’Omer Asik offre un motif d’inquiétude supplémentaire au staff chicagoan. Une rotation intérieure en moins surtout. Un joueur en devenir mais un combattant permettant de faire souffler les starters ou de couvrir d’éventuels problèmes de fautes. Kurt Thomas pourrait reprendre le rôle mais le vétéran aura sûrement quelques difficultés à suivre le rythme imposé par Miami.

Un de plus. Car à Miami, c’est l’inverse. Le retour d’Udonis Haslem a rééquilibré la raquette et Spoelstra dispose – et c’est quasiment la première fois de l’année – de son effectif au complet. Un ajout permettant surtout de laisser en costume les préretraités qui servaient jusqu’ici de pivots au roster floridien.

 Un MVP qui doute. Si les voyants clignotent en mode warning du côté de Chicago, c’est aussi que le maître à jouer a un peu de mal depuis deux rencontres. 15/42 en cumulé, ça construit une belle maison mais ça ne gagne pas beaucoup en NBA. Forcément, tout le jeu offensif des Bulls se met à boiter. D’où une remise en question sincère de Derrick Rose confronté à un souci – la baisse de son impact sur les rencontres – qu’il n’avait encore jamais rencontré.

Un MVP qui change ? « Ce n’est pas moi. Je pense trop. Je dois changer mon état d’esprit immédiatement. Mardi, du début à la fin, je devrais être beaucoup plus agressif. Je dois trouver un moyen. Je ne sais pas comment je vais faire mais je dois saisir cette opportunité et foncer. » Tel un vrai leader, Rose ne se cache pas et endosse toute la responsabilité mais son aveu a beau être sincère, il dévoile le doute palpable qui trotte dans le crâne de la jeune star.

Plus vite. Si changement il doit y avoir, c’est surtout dans le rythme. Chicago ne possède pas suffisamment de solutions sur attaques posées et doit donc réussir à placer beaucoup plus de contre-attaques. Le type d’actions où personne ne peut stopper Rose et une des bases du jeu offensif prôné par Tom Thibodeau. Comme au Heat d’ailleurs. Pour cela, la défense doit voler plus de balles. Le serpent se mord donc rapidement la queue…

Réponse ce soir. Plein de doutes et d’interrogations donc du côté du leader de la Ligue. Deux défaites de suite, Rose dans le dur, Noah en galère, les autres qui ne parviennent pas à peser sans leurs leaders et un Heat plutôt bien dans ses pompes. Dans la même situation, Oklahoma a subi une déflagration subite, douchant les espoirs de la bande à Durant. Jeunes et ambitieux, les Bulls proposent les mêmes vertus que le Thunder. A eux d’apporter une bien meilleure réponse.