Zach a trouvé sa maison


Drogues, violences, prison…Heureusement, Zach Randolph a eu la bonne idée d’ajouter un brin de basket au milieu de ce triste tableau.

66 millions $. En prolongeant pour 4 saisons et 66 millions, Randolph a assuré ses arrières et a reçu une jolie preuve de confiance de la part de son club. Il y a un an encore, cela était inespéré.
Pas que le niveau de jeu soit en cause mais Zebo était, coup sur coup, impliqué dans un vaste trafic de drogues – voitures et garages lui appartenant – puis dans une bagarre en boîte de nuit. L’animal sauvage n’est jamais loin avec Randolph mais ses productions phénoménales ont tout de même convaincu le staff de Memphis.

Vieux démons. L’anecdote ayant repoussé d’un an sa prolongation n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres des errements du toujours jeune Zachari.
La liste est trop longue mais le 3e rebondeur NBA a connu le centre de redressement juvénile à 14 piges, un second séjour quelques années plus tard, des arrestations pour possession d’armes ou conduite sous l’emprise de cannabis. Randolph a fait un paquet de boulettes. Celles d’un môme un peu perdu, manquant de repères et pas forcément bien conseillé.

Paye ton mentor ! Pour appréhender le rythme et le style de vie NBA, Zach débute à Portland…en 2001. Période sombre de l’histoire de la franchise où les stars d’alors possédaient plus de lignes sur le casier judiciaire que sur leur palmarès.
Après une courte année de fac, Randolph, nouveau millionnaire, allait donc apprendre la vie aux côtés de Rasheed Wallace, Damon Stoudamire, Rubben Patterson – avec qui, il se battra – Bonzi Wells ou encore Shawn Kemp (période alcoolisée). Pour tout ce qui est boîte de nuit, paris et armes à feu, l’ex de Michigan State était donc bien tombé. Pas vraiment l’idéal pour un gamin de 19 ans.

Des mains en or… Ventru, l’intérieur des Grizz’ a toujours été parmi les meilleurs rebondeurs NBA. De même, son tir est un don du ciel. Des mains en or qui lui ont permis de se faire un nom en dehors des colonnes des faits divers. Un talent brut plébiscité en 2004 où Zach remporte le MIP avec 20.1pts et 10.5rbds de moyenne.
Trapu, carré mais assez bas (2.06m), Randolph présente un profil atypique. Dur à défendre grâce à sa mobilité et son adresse, il se paye un véritable arsenal technique au fur et à mesure que sa carrière avance.

…Mais une image pourrie. Star offensive, Randolph recevait les mêmes invectives que Melo cette saison. Croqueur, son individualisme fut rapidement stigmatisé de même que ses feintes défensives. Ses frasques extra sportives complétant le tableau, les observateurs l’avaient rapidement classé parmi les joueurs doués mais néfastes à un collectif (cf Steph’ Marbury, Steve Francis, Baron Davis…).

Carrière mal gérée. Cette sale image lui fit visiter des franchises généralement pas au mieux. Après les Blazers, vint l’époque des Knicks où Isiah Thomas faisait encore régner le chaos. Des défaites en pagaille, là encore pour Randolph.
Chez les Clippers aussi, l’intérieur connut des saisons bien difficiles en matière de résultats même si son abattage personnel est toujours resté très respectable. L’arrivée de Griffin poussa le front-office à envoyer Randolph aller voir ailleurs. Pour preuve de sa valeur toute relative, les Grizz’ n’eurent à se séparer que de Q Richardson et d’un tour de draft pour récupérer leur leader actuel.


Bien dans ses bottes. Personne ne s’en était aperçu sur le coup mais Griffin allait changer autant les Clippers que Randolph les Grizzlies. Surtout, ce sont les Grizz’ qui changèrent Zach.
Enfin bien installé dans une équipe collective où il ne prétend à aucun statut de leader, Randolph a trouvé ce dont il avait besoin. De la stabilité, de l’autorité et un groupe soudé autour du basket (et pas des soirées arrosées !). Au final, le n°50 s’éclate et a immédiatement trouvé sa place dans cette équipe saine d’esprit. Jouer l’esprit libéré, il n’avait jamais connu ça.

Plus surprenant, sa complémentarité avec Marc Gasol a pris très rapidement, offrant à Memphis l’une des raquettes les plus compactes et combattives de la Ligue.

Le roi de l’été ? Après ses 17 pions en dernier quart sur la tête de Tim Duncan, plus personne ne peut plus faire semblant de ne pas être au courant. Durant parle même du « meilleur power de la Ligue. » Randolph – et Memphis – est la plus grosse sensation de ces playoffs. Et tout le monde de se demander jusqu’où pourront bien aller ces ambitieux. A voir mais le souvenir des Knicks de 1999 commence à poindre.
A l’époque, les 8e de l’Est étaient parvenus en finale portés par une star aussi talentueuse et caractérielle que Randolph : Un certain Latrell Sprewell…

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