Les blancs ne savent pas gagner ?


dirk nowitzki, dallas mavericks

Injuste que le destin des blancs sur les parquets NBA. Une ribambelle de losers pour une seule et unique star : Larry Bird. Enfin, depuis que les afro-américains ont le droit de jouer bien sûr. Et Dirk, il est gris ?

Minoritaires.  Lui ne gagnera jamais le Slam Dunk Contest façon Brent Barry. Mais Dirk plaide pour la cause à son tour. Oui, les blancs ont leur mot à dire en NBA. Bon, ils resteront minoritaires encore un bon moment – tant que la FFF ne prend pas les commandes de la Ligue, ça devrait aller ! – et se contenteront des strapontins. Ce sport est « black. »

Un emblème. De son côté, Nowitzki englobe tous les symboles. Un Allemand – de vieux ennemis de l’Oncle Tom ! – un Européen – et Stern de se féliciter de la « mondialisation » du basket – un arrière-ailier-ailier-fort-pivot-shooter – le basketteur moderne quoi ! – un mec poli, sympa et cool. Et un grand blond aussi ! Le profil exact de l’Européen si on demandait à un texan d’en dessiner un au hasard. Si Iverson filait de l’espoir à tous les petits, l’étendard des « visages pâles » qui tâtent de la balle orange s’appelle Nowitzki.

Larry Legend. Et ils devaient en chercher un d’étendard ! Des talents blancs, il y en a eu, il y en a toujours. Sans tous les citer, John Stockton a joué deux finales, Steve Nash est double-MVP et Chris Mullin faisait partie de la Dream Team ! Et bien sûr, Ginobili, les deux Gasol ou Andrew Bogut comptent dans le paysage actuel. N’empêche, c’est unanime. S’il faut citer le « meilleur blanc de l’histoire » et qu’on n’est pas centenaire (et donc, pas connu Jerry West sur un terrain, ni Bob Cousy) c’est Larry Bird. Le seul à avoir réussi à….gagner.

Losers ! Car c’est bien là le gros souci de l’homme blanc en NBA : remporter un titre. Gasol possède bien deux bagues mais y est-il vraiment pour quelque chose ? Pas sûr…et en aucune façon, il n’a été un leader. Du coup, retour à Boston et les trois bagues du shooter de l’Indiana. Un grognard, un vrai. Un winner surtout. La différence ne se trouve en rien dans la couleur de peau mais c’est clair, les « tueurs » blancs n’existent pas. A moins que…

Et Dirk surgit ! De tous les losers patentés, Nowitzki semblait borduré la pole-position. Premier Européen MVP, finaliste NBA (2006), leader incontesté des Mavs depuis une décennie…et nothing else ! Dirk s’intégrait parfaitement dans le stéréotype NBA du blanc tétanisé au moment de briller. Mais ça, c’était avant. Toujours plus clutch dans ces playoffs, l’Allemand n’est plus qu’à deux victoires d’un titre. Une possibilité inespérée en début de saison, sauf pour lui visiblement.

Le gentil gagne à la fin ? Si les journalistes US n’ont cessé de présenter Dirk comme l’anti-Lebron, un succès des Mavs pourrait aussi être vu comme la revanche des perdants blancs sur les vainqueurs afros. Le méchant Heat – et son hydre à 3 têtes – vaincu par le gentil allemand. Travailleur, sobre, la NBA ne peut que l’espérer pour son image. Mais cette victoire – si elle a lieu – ne sera pas seulement celle des Mavs ou de Kidd ou de Nowitzki. Il s’agira aussi d’un message : le basket est universel, même les blancs peuvent gagner !

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