Boston/Miami : Balle au centre


Oklahoma, Chicago et Los Angeles partent favoris de leur série du second tour. Miami aussi mais sans aucune marge sur des C’s bien difficiles à cerner. On fait le point.

 

Pourquoi le Heat est favori ?

 

Cadenassé. 86.6pts. Voilà ce qu’ont laissé les Floridiens aux Sixers durant le premier tour. Une défense hermétique comme première arme. Avec ses arrières hyper-athlétiques, le Heat exerce une énorme pression sur le porteur du ballon et les lignes de passes.

Jouer face à Wade&co impose d’être au top niveau concentration à chaque seconde. Car c’est bien de là que partent les contre-attaques, domaine de prédilection des deux mégastars de Miami. Si Boston possède bien plus d’options offensives que Philly, les Verts devraient quand même souffrir si l’un des quatre fantastiques passe au travers. Le Heat ne donne rien.

 

Collectif naissant. Cela reste encore loin de celui proposé par Doc Rivers, mais Miami a pu compter sur quelques autres talents que leur seul Big Three. Ilgauskas s’est rappelé au bon souvenir des playoffs, Mario Chalmers a libéré les siens dans la cinquième manche et James Jones a toujours quelques éclairs de folie.

Si se focaliser sur le trio ne suffit plus à barrer l’attaque du Heat, les C’s devraient réclamer un sixième joueur.

 

La Haine. Même en pleine ville de Miami, les riverains sont nombreux à supporter les Bulls de Chicago. Un désamour dans sa propre cité que le Heat a subi toute la saison, sur toute la carte nationale. Miami est detesté depuis cet été et il s’en nourrit. Surtout Boston relève une rivalité particulière.

Dès les premières rencontres cette saison, l’ambiance fut électrique, le dernier match de saison frôlant la rixe de rue. Les C’s n’aiment pas qu’on leur dispute le titre d’équipe la plus haïe de NBA. Ils ne gouttent que très peu ce trio « Bling Bling » aux antipodes de leurs principes de vie. Et le heat le lui rend bien.

Wade et James ont en plus chacun une revanche personnelle à prendre. L’an passé, le Heat puis les Cavs furent les victimes de la surprise de l’été. Esseulés, Flash et Lebron sont cette fois réunis pour abattre la cible. Ça va faire mal.

 

 

Pourquoi Boston peut le faire ?

 

 

Increvables. La force première de cette équipe restera toujours cette incapacité à mourir. Ensemble, le quatuor Rondo-Allen-Pierce-Garnett n’a jamais été vaincu sur une série de la Conférence Est. Jamais. Une force mentale supérieure qui pourrait bien gêner le Heat. Miami a montré une fébrilité criante toute la saison au moment de finir les matchs.

Ils possèdent la plus mauvaise adresse de toute la Ligue dans les shoots pour la gagne. Une stat illustrée lors de la seule défaite du premier tour où Lebron s’empale dans la défense, forçant une pénétration et manquant l’égalisation. De leur côté, les Celtics s’en sortaient miraculeusement à domicile contre les Knicks. Ray Allen puis Kevin Garnett se montrant clutch, chacun leur tour.

 

Match-ups. Qui pour défendre sur Rondo ? Si le meneur de Boston a trop de liberté, le Heat aura bien du mal à suivre la cadence. Pourtant, Wade s’occupera sûrement de Ray Allen, déjà un bon boulot et Pierce ne peut être pris que par James. Les vieux genous de Mike Bibby auront bien du mal à contenir le magicien des Verts. Les ajustements ne seront pas simples pour Spoelstra.

De même, Kevin Garnett pourrait bien faire souffrir Chris Bosh. Moins agressif et friable mentalement, l’ancien Raptor doit pourtant absolument dominer son vis-à-vis sur la série. Pour exister en attaque, le Heat a besoin de son trio dominateur à chaque poste. James et Wade auront l’avantage mais aussi du répondant, le cas Bosh, lui, reste énigmatique. Peut-il dominer KG ?

 

Sweet home. 4e l’an dernier, Boston a prouvé savoir gagner à l’extérieur. A Cleveland autant qu’à Orlando. Cette année, ils ont même brillé bien plus au Madison qu’à domicile. Bref, le Heat possède bien l’avantage du terrain, ce qui reste un bonus. Mais aucune assurance face aux Celtics.

 

Avec le Shaq ? La grosse question entourant encore l’effectif de Boston concerne le Big Daddy. Avec son pivot en état de marche, Doc Rivers possède une raquette bien plus forte, le duo d’homonymes étant largement capable de dominer le poste 5 du Heat. A voir donc. Sans lui, Boston souffre au rebond et propose un banc bien moins efficace. On en saura plus ce soir.  

 

 

Verdict

Avec son trio, « plus jeune, plus vite, plus fort », le Heat part favori dans cette série. Mais comme le dit si bien Ray Allen, Boston est « smorgarsbord »

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