Kidd, c’est…


jason kidd, dallas mavericks

Il n’y a pas que Lebron James qui court après sa première bague…

Oakland. Jason Kidd est un monstre, un joueur hors-normes, un mec rare. Un hall-of-famer. Mais Kidd, c’est surtout un gars de la rue, formé sur les playgrounds d’Oakland, parmi les plus violents de la côte ouest. Une amitié jamais contestée avec Gary Payton, des potes de jeu du nom d’Antonio Davis ou Brian Shaw. Une enfance difficile certes mais un jeu développé sur le bitume. D’où des moves n’appartenant qu’à lui et un mental de patron. Kidd, c’est un vrai dur.

Un phénomène. Très courtisé, Kidd choisit Berkeley en Californie où il passera deux saisons. Le temps d’inscrire son blaze sur les tablettes des meilleurs passeurs de l’Histoire de la fac. Le temps où tout le monde commençait à apprendre qui était ce phénomène. Peu shooter, Kidd passait déjà bien plus qu’il ne tirait. Un corps d’ailier, une vitesse de meneur, une puissance de power et la vista de Magic Johnson… très vite, chacune de ses sorties coïncidait à une véritable émeute dans les enceintes NCAA. Le phénomène ne faisait que débuter.

Un monstre chiffré. Si l’impression offerte par un joueur aussi talentueux ne sera jamais quantifiable, Kidd s’est tout de même offert plusieurs records. Second passeur de l’Histoire derrière Stockton, il se classe au 3e rang des plus grands fournisseurs de triple-doubles. 3e également en nombre d’interceptions sur une carrière. Plus impressionnant encore, Kidd est le seul à avoir cumulé plus de 15 000pts, 7 000 rebonds et 10 000 passes dans sa carrière. Encore une stat folle ? En 2007, il termine les playoffs (12 rencontres disputées) avec un triple-double de moyenne :  14.6pts, 10.9rbds et 10.9pds.

Mauvaises pioches. S’il a bien un défaut – en dehors de ses déboires conjugaux – c’est bien celui de choisir ses équipes. Sa première expérience à Dallas ne fut pas concluante malgré un vrai potentiel avec Jamal Mashburn et Jimmy Jackson. A Phoenix, le tandem de feu qu’il devait former avec Penny Hardaway ne verra jamais le jour à cause des blessures à répétition de l’ex-magic. Mais Kidd a su montrer ses capacités supérieures de leader à…New jersey. Oui, oui, même les Nets n’ont pu résister à J-Kidd ! Nuls avec Stephon Marbury, les banlieusards de NYC ont enchaîné deux finales consécutives en 2002 et 2003. Et ce, portés par Jason « everywhere » Kidd. Il a même réussi à faire croire à tout le monde que Kenyon Martin pouvait être All-star, au même titre que Richard Jefferson ! Il a d’ailleurs échoué d’un rien pour le titre de MVP, second derrière Tim Duncan en 2002.

The patriot. Kidd, c’est aussi le joueur qui n’a jamais perdu la moindre rencontre avec l’équipe nationale. Un hasard ? Sûrement pas. Kidd, c’est le joueur que toute équipe aimerait avoir, surtout une constellation de stars comme les TeamUSA. Car l’ex de Tyra Banks n’adore rien de plus que de faire briller les autres. La définition d’un meneur. L’illustration parfaite d’un leader.

Il vieillit ? Non, il progresse ! Kidd a aujourd’hui 38 piges. Un vieux, un ancien. Difficile de dire autre chose face à Westbrook ou Durant. Mais Kidd n’a jamais semblé dépassé par la concurrence, sachant faire évoluer sa palette technique. Lanceur de briques avéré à ses débuts – type Rajon Rondo – il a progressé encore et encore dans les tirs longue-distance jusqu’à devenir un danger de premier ordre. Aussi impensable que cela était à ses débuts, Kidd se classe 3e au nombre de tirs primés inscrits en carrière. Une progression incroyable.

Même en défense. Encore plus fou, sa défense s’est même améliorée. Il n’a pour l’instant jamais souffert lors de ces playoffs. Même Westbrook ne parvient pas à déstabiliser le vétéran qui compte déjà 12 interceptions en 3 rencontres !

Eternel 2nd ? « On n’a pas toujours ce qu’on mérite. » Malgré un talent hors-normes, un profil jamais-vu et une foule de qualités, Kidd n’a donc jamais fait mieux qu’une finale. Jamais. Tout comme Nowitzki et Dallas, d’ailleurs. Cette année semble offrir une ouverture inespérée à ces vétérans qui le méritent forcément. Mais Lebron James est aussi en quête. De même que Derrick Rose… Et Kidd sait mieux que quiconque combien la dernière marche reste la plus difficile à gravir. S’il y parvenait, ça ferait quand même plaisir. 

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