Collet au sol


L’équipe de France est en construction et n’exploite pas tout son potentiel. Quant à l’Espagne, aucune faille n’a été décelée et il s’agit sûrement d’une des meilleures équipes de l’Histoire. Vincent Collet n’y pouvait rien mais le test s’est transformée en belle raclée.

Matures et dangereux. Depuis la naissance des « Ninos de Oro », l’Espagne a tout raflé. Championne du monde, d’Europe, vice-championne Olympique et pourtant…la génération semble n’être arrivée à maturité que maintenant.
L’ossature est ultra-rodée, le collectif déjà huilé et, surtout, le pressing défensif fait très peur. La trentaine tout juste passée, Pau Gasol – qui n’avait pas été en vacances si tôt, depuis bien longtemps – José Calderon, Juanca Navarro et Felipe Reyes sont au sommet de leur art, les jeunes pouces – Marc et Ricky – ont atteint l’âge adulte et le néo-ibérique Serge Ibaka offre simplement la meilleure raquette – Team USA compris – au monde, dans un contexte FIBA.

Injouables ? Il faut savoir qu’il ne s’agissait, hier, que du tout premier match de préparation de la sélection de Sergio Scariolo. C’est donc encore plus impressionnant. Et à regarder le match, il y avait certes, une résignation palpable des Bleus mais également une maîtrise, de la 1ère à la dernière minute, des Ibères qui confinaient à tuer le suspense en quatre minutes. C’est simple, les Espagnols n’ont aucune faille.

Stars vs superstars. Il n’y a qu’à regarder les match-ups sensés être positifs pour les Bleus. TP, meilleur meneur continental, n’a pas beaucoup de marge sur Calderon mais quand le back-up se nomme Ricky Rubio, ça devient invivable même pour le Spur. De même, Batum – l’un des ailiers les plus polyvalents du continent – reste en difficulté face à la vitesse et les qualités athlétiques de son ex-coéquipier Rudy.
Encore un exemple dans la peinture où les Bleus, avec des athlètes comme Noah, Pietrus, Turiaf et Seraphin devraient dominer de nombreuses nations – au moins physiquement – n’ont pu lutter contre la triplette injouable Ibaka-Gasol². Bref, les Bleus ont plein de qualités mais les Espagnols en comptent bien plus.

Boris et Tony en mode. Il reste tout de même des choses positives à retirer pour le groupe de Vincent Collet. On commence par un bon duo leader Diaw-Parker. Altruistes et adroits, les deux potes ont livré deux partitions très correctes. Boris a même fait un super boulot en défense sur Marc Gasol. Seul souci, les « anciens » n’ont su tirer tout le monde dans leur sens.

Une raquette qui a du coffre. On l’a dit, les Espagnols proposent une équation indéchiffrable à l’intérieur. Ce sera le même problème pour tout le monde. Mais les Français n’ont pas à rougir et peuvent – pour la première fois de l’Histoire du basket français – se targuer d’une vraie force intérieure. Noah apporte cette énergie et cette présence au rebond vitales au niveau mondial, Flo Pietrus reste l’un des plus grands combattants de la planète et Turiaf-Séraphin savent mettre des coups et quelques points. Surtout, la position de Boris Diaw en 4 laisse augurer de très belles connexions avec Joakim d’ici quelques semaines.

Ça ne rentre toujours pas. Sur une rouste, les choses négatives sont tout de même plus nombreuses. Et le gros problème de l’équipe de France est le même depuis toujours : l’adresse extérieure. Affligeante encore une fois dans l’exercice, la formation tricolore ne peut espérer lutter face aux meilleurs européens sans mettre dedans.
De Colo et Antoine Diot ont joué avec une timidité de benjamins sur un parquet d’adultes, tandis que Nico Batum a simplement tout manqué. Impossible de passer au travers ainsi quand on aspire à un statut de leader du groupe. Le Blazer devra montrer un tout autre visage en réalisant de meilleurs choix et…en plantant ses shoots.

De Colo titulaire ? Nando De Colo a-t-il la carrure d’un arrière international titulaire ? Pas sûr. En tout cas, sur le match d’hier, la réponse est même clairement non. Sensé apporter adresse, accélération et un peu de soutien à TP, le nordiste ne s’est montré dans aucun secteur. Quand en plus, il mange shoot sur la tête sur shoot sur la tête de la part de Navarro, ça devient gênant. Surtout quand Mike Gelabale est sur le banc. Physique, athlétique et plein de jus, l’ex-chevelu a donné de sa personne et a pesé sur les débats.
Dans un contexte de match âpre et physique – comme très souvent à l’Euro – le Villeurbannais paraît plus performant. Batum pouvant jouer arrière sans problème.

Étiquettes : , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :