Playoffs NBA : Miami trop fort !


Hier soir, le Heat a sûrement livré l’un de ses meilleurs matchs de toute la saison. Au meilleur moment, prouvant le potentiel immense de cette équipe. Boston doit réagir mais les solutions manquent.

Wadator ! Comme tous les excellents joueurs de pénétration, D-Wade devient vite injouable quand il est en phase à l’extérieur. A 23pts (10/12) à la mi-temps, Flash a porté son équipe offensivement sans discontinuer. Le numéro 3 termine à 38 pions et une facilité déconcertante. Dunks, lay-ups, shoots mi-distance, tirs primés…l’arsenal de l’arrière n’avait aucune limite, hier soir.
Surtout, Wade a aussi montré l’exemple en défense, jonglant entre Ray Allen et Rajon Rondo avec la même réussite. Au final, un match de MVP avec 38pts, 5ast, 2blks et 3stls. Trop fort, tout simplement.

Le Roi règne. Lebron James n’a pas produit autant que D-Wade mais il a largement contribué au succès des siens. En défense tout d’abord. Le King a dominé Paul Pierce physiquement, lui rendant la vie bien difficile et annihilant sa capacité à créer pour l’isoler dans un rôle unique de scorer. The Truth termine à 19pts (6/14) aux tirs – sa réussite dans les tirs en 1ère intention fut sa principale force – 4 balles perdues et une expulsion. Frustré, énervé, Pierce est rentré aux vestiaires après quelques mots doux glissés à l’oreille de Wade. Un travail énorme de James donc poursuivi de l’autre côté du parquet.
En forçant bien moins que certaines fois, Lebron a marqué qand son équipe en avait besoin, se contentant ensuite de créer pour les autres et de défendre comme un forcené. A noter, l’action du match – des playoffs ? – sur son alley-hoop à deux mains sur toute la défense celte.


JJ Bang Bang ! Si le Heat a très bien joué hier soir, il le doit aussi à son sixième homme : James Jones. C’est à son entrée que les Floridiens commencèrent à vraiment prendre leurs aises dans la rencontre. La faute à une adresse longue-distance exceptionnelle, rendant le jeu du Heat quasi-indéfendable. Profitant des décalages créés par ses coéquipiers, Jones se fait plaisir et score 25 unités (5/7 à 3pts). Largement suffisant pour faire exploser des C’s déjà en rupture en fin de second quart. De quoi aussi suppléer Chris Bosh, transparent.

Lents. Pas la peine de faire du cas par cas, concernant la triste performance de Boston. Un manque d’intensité criant, de la lenteur, des joueurs empruntés et un déficit de créativité offensive quasi-insurmontable ont plombé les espoirs de Doc Rivers. Mis à part Ray Allen, très bon, les fautifs sont multiples. Pierce ne doit pas se faire manger par James et ne peut – avec son expérience – laisser les siens avant la fin. Rajon Rondo reste le baromètre de cette équipe. Gêné par Flash, le magicien n’a joué de tour à personne. Bâché à plusieurs reprises – dont un monstrueux de James sur la planche ! – Rondo perd trop de balles et ne plante pas suffisamment (8pts à 3/10). Si le tandem Allen-Pierce galère, Rajon doit absolument faire bien plus souffrir son vis-à-vis et non s’enferrer dans des pénétrations à trop hauts risques. Surtout, les C’s n’ont jamais paru évoluer au même rythme que le Heat, le meneur est forcément responsable.

Un banc nul. Il ne faut pas se leurrer, l’éclat est survenu en 2nd quart, période durant laquelle Garnett&co ont besoin de souffler. Mais les cols bleus de Beantown ne tiennent pas la comparaison avec le pourtant très faible banc du Heat. Jeff Green a sombré en défense face à James et multiplié les mauvais choix en attaque, West a, lui aussi, semblé bien lent et Krstic n’aura jamais les qualités d’un Celtic. Si Big Baby a bien débuté avec deux shoots extérieurs, il s’est rapidement éteint. Pour l’heure, le banc des C’s est simplement trop faible. Et le Shaq est toujours en costume.


Déjà fini ? Bien sûr que non mais si le Heat continue à évoluer à ce niveau, ça s’annonce compliqué pour les Verts. Il faut tout de même relativiser, Wade ne shoote pas tous les soirs à 70%, Jones ne prend pas feu à chaque match et Rondo est rarement aussi décevant deux matchs de suite. N’empêche, les cadors – Pierce en tête – des C’s ont semblé dominés dans leurs duels respectifs comme jamais depuis la création de leur trio.

Pilonner ? Quelle solution pour Boston ? Ralentir encore et toujours le rythme, interdire les contre-attaques et pousser le match vers la rixe… la recette paraît sale mais pilonner à  l’intérieur semble une bonne solution. Si Bosh prend des fautes rapidement, le Heat ne peut plus proposer qu’une raquette démunie de talents offensifs. Dès lors, il est un peu plus simple de défendre sur les extérieurs et de dominer le rebond. En gavant KG de balles dès les premières secondes, en resserrant la défense sur les un-contre-un et en priant pour retrouver les caviars de Rondo, les C’s auront une chance. Mais pas beaucoup plus…

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