Like a Rolling Stone


bob dylan

Anniversaire de légende oblige, Nowitzki a vêtu le costume d’apparat. Bob Dylan criait sa colère, pour Dirk, la thérapie passe par le shoot.

Happy birthday ! 70 berges, ça compte, d’autant plus quand on est une rockstar. Alors l’Allemand a décidé de rendre hommage. Comme Bob, il a cassé les codes, n’a pas respecté les standards établis et n’en a fait qu’à sa tête. Pour Dylan, c’était sex, drogue, provoc’ et rock’n’roll. Le Mav, lui, se shoote aux lay-ups, fade-away et autres pénétrations.

Like a Rolling Stone. Ça vient d’un poème. Un poème trop long. Puis, ça devint une espèce de légende, une harmonie unique, la « plus grande chanson de tous les temps », pour le Magazine Rolling Stone. Un peu comme le match d’hier pour le grand blond. Personne ne l’avait vraiment vu venir. Et maintenant, plus personne ne peut dire que Nowitzki n’est pas clutch. Une révolution pour le joueur aussi inattendue que le choc auditif provoqué par Dylan.

Thérapie. « Tout était monotone et terne … Mais Like a Rolling Stone a changé tout ça. Je me suis retrouvé, je pouvais enfin savoir qui j’étais au plus profond de moi. C’est usant d’entendre d’autres personnes vous dire qui vous êtes alors que dans le même temps, vous êtes incapable de faire de même, de savoir qui vous êtes vraiment. » Le parallèle est clair et net.
Nowitzki représentait la définition exacte du joueur exceptionnel puant la lose. Le match d’hier a tout changé. La perf réalisée par l’ex-MVP est déjà entrée dans les annales, les livres d’Histoire et les légendes que chacun aimera pouvoir raconter pendant encore bien longtemps. Pour le grand blond, ça doit quand même soulager. Réaliser un chef-d’œuvre – même un seul et unique – vous classe parmi les êtres supérieurs. Ce n’est plus de l’art, c’est du génie. Pour Bob comme pour Dirk.

Now you don’t talk so loud. La chanson raconte dans un récit empli de mépris, la déchéance de Miss Lonely – Mme Toute seule – qui rencontre misère, pauvreté et destin tragique après n’avoir connu que le luxe doré. Dirk a passé le même message au Thunder, à Durant en particulier. Jeune, ambitieux, bientôt le tout meilleur, KD n’en reste pas moins un gamin de 22 piges qui doit le respect à ses aînés. Quand dans le money-time, Nowitzki s’est mis à enchaîner les tirs comme les accords de gratte, le Kid d’OKC, lui, s’est caché, comme tétanisé par une pression qu’il n’avait encore jamais ressentie. Kevin « Lonely » Durant est donc retombé sur terre. Terminé la hype et les compliments de tous, les critiques ne vont plus tarder. Les vacances non plus. Et à Dirk de reprendre les lyrics : « Maintenant, tu parles moins fort ! »

Révolution. Les contemporains de Dylan n’oublieront jamais leur première écoute de Like a Rolling Stone, conscients d’avoir assisté à une révolution culturelle. « Bob Dylan ne donnait pas tant l’impression de se tenir à un tournant décisif de l’espace-temps culturel que d’être ce tournant décisif.» disait la République Invisible, à l’époque.
Le Texan, lui, a sûrement écrit la plus belle page de sa carrière. Surtout, il est en train de réaliser l’impensable : devenir une référence des joueurs clutch. Un winner, un vrai. Alors même qu’il représentait l’exact opposé, il y a encore trois semaines. Avec lui, les stéréotypes continuent de sombrer. Un corps de pivot et un jeu d’ailier, une attitude cool et du leadership, 2.13m et un toucher de meneur, un loser et pourtant un sang-froid incroyable. Le joueur, l’homme, le leader…Nowitzki n’est en rien comparable avec les standards de cette NBA-là. Rien en commun avec les stars contemporaines gonflées à la frime et à l’égo. Comme Dylan en son temps, un ovni brille cette année. Unique et donc tellement précieux.

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