NBA Finals: Dallas n’a pas encore compris…


Dallas a laissé filer sa chance en ne dominant ni le rythme ni le money-time.

Les Mavs peuvent s’en vouloir. Chez lui, le Heat n’a shooté qu’à un piteux 38.8% aux tirs. Pourtant, il s’en sort et mène désormais la série. Mais Dallas a montré deux grosses faiblesses, hier soir : son manque de dureté et une très mauvaise gestion de la fin de match. Deux points qui semblaient être devenus des forces du groupe texan. Pas face à Miami visiblement.

Mangés. Tyson Chandler n’a cessé d’être vanté pour son abattage énorme dans la raquette. Hier, le pivot se contente de 4 prises pour 9 points et 5 fautes. Collectivement, les Floridiens prennent 10 rebonds de plus que leurs adversaires. Et ce, grâce à un travail collectif de premier ordre.
Si le Big Three (28 rebonds) domine cette catégorie, les sacrifices de Mike Miller (5), Udonis Haslem (6) et de la surprise du chef Juwan Howard (3) sont à noter. Dans une rencontre basée sous le lancer de briques, la bataille du rebond était prépondérante et Dallas s’est fait bouffer.

Le rythme. Toute la première mi-temps s’est déroulée sur un rythme proche de l’Euroligue. Les défenses prenant allègrement le pas sur les attaques. L’illustration parfaite de l’empreinte laissée par le Heat sur la rencontre. Dallas n’a aucune chance de l’emporter lors d’un match défensif et lent.

Mais pour enflammer le rythme, faut-il encore mettre ses shoots. Un problème hier soir avec un Jet muet en seconde période, un Barrea en mode destruction de planche (1/8) et un Peja aphone (0/3). Dans un match qui n’allait pas à leur allure, les shooters texans ont dévissé sévère. La défense de Miami a encore frappé.

Dirk humain. Il a encore été phénoménal sur la ligne de réparation (12/12), meilleur scorer du match (27pts) et le leader incontesté des Mavs. Une belle sortie donc mais pas une partition de génie. L’Allemand a, lui aussi, vendangé pas mal (7/18) bien gêné par les différentes défenses proposées par Joël Anthony, Udonis Haslem ou des prises à deux plutôt malines.
L’ancien MVP devra pourtant redevenir exceptionnel s’il veut tirer son équipe vers le haut. Mais Dirk aura clairement la vie bien plus difficile que face à Oklahoma. A lui d’y répondre. Hier, ça n’a pas suffit.

Et Wade prit feu…Plus encore que la maladresse des extérieurs, le petit match de Chandler ou la partition « classique » de Nowitzki, c’est bien le money-time qui fait craindre le pire pour les Texans. Serré tout du long, le match s’est débridé d’un coup par l’intermédiaire de D-Wade.
Un contre fou sur Marion, suivi d’un tir primé. Un rebond suivi d’une mise en revue de toute la ville de Dallas puis d’un caviar pour Chris Bosh et tout Miami s’est embrasé. Flash a encore fait le coup à Dallas. Une habitude qu’il adore visiblement.
Complètement en feu durant le dernier quart, il a porté l’estocade, bien suppléé par un Lebron surpuissant et un Haslem toujours là où il faut. Wade (22pts, 10rbds, 6pds) conclut le spectacle par un alley-hoop stratosphérique pour James (24pts, 9rbds, 5pds).

Les démons revenus ? Côté Dallas, des pertes de balles et des shoots manqués. Mis à part quelques lancers de Nowitzki, les Texans ont sombré dans le crunch time. Cela peut s’expliquer par le manque de fraîcheur, les vieux Mavs ne tenant pas le rythme imposé par la jeunesse du Heat sur toute une rencontre. Cela peut aussi être le signe bien plus grave de démons revenus hantés une formation habituée à pleurer.

Bad move. Cette première manche aurait du être glanée par les Mavs. Au lieu de cela, la bande à Rick Carlisle se retrouve menée pour la première fois cette année en post-season. Les coéquipiers de J-Kidd n’ont donc toujours pas compris. Arriver en finale ne suffit pas, bien jouer non plus.
L’esprit de tueur a animé les veines de D-Wade, toujours pas celles d’un Mav… La défense a parlé, le physique aussi et les Mavs se sont laissé faire. Ils n’ont pas fait preuve d’un tempérament de champion. Ils n’ont pas montré les mêmes vertus que durant leur campagne sur la côte Ouest. Comment gagner une finale ? Dallas n’a toujours pas compris. Il ne reste que six matchs pour apprendre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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